Le gouvernement Marois lève l’exigence d’offrir l’enseignement intensif de l’anglais en 6ème année.
Il mandate l’École nationale d’administration publique de réaliser un bilan des deux premières années de cette politique.
Jean Charest a lancé ce programme il y a 2 ans et certaines commissions scolaires en font l’expérience depuis beaucoup plus longtemps.
Pourquoi le ministère de l’Éducation n’a-t-il pas déjà un bilan de ces expériences ?
La ministre Marie Malavoy donne six mois à l’ENAP pour faire un tel bilan. Ce n’est pas très long, donc pas très compliqué. Mais le ministère n’a pas été en mesure de faire le même travail ?
Pourquoi n’a-t-on pas mis en place un suivi serré de ce programme dès le départ ? La première préoccupation d’un gouvernement devrait être d’évaluer les conséquences de ses politiques le plus rapidement possible, non ?
J’ai la même question pour l’enseignement de l’anglais dès la première et la 2ème année du primaire. Cela fait au moins cinq ans que ce programme existe. Or il n’a jamais été évalué par le ministère. Est-ce que ça donne des résultats ou si c’est une perte de temps pour les enfants ? On ne le sait pas.
Je n’aime pas taper sur le dos des fonctionnaires. Mais j’aimerais bien avoir la réponse à mes questions. Est-ce que quelqu’un, quelque part, fait le suivi des politiques mises de l’avant par nos politiciens?
Tags: enseignement de l'anglais, gouvernement Marois, Marie Malavoy

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boledodjavel
10 mars 2013
19h59
je suis de ceux qui croient que l’apprentissage de l’anglais, ou de toute autre langue, le plus tôt possible, aide à la maîtrise du français. Je suis marié à une anglophone. Dès sa naissance, nous avons parlé à notre fils chacun dans notre langue maternelle, elle en anglais, moi en français. On nous avait dit que cela retarderait peut-être son apprentissage du français. Eh bien non. Non seulement notre fils est-il parfaitement bilingue, il excelle en français à l’école. Il termine présentement son Cégep avec un cote r supérieure à 35, entre autre grâce à ses résultats en français et en anglais. Plus on stimule la partie du cerveau lié aux langues, meilleur on est. Évidemment, je parle de mon cas particulier, pas d’une étude, Mais selon mon expérience, le plus tôt on enseigne une langue seconde, le mieux c’est.
flo-rence
10 mars 2013
20h03
Depuis le 29 avril 2003, soit en DIX ans seulement, le Québec a eu SIX ministres de l’Éducation: cherchez l’erreur. En plus, le ministère de l’Éducation porte maintenant un nom absolument unique au monde: ministère de l’Éducation, des Loisirs et des Sports. Ce melting-pot dit explicitement le peu d’importance accordé à l’éducation proprement dite. Dans ces conditions, ne nous étonnons pas qu’aucun bilan n’ait été fait pour l’apprentissage de l’anglais.
M.Wong
10 mars 2013
20h12
Mes employés de mon restaurant chinois se doivent de connaitre l’anglais avant le français. La plupart de mes clients sont anglophones ou bilingues.
M. Wong, restaurateur
goupil
10 mars 2013
20h17
«Pourquoi le ministère de l’Éducation n’a-t-il pas déjà un bilan de ces expériences ?»
Parce que si on demande au mini-stère de s’auto-analyser, il va toujours répondre qu’il a fait la job.
On a déjà vu ça avec la réforme…
cotenord_7
10 mars 2013
20h29
Il est difficile de voir comment l’ÉNAP va pouvoir compléter une étude concluante sur cette question complexe, en à peine 6 mois.
Au fait, l’ÉNAP (= École nationale d’administration publique…) compte-t-elle des départements ou modules spécialisés en linguistique ou dans le domaine de l’apprentissage des langues secondes ?
