Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle? La commission Charbonneau demande une prolongation de son mandat jusqu’en avril 2015.
En fait, c’était prévisible. La commission est encore sur le dossier de Montréal et n’a même pas abordé l’infiltration du crime organisé dans les syndicats. Elle avait prévu le faire avant Noël.
Mais la prolongation de son mandat signifie que les prochaines élections, à prévoir en 2014 à cause du statut minoritaire du gouvernement, seront déclenchées avant le dépôt du rapport.
On s’aventure en territoire inconnu. À suivre.
Tags: Collusion, Commission Charbonneau, crime organisé, l'UPAC, Montréal

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Fritz2
11 mars 2013
20h53
Les quatre questions suivantes forment un tout: 1) l’infiltration du PQ par les syndicats; 2) l’infiltration des syndicats par le crime organisé; 3) l’infiltration du crime organisé par les libéraux; 4) l’infiltration des libéraux par le PQ (par exemple, Raymond Bachand). On ne résoudra pas cette quadrature du cercle en 15 mois.
kakousse
11 mars 2013
21h14
.
Pas grave, … les activités douteuses sont suspendues depuis quelque temps.
Je suis quasiment sûr que ceux qui ont quelque chose à se reprocher ne sont plus là.
Peut-on croire que les partis politique pourraient déclencher des élections surprises par opportunisme si la CEIC interroge un témoin dont les propos sont défavorables au PLQ ou au PQ ?
Par contre, j’ai l’impression que la Commission entre trop dans les détails avec certains témoins et que ce n’est pas réellement pertinent … et coûteux !
gillesmenard
11 mars 2013
21h35
Ce n’est que le début de la fin d’un système capitaliste et d’une vision trop simpliste d’économie de marché où les plus riches$$$ont toujours le pouvoir.
Ça achève,heureusement!!!
Gilles Ménard
-dom-
11 mars 2013
21h38
Aurons-nous besoin d’une commission pour enquêter sur les dépassements de coût de la commission Charbonneau? La commissaire semble pouvoir obtenir assez facilement des extras. Il faudrait vérifier si elle a contribué au PQ ou si elle est allée mangé avec Pauline…
Fritz2
11 mars 2013
21h55
@gillesmenard
Votre commentaire n’a rien à voir avec la question posée par Monsieur Lavoie. Si j’étais vous, je ne me plaindrais pas trop du système capitaliste qui vous procure vos allocations de BS.
konasutra
11 mars 2013
22h02
Tirer la plogue juste avavnt que cela devienne genant pour les syndicats et le parti au pouvoir…..Fort fort ,le PQ !
chip
11 mars 2013
22h02
Pourquoi pas une commission permanente comme à New York? Ce qu’ils n’ont pas eu à payer à la mafia en a largement couvert les frais.
gillesfpelletier
11 mars 2013
22h19
Je ne suis pas contre le prolongement de cette Commission si on veut vraiment en venir à récurer toutes nos auges pour qu’elles deviennent plus ragoutantes, cependant je crois que 18 mois tenant lieu de rallonge ne fait pas sérieux et ça peut devenir le creuset pour la meilleure des procrastination. Madame Marois devra prendre une position difficile dans les circonstances, mais il est vrai qu’une telle Commission peut avoir des effets forts négatifs sur l’économie du Québec. Alors oui pour un prolongement, mais non pour l’originalité de cette demande. Gilles Pelletier, Québec
gillesmenard
11 mars 2013
22h28
@Fritz2
Attention aux propos que vous soumettez ici car ce que vous avez écrit précédemment pourrais être perçu comme du profilage social.Vous ne savez pas du tout quels puissent-être mes revenus de subsistance alors un peu de retient bien serait de mise.Et même si je puisse être assisté social n’a rien à voir avec les opinions que je puisse entretenir envers le système dans lequel NOUS vivons.Que savez vous de ma condition physique ou de mon état psychologique et même de ma capacité à être fonctionnel pour ne pas être ”assisté” de NOTRE état?????
Pensez-y bien avant d’écrire choses semblables.
Gilles Ménard
maniacs
11 mars 2013
22h30
Oui, oui et oui, on se fait ”baiser” à même les fonds publics depuis des décénies. Alors ca lance un message fort qu’on fera tout pour retrouver la transparence.
noirod
11 mars 2013
22h39
Ce n`est pas vraiment une nouvelle et dans l`fond c`est souhaitable même si c`est pénible.
Ce triste défilé va garder les élus municipaux sur leurs gardes jusqu`à l`élection, le successeur de Don Charest ne pourra pas faire le paon,le PQ devra laver plus blanc que blanc, les cravatés vont prendre leur retraite ,le nettoyage municipal bénéficiera de cette période supplémentaire car il y en a plusieurs qui voudraient que ca revienne comme avant mais qui doivent sauver les apparences.
Et puis il reste des dossiers à explorer riches en surprises. Laval,Mascouche,les syndicats,les ingénieurs…
gillesmenard
11 mars 2013
22h41
Serait-ce aussi maintenant la condition sociale qui dicte les opinions pour ou contre notre système politique et social?
Gilles Ménard
respectable
11 mars 2013
22h44
Il faut enquêter sur le PQ et ses alliés syndicats! Peu importe le temps que cela prend.
flaguette
11 mars 2013
22h52
Ce dont j’ai peur, c’est que le gouvernement actuel décide à la fin de l’année que puisque l’on est remonté 10 ans en arrière, on n’a plus besoin d’aller plus loin et qu’il tire la plogue. Ça tomberait donc ben… Pas d’enquête sur le PQ et leur “bonne entente” avec les syndicats!
phil-747
11 mars 2013
22h57
@-dom-: Votre commentaire est absolument ridicule. Ce genre de dépassement de coûts ne représente pas un problème et ne nécessitera pas d’enquête vu que tout est public et clairement exposé. C’est aussi un projet que désirent une bonne majorité de Québécois qui en ont marre de se faire arnaquer. Cet argent supplémentaire est dépensé en toute conscience, c’est un investissement pour l’avenir. Tant pis pour ceux qui préfèrent continuer à jouer à l’autruche et payer 30% plus cher pour des infrastructures de mauvaise qualité. En ce qui me concerne, cette commission fait un travail remarquable et mérite pleinement une extension.
Mjbj
11 mars 2013
23h15
Alain Gravel va encore nous régaler longtemps de ses rumeurs, de ses sous-entendus. Quel bonheur !
@Gilles Ménard: si je vous comprends bien vous préférez que ce soient des apparatchiks à la soviétique qui confisquent les ressources du Québec. Vous avez raison, le Québec se détruit lentement mais sûrement économiquement, socialement et culturellement.
lobwedge
11 mars 2013
23h20
La Commission sest intéressée aux fonctionaires de Montréal. Si son mandat est prolongé va-t-elle égallement s,attaquer à la corruption des fonctionnaires de l’État et des contributions illégales aux partis politiques. Cela s’imposerait.
Georges Michaud
superlulu
11 mars 2013
23h24
@gillesmenardL Qui ne connais pas vos sources de revenus? Vous nous en avez parlé en long et en large. De votre bénévolat aussi. Du fait que vous rammassiez des cannettes pour arrondir vos fins de mois, De votre solitude devant votre clavier.
De grâce, laissez les vierges offencées au conclave de mardi.
Pour ce qui est de la question, je lui donnerais la job à temps plein pour avoir le temps de faire le tour du Québec.
Dans 10 ans, on pourrait peut-être, je dis bien peut-être, se fier à un politicien.
Après, on apelle ça de la maintenance.
Mme Marois srait mal avisée de refusér après avoir réclamé cette commission à haut cris.
sirwilfrid
11 mars 2013
23h43
Je ne suis pas contre une prolongation de quelques mois mais je crois bien que la Commission n’aura pas assez de temps de toute façon.
Depuis le début des interrogatoires de juin 2012 jusqu’à aujourd’hui 11 mars, on compte 39 semaines de calendrier. Eh bien, incroyable mais vrai, pendant tout ce temps, la Commission a siégé seulement 21 semaines sur 39. Ils ne finiront donc jamais.
Mais on est habitué à la fonction publique ainsi qu’aux Parlements de Québec et d’Ottawa. Ces gens là ne travaillent pas à moitié du temps. Heureusement qu’il y a l’entreprise privée
pour les faire vivre.
Laurier Boivin,
Longueuil
qc_c
11 mars 2013
23h45
Très mauvaise nouvelle M. Lavoie. Encore une perte de temps et d’argent. Les seuls qui font leur compte sont nos avocats et les journalistes qui n’ont rien a faire. Si vous relevez mes commentaires, je vous avez prédis tout ce qui se passe actuellement. C’est pas sorcier. Ce qui manque c’est des valeurs que nous devons transmettre à nos enfants. Des valeurs de respect d’autrui et de travail. Et devinez ce qui se passe aujourd’hui !!!!
maddog
11 mars 2013
23h50
La commission n’aura pas fini sa job tant et aussi longtemps que le parrain de la mafia libérale, le frisé, n’aura pas été s’asseoir devant les commissaire…
jackwood
12 mars 2013
06h43
Gros gaspillage d`argent. En plus d`être plate à mort. Les diminutions de coûts des contracts n`ont pas été obtenues avec la commission, ils ont été obtenues avec les escouades anti-corruption bien avant l`installation de la commission. On aurait été bien mieux d`investir dans les escouades anti-corruptions, donner des bonus aux agents qui coincent les bandits à cravates et la mafia, donner des pouvoirs spéciaux aux agents. Faut que les bandits à cravates et la mafia aient PEUR. Donner des peines de prisons et faire des saisies majeures qui découragent se genre d`activité.
La commission Charbonneau fait peur à personne, donne l`immunité et vois même la juge félicité des bandits à cravate pour leur témoignage.
legada
12 mars 2013
07h12
La Commission lorsqu’elle ne siège pas en public se prépare. C’est la vraie vie. Ce n’est pas un film durant lequel tout se règle ne 1h30.
On apprend des choses intéressantes. On a vu des fonctionnaires corrompus. On voit que M. Zampito était assisté par un consultant pour choisir le plus haut fonctionnaire de la ville et qu’ils ont choisi quelqu’un qui avait une colonne vertébrale molle et qui n’était pas une 100 Watt
L’étau se resserre autour de la mairie de Montréal. Tant qu’a faire la job, faisons une bonne job et nettoyons en dessous des lits et dans les coins. On a trop tendance à manquer de rigueur au Québec.
j.c.virgil
12 mars 2013
07h37
@respétable
Il faut enquêter sur le PQ et ses alliés syndicats! Peu importe le temps que cela prend.
*****
Peut-être , sauf qu’avec tout le temps que ça va prendre pour nettoyer les écuries libérales, ce n’est pas pour demain . Même Hercule aurait hésité devant une tâche aussi titanesque et nauséabonde !
lahache
12 mars 2013
07h39
Il est vraiment inconcevable que la commission n’obtienne pas de prolongation. Imaginez le tollé. Les travaux ont à peine écorché la surface. Il faut prendre le temps d’aller au fond des choses. De plus, c’est très rentable. Ça coûte à peine quelques longueurs surévaluées de trottoir pour épargner infiniment plus au cours de nombreuses années à venir. Mais le plus important c’est de prouver aux contribuables que le gouvernement a la volonté ferme de gérer les fonds publics de manière honnête et transparente.
gl000001
12 mars 2013
07h54
Les réseaux d’information en voudront encore plus. Ca fait vendre de la pub et augmente le tirage des journeaux. Si jamais, ils ne prolongent pas la Commission, TVA va essayer d’engager madame Charbonneau pour son émission J.E.
ligulaire
12 mars 2013
08h13
D’accord avec la prolongation. Il faut laisser à la commission le temps de faire son travail.
quidnovi
12 mars 2013
08h20
2015: cela donnera le temps à la Justice de donner suite aux enquêtes policières et de mettre en route certains procès. Nous pourrons alors en apprendre beaucoup plus qu’à l’émission Parle, jase jase, présentement sur les ondes et présentée en boucle à Radio-Canada.
andre_b
12 mars 2013
08h59
Cibler
Plutôt que de prolonger, on pourrait mieux cibler les enjeux et filtrer les questions. Quand l’avocat demande au témoin: était-ce la chasse à l’orignal ou au chevreuil ? C’est risible et parfaitement inutile comme question et comme réponse.
Quand on interroge pendant plusieurs jours des témoins «au meilleur de ma connaissance, je ne m’en souviens pas», c’est aussi parfaitement inutile.