Je crois que le gouvernement péquiste, et Madame Marie Malavoy en particulier, à l’instigation de la faction du PQ qui est fortement opposée à l’apprentissage de la langue anglaise et à son utilisation au Québec, cherchent simplement à tuer ce programme ou tout au moins à réduire de façon significative son accessibilité, son développement et son efficacité.
gillesfpelletier
10 mars 2013
20h46
Quand j’étais un gamin au primaire, j’aurais souhaité avoir la possibilité d’apprendre plusieurs langues, car pour moi, c’était une façon d’élargir la communication et de fructifier mes talents éventuels de communicateurs. J’affectionnais le latin puisque je l’entendais à la messe et j’appelais ça de l’italien. Puis l’espagnol m’intéressait et bien sûr l’anglais. Cependant pour moi, quand j’avais 8 ans, l’anglais était dans ma perception d’enfant, une langue de riches. Je voulais donc apprendre la langue des riches, car nous étions chez-nous pauvre comme du sel.
J’ai toujours considéré que l’école devrait être un véritable lieu d’apprentissage et avoir la possibilité d’apprendre plusieurs langues serait un avantage considérable pour l’enrichissement des communications. Alors donc, dans une province comme le Québec, si les jeunes étudiants avaient cette chance de pouvoir apprendre plusieurs autres langues, il ne serait sans doute pas nécessaire de devoir légiférer sur le français, car il deviendrait vite la langue commune de base (pour les francophones du moins) et les anglos ne ressentiraient pas de malaises, puisque notre système d’éducation aurait mis l’accent sur l’apprentissage étendu des langues. Mais là, je rêve en couleur, car on sait bien que lorsque l’on préconise une solution au Québec, elle ne trouve jamais d’oreilles. Nous sommes en 2013 et notre Ministère de l’Éducation courre encore après sa queue comme le fait le chat et le chien et durant ce temps, le CONtribuable paye comme un cochon tout ce beau monde qui me paraît avoir les deux pieds dans la même bottine.
Gilles Pelletier, Québec
Gilles Pelletier, Québec
gl000001
10 mars 2013
21h13
Les programmes “garrochés” ne méritent que d’être garrochés aux poubelles. C’est clair. Et l’anglais intensif en sixième a été très mal pensé. Si ils prenaient le temps de bien le faire, ils constateraient que ce n’est pas nécessaire pour tous. J’ai suivi des cours d’anglais à l’école des la 3eme année et je suis beaucoup plus bilingue que des gens qui ont suivi des cours intensifs ou des stages en Angleterre même. Ce n’est pas parce qu’une personne est bonne en anglais qu’elle doit absolument avoir le cours intensif.
L’anglais des la première est essentiel par-contre.
@Mr Wong
Respectable ? Moshe Levy ?
mbmb007
10 mars 2013
21h25
Gaspillage de temps et d’argent…
Une langue s’apprend au contact. Une langue, c’est comme une maladie, c’est contagieux.
Avec toutes les matières nécessaire et tout le matériel qui existe en anglais pour enseigner ces matières, pas besoin d’un cours de langue. Il suffit d’enseigner l’informatique, par exemple et l’anglais va venir tout seul…
Fritz2
10 mars 2013
21h28
@Monsieur Boledodjavel
Je suis dans la même situation familiale que vous et nous avons appliqué la même politique que vous pour l’éducation linguistique de nos enfants. Résultat: ils ont toujours été parfaitement bilingues. Ils ont fait une partie de leurs études en français et une autre en anglais. Ils ont complété des études doctorales en sciences à McGill (à $2000 par année alors que la maternelle quand ils avaient quatre ans, vingt ans plus tôt, nous coûtait $3500 par année – cherchez l’erreur).
Je voyage beaucoup en Europe, notamment aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique et dans les pays scandinaves. Là-bas, tous les enfants apprennent l’anglais à un jeune âge et ils ne s’en portent pas plus mal. Quand je vais dans des réunions d’affaires en Europe, je me sens parfois comme le fou du village: je suis souvent le seul à n’être que bilingue alors que tout le monde autour de moi parle trois ou quatre langues.