Les avocats de la Commission sont bien payés et ont tout intérêt à faire traîner les choses.
Pourtant, il me semble qu’une solution au problème de la corruption est assez simple: interdiction à tout employé-e de l’administration publique d’accepter des cadeaux sous peine de congédiement immédiat. Avoir une évaluation externe du prix des travaux pour éviter la collusion et punir sévèrement les entreprises fautives et leurs dirigeants.
pager
12 mars 2013
09h04
@j.c.virgil
12 mars 2013
07h37
“Peut-être , sauf qu’avec tout le temps que ça va prendre pour nettoyer les écuries libérales, ce n’est pas pour demain . ..”
De ce que l’on sache, cette commission n’a encore rien découvert chez les Libéraux!
Fritz2
12 mars 2013
09h20
@gillesmenard
Bonjour,
Je ne veux pas partir une longue discussion en dehors du thème proposé par M. Lavoie. Toutefois, comme vous m’avez écrit, je sens le besoin de vous répondre.
1) En effet, je ne connais pas votre situation financière, sauf que vous dites souvent être sur le BS et je pense aussi que vous avez accès à des services d’Internet.
2) Je ne connais pas non plus votre état psychologique. Je le devine seulement à travers les propos que vous tenez régulièrement sur ce blogue.
3) Quand vous vous vous en prenez ouvertement aux capitalistes, ne faites-vous pas du profilage social? Je vous dis tout simplement que ça prend des capitalistes pour financer l’aide sociale. J’aimerais bien savoir comment le BS fonctionne à Cuba, en Somalie ou en Corée du Nord.
magano
12 mars 2013
09h29
@pager De ce que l’on sache, cette commission n’a encore rien découvert chez les Libéraux! Non: Maire de Montréal, de Laval, de Mascouche et plusieurs autres pas encore nommé tous des Bons PQ excusé des Bons Libéraux et on va attendre la suite de votre ancien Gouvernement
re_re...
12 mars 2013
09h55
Me semble que ceux qui font les lois (gouvernement) et ceux qui en tirent leur salaire en les utilisant (juristes), n’ont pas intérêt à se nuire.
Bref, pour moi c’est la même gagne qui ont des intérêts communs. Mon scénario est que le premier magouille et que le second s’occupe de l’illusion de justice pour en même temps étirer la sauce et s’en mettre aussi plein les poches!
Entre ça, on sort une tête à claque une fois de temps en temps pour taper dessus avec le plus de caméras autour afin de maximiser l’impact de diversion puis on continue la routine! Magouilles, illusions, élections sur des arguments fondamentaux comme des utopies ou des équivalences en importances semblables à ceux du débat sur la couleur de la margarine, après c’est les fidèles électeurs qui ne voient rien et ne se souviennent de rien qui ”boostés” par des partisans gauche-droites, tout aussi aveuglés, vont se prononcer pour le fameux statu quo du changement tel que promis et ça continue comme ça avec la suite tout aussi prévisible du chialage après sur toutes les tribune comme quoi le gouvernement est dont pas bon et ….bla bla bla
kodesh
12 mars 2013
10h13
Faire carrière à la Commission Charbonneau voilà l’enjeu.
John Charest qui ne voulait pas de la Commission Charbonneau aura réussit d’outre-tombe politique à créer des emplois permanents. Sa province et ses villes furent tellement pourries lors de son règne que lorsqu’ on léve un coin de tapis l’odeur qui s’y dégage prend à la gorge et on ne respire plus. Et cette odeur va persister car on aura droit à un pardon de premier ministre. La raison….ils sont tous impliqués et les prisons ne seront pas assez grandes pour tous les accueillir…..et en essence c’est ça le pouvoir…….”Selon que vous serez puissant ou misérables les jugements de cour vous rendront blancs ou noirs (Jean de La Fontaine)”.
l.moga
12 mars 2013
10h29
@gillesmenard… ” même si je puisse être assisté social n’a rien à voir avec les opinions que je puisse entretenir envers le système dans lequel NOUS vivons… ”
Des menaces ou quoi? Je vous ai déjà lu mentionner votre condition physique et sociale; ce n’est donc plus un secret pour plusieurs habitués des blogues. Pour ce qui concerne votre condition psychologique, un illustre personnage a déjà dit qu’il craignait l’homme d’une seule idée… Pourrait-il faire l’objet de censure? Règle générale, les plus grands défenseurs du socialisme sont ceux qui salivent en pensant au contenu du porte-monnaie des autres… à moins d’être un phénomène d’altruisme qui a une fortune à répandre.
jonathangregoire
12 mars 2013
10h38
@pager soit tu ecoute pas la comission soit tu fait expres pour pas voir ni entendre.
Premierement la comission en est encore au niveau municipale et pas mal uniquement a montreal et deja pleins de bon petits liberaux dans l’eau chaude. Par exemple en ce moment meme le collecteur de fond de tremblay (un maire liberal) a apris comment frauder et corrompre les entrepreneurs et ingenieurs lorsqu’il etait collecteur du parti liberal. Un grand chum de coter…
Inquietez vous pas on va en avoir pour notre argent lorsqu’on va commencer a toucher a gouv provincial et votre gang de corrompu liberaux!
Jonathan Gregoire
adultaire
12 mars 2013
10h50
JE CROIS QU’ELLE SE VOIT PLUS IMPORTANTE QU’ELLE NE L’EST EN RÉALITÉ
On voulait connaitre le stratagème, pas une enquête dans toutes les municipalités. Laval semble pareil, etc. Maintenant, attaquons le niveau provincial. Quand on en aura fait le tour, vite un rapport et des pistes de solutions sinon, le temps que prendra la commission, d’autres stratagèmes auront été développés.
Son air trop solonelle commence à me faire “quiller” comme disait Duplessis, je crois. La commission n’est pas un trou sans fond.
adultaire
12 mars 2013
10h52
J’OUBLIAIS
Il ne faudrait pas que le gouvernement aie peur de lui dire non. Ses voeux ne doivent pas se transformer en désirs. On coupe à l’aide social et on va laisser une commission s’éterniser sur ce que l’on sait déjà. Surtout qu’avec certains témoins, on a fait du sur place.
bonserge
12 mars 2013
11h05
C’est plate mais des fois, je me demande si les Libéraux n’avaient pas un peu raison de dire qu’une commission ne ferait que donner l’immunité à des criminels et nuire aux enquêtes. Regardez Lino Zambito qui se sert de son passage à la commission pour tenter d’échapper à un procès. Le gars a même réussit à s’attirer une certaine sympathie auprès du public…
De plus, je pense qu’on commence a comprendre le principe que l’administration de Montréal étaient pourrie d’un bout à l’autre. Si la commission obtient une prolongation, j’espère que son mandat sera d’aller fouiller à d’autres niveaux. Les partisans de la mise en place d’une commission nous disaient que ça mettrait le PLQ KO. On attend toujours…
bazingotcha
12 mars 2013
11h08
OUI à continuer à poser un regard public et étendu sur la corruption et la collusion!
Pour se défaire des institutions et des structures qui entretiennent la tromperie, la cupidité et l’abus, on doit d’abord accepter de voir la “crasse”…
Est-ce qu’on arrête de laver notre linge parce qu’on pense changer de laveuse? Quand c’est sale, tôt ou tard, on lave. Ça fait longtemps qu’on empile, qu’on reporte le lavage, qu’on se fait à croire que tout est beau et blanc. Notre gros tas de “crasse”, c’est grand temps qu’on s’en occupe…et ça prendre plusieurs “brassées” :-)!
michelnotredame
12 mars 2013
11h29
Jusqu’au bout : y a pas le choix !
La Commission doit aller jusqu’au bout. Autrement elle servira les intérêts des bandits et des criminels qui vont continuer de « collusionner » entre eux.
Le rythme de la Commission est très lent. Hélas. Mais c’est comme ça.
J’ai bien hâte d’entendre des témoins provenant de Laval et du Haut-Richelieu, St-Jean-sur-Richelieu, en particulier.
On va en apprendre des belles ! De vrais paniers de crabes, et des poches bourrées de $$$ acquis illégalement.
Finalement, c’est quasiment tout le système qui est pourri à l’os.
Il faut que la Commission javellise tout ça.
Autrement ce sera à recommencer dans 3 ans !
La Commission coûtera toujours moins cher aux citoyens, que les sommes versées aux bandits.
jazzcat
12 mars 2013
11h32
Le terme mafia a diverses étymologies possibles plus ou moins vérifiables et crédibles. Dans les années 1860, le terme apparaîtra aux documents officiels et aux communications des fonctionnaires de l’époque et désignera, tout à la fois, une association de malfaiteurs et un comportement de la société sicilienne couramment admis et convenu à l’époque1.
Selon le compte-rendu historique de Giuseppe Pitré sur les traditions populaires de cette époque (1841-1916) et dont les travaux furent fortement remis en question par certains historiens de la mafia même, John Dickie soulignera que Pitré était alors un proche collaborateur du député et mafieux notoire, Raffaele Palizzolo2.) Le terme était également employé en tant que synonyme de beauté, bravache et audace dans la langue populaire d’un quartier de Palerme. Ce même sens étymologique sera repris par Diego Gambetta, en 1993, dans son ouvrage The Sicilian Mafia : the Business of Private Protection, Harvard University Press, 1993, tandis que John Dickie insistera alors sur l’ambivalence du terme, désignant, à la fois et tour à tour, un comportement machiste dit « d’honneur » et une association criminelle proprement dite… Toujours selon Dickie, certains auteurs d’alors auront ouvertement insisté sur le premier sens afin de faire croire à la population de l’époque, l’absence de toute forme d’association criminelle.
L’expression prise dans son sens criminel proprement dit, serait apparue 1 à partir de 1863, avec la pièce I mafiusi di la Vicaria de Giuseppe Rizzotto et Gaetano Mosc, laquelle connut un grand succès et fut traduite en italien, napolitain et meneghino, diffusant alors le sens véritable de ce terme sur tout le territoire national de l’Italie 1. Dans cette pièce, le personnage du mafioso est le « camorista » ou l’homme d’honneur, c’est-à-dire celui qui adhère à une société s’opposant ouvertement aux institutions gouvernementales et exhibant, ainsi, courage et supériorité. Selon J. Dickie, l’abondante diffusion de cette pièce de théâtre serait à l’origine du mythe de la Mafia protectrice des faibles et symbole de comportement honorable de la part de ses membres 1. Dans son rapport de 1864 sur la sécurité publique en Sicile, le baron Niccolò Turrisi Colonna ne parle pas de mafia, mais plutôt de « secte» 1 et Dickie affirme que c’est le gouvernement italien qui popularisa le terme dans son sens criminel actuel 1.
Un document confidentiel signé en avril 1865 par le marquis et préfet de Palerme Filippo Antonio Gualterio, mentionne la présence et l’existence de la Mafia sous la formulation « Mafia, o associazione malandrinesca » (en français : la Mafia, ou association de malandrins). Selon Gualterio, la Mafia offrait alors son aide et sa protection aux opposants du gouvernement1. Dès lors, tenant compte de ces recommandations,le gouvernement italien enverra en Sicile, pendant 6 mois, une troupe forte de 15000 soldats afin d’y contrer toute forme d’opposition politique populaire 1. Selon Dickie, Gualterio aurait sciemment décrit les agissements de la Mafia en tant que manœuvres adverses visant à renverser ledit gouvernement, tandis que certains de ses chefs parmi les plus importants tel Antonino Giammona, s’étaient plutôt rangés du côté du gouvernement1. Ce rapport, suscitera en outre une longue controverse sur le sens du mot ‘mafia’, certains affirmant qu’il signifiait « comportement honorable et brave », d’autres déclarant, au contraire, qu’il décrivait bel et bien une organisation criminelle 1. De sorte qu’en 1877, le rapport de Leopoldo Franchetti et Sidney Sonnino décrira la mafia comme étant une « industrie de la violence » et la notion d’association criminelle sera donc à nouveau confirmée par le rapport Sangiorgi paru au tournant du XXe siècle.
D’autres sens et définitions étymologiques ultérieurement invoquées susciteront l’ironie dans la nouvelle Philologie (1973, in La Mer couleur de vin) de Leonardo Sciascia qui y mettra en scène deux mafieux proposant des significations opposées visant essentiellement à confondre et égarer le lecteur alors médusé 1.
Naissance et origine de la mafia
Le terme mafia est polysémique : au sens large il désigne toute forme de crime organisé n’importe où sur la planète (c’est ainsi qu’on parle de mafia russe, italienne, chinoise, japonaise, etc.) ; mais le sens premier désigne l’organisation du crime sicilien ; la Sicile est le berceau de la Mafia.
Une origine sicilienne
La mafia sicilienne : onorata societa, omerta, etc.
La mafia à l’origine est donc sicilienne. Elle apparaît dans la seconde moitié du XIXe siècle. Dans la première moitié du XIXe siècle, l’aristocratie a laissé de plus en plus de place à la bourgeoisie dans la gestion des terres. D’une manière générale, les taxes ont augmenté ; les terres réservées autrefois aux pauvres ont été confisquées et privatisées. Avec le rattachement à l’Italie (1861), de nouvelles taxes imposées par le Nord s’ajoutent, rendant la situation intenable. C’est dans ce contexte que la mafia surgit.
Le mafieux est d’abord un misérable, chassé de ses terres, contraint à l’errance, mendiant, brigand, louant ses services, rackettant… mais il y a un autre type de mafieux : le riche, le possédant qui expulse et qui rémunère les gros bras qui expulsent, récoltent les taxes, extorquent les fonds sous la menace de l’arme, sans passer par les tribunaux (trop laxistes de toute façon). À une époque où le pauvre et le riche vont s’appauvrir, les liens vont se resserrer ; au fur et à mesure que les difficultés s’accroissent, la valeur de la parole donnée augmente, ainsi naît l’onorata societa, la société des hommes d’honneur, ceux qui tiennent leur parole et leur langue. Avec la mafia la notion d’omerta est scellée. Tout « homme d’honneur » doit tenir sa langue, il doit préférer le silence à la dénonciation, l’action à la parlote. L’omerta, c’est l’homme (omu) et l’humilité (umiltà), l’homme humble, respectable, digne de ce nom, qui se tait et qui agit. C’est indéniablement dans un contexte d’extrême pauvreté que se développe la mafia : sans conditions extrêmes, les hommes de main sont difficiles à recruter, et sans homme de main prêt à exécuter les ordres, il n’y a pas d’organisation.
La mafia est également liée à la notion de « parrain ». Le parrain est le chef de l’organisation, celui qui accumule le plus de richesses et celui qui prend toutes les décisions. Chaque homme lui doit le « respect » ; celui qui enfreint cette règle doit mourir. À l’origine, la mafia est organisée, elle a un chef et des exécutants ; mais plus la pauvreté va croître dans la Sicile de la fin du XIXe siècle, plus les « mafias » vont prospérer et s’organiser, plus elles vont être nombreuses et s’affronter pour le contrôle des territoires et des revenus.
Le premier Parrain : Don Vito
Le premier véritable « parrain » de la mafia s’appelle Vito Cascio Ferro. Il modernise l’organisation, impose le pizzu, impôt (racket) à tous les commerçants. Il raconte qu’il va « picorer » chez les commerçants comme le moineau pique son bec dans une flaque d’eau pour boire ; d’où le terme « pizzu ». Il est le parrain qui chapeaute tous les capos qui eux-mêmes dirigent tous les hommes de mains. Chaque capo a un consigliere (bras droit). « Don Vito », comme on l’appelle, ne faillira jamais, parsemant sa vie de nombreux morts. Il est la légende qui a inspiré le personnage du film Le Parrain prêtant son surnom et son prénom à Don Vito Corleone (le nom de Corleone étant emprunté au village de mafieux le plus dur qu’ait connu la Sicile : Corleone, au sud-ouest de Palerme). C’est lui qui exporte la mafia aux États-Unis à la fin du XIXe siècle.
La mafia sicilienne aux États-Unis d’Amérique
Les pauvres Siciliens fuyaient la misère et malheureusement ne trouvaient que misère également aux États-Unis ; l’organisation de la Mafia trouva donc un terrain prospère pour ses affaires. C’est ainsi que dès l’arrivée des premiers Siciliens se mit en place l’organisation de la Mano Nera. Les mafieux envoient des lettres anonymes aux autres Siciliens avec une demande de rançon signée par un dessin représentant une main gantée de noir. Celui qui reçoit la lettre n’a qu’à se rendre au rendez-vous fixé avec la somme demandée, sinon c’est l’assassinat. Ce phénomène n’étant réservé qu’aux Siciliens, et ces Siciliens étaient généralement très pauvres, la police américaine se moque éperdument de tout ça. Il n’y a guère qu’une fois le cadavre retrouvé que l’on s’inquiète un peu, puis on passe. C’est ainsi que l’organisation criminelle de Don Vito va s’étendre de la Sicile aux États-Unis et y prospérer également. On trouve très tôt des marques d’implantation de la mafia partout où il y a des Siciliens : New York bien sûr, mais aussi Chicago, et même Kansas City.
Les mafias italiennes
Si la mafia se développe d’abord en Sicile, elle se développe aussi rapidement dans le Sud de l’Italie, cette autre partie soumise au nord et négligée par le nord dès après 1861. Ces mafias portent différents noms selon le lieu où elles règnent :
la Camorra (en Campanie : Naples) ;
la Cosa Nostra (en Sicile) – celle-ci était jadis désignée sous le nom de mafia, dont le sens fut ensuite élargi, et ce jusqu’à ce qu’un pentito révèle qu’entre eux, les mafieux siciliens utilisaient le terme de Cosa Nostra ;
la ‘Ndrangheta (en Calabre) ;
la Sacra Corona Unita (dans les Pouilles) ;
la Stidda (en Sicile).
Les mafias autres dans le monde
Les organisations criminelles considérées comme des mafias stricto sensu par les criminologues sont, outre les mafias italiennes,
les Triades chinoises,
les Boryokudan japonais (dont les membres sont appelés « Yakuza »),
la mafia italo-américaine a une place à part puisqu’elle est directement issue de la mafia sicilienne et que c’est elle qui lui a servi de modèle
la « Mafija » serbe,
la « Mafiya » russe, illustrée dans le film Un nouveau russe.
la « Mafya » turque,
la Mafia israélienne,
la mafia albano-kosovare.
D’autres groupes criminels tels que les cartels mexicains ou colombiens avec Pablo Escobar, les clans nigérians, les posses jamaïcains, la pègre du sud de la France, ne sont pas strictu sensu des mafias mais des organisations criminelles.
Caractéristiques d’une mafia
Six caractéristiques définissent une mafia :
Structuration de l’organisation qui suppose un engagement réciproque de ses membres et un certain nombre de règles internes.
La violence qui est à la fois utilisée pour accéder à des richesses et pour protéger l’organisation par l’intimidation.
La mafia a aussi un rôle social. Les mafieux cherchent à avoir des rôles importants dans des activités de médiation sur le plan politique, social ou économique, en particulier pour la jonction entre la sphère légale et illégale.
Un ancrage territorial. Ainsi tout en ayant des activités internationales. Les mafias cherchent à garder des liens sur leurs territoires d’origine.
La coexistence entre les activités légales et illégales entre l’ensemble des ressources de l’organisation. Seule l’Italie, confrontée de longue date aux phénomènes mafieux, a défini le crime d’association mafieuse.
Le lien avec les classes politiques et les institutions, soit à l’échelle régionale, soit à l’échelle nationale. Grâce à cette interpénétration, elle arrive à accéder à certaines ressources, dont des marchés publics. Elle arrive dans certains cas à agir en toute impunité judiciaire parce qu’elle monnaie son soutien à la classe politique à travers l’influence qu’elle exerce sur la société.
Histoire de la Cosa Nostra sicilienne
Les débuts
Il a été longtemps débattu des origines médiévales ou non de la Mafia. Le Pentito décédé Tommaso Buscetta a pensé que oui, alors que les lettrés modernes pensent maintenant autrement. Il est possible que la mafia « originelle » ait été constituée comme une société secrète dont l’objectif avoué était de protéger la population sicilienne de la menace des maraudeurs espagnols au XVe siècle. Cependant, il y a très peu de preuves historiques qui abondent dans ce sens. Il est également concevable que le mythe de « Robin des Bois » ait été perpétué par les premiers mafiosi notoires dans le but de gagner la bienveillance et la confiance des Siciliens.
Après les révolutions de 1848 et 1860, la Sicile avait sombré dans l’anomie la plus totale. Les premiers mafiosi, alors bandes de hors-la-loi, petites et éparses, contribuèrent par les armes à la confusion. Pour l’auteur John Dickie (en), leur objectif était de détruire les rapports de police et les preuves, ainsi que d’éliminer la police et les pentiti (repentis) en profitant du chaos ambiant. Cependant, une fois qu’un nouveau gouvernement fut établi à Rome et qu’il devint clair que la mafia ne serait plus à même de mener à bien ces actions, ils changèrent progressivement leurs méthodes et leurs techniques au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Protéger les grandes plantations de citronniers et les propriétés de la noblesse locale (parfois en son absence jusqu’à la remplacer) devinrent des affaires lucratives bien que dangereuses. Ces activités se déroulaient au début principalement à Palerme, mais la domination de la mafia sicilienne s’étendit bientôt dans tout l’ouest de la Sicile. Afin de renforcer les liens entre les bandes disparates et d’assurer ainsi de meilleurs profits et un environnement plus sûr, il est possible que la mafia telle que nous la connaissons ait été formée à ce moment, au milieu du XIXe siècle.
Après l’unification de l’Italie
À partir de 1861, date à laquelle le nouvel État italien unifié prit le contrôle de la Sicile et des états papaux, les papes furent hostiles à l’État. Dès 1870, le pape déclara être assailli par l’État italien et les catholiques furent fortement encouragés à refuser de coopérer avec lui. En règle générale, en Italie, cela prit un caractère paisible. La Sicile était fortement catholique, dans un sens toutefois plus communautaire qu’intellectuel ou théologique, et se méfiait traditionnellement des étrangers. La friction entre l’Église et l’État donna un grand avantage aux bandes criminelles violentes de Sicile qui pouvaient déclarer aux paysans et aux citadins que coopérer avec la police, qui représentait le nouvel État italien, était un acte anti-catholique. C’est pendant les deux décennies suivant l’unification de 1860 que le terme mafia est venu à l’attention du grand public, bien qu’il désignât alors davantage un système d’attitudes et de valeurs qu’une organisation. Elle était encore à l’image des contremaîtres qui dirigeaient les grandes propriétés agricoles en l’absence des propriétaires terriens (les nobles) qui résidaient le plus souvent à Palerme, Naples ou, après l’unification, Rome et qui acquirent de fait un pouvoir local, notamment en termes d’impôts.
La première mention dans les annales judiciaires officielles du terme « mafia » apparaît à la fin du XIXe siècle, quand un certain Dr. Galati fut victime de menaces violentes par un mafioso local, Antonino Giammona, qui tentait de racketter son exploitation de citronniers. Les rackets de « protection », le vol de bétail et la corruption de fonctionnaires de l’État étaient les sources de revenus et les protections principales des premières mafias. La Cosa Nostra a aussi fortement emprunté aux serments et rites maçonniques, comme la désormais célèbre cérémonie d’initiation.
Le régime fasciste de Mussolini
En 1925, Benito Mussolini lança une campagne visant à détruire la mafia et à exercer un contrôle fasciste sur la vie sicilienne. La mafia menaçait, sapait sa puissance en Sicile, et une campagne réussie aurait pour conséquence de renforcer la légitimation et la mise en place de son pouvoir. C’était une opération dont les retombées pouvaient être très positives pour l’image du fascisme, et qui pouvait également fournir une excuse pour réprimer ses opposants politiques sur l’île, puisque de nombreux politiciens siciliens avaient des liens mafieux.
En tant que premier ministre, Mussolini avait visité la Sicile en mai 1924 et traversé Piana dei Greci, où il avait été reçu par le maire, patron de la mafia Francesco Cuccia. À un moment, Cuccia s’étonna de l’escorte policière de Mussolini, et lui chuchota à l’oreille: « Vous êtes avec moi, vous êtes sous ma protection. De quoi avez vous besoin de tous ces flics ? » Quand Mussolini eut rejeté l’offre de protection de Cuccia, celui-ci donna le mot d’ordre aux villageois de ne pas assister au discours de Mussolini. Mussolini se sentit humilié et outragé.