Le problème ici est qu’on a une peur viscérale de l’anglais (ou des Anglais). La loi 101, la loi 14, l’OQLF, etc. n’existent pas vraiment pour protéger le français, mais pour réduire la présence de l’anglais dans notre société. Si on voulait vraiment protéger le français, on l’enseignerait de façon convenable au primaire et au secondaire et on le parlerait mieux à la radio et à la télévision. Nous embauchons régulièrement des diplômés universitaires (des francophones de souche qui détiennent des baccalauréats en sciences ou en génie, des M.Sc., des MBA ou des Ph.D.) qui écrivent comme des cancres. Comme la loi 101 n’interdit pas que l’anglais dans l’affichage et dans les menus, on s’en est pris à “pasta” récemment, ce qui nous a valu d’être la risée du monde entier (on m’en a parlé chaque jour lors d’un voyage que je viens de faire en Allemagne.)
mbmb007
10 mars 2013
21h44
C’est drôle que ceux qui ont élevé leurs enfants dans les deux langues n’arrivent pas à admettre que ce n’est pas à l’école que leurs enfants sont devenus bilingues…
cotenord_7
10 mars 2013
21h46
Il est difficile de voir comment l’ÉNAP va pouvoir compléter une étude concluante sur cette question complexe, en à peine 6 mois.
Au fait, l’ÉNAP (= École nationale d’administration publique…) compte-t-elle un ou des départements ou modules spécialisés en linguistique ou dans le domaine de l’apprentissage des langues secondes ?
Je crois que le gouvernement péquiste, et Madame Marie Malavoy en particulier, à l’instigation de la faction du PQ qui est fortement opposée à l’apprentissage de la langue anglaise et à son utilisation au Québec, cherchent simplement à tuer ce programme ou tout au moins à réduire de façon significative son accessibilité, son développement et son efficacité.
carbone-14
10 mars 2013
22h24
Les petites écoles de pensée du Ministère semblent encore comme perdues dans une sorte de flou artistique où une chatte aurait bien du mal à retrouver ses petits, et à commencer par ces bulletins chiffrés sur lesquels on a bien voulu gloser pendant des mois et des mois à peine, en passant par cet enseignement des religions qui est en train de se perdre dans l’indifférence la plus complète; sans oublier cette nouvelle approche des tablettes vues comme le nec plus ultra des apprentissages sans aucun suivi adéquat pour autant, mais bien sûr que ces abbayes de Thélème de Messire Rabelais où chacun faisoit tout comme bon lui sembloit resteront toujours sujettes à quelques expériences nouvelles de plus dans cette quête de sens toujours utile en pédagogie.
À supposer que les élèves n’en savent souvent pas plus que les enseignants en certaines matières comme la comptabilité, les paradigmes de la pensée resteront la plupart du temps tout aussi aléatoires dans l’imaginaire collectif du Ministère qu’une brise légère dans un courant d’air intellectif sans plus. Et faute de comment mieux défini plutôt que de pourquoi plus encadré, les ratons-laveurs resteront toujours des ratons-laveurs dans ce merveilleux petit monde de fonctionnaires qui continueront de tourner en rond pour le seul plaisir de tourner en rond tout comme autant de précieuses gerboises trop heureuses de toujours recommencer les mêmes improvisations pour aussi peu de résultats probants. Alors que faire?
http://wiki.univ-paris5.fr/wiki/Apprentissage
mcdoux
10 mars 2013
22h25
J’ai suivi un cours d’immersion en anglais en 5e année du primaire. La moitié de l’année s’est fait en anglais avec des ateliers, et l’autre moitié était un condensé de ce qu’on aurait du apprendre sur 10 mois. Résultat: je ne parlais pas si bien l’anglais à la fin du programme, et j’ai passé mon année par un cheveu. J’ai plus appris d’anglais en 5 ans au secondaire (dont deux années avec un prof ancien militaire qui nous en a fait travailler toute une!) et avec Bon Jovi et Guns n’ Roses, que dans ces 5 mois condensés. Je suis parfaitement bilingue depuis l’âge de 16 ans.