La remarque imprudente de Cuccia est passée dans l’histoire comme le catalyseur de la guerre de Mussolini contre la mafia. Lorsque Mussolini eut établi fermement son pouvoir, il nomma Cesare Mori, le préfet (« de fer ») de Palerme en octobre 1925 et lui accorda des pouvoirs spéciaux pour lutter contre la mafia. Mori forma une petite armée de policiers, de carabiniers et de miliciens, qui passait de ville en ville, pour entourer les suspects. Pour contraindre les suspects à se rendre, ils prenaient leurs familles en otage, vendaient leurs biens ou faisaient publiquement abattre leur bétail. En 1928, plus de 11 000 suspects avaient été arrêtés. Les confessions étaient parfois extorquées sous la torture et les coups. Certains mafieux qui avaient été du côté des perdants de querelles mafieuses coopérèrent volontairement avec les procureurs, afin, peut-être, d’obtenir protection et vengeance. Les charges d’association mafieuse furent généralement adressées à des paysans pauvres, aux gabellotti (locataires de ferme), mais furent évitées lorsqu’il s’agissait de grands propriétaires terriens. Beaucoup furent jugés en groupe. Plus de 1 200 furent condamnés et emprisonnés et d’autres exilés (en exil intérieur) sans procès. Beaucoup de mafiosi fuirent à l’étranger pour échapper à l’emprisonnement.
Des résultats tangibles
En 1927 Mussolini crie victoire ; Mori, lui-même, se vante d’avoir ramené le nombre de meurtres en Sicile occidentale de 278 en 1924 à 25 en 1928 (en fait il y en aurait eu une bonne centaine pour cette année3).
La campagne de Mori prit fin en juin 1929, quand Mussolini le rappela à Rome. Bien qu’il n’eut pas totalement écrasé la Mafia comme la presse fasciste le proclama, sa campagne fut néanmoins couronnée de succès. Comme l’ancien mafieu Antonino Calderone le rappelle dans ses Mémoires : « La musique avait changé. Les mafieux eurent une vie difficile [...] Après la guerre, la mafia n’existait presque plus. Les familles siciliennes avaient toutes été brisées…. »
Grâce à ses actions, le taux d’assassinats en Sicile diminua fortement. Les propriétaires fonciers purent augmenter le loyer légal sur leurs terres. Les mafiosi fuirent vers les États-Unis. Parmi ceux-ci Carlo Gambino, Joseph Bonanno, qui allaient devenir les patrons de la puissante mafia new-yorkaise. Joseph Bonanno, surnommé Joe Bananas, passera par le port du Havre et deviendra le futur parrain de la branche américaine de la Mafia. On peut encore citer Frank Coppola, qui fuit la Sicile en 1926 et devient chef d’une famille à Kansas City3. Expulsé en 1948, il revient en Sicile et organise le trafic de drogue.
Limites de la politique fasciste
Mais cette politique avait deux défauts : elle emprisonnait plus des opposants politiques au régime (déportés aux îles Lipari) que des mafieux notoires. On éliminait les mafieux qui ne désiraient pas s’allier avec Rome, par conséquent on affaiblit une partie de la mafia, mais uniquement pour renforcer l’autre partie. Quand Mori eut fini d’emprisonner les mafieux non affiliés au régime, il continua sa furie antimafia, sans se rendre compte qu’il touchait aux amis du régime. Mussolini avait accueilli de nombreux mafieux dans son régime, si bien que ceux qui s’étaient alliés avec lui continuèrent à faire des affaires, et ces derniers profitèrent bien entendu de la violence du régime non seulement pour se débarrasser des mafieux d’autres clans mais également pour se débarrasser de civils qui désiraient lutter contre la mafia. Vito Genovese est le plus connu de ces gangsters qui firent le bonheur du parti fasciste. Mori finit par être victime de son propre zèle : il emprisonne Don Cucco, un oculiste connu et député, puis il emprisonne les avocats et les chirurgiens… on s’inquiète à Rome, bientôt la société sicilienne n’aura plus aucun cadre à ce rythme… Mori est appelé à d’autres fonctions en juin 1929. Officiellement, il est destitué car sa mission est accomplie : il n’y a plus de mafia en Sicile. En fait, elle est toujours là : en 1931, plus de 280 mafiosi sont condamnés dont 180 au cours d’un seul procès, en 1932 dans la seule ville d’Agrigente on rafle 242 hommes et femmes de la mafia. Le grand parrain de la Sicile, Don Vito Cascio est en prison et y meurt c’est vrai, mais il y vivait en vrai pacha45, et il est remplacé par son bras droit Don Calogero Vizzini qui a, lui, l’appui du régime4. Don Calo avait en effet, avant la prise du pouvoir par Mussolini, caché un squadriste qui avait tué un opposant politique4, de même il avait avancé des fonds à Mussolini pour sa marche sur Rome. Le fugitif qu’il avait caché était ensuite devenu secrétaire d’Etat de Mussolini4. En 1924, Don Calo fut officiellement inculpé de fraude, mais ne fut condamné qu’à 5 ans d’assignation à résidence (confino), le parrain était libre4. En 1925, il est de nouveau inculpé pour association de malfaiteurs, mais cette fois il est carrément acquitté4.
La libération américaine et l’essor de l’après-guerre
Après la chute du régime fasciste, la mafia est redevenue puissante en Italie avec la reddition du pays et l’occupation américaine. Les États-Unis ont utilisé les relations italiennes de mafiosi américains pendant le débarquement en Sicile et en Italie, en 1943. Lucky Luciano et d’autres mafiosi, qui avaient été emprisonnés pendant ce temps aux États-Unis, fournirent des informations au renseignement militaire américain et usèrent de l’influence de Luciano pour faciliter l’avancée des troupes. Par exemple, le contrôle de Luciano sur les ports a empêché leur sabotage par les agents fascistes. En échange les autorités américaines firent des cadeaux aux mafieux collaboratifs : Don Calo Vizzini fut par exemple reconnut officiellement maire de Villalba.
Ainsi, Luciano a été autorisé à commander son réseau criminel de sa cellule de prison en échange de son assistance et après la guerre Luciano fut libéré et extradé vers l’Italie, où non seulement il développa son entreprise criminelle mais il développa des liens entre l’Italie et la mafia restée aux Etats-Unis. Officiellement il lui était interdit d’aller en Sicile, c’est pourquoi il s’établit à Naples comme Vito Genovese et que là ils développèrent une nouvelle mafia autour notamment du trafic de cigarettes américaines6. C’est lui qui permit une alliance avec la mafia corse qui mena au développement d’un vaste réseau international de trafic d’héroïne. Le lieu de production de l’héroïne était la Turquie, mais quand la Turquie a commencé à éliminer la production d’opium, il usa de ses relations avec les Corses pour ouvrir un dialogue avec les mafiosi corses expatriés au Sud-Vietnam. En collaboration avec les principaux patrons américains comme Santo Trafficante Jr, Luciano et ses successeurs profitèrent des conditions chaotiques en Asie du Sud-Est, résultant de la guerre du Viêt Nam, pour établir une base d’approvisionnement et de distribution hors d’atteinte dans le « Triangle d’or », laquelle redirigea bientôt des quantités énormes d’héroïne asiatique aux États-Unis, en Australie et dans les autres pays via l’armée américaine7. Ce réseau incluait la fameuse “french connection” de Marseille qui fournissait les savants capables de transformer et affiner la qualité de la drogue.
Certains [Qui ?] affirment que le bureau américain des services stratégiques (OSS), le précurseur de la CIA, a délibérément permis à la mafia de retrouver sa position sociale et économique en tant qu’« État dans l’État » en Sicile et que cela fut, avec l’alliance États-Unis-Mafia forgée en 1943, année de la chute de Mussolini, le tournant décisif dans l’histoire de la mafia et les bases nouvelles pour son activité pendant les soixante années suivantes.
D’autres, tel que l’historien palermitain Francesco Renda [réf. nécessaire], ont nié l’existence de toute alliance de ce type. La mafia aurait plutôt exploité le chaos de la Sicile post-fasciste pour reconquérir sa base sociale. L’OSS, en effet, en 1944, dans son « Rapport sur les problèmes de la mafia » par l’agent W.E. Scotten, a noté les signes de résurgence de la mafia et a averti des périls qu’elle représentait pour l’ordre social et les progrès économiques [réf. nécessaire].
Un bénéfice supplémentaire (dans la perspective américaine de la guerre froide) aurait été que beaucoup de mafiosi siciliens étaient des anti-communistes purs et durs. Ils ont donc été vus comme de précieux alliés. Ceux-ci auraient utilisé leurs services aussi bien dans l’industrie navale américaine pour éradiquer les éléments socialistes et communistes, que dans les mouvements de résistance durant la guerre ou dans les gouvernements d’après-guerre, locaux et régionaux, là où la Mafia avait la mainmise. La mafia se mit au service des grands propriétaires terriens. Ces derniers craignaient la réforme agraire proposée par le Parti Communiste et Socialiste siciliens ; ils réclamèrent alors le rattachement aux Etats-Unis d’Amérique6. Devant l’imminence d’une victoire de la gauche aux élections de 1948, les grands propriétaires terriens recrutèrent Salvatore Giuliano pour orchestrer le massacre du 1er mai 1947 à Portella della Ginestra tuant 11 personnes (dont des femmes et 4 enfants), massacre occulté officiellement en Italie jusqu’à aujourd’hui8. Par la suite des dizaines de militants communistes et socialistes sont assassinés et disparaissent6. Don Calo Vizzini s’associe avec les cardinaux siciliens pour faire triompher la Démocratie chrétienne en Sicile6. L’Eglise affirme même que la mafia est une invention des communistes ; seul le cardinal de Palerme dénonce les liens entre la mafia et l’Eglise6. La mafia s’étend en Italie du sud, comme en Sicile, pour lutter contre la montée du communisme, le tout avec le soutien de la CIA et de l’Etat italien membre de l’OTAN6. En Calabre, la N’Drangheta nait grâce à l’argent récolté avec les rançons de centaines d’enlèvements durant 10 ans (années 70-80) ; argent réinjecté dans le trafic international de drogue et blanchi dans l’immobilier6.
Ses relations politiques lors de la guerre froide
Durant toute la guerre froide, la mafia entretient des liens avec les partis politiques italiens, notamment la Démocratie chrétienne qui gouverne quasiment sans interruption le pays jusqu’aux années 1980. Une commission Anti-Mafia est mise en place en 1963, après plusieurs propositions restées lettre morte (en particulier après le massacre de Portella della Ginestra du 1er mai 1947 organisé par Salvatore Giuliano, dix jours après la victoire de la gauche aux élections locales, et en particulier du paysan sicilien Girolamo Li Causi, membre du Parti communiste italien (PCI). D’autres propositions furent émises, en 1948 par le député communiste Giuseppe Berti, et en 1958 par l’ex-Premier ministre Ferruccio Parri, cette dernière étant rejetée par les politiciens siciliens membres de la Démocratie chrétienne, en particulier Bernardo Mattarella et Giovanni Gioia. Mais après une guerre des gangs à Palerme, en 1962, la création de la Commission devint enfin effective. La première Commission parlementaire sur les activités de la mafia, présidée par Paolo Rossi, du Parti socialiste démocratique italien, fut mise sur pieds en 1963. En mai 1965, le Parlement vota la loi 575, « Dispositions contre la mafia. » La Commission enquêta sur l’échec du procès contre Luciano Leggio
Danilo Dolci, surnommé le « Gandhi de Sicile », témoigna en 1967 contre les liens entre la mafia et la classe politique italienne, s’attirant les foudres de trois hauts responsables de la Démocratie chrétienne, dont le ministre Bernardo Mattarella.
En 1972, neuf ans après le massacre de Ciaculli qui marqua le début de luttes fratricides au sein de la mafia et un an après la démission du maire démocrate-chrétien de Palerme, Vito Ciancimino, l’arrivée à la Commission anti-mafia du démocrate-chrétien Giovanni Matta, ex-membre du conseil municipal de Palerme, suscita un scandale, l’opposition de gauche accusant la Démocratie chrétienne au pouvoir de tout faire pour limiter les enquêtes de la Commission. Finalement toute la Commission dut démissionner, avant d’être reformée sans intégrer Matta9.
Pour lutter contre la mafia, Peppino Impastato se porta candidat en 1978 sur la liste Democrazia Proletaria (extrême gauche) aux élections municipales de Cinisi. Il fut assassiné dans la nuit du 8 au 9 mai 1978, pendant la campagne électorale.
La Seconde Commission Antimafia fut mise sur pied en 1982, après l’assassinat en avril 1982 du membre de la Commission Pio La Torre, député communiste qui avait fait voté la loi anti-mafia Rognoni-La Torre, et, en septembre 1982, du général Carlo Alberto Dalla Chiesa, célèbre pour avoir capturé en septembre 1974 les fondateurs des premières Brigades rouges, Renato Curcio et Alberto Franceschini. Leader de la lutte antiterroriste, Chiesa avait été nommé préfet à Palerme le 1er mai 1982 pour mettre un terme aux violences commises lors de la Seconde guerre de la mafia (plus d’un millier d’homicides entre 1981 et 1983). Il fut assassiné cent jours après sa nomination, avec son épouse et son garde du corps.
En 1984, l’arrestation de Tommaso Buscetta au Brésil porte le premier coup d’envergure à Cosa Nostra. Devenant le premier pentito (« repenti »), son arrestation permit le maxi-procès de 1986-87 à Palerme, au cours duquel étaient inculpés 475 mafieux (dont les repentis Antonino Calderone; le « soldat » de la mafia Salvatore Contorno ayant été tué en 1986, ainsi que l’ex-maire de Palerme Vito Ciancimino). Buscetta collabora aussi avec les Américains lors de l’opération Pizza connection. En 1992, il fit des déclarations fracassantes contre l’ex-président du Conseil Giulio Andreotti, qui avait dominé pendant 50 ans la scène politique italienne, et dont le dernier gouvernement était tombé la même année en raison de l’opération Mains propres.
Depuis les années 1990
L’Italie a réussi à donner quelques coups importants aux organisations mafieuses qui œuvraient sur son territoire et à partir de celui-ci. La magistrature lance alors l’Opération Mains propres, qui sonne la fin de la Seconde République italienne, les deux partis principaux, la Démocratie chrétienne et le Parti socialiste étant contraints de se dissoudre, en raison du très grand nombre de politiciens impliqués dans des affaires de corruption (dont les ex-présidents du Conseil Bettino Craxi pour les socialistes, et Giulio Andreotti pour les démocrates chrétiens, celui-ci étant cité en plus comme ayant des liens avec la Mafia sicilienne mais il a été acquitté en dernière instance ; Salvo Lima, le « pro-consul d’Andreotti » en Sicile, fut assassiné le 12 mars 1992 pour éviter qu’il ne parle et peut-être comme « punition » suite au fait qu’en appel les peines prononcées lors des maxi-procès furent confirmées. Ces procès à grande échelle permettant ainsi la condamnation de nombreuses figures emblématiques de la mafia locale, tout en mettant hors d’état de nuire de nombreux politiciens véreux ou relais entre ces politiciens et les « familles » (dont les fameux fermiers généraux qui collectaient les impôts, dont une partie leur revenait). Le premier politique à tomber fut Vito Ciancimino, l’ex-maire de Palerme, en 1992.
Mais la mafia réplique à ces procès par une guerre ouverte contre l’Etat italien. L’assassinat particulièrement démonstratif du Général Carlo Alberto Dalla Chiesa, du magistrat Rosario Angelo Livatino, puis des juges Giovanni Falcone (23 mai 1992) et Paolo Borsellino (19 juillet 1992) (au moyen d’une tonne de TNT dans chaque cas), même s’ils eurent l’effet d’un électrochoc avec les nouvelles lois antimafia votées qui reprenaient l’essentiel des théories de ce haut fonctionnaire de l’armée ou des deux magistrats, donna malheureusement un coup d’arrêt grave à cette action.
Le 30 novembre 2004, plusieurs milliers de manifestants se sont retrouvés dans les rues de Naples, pour protester contre la mafia locale Camorra. En 2004, les règlements de compte entre bandes mafieuses rivales ont fait 139 morts, surtout dans les quartiers défavorisés de Scampia et de Secondigliano de cette même ville. Cette guerre mafieuse n’a pas encore atteint l’ampleur de celle qui avait fait 273 morts pour la seule année 198110.
Fin 2009, Massimo Ciancimino, le fils de l’ex-maire de Palerme devenu pentito (« repenti » ou « collaborateur de justice »), fit une série de déclarations fracassantes à la justice et à la presse, affirmant entre autres que Silvio Berlusconi avait bénéficié de fonds de la mafia dans les années 197011 et que Forza Italia était né de l’accord entre l’Etat et la mafia (le capo di tutti capi Toto Riina et Bernardo Provenzano) entre mai et juin 1992, accord en douze points prouvé par le Papello, qui devait permettre l’arrêt de la guerre contre l’Etat en échange de la réforme de la législation anti-mafia et des conditions de détention des mafieux12,13,14,15. Dans le même temps, le sénateur Marcello Dell’Utri, fondateur de Forza Italia, était condamné pour association mafieuse.
jazzcat
12 mars 2013
11h33
Dans la plupart des familles, le rite d’orientation est organisé quand un homme devient un « associé » et, plus tard, un « soldat ». Comme le décrit Tommaso Buscetta au juge Giovanni Falcone, la cérémonie réunit, en plus du néophyte, au moins trois « hommes d’honneurs » de la famille ; le plus vieux lui précise que cette « Maison » protège le faible contre l’abus du pouvoir ; il pique alors le doigt de l’initié dont il verse le sang sur une image sacrée, souvent un saint. L’image est alors placée dans la main de l’initié et l’officiant y met le feu. Le néophyte doit résister à la douleur et passer l’image d’une main à l’autre, jusqu’à ce que celle-ci soit consumée, tout en jurant solennellement de garder la foi dans les principes de la « Cosa Nostra » ; il utilise pour cela la formule « que ma chair brûle comme ce saint si je ne garde pas mon serment. » Joseph Valachi fut la première personne à mentionner cela au tribunal.
Mafieux siciliens importants
Antonino Giammona (1820-?)
Calogero Vizzini (1877-1954), patron de Villalba, il a été considéré comme un des patrons de la Mafia les plus influents de Sicile de la fin de la Seconde Guerre mondiale à sa mort en 1954.
Stefano Magaddino (1891-1974), « le grandiose vieil homme de Cosa Nostra ». Membre d’origine de la National Commission aux USA, en a été un membre très éminent dans les villes de Buffalo et de Détroit.
Giuseppe Genco Russo (1893-1976), le patron de Mussomeli, considéré comme l’héritier de Calogero Vizzini.
Michele Navarra (1905-1958), le patron de la famille de Corleone de 1930 à 1958.
Salvatore « Ciaschiteddu » Greco (1923-1978), patron de la famille de Ciaculli, il était le premier secrétaire de la première Commission de la mafia sicilienne quand elle a été formée en 1958.
Gaetano Badalamenti (1923-2004), patron de la Famille de Cisini.
Angelo La Barbera (1924-1975), patron de la famille de Palerme Centre.
Michele Greco (né en 1924 mort le 13 février 2008 en prison), patron de la Mafia à Croceverde.
Luciano Leggio (1925-1993 mort en prison), patron de la famille de Corleone.
Tommaso Buscetta (1928-2000), le premier mafioso sicilien à devenir un pentito (repenti-informateur) en 1984 (un prédécesseur, Leonardo Vitale, qui s’est donné à la police en 1973, a été jugé mais reconnu comme souffrant de maladie mentale). La déposition de Buscetta a été utilisée durant le « Maxi Procès » entre autres.
Salvatore Riina (né en 1930), connu sous le nom de Toto Riina, il est un des plus fameux membre de la Mafia sicilienne. Il a été surnommé « La Bête » ou parfois « Totò u Curtu » et il a gouverné la Mafia avec une main de fer dans les années 1980 jusqu’à son arrestation en 1993.
Bernardo Provenzano (né en 1933), le successeur de Riina à la tête de Corleonesi, a été considéré comme un des plus puissants patrons de la Mafia sicilienne. Provenzano fuyait la justice depuis 1963. Il a été capturé le 11 avril 2006 en Sicile.
Stefano Bontade (1939-1981), patron de la famille de Santa Maria di Gesù.
Leoluca Bagarella (né en 1941), membre de la famille de Corleone arrêté en 1995.
Salvatore Lo Piccolo (né en 1942), considéré comme un des successeurs de Provenzano.
Salvatore Inzerillo (1944-1981), patron de la famille de Passo di Rigano.
Giovanni « lo scannacristiani » Brusca (né en 1957), a été impliqué dans le meurtre de Giovanni Falcone.
Matteo Messina Denaro (né en 1962), considéré comme un des successeurs de Provenzano.
Michele Cavataio est mort sous le coup de la Mafia en 1969.
Francesco di Boille « Capo di Tutti i Capi » de la famille “di Boille” de Bagheria, mafieux le plus recherché de Sicile.
Vicenzo di Boille « Capo di Capi Re » de la famille “di Boille”, père de Francesco di Boille.
Vito Carretero (1932-1960) Don de la mafia sicilienne disparu depuis
Don Fabretto Giovanni 1908-1994 mafia sicilienne Cosa-Nostra
Don Fabretto Jean-pierre 1955-2011 Mafia sicilienne Cosa-Nostra fils de Giovanni
Don Fabretto David 1981 Mafia sicilienne Cosa-Nostra
Structure de la Cosa Nostra sicilienne
Connu comme la Société honoraire parmi les mafiosi, la chaîne d’ordre est organisée en une pyramide similaire à une structure d’entreprise moderne.
Terminologie traditionnelle
Capo di Tutti i Capi (le « Chef de tous les chefs »), à savoir Matteo Messina Denaro pour la Mafia sicilienne et Renato Gagliana pour la Sacra Corona Unita. Ce titre est surtout attribué par les médias et ne semble pas devoir exister réellement selon les témoignages de mafieux repentis.
Capo di Capi Re (un titre de respect donné à un ainé ou un membre retraité, un équivalent devient un membre émérite, littéralement, « Le chef roi des chefs ») à savoir Vicenzo di Boille envers la Cosa Nostra
Capo del capi chef des soldati
Consigliere (un conseiller, le plus souvent un avocat)
Caporegime (« Chef de Régime », un capitaine qui ordonne une équipe d’une dizaine de Sgarriste ou Soldats.)
Sgarrista ou Soldato (« soldat », membres de la mafia qui sert principalement comme soldats.)
Piccioto (« Jeune homme », un niveau bas qui sert de gros bras)
Don (le parrain d’une famille mafieuse. Il est d’origine sicilienne et dirige la famille. Il y en un par famille et sont souvent plusieurs à diriger sur la ville)
Structure de la Cosa Nostra
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Fonctionnement
La mafia fonctionne sur un modèle d’économie parallèle ou souterraine. Elle cherche à contrôler les marchés et les activités où l’argent est abondant, circule en numéraire (argent liquide) et est facile à dissimuler au fisc. La plupart des activités commerciales usuelles sont utilisées, que ce soit comme paravent à des activités illégales ou comme moyen de blanchiment de l’argent récolté. Ces activités recouvrent aujourd’hui les domaines les plus variés :
contrôle « douanier » des biens et des personnes en entrée et en sortie d’un quartier (pour certains lieux).
voto di scambio (vote d’échange) : achat de consensus électoral contre les « faveurs » accordées à une partie de l’électorat (ce fut longtemps le cas de la DC).
la vente d’armes.
la contrefaçon.
le trafic de drogue.
le trafic d’êtres humains.
le trafic d’organes.
le trafic d’oeuvre d’art.
le blanchiment d’argent.
les jeux d’argent (paris, casinos…).
la prostitution qui passe par le proxénétisme.
la pornographie.
la cybercriminalité
l’immobilier.
le racket (extorsion ou pizzo).
En général, la mafia préfère recourir à l’intimidation, la corruption ou le chantage plutôt qu’à la force pour contraindre ceux qui lui résistent. De cette manière elle attire moins l’attention du grand public sur elle. Mais il arrive régulièrement que pour se débarrasser de concurrents, de témoins gênants ou de traîtres, les mafias usent de méthodes sanguinaires : guerres de gangs pour la prise de contrôle d’un territoire ou d’un marché, assassinat de témoins, de complices ou de juges avant un procès en sont quelques exemples. Mais ce fonctionnement est souvent régi par une Commission dirigée par les chefs et parrains d’un vaste territoire. Chaque protagoniste dirige alors un secteur (voir ci-dessus). Elle peut être fondée sur un système démocratique avec une constitution et des lois ou sur un système despotiste. La plus célèbre fut celle d’Atlantic City dont les dirigeants furent les plus grands mafieux du XXe siècle (Al Capone, Lucky Luciano, …).