Je crois plus en un programme équilibré tout le long du secondaire que dans un condensé qui risque de mettre en péril l’année scolaire des enfants. Aujourd’hui, je suis mariée à un Américain (qui parle couramment le français) et nos enfants sont élevés dans les deux langues et sont parfaitement bilingues. L’anglais est une langue facile à apprendre, mais c’est évident que le plus tôt on commence à la parler, le mieux c’est. L’avantage, c’est que ça créée une facilité à apprendre de nouvelles langues. Maintenant, ma fille a hâte d’apprendre l’espagnol!
Fritz2
10 mars 2013
22h30
@Monsieur, Madame ou Mademoiselle mbmb007
Vous avez partiellement raison. Quand des enfants sont élevés dans des familles bilingues, ils acquièrent un avantage linguistique considérable, avant même d’aller à l’école. Pourtant, dans des pays comme le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, etc., on parle habituellement une seule langue à la maison et c’est à l’école que se fait l’apprentissage d’une deuxième langue.
Ici, on a l’avantage d’avoir plusieurs enseignants anglophones. On pourrait peut-être penser à les les envoyer enseigner l’anglais dans des écoles francophones, et vice versa. (C’est probablement plus facile à dire qu’à faire. J’imagine le tollé syndical et politique que ça susciterait. – Un autre petit sujet de discussion pour Monsieur Lavoie…).
gab77
10 mars 2013
22h33
@Fritz
Parfaitement d’accord avec vous. La loi 101, 14 ou l’OQLF n’ont jamais eu comme véritable but la “protection du français” dans le sens propre du terme. ici au Quebec notre définition de protection du français c’est taper sur l’anglais, faire en sorte qu’elle disparaisse parce que nous ne la supportons pas. Retirer l’éducation intensif de l’anglais de l’école primaire ce n’est qu’une manoeuvre idéologique pour faire en sorte que l’esprit de nos jeunes n’intègrent pas une familiarité avec l’anglais a un moment ou l’esprit est malléable. le pq veux que l’anglais soit appris une fois que l’esprit s’est cristallisé autour d’un caractère unilingue francophone. C’est tout. La survie de l’identité québécoise passe donc forcement par l’ignorance. C’est scandaleux mais comme toute personne qui ose questionner les politiques linguistique est perçu comme un traitre ou un faible, alors nous acceptons cette promotion de l’ignorance.
G.Gomez
mbmb007
10 mars 2013
22h43
Carbone-14…
Pour répondre à votre question, je commencerais par apprendre à faire des phrases ’sujet-verbe-complément’… Question d’écrire pour être compris.
lmisslucie
10 mars 2013
22h54
OQLF s’attarde à des peccadilles, c’est ce qu’on lui demande. Je suis toujours surprise de voir les plus grands défenseurs du français au Québec s’acharner à défendre leur propre faible niveau de langage. La langue parlée par plusieurs humoristes n’aurait pas passé le test il n’y a pas si longtemps. Il est rare qu’on ne retrouve pas de graves fautes d’orthographe dans les commentaires des blogues.
Si je sais l’anglais aujourd’hui, je le dois à une très bonne professeure, anglophone, à mes voisins anglophones et à ma volonté de l’apprendre. Jamais je ne maîtriserai cette langue comme le français, mais je considère le fait d’être bilingue comme étant un enrichissement personnel. Il y a tant de points commun entre l’anglais et le français que je ne peux que croire que la connaissance de l’un et l’autre ne peut être que positif.
club_des_ex-lax
10 mars 2013
23h56
C’est simple.