L’infiltration mafieuse dans l’économie
Fonctionnement de l’économie mafieuse
La base de l’économie mafieuse se situe dans le système de collecte du « pizzo » : les mafieux imposent aux commerçants des revenus en échange d’une « protection » mais aussi sous peine de voir leurs vitrines brisés et leurs marchandises disparues ou brûlées. Bien qu’elle soit l’une des techniques les plus importantes en matière d’économie mafieuse, les revenus ont des centaines d’origines différentes. Il faut d’abord préciser que l’économie mafieuse se divise en trois parties : l’économie illégale, légale et légale-mafieuse. Ces trois circuits sont intimement liés. Ainsi, par exemple, les revenus de l’économie illégale (economia sommersa) permettent de créer de nouvelles entreprises cette fois-ci totalement légales. De même la production peut être légale mais la vente illégale et inversement. Ce sont ces liens étroits qui posent les difficultés énormes qu’affronte le gouvernement italien pour débusquer les entreprises mafieuses, notamment en vérifiant les mouvements et les dépôts bancaires ou les appels d’offre. Le recyclage d’argent sale est une activité à part entière. On connaît les grandes filières classiques des trafics illégaux : drogues, armes, œuvres d’art volées. Mais nous avons aussi à faire à des affaires moins connues tels que le trafic de déchets industriels, la fraude aux subventions alimentaires, les grands travaux d’infrastructure et ainsi de suite. La liste des secteurs est longue voire illimitée cela va du proxénétisme aux contrôles des casinos, de la fausse monnaie au trafic d’êtres humains mais aussi plus récemment de la cybercriminalité (piratage et détournement de fonds sur Internet). Tous ces réseaux se sont bien évidemment étendus aujourd’hui au niveau international.
Selon le rapport annuel de la Confesercenti en 2007, une association qui regroupe 270 000 commerçants et patrons de PME.
Le chiffre d’affaires des organisations mafieuses italiennes s’élèverait à 90 milliards d’euros, hors trafic de drogue16. Principales sources de revenus : le prêt usuraire (30 milliards d’euros de recettes, 150 000 entreprises victimes), le pizzo (10 milliards), les contrefaçons (7,4 milliards), le vol (7 milliards), l’escroquerie (4,6 milliards) et le jeu et paris clandestins (2 milliards) Source : Confesercenti, association regroupant 270 000 commerçants et petites entreprises italiennes)17.
Conséquences
D’après un rapport récent, le produit économique des mafias italiennes représenterait un chiffre équivalent à environ 7-8 % du PIB de l’Italie[réf. nécessaire], soit près de 220 milliards d’Euros. Bien entendu le chiffre d’affaires des mafias n’est pas calculé dans les statistiques officielles du PIB car il est le fruit d’activités économiques illégales ou bien au noir. La mafia n’est plus une entreprise familiale mais est devenue au fil du temps un empire financier de type multinational.
L’infiltration mafieuse dans la politique
La mafia en Sicile représente un électorat relativement important, quoique toujours très minoritaire par rapport à la grande masse d’électeurs siciliens. Par une technique rodée, elle pousse ses affiliés à voter pour certains partis, certaines personnes. Les politiciens, en échange de cette faveur, garantissent la protection de la mafia et de son commerce une fois au pouvoir. C’est ainsi que des pro-mafias, ou des mafieux même, accèdent à des rangs tels que celui de maire (Vito Ciancimino), préfet[réf. nécessaire] ou conseiller municipal. C’est surtout lorsqu’elle a affaire aux tribunaux que la mafia réclame son soutien aux hommes politiques. Aucune préférence en général n’est remarquée chez les mafieux en matière de partis excepté un anticommunisme fervent. La démocratie chrétienne fut largement sollicité par la mafia car elle occupa le pouvoir de 1947 à 1990 sans discontinuer. À ce titre, le nom de Giulio Andreotti fut cité plusieurs fois lors de procès. Il a toujours été acquitté en dernière instance, même si des représentants de la DC sur place ont été arrêtés.
Présence de la mafia en France
Il existe un crime organisé français (dominé par le grand banditisme corse ou issus des cités ) mais non une mafia française grâce à la présence d’un État centralisé fort depuis l’époque révolutionnaire. Ceci a pour conséquence d’empêcher la constitution d’un État dans l’État.
Article détaillé : Mafia corse.
Par contre d’autres mafias transnationales sont présentes en France ; en 2011, on en dénombre cinq :
Les mafias italiennes (Cosa Nostra et Stidda en Sicile, Camorra en Campagnie, ‘Ndrangheta en Calabre et Sacra Corona Unita dans les Pouilles) sont présentes en région Rhône-Alpes et en région PACA à Nice et Marseille, mais aussi à Strasbourg, Paris et Toulouse 18.
Vory v zakone (Russes, Georgiens, Ukrainiens, Biélorusses, Tchétchènes, Arméniens, Ouzbeks) sont présents en Bretagne, Normandie et en région PACA 18.
Les mafias baltes (estoniennes, lituaniennes et lettones) sont présentes sur toutes la façade atlantique, en Bretagne et Normandie 18.
Les mafias balkaniques (Serbes, Montenegrains et Kossovars) sont présentes en régions PACA, Rhône-Alpes, Île-de-France et les villes de Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille et Strasbourg 18.
La mafia nigériane est présente en région Rhône-Alpes, en Midi-Pyrénées et en Île-de-France18.
Lutte contre la mafia
Les politiques de lutte contre cette organisation criminelle se heurtent à l’adaptabilité de ces structures souples et décentralisées, capables de délocaliser leurs activités et de diversifier leurs flux financiers sans limites dans le monde entier. Entreprendre des enquêtes transnationales et remonter les multiples filières devient alors un casse-tête pour les juges, d’autant plus que certains pays comme les paradis fiscaux ne font rien pour leur faciliter la tâche. C’est principalement dans cette optique [réf. nécessaire] qu’Interpol a été créé.
jazzcat
12 mars 2013
11h34
Le Parti libéral prend ses origines dans le Parti canadien, ou Parti patriote, qui appuyait la Rébellion du Bas-Canada en 1837, et dans le Parti rouge, qui militait pour le gouvernement responsable et contre l’autorité de l’Église catholique au Bas-Canada.
Honoré Mercier
Après la confédération canadienne en 1867, les libéraux sont en opposition aux conservateurs pour près de 20 ans, à l’exception d’une période de 18 mois en 1878-1879 quand il y a un gouvernement minoritaire libéral. Toutefois, la situation change en 1885 lorsque le gouvernement conservateur fédéral exécute Louis Riel, le chef du peuple Métis francophone dans l’Ouest canadien. Cette décision est extrêmement impopulaire au Québec. Honoré Mercier profite de cette vague de mécontentement pour arriver au pouvoir en 1887, mais il succombe à un scandale en 1891. Il est subséquemment acquitté des accusations. Les conservateurs reviennent au pouvoir jusqu’en 1897.
Les libéraux, avec à leur tête le progressiste Félix-Gabriel Marchand, remportent l’élection de 1897, et détiennent le pouvoir sans interruption pour les 39 prochaines années ; les conservateurs ne sont jamais revenus au pouvoir au Québec. Cette situation reflète celle à Ottawa, où l’arrivée de Wilfrid Laurier dans l’élection de 1896 marque le début de la domination des libéraux sur la scène fédérale. Comme premiers ministres importants de cette période, citons Lomer Gouin et Louis-Alexandre Taschereau.
Toutefois, en 1935, les conservateurs ont un nouveau chef ambitieux : Maurice Duplessis. Duplessis fusionne son parti avec des ex-libéraux dissidents qui avaient formé l’Action libérale nationale. Duplessis mène le nouveau parti, l’Union nationale, au pouvoir en 1936. Les libéraux reprennent le pouvoir dans l’élection de 1939, mais sont de nouveau battus dans l’élection de 1944. Ils demeurent dans l’opposition jusqu’à l’année suivant la mort de Duplessis en 1959.
De la révolution aux années 1990
Logo de la Fédération libérale du Québec en 1960
Sous Jean Lesage, le parti remporte une élection historique en 1960, mettant un terme au règne de seize ans de l’Union nationale. Ceci marque le début de la Révolution tranquille, qui modifie en profondeur la société québécoise. Sous le slogan maîtres chez nous, le gouvernement du Québec entreprend plusieurs initiatives majeures, dont :
la nationalisation de l’industrie hydro-électrique à travers l’expansion de Hydro-Québec — cette initiative majeure du gouvernement est menée par le ministre des Ressources naturelles, René Lévesque ;
la création du Régime de rentes du Québec, distinct du Régime de pensions du Canada qui existe dans toutes les autres provinces ;
la création d’un ministère de l’Éducation, enlevant la responsabilité des écoles à l’Église catholique romaine ;
des pressions sur le gouvernement fédéral pour qu’il renégocie les relations fédérales-provinciales.
Sous Lesage, les libéraux donnent naissance à une aile nationaliste. Certains libéraux, incluant le ministre René Lévesque, quittent le parti pour se joindre au mouvement souverainiste québécois, participant à la fondation du Parti québécois, dirigé par Lévesque.
Les relations entre le Parti libéral du Québec et son homologue fédéral, le Parti libéral du Canada, s’enveniment sous Lesage, et davantage sous Robert Bourassa. En 1955, le PLQ met fin à son affiliation au PLC, et à plusieurs moments depuis, les relations entre les deux partis ont été extrêmement tendues.
Logo du Parti libéral en 1970
Comme premier ministre, Bourassa fait adopter la Loi 22 qui fait du français la langue officielle au Québec, et fait pression sur le premier ministre fédéral Pierre Trudeau pour obtenir des concessions constitutionnelles. Son gouvernement est également embarrassé par plusieurs scandales. Bourassa renonce à la direction du parti après la défaite dans l’élection de 1976 aux mains du Parti québécois de René Lévesque.
Bourassa est remplacé à la tête du Parti libéral par Claude Ryan, l’ancien éditeur du quotidien montréalais Le Devoir. Ryan mène à bien la campagne fédéraliste durant le référendum de 1980 sur la souveraineté-association, mais perd ensuite l’élection de 1981. Il démissionne de son poste de chef du Parti libéral quelque temps après, laissant la voie libre au retour de Robert Bourassa.
Lorsque Bourassa revient en tant que premier ministre en 1985, il réussit à convaincre le gouvernement fédéral progressiste-conservateur de Brian Mulroney de reconnaître le Québec comme une société distincte, et cherche à obtenir de plus grands pouvoirs pour le Québec et les autres provinces. Ceci a pour résultat l’accord du lac Meech et l’accord de Charlottetown. Ces deux propositions ne sont toutefois pas ratifiées. Bien que nationaliste, Bourassa est toujours demeuré opposé à l’indépendance du Québec.
Logo du Parti libéral en 1994
Daniel Johnson succède à Bourassa comme chef libéral et premier ministre du Québec en 1994, mais est vite défait par le Parti québécois sous Jacques Parizeau lors de l’élection de cette même année.
En 1993, après l’échec de l’accord de Charlottetown, plusieurs membres nationalistes du Parti libéral, menés par Jean Allaire et Mario Dumont, et incluant plusieurs de l’aile jeunesse du parti, quittent le PLQ pour former l’Action démocratique du Québec à cause du refus du Parti libéral d’appuyer l’indépendance du Québec. Tout comme en 1980, le PLQ fait campagne pour le NON durant le référendum de 1995 sur la souveraineté.
Le retour au gouvernement : 2003
Article connexe : Gouvernement Jean Charest.
Depuis l’élection du 14 avril 2003, les libéraux forment de nouveau le gouvernement du Québec sous le premier ministre Jean Charest.
Logo du Parti libéral depuis 2003
À mi-mandat, les sondages indiquent que le gouvernement de Jean Charest fait face aux plus hauts taux d’insatisfaction jamais enregistrés pour un gouvernement au Québec. Des propositions fortement controversées de réforme de l’éducation, des politiques syndicales et sociales, une maladresse continuelle dans la communication des politiques et décisions du gouvernement, ainsi que d’autres facteurs, donnent pendant longtemps au Parti québécois l’espoir de remporter les prochaines élections du 26 mars 2007. Cependant, la chute dans les sondages de ce dernier (14 points de novembre 2005 à juin 2006), entre autres due l’apparition du parti Québec solidaire, replace pour la première fois depuis longtemps le Parti libéral du Québec en première position dans les intentions de vote. Cette glissade du PQ peut être aussi attribuée au leadership maintes fois contesté d’André Boisclair. Lors de l’élection générale de 2007, le PLQ devient néanmoins minoritaire, l’Action démocratique du Québec fait une percée historique et le Parti québécois est relégué au troisième rang en termes d’appuis populaires.
De son élection en avril 2003 aux élections de 2007, le gouvernement libéral a fait face à de nombreuses critiques de la part des centrales syndicales, telles la FTQ ou la CSN, des organismes de défense des droits sociaux ainsi que du mouvement étudiant québécois. La « réingénierie » de l’État, telle qu’annoncée par le Premier ministre Jean Charest serait, selon eux, la première étape vers la réduction du rôle et de la taille de l’État. Ils dénoncent fortement la remise en cause du modèle québécois développé au cours des années 1960. Mais c’est la loi 31 sur le code du travail, qui autorisait, entre autres, la sous-traitance dans les institutions publiques, qui causa le plus grand émoi dans le milieu syndical.
La création d’une agence de partenariats public-privés (PPP), pour la construction d’infrastructures tels que, des centres de détention, des équipements de transports et divers bâtiments du réseau de santé et des services sociaux, fut une autre pomme de discorde avec le milieu syndical et le demeure encore à ce jour. En dehors des oppositions syndicales d’autres dossiers ont causé de vives réactions à l’époque. Pour faire suite à une promesse électorale, les libéraux ont consulté les populations des villes fusionnées unilatéralement sous le gouvernement du Parti québécois afin de mesurer l’adhésion aux nouvelles entités municipales. Mais l’opposition des villes centres fut vive et les déchirements importants.
Aussi, un vaste mouvement de protestation au sein de la population força le gouvernement à abandonner son projet de construction d’une centrale thermique au gaz. L’idée de centrale avait été lancée pour répondre à une pénurie énergétique prévue pour 2007, la hausse du niveau d’eau des barrages, l’entrée en service plus tôt que prévu d’une nouvelle centrale hydroélectrique et les retards dus aux protestations sont d’autres raisons évoquées par les médias pour justifier l’abandon du projet de centrale thermique. Dans les dossiers controversés il y eu aussi la réforme des prêts et bourses en 2004, une vaste mobilisation des forces étudiantes et une opposition au sein même du parti força le gouvernement à reculer sur ce dossier. Les nombreux reculs du gouvernement fragilisèrent son pouvoir et firent en sorte que les libéraux se retrouvent minoritaires après les élections de 2007, un évènement rare au Québec
Popularité du gouvernement minoritaire
Depuis l’élection d’un gouvernement minoritaire, le taux de popularité du gouvernement, paradoxalement, n’a cessé d’augmenter pour atteindre un taux de satisfaction de 61 % en mars 2008. Suite à l’électrochoc subi par le PLQ, Jean Charest a décidé de remanier entièrement le mode d’action du gouvernement. Le conseil des ministres est passé à seulement 18 ministres et est devenu le premier à respecter la parité hommes/femmes. L’entourage de Jean Charest a aussi changé, notamment son chef de cabinet, et il a rappelé deux anciens conseillers de l’époque de Robert Bourassa, John Parisella et Michel Bissonette.
Un troisième mandat
Jean Charest, lors de la campagne électorale de 2012
Jean Charest à la tête d’un gouvernement minoritaire depuis 2007 déclenche des élections anticipées alors que les libéraux sont en tête des sondages. Il va réussir à former un troisième gouvernement consécutif, une première depuis la révolution tranquille. Cette élection marque aussi le retour d’un gouvernement majoritaire, du PQ dans le rôle de l’opposition officielle, l’élection du premier député de Québec Solidaire et surtout la dramatique chute de l’ADQ.
Orientations politiques actuelles
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Au cours de la 37e Législature (2003-2007), le Parti libéral a mis de l’avant une politique de modernisation de l’État pour faire face aux pressions sur les finances publiques provinciales dues notamment au vieillissement démographique et à l’augmentation des coûts du régime public de santé. Le contrôle des dépenses publiques, amorcé en 1995 par le gouvernement du Parti québécois sous Lucien Bouchard par la politique de « déficit zéro », est prolongée par le gouvernement libéral pour faire face au déficit qui menace de façon récurrente les finances publiques, phénomène renforcé par les politiques économiques keynésiennes adoptées depuis 1960 et les importants déficits financiers de la Société générale de financement du Québec en 2003.
Cette politique de modernisation de l’État consiste, selon le gouvernement libéral, à “procéder à une révision globale de l’appareil d’État. Le but : recentrer son rôle et assurer aux citoyens des services de meilleure qualité et à moindres coûts.” [1]
Plus précisément, la « réingénierie » de l’État est définie comme suit:
La modernisation de l’État est une démarche de remise en question et de redéfinition en profondeur des programmes et des services publics pour les rendre plus efficaces, moins coûteux, et améliorer leur qualité.
La modernisation : – Ce n’est pas un jugement porté sur le dévouement du personnel de l’État, mais une invitation à développer de meilleures pratiques ; – Ce n’est pas une fin en soi, mais un outil pour mieux soigner, mieux instruire, mieux protéger et mieux respecter chaque citoyen ; – Ce n’est pas un exercice de compression ; c’est un mandat d’architecte.
Pour être durable et efficace, la modernisation doit toucher les structures, c’est-à-dire les modes d’organisation mis en place par le passé et qui sont devenus, au fil du temps, source de duplication et de gaspillage.
Avec le Plan de modernisation 2004-2007, le gouvernement veut :
- introduire une culture de réévaluation continue des organismes ; – regrouper des structures pour les rendre plus simples et plus efficaces ; – réorganiser en agences des services existants.
Le gouvernement introduit une véritable culture de réévaluation continue visant quatre objectifs précis :
- réviser la pertinence du mandat des organismes, compte tenu de l’évolution des besoins pour lesquels ils avaient été créés ; – simplifier l’organisation gouvernementale, lorsqu’il est possible de transférer, d’intégrer ou de fusionner des organismes dont les services sont jugés essentiels ; – accroître la performance des organismes maintenus, en introduisant de nouveaux modes d’organisation ; – améliorer la qualité et l’accessibilité des services.
Le Plan de modernisation 2004-2007 comporte l’implantation d’une nouvelle politique de gestion de la performance visant à assurer la reddition de comptes par rapport à trois résultats :
- L’amélioration de la qualité des services aux citoyens. – L’utilisation disciplinée, diligente et rentable des deniers publics. – Le respect de la transparence, de l’éthique et des saines valeurs de gestion.
Depuis l’annulation du projet de centrale thermique, le gouvernement libéral a entreprise un vaste projet de construction d’éoliennes permettant la diversification des sources d’électricité, la production d’une énergie propre et la relance de la région de la Gaspésie. Ainsi, sous l’impulsion du gouvernement libéral, le Québec redevient un leader mondial de production électrique.
Plan Nord
Article détaillé : Plan Nord.
En 2011, le Parti libéral décide de lancer le Plan Nord avec pour objectif de créer des milliers d’emplois pour le Québec. Ce projet a été applaudi et critiqué par plusieurs intervenants.
Structure
Commission Jeunesse
Article détaillé : Commission jeunesse du Parti libéral du Québec.
Une des particularités du Parti libéral du Québec est sa Commission-Jeunesse.
Cette commission permanente est responsable de l’implication des jeunes au sein du parti et possède le mandat des membres de 16 à 25 ans.
Elle délègue au minimum un tiers des délégués lors des Congrès des membres du PLQ (l’instance décisionnelle suprême du parti).
Chaque été, environ 500 jeunes libéraux se réunissent pour l’une des instances de la Commission, le congrès-jeune.
La Commission-Jeunesse du PLQ a plusieurs luttes à son historique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son parti. Elle a proposé la création de la carte-soleil, a lutté contre Claude Ryan dans les années 80 contre le dégel des frais de scolarité et exigé que la TVQ ne soit plus perçue sur la vente de livre au Québec notamment. Dans les années 1980, les congrès annuels de la Commission-Jeunesse attiraient près de 1 500 personnes.
Elle connut des moments moins réjouissants, notamment lors du dépôt du rapport Allaire, qui causa un déchirement au sein du PLQ et un exode des membres, amenant la création de l’Action démocratique du Québec. Le président de la Commission-Jeunesse à ce moment était Mario Dumont, chef de l’ADQ de 1994 à 2008.
Parmi les débats amenés par les jeunes libéraux, notons l’enseignement de l’anglais dès la première année du primaire, l’instauration de la carte d’assurance-maladie, l’abolition de la malbouffe dans les écoles, le maintien du financement du régime de prêts et bourses et la création du Fonds des générations.
Chefs
Nom Chef Premier ministre
Henri-Gustave Joly de Lotbinière 1867-1883 1878-1879
Honoré Mercier 1883-1892 1887-1891
Félix-Gabriel Marchand 1892-1900 1897-1900
Simon-Napoléon Parent 1900-1905 1900-1905
Lomer Gouin 1905-1920 1905-1920
Louis-Alexandre Taschereau 1920-1936 1920-1936
Adélard Godbout 1936-1949 1936, 1939-1944
George Carlyle Marler* 1949-1950 —
Georges-Émile Lapalme 1950-1958 —
Jean Lesage 1958-1970 1960-1966
Robert Bourassa 1970-1976 1970-1976
Gérard D. Levesque* 1976-1978 —
Claude Ryan 1978-1982 —
Gérard D. Levesque* 1982-1983 —
Robert Bourassa 1983-1994 1985-1994
Daniel Johnson (fils) 1994-1998 1994
Jean Charest 1998-2012 2003-2012
Jean-Marc Fournier* 2012- —
(* Chef par intérim)
Principales réalisations
Le Québec, sous l’impulsion du PLQ, s’est doté d’importants outils de justice sociale et de développement économique. En voici quelques exemples :
l’âge minimum de 16 ans pour travailler (1910)
le droit de vote des femmes (1940)
l’instruction obligatoire (1942)
la loi des appels d’offres en contrats routiers (1960 au Québec)
l’école primaire et secondaire gratuite (1961 au Québec)
la création du ministère de l’Éducation et du Conseil supérieur de l’éducation (1964)
la création de la Caisse de dépôt et de placement du Québec (1965)
l’assurance-maladie (1970)
le régime des allocations familiales du Québec (1973)
l’aide juridique (1973)
proclamation du français comme langue officielle de l’État du Québec (1974)
la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (1975)
C’est aussi le PLQ qui a mis en chantier la Révolution tranquille (1960), généralement considérée comme un vaste mouvement de libéralisation des mœurs, globalement comparable au phénomène de « Counterculture » aux États-Unis ou aux événements de mai 1968 en France.
Les libéraux ont également mis en œuvre la nationalisation de l’électricité au Québec (1963). Ils ont créé la société de développement hydroélectrique Hydro-Québec (1944) et réalisé les colossaux complexes hydroélectriques de la Baie James et de la Côte-Nord (1960 à aujourd’hui).
jolico
12 mars 2013
11h59
Merci à phil-747 d’avoir démontré à -dom- le ridicule de son commentaire.
Il faut que les travaux de la Commission soient prolongés, mais pas indéfiniment.
Après la CC, il faudrait une CPACC (commission permanente anti-corruption et collusion). Chose certaine, cette CPACC n’aurait probablement pas grand-chose à faire à ses débuts car les magouilleurs se tiendront tranquille un bout de temps, le temps de trouver de nouveaux stratagèmes dans les mêmes domaines (construction, politique, etc.) ou dans d’autres et il faudra être prêts à les contrer.
re_re...
12 mars 2013
12h45
Quand vous faites du copier/coller au lieu de penser, ça vous dérangerait pas d’avoir au minimum le lien de référence.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mafia
-dom-
12 mars 2013
12h48
Je pense que le ridicule vient de ceux qui ont pris mon message au premier degré. Je caricature seulement les réactions spontanées de tous ceux qui regroupent des éléments circonstenciels pour en faire des accusations. L’ironie de mon message n’était pourtant pas dure à saisir, Charbonneau n’est pas proche du PQ et tous les parties confondues sont pour la prolongation…. La prochaine fois je mettrai une note explicative dans mon message…
chenapan
12 mars 2013
13h05
@jazzcat 11h32 – 11h33 – 11h34
~83ième paragraphe
«Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.»
vous auriez mieux fait de suivre les instructions de wikipedia avant de nous copiercoller ce qui s’y trouve… la prochaine fois donnez nous plutôt la référence…
et vous, c’est quoi votre opinion?
bernardm-spock
12 mars 2013
13h17
Bonjour monsieur Lavoie,
@Michelnotredame 11h29
D’accord avec vous.