1. Examinons les raisons pour lesquelles le gouvernement Libéral a établi l’anglais intensif en 6ème année:
« À l’aide des données du recensement de 2001, on y compare les revenus moyens des Québécois, selon la ou les langues maîtrisées ainsi que la langue maternelle. Eh bien, les revenus de travail des francophones bilingues seraient 31 % plus élevés que ceux des francophones unilingues. Ce n’est pas rien! Selon Claude Picher, cet écart s’est probablement accru depuis 10 ans. Autre constat intéressant : l’écart salarial entre les francophones bilingues et les unilingues francophones se creuse avec l’âge. Il semble que les francophones bilingues soient plus à même de monter dans la hiérarchie d’une même entreprise alors que les francophones unilingues changeraient plus souvent d’emploi et resteraient donc au bas de l’échelle salariale toute leur vie.» http://www.quialacote.ca/2011/03/pour-ou-contre-la-6e-ann%C3%A9e-en-anglais.html
2. Si les raisons ci-dessus sont toujours valides en 2013, le Parti québecois se trompe.
3. Une étude de 6 mois par des fonctionnaires pour déterminer Si les raisons ci-dessus sont toujours valides est une perte d’argent public et de temps.
jolico
11 mars 2013
00h10
Originaire d’une petite ville qui était presqu’à moitié anglophone, je commençais à parler l’anglais avant d’arriver au primaire. Pourtant, mon français n’en a pas souffert, mais de toute évidence, le français était bien mieux enseigné dans les années 50-60 que maintenant: l’anglais aussi était mieux enseigné car j’écris aussi bien dans les deux langues.
Même dans un épisode de “Les Parent”, on a bien vu que la manière d’enseigner le français est devenue tellement compliquée qu’il n’est pas du tout étonnant que les jeunes en décrochent et n’apprennent pas à l’écrire correctement. En sus, trop nombreux sont ceux qui ne lisent pas assez. On n’apprend pas le français à lire des courriels ou à recevoir et envoyer des textos!
Mjbj
11 mars 2013
00h13
M. Lavoie, je suis “flabbergasté” comme vous. À bien y penser, s’il y avait des évaluations systématiques faites de tous les programmes du Ministère de l’Éducation, y compris et surtout de l’enseignement du français, notre culture serait mieux protégée.
Par ailleurs, oui à l’anglais dès la première année. C’est ainsi que de mon temps j’ai appris qu’il était nécessaire de s’ouvrir à l’autre et que c’était une richesse. On devrait également offrir la possibilité d’apprendre une troisième langue dès le secondaire. Comme Fritz2, qu’elle ne fut pas ma surprise lors d’une réunion internationale de constater que mon voisin français de souche comprenait et écrivait également l’anglais, l’espagnol, le russe et l’arabe.
Marie Malavoy a parlé en septembre dernier de notre retard culturel en matière d’éducation. C’était un bel euphémisme !
sarcelle33
11 mars 2013
06h11
Bravo pour l’apprentissage d’une langue seconde et cela dans tous les pays du monde!
Cependant, c’est louable lorsque la langue des habitants du pays n’est pas menacée.
ce qui n’est pas le cas du français en Amérique du Nord puisque l’anglais est la langue
parlée par 342 millions contre 7.5 millions de francophones.
Il est évident que dans ces conditions d’assimilation, il n’est même pas
nécessaire d’imposer l’enseignement intensif de l’anglais, le milieu s’en
chargera de lui-même.
Quelqu’un pourrait-il informer si l’enseignement du français pour les anglophones
au Québec est aussi obligatoire et sont-ils contraints d’avoir des classes d’immersion
dès le primaire ?
mbmb007
11 mars 2013
06h28
Est-ce qu’on peut commencer à faire la distinction entre “héritage culturel” et “outil de développement économique”?
Ceux qui prétendent que d’autres pays offrent le bilinguisme automatique à leurs nouvelles générations peuvent-ils démontrer les vrais avantages de ce bilinguisme à part de dire que ces pays offrent une “richesse” à leurs nouvelles générations?
Tant qu’à faire, apprenons à boire du vin… Ça aussi c’est se donner un semblant de “richesse”…
nadagami
11 mars 2013
07h40
« Le gouvernement Marois lève l’exigence d’offrir l’enseignement intensif de l’anglais en 6ème année.