________________________________
La Commission coûte cher, très cher même. Mais le bon « Peuple » n’a pas le choix. Quand vous avez de la vermine dans votre grenier (rongeurs, insectes, parasites), vous ne pouvez pas faire de compromis, sinon elle va prendre possession de votre maison et vous rendre la vie intenable,
Et le type de « vermine » auquel s’attaque la Commission possède l’intelligence humaine sans y posséder toutefois sa … conscience. Une espèce particulièrement « ravageuse » car elle est « parasitaire » avec un don pour le « camouflage ».
La Commission Charbonneau, même dans son imperfection, a la particularité « d’exposer » ces parasites au grand jour. Les « comploteux » … pardon … comploteurs détestent la lumière du jour. Déjà là, c’est un résultat.
Sans être un expert, les travaux de la Commission « lèvent » donc ces « lapins » et les professionnels de la force policière peuvent obtenir des renseignements utiles voire même providentiels. Des renseignements ou des « hints » qui peuvent procurer un morceau manquant lors d’une enquête officielle ou … secrète.
La chasse à ces « parasites » requiert un élément clef.
Lequel?
Le temps.
Oui, ca va coûter cher. Et non les résultats n’aboutiront pas nécessairement à des « lynchages » ou à une « extermination » de ces « profiteurs de luxe » vivant sur le dos de nos taxes et impôts.
Mais au bout du compte, je serai satisfait si ces deux objectifs étaient atteints :
1. Un contrôle efficace et réel des « parasites » vivant aux dépens de la sueur et du travail des citoyens honnêtes.
2. Un avertissement sérieux et sans équivoque à TOUS les politiciens tant du fédéral, provincial et municipal que vous n’êtes pas au dessus de la « conscience sociale » et de « l’esprit » des lois. Et sur ce point, si la Commission Charbonneau peut « marquer au fer rouge » … avec la marque du « scélérat » au front tous politiciens dont « l’intégrité » est remise en question, et bien je dis … « en avant toute » …
Et bonne journée.
piedoq
12 mars 2013
13h44
elle demande 18 mois pour en avoir 12
curley
12 mars 2013
13h45
@jazzcat Ouf!
Je me demande encore aujourd’hui sur la nécessité de cette commission. Avant les Fêtes on a perdu un temps fou sur des questions genre «people» pour des futilités. Beaucoup de temps de pause. Je crois que le PLQ avait raison sur ce point qu’on avait des organismes tel l’UPAC en fonction, mais ça prend du temps faire des enquêtes pour ensuite agir mais les gens ne veulent pas attendre et s’impatientent quand les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous.
secondaire
12 mars 2013
15h08
Si c’est une Commission d’enquête sur la ville de Montréal on en sait peut-être assez. Mais voilà…..Montréal n’est sûrement pas la seule ville au Québec qui a besoin de nettoyage.
On a même pas encore touché au plan Nord de l’ancien PM. D’après moi, c’est là que nous aurons la cerise sur le sunday.
Tant qu’à moi si elle a besoin de 24 mois de plus et bien qu’on lui accorde.
oeildefaucon
12 mars 2013
17h06
Notre image de corruption doit dépasser Montréal et s’étendre sur le territoire québécois en entier si on veut opposer une compétition de popularité internationale à Magnotta et à Ouellet. Dans ce contexte, c’est oui pour la demande de prolongation.
jolico
12 mars 2013
18h40
Merci, chenapan! de rappeler à jazzcat qu’il aurait pu nous donner tout simplement les références. Je n’ai rien lu de ses messages car bien trop longs et me suis douté qu’il s’agissait de copier-coller car ça n’avait aucun bon sens d’en écrire si long à moins d’en avoir fumé du bon oubedon d’être survolté aux breuvages énergétiques!
benb
12 mars 2013
18h44
Je suis d’accord pour la prolongation mais a condition qu’on en vienne rapidement au financement du PLQ et du PQ en plus, de l’implication des syndicats. La montréalisation de la commission fait peut-etre bien l’affaire de Marois . Des fois, j’ai l’impression que le gouvernement Péquiste n’est plus trop intéressé par cette commission depuis qu’il y a eu plusieurs témoignages a l’effet qu’ils arrosaient aussi leur parti (dans une moindre mesure, mais quand même).
nunu
12 mars 2013
19h24
Bravo @Jazzcat,vous pourriez remplacer tous les journalistes de la pesse à vous seul.
portneuf74
12 mars 2013
20h02
@Jazzcat Penses-tu sérieusement que les gens sont intéressés à tout ce que tu écrits???
portneuf74
12 mars 2013
20h09
On a appris que la Commission Charbonneau coûte 1 Million par semaine!!! Continuez-la sans problème, on en a en masse de l’argent au Québec!!! Imaginez ce que gagnent les avocates et les avocats qui participent à ce cirque… À leur place, je ferais tout en mon possible pour que ça s’étire sur des années! Finalement, c’est des “crosseurs” qui en questionnent d’autres…
pager
12 mars 2013
22h21
@jonathangregoire
12 mars 2013
10h38
Mon grand père était Union Nationale et patroneux en plus (très pôpulaire dans le temps)…Vous avez bien raison…Je suis surement un patroneux moi aussi!
Tous les gens qui ont voté Libéral sont donc des malhonnêtes…Et vous avec votre PQ à 31%?
gerarlam
12 mars 2013
22h52
Je crois qu’on en sait assez sur ce qui se passait à Montréal. Qu’on emmène en procès la gang de Laval, et des autrs municipalités qui fonctionnent avec le même pattern, et qu’on commence a enquêter sur la région de la capitale, Québec.
Autrement , beaucoup seront morts avant que le rapport sorte, et on aimerait bien voir ce rapport.
joden
12 mars 2013
23h25
portneuf74
12 mars 2013
20h09
”On a appris que la Commission Charbonneau coûte 1 Million par semaine!!! Continuez-la sans problème, on en a en masse de l’argent au Québec!!!”
Honte à vous !
Même s’il en coutait plus, l’important c’est d,arrêter au maximum les truands à cravate qui volent le peuple.
Vous n’avez aucun respect pour les payeurs de taxes (surtout les petits salariés qui en bavent quotidiennement)
En considérant la plupart de vos commentaires sur ce site vous ètes probablement le modèle parfait du ptit dretteux sans principe ni conscience sociale.
eddypalchak
13 mars 2013
00h53
Il faut permettre à la commission de finir le travail. C’est important pour qu’on ait confiance en la politique.
C’est aussi seulement en épuisant l’affaire qu’on pourra aussi sauver les réputations qui méritent d’être sauvées.
dumontier
13 mars 2013
08h18
Tout ce qui traine se salit! Je ne crois pas nécessaire de tant de proximité pour tracer le portait de la corruption et de la magouille. Je crois qu’il faut laisser à l’UPAC le soin de faire le ménage et à la commission, celui d’en tracer les grandes lignes. Ajouter quelques mois pour élargir le spectre de la corruption au niveau provincial et l’implication des syndicats, ça va. Pour y arriver, il faudrait que la commission siège pendant 16 jours au lieu de 12 et qu’elle soit sur le banc au cours des dix prochains mois. J’aimerais aussi que les deux ministères du Québec, accélèrent la chasse des sépulcres blanchis qui volent + ou- 4 milliards au Québec. Ces braves citoyens qui éludent leurs impôts, qui travaillent au noir et qui payent au noir. Les voleurs, les magouilleurs, les bandits, ce les autres, jamais eux.
nunu
13 mars 2013
08h28
Comme on ne peut pas vous répondre sur votre autre chronique je vous répond ici.
Je croyais que ça rendait meilleur de rencontrer le pape,je vois que ce n’est pas votre cas.
Vous savez aussi choisir l’endroit de vos propos pour qu’ont ne puisse vous répondre.
Habituellement je ne lis pas votre amis Pratte justement parce qu’il a peur de nos opinions.
nenni
13 mars 2013
08h34
Charest avait peut-être raison quand on voit la commission Charbonneau en train d’imploser.
Je trouve dégueulasse que cette commission ne soit qu’un instrument dans les calculs politiques partisans du PQ.
re_re...
13 mars 2013
08h38
@portneuf74
AllOOOO!
Vous pensez sérieusement que c’est lui qui a écrit ça???
Ouch!
jolico
13 mars 2013
12h07
Euhhhhh… nenni???? Êtes-vous là? “Je trouve dégueulasse que cette commission ne soit qu’un instrument dans les calculs politiques partisans du PQ”? Ça veut dire quoi? Vous seriez-vous égaré(e) dans un champs de patates?
bronxy
13 mars 2013
12h38
@ jazzcat: Est-ce vraiment un commentaire? Je veux bien admettre que la mafia est en filigrane de la corruption de la construction, avec beaucoup d’autres, mais enfin…
Prolongation ou non de la Commission Charbonneau? Pour moi c’est oui.
asavaria
13 mars 2013
13h19
@jazzcat
vive wikipedia
johnbull
13 mars 2013
20h15
Bonjour,
Bien sûr, le mandat de la Commission Charbonneau sera prolongé peut être bien si la tendance se maintient soit AD VITAM AETERNAM. Et pourquoi ? Parce que tout simplement que dans une province très mais très pauvre comme le Québec qui s’est toujours « fait vivre » par le Canada depuis toujours porte les citoyens québécois « d’avoir les doigts croches avec l’argent » et surtout les péquistes dont nous verrons le « déculottage en règle » plus tard dans la Commission d’Enquête Charbonneau que c’est BEAU.
Finalement, avant que je pogne les nerfs, démystifions tout de suite la « grande pauvreté du Québec » avec de pauvres nationalistes qui se prennent pour d’Autres, bien souvent . Cette pauvre gang de pieds plats, surtout chez les péquistes n’ont jamais fait des « enfants forts les pôvres ». ARGORDEZ LES ALLER si vous voulez une réponse. Car un grand nombre de ces pauvres dingues et de têtes heureuses pensent que c’est le Québec avec plus ou moins 3 millions de travailleurs qui « paient de l’impôt » qui FONT VIVRE le reste du Canada avec ses 34 millions de Canadiens incluant la province de Québec. Avec plus ou moins 44 % des québécois, surtout les nationalistes qui ne paient jamais une maudite CENNE NOIRE d’impôt parce que les salaires sont trop bas en dessous du seuil de la pauvreté……
Alors qu’avec des centaines de milliers de québécois travaillent dans les autres provinces Canadiennes tout comme le défunt Bloc Québécois et avec les salaires les PLUSSE bas au Canada, comment voulez vous que 3 millions de québécois fassent vivre les 26 millions de Canadiens en DEWORE du Québec qui ont des salaires beaucoup plus élevés…. C’est ça avoir de la tabar… de graine de nationalistes dans le corps qui fait croire aux grenouilles nationalistes de se penser plus grosses que le boeuf . C’est pour tout Ça que votre maudite Cause « PÈTE AU FRETTE », gang de pieds plats comme les péquistes…… Au plaisir, John Bull.
boily jocelyn
14 mars 2013
12h35
14 Mars 2013
Rapport préléminaire
Souvenons-nous que la commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, plus familièrement Commission Charbonneau fut créée à l’automne 2011 et s’est mise en marche en juin 2012 avec différents témoignages démontrant la collution et la corruption à Montréal.
Il faut savoir le mandat de la commission touche tous les organismes publics, incluant les ministères provinciaux, les entreprises gouvernementales telles que la SAQ et Hydro-Québec, les universités, collèges et commissions scolaires, tout le réseau de la petite enfance et les établissements conventionnés, ainsi que le secteur municipal. Elle a également le mandat d’étudier l’infiltration du crime organisé dans la construction en général, donc dans toute l’industrie.
Depuis maintenant neuf mois la commission s’est acharnée sur les dossiers touchant Montréal et et n’a même pas abordé l’infiltration du crime organisé dans les syndicats.
Les commissaires demandent une prolongation de son mandat jusqu’en avril 2015.
Étant donné que l’évidence de la corruption dans les contrats de Montréal a été démontré il serait important que les commissaires produisent un rapport préliminaire sur les constats actuels avant les prochaines élections municipales de l’automne 2013.