« Il mandate l’École nationale d’administration publique de réaliser un bilan des deux premières années de cette politique. »
– — –
Mais aucun mandat accordé qui porterait sur la qualité de l’enseignement du français au Québec?
Parce que, voyez-vous, j’ai des doutes quant à la qualité de l’enseignement du français au Québec. De gros doutes.
Toujours est-il que meilleure est la maîtrise que nous avons de notre langue maternelle plus facile est-il par la suite d’en apprendre une seconde.
Au Québec, le problème ne se situe pas du côté de l’enseignement de l’anglais mais bien du côté de l’enseignement du français.
De toute façon, à quoi bon discuter d’enseignement de la langue française au Québec, ou encore d’enseignement de la langue anglaise, puisque déjà il est reconnu que le Québec francophone passera au cours des années à venir d’un unilinguisme français à un unilinguisme anglais.
Tout cela est fort triste mais, après toutes ces années passées sur le net à lire les commentaires de tout un chacun, j’en suis venu à la conclusion que le Québécois francophone moyen parle en français par défaut et non par amour pour cette langue, et que si la chance lui est offerte de ne pouvoir vivre et travailler qu’en anglais il le fera sans aucune amertume à l’égard de la langue française que tantôt, bientôt, le Québécois francophone moyen ne parlera plus.
Oui, tout cela est fort triste. Mais bon, d’ici là l’ÉNAP aura réussi à un récolté un mandat qui lui rapportera des sous et les fonctionnaires du ministère de l’Éducation de se débarrasser d’un mandat par trop embarrassant.
Daniel Verret Nadagami
babylone
11 mars 2013
07h46
L’absence d’un suivi ou d’une étude sur les bienfaits ou non de l’enseignement de l’anglais dès un jeune âge? Bien simple. Il y a un manque de personnel au Ministère de l’éducation et dans les commissions scolaires!
nadagami
11 mars 2013
07h49
Tiens, puisqu’il est question de maîtrise de la langue française :
- « Mais bon, d’ici là l’ÉNAP aura réussi à un récolté un mandat… »
Oups! « … à récolter… »
– — –
Je veux juste ajouter ceci : j’ai toujours étudié dans des établissements francoquébécois.
Or, sachez que c’est dans ces mêmes établissements que j’ai appris à m’éloigner de la langue française.
Et que ce n’est qu’après avoir quitté les bancs d’école que j’ai repris goût à la langue française, et en particulier à cette langue française propre au Québec francophone.
Daniel Verret Nadagami
wawa_rond
11 mars 2013
08h18
Bonjour M. Lavoie,
Au sujet de l’apprentissage de l’anglais, alors voici.
Lionel Groulx, le chanoîne grand maitre à penser des nationalistes québecois a déjà dit ceci: L’anglais, apprenez-le mais mal.
Etonnant quand même que l’on ait nommé un établissement du savoir (le cégep Lionel Groulx) du nom d’un invididu qui a professé de mal apprendre des choses.
Décidemment, les nationaliste n’auront jamais fini de nous surprendre.
-wawa_rond.
johnbull
11 mars 2013
08h37
Bonjour,
Encore de petites steppettes de nos amis de la pauvre talle de nationalistes du Québec. Car depuis quelques années, nous pouvons tous entendre « à travers les branches » que la très grande majorité de nos nationalistes québécois ne « PARLENT NI N’ÉCRIVENT MÊME PAS » une seule des deux langues officielles du Canada. Et que cette pauvre bande de têtes heureuses se pensent intelligents et des « smattes » en prétextant écrire et parler la langue de Molière. Tandis que cette gang utilisent le gros joual ordurier du Québec tout en se vautrant dans la langue de Bergeron, Tremblay et CIE.
Enfin, afin de se dépatouiller dans la vie et de réussir à tirer son épingle du jeu, cette talle de nationalistes québécois, surtout les péquistes aux pieds plats dans la VIE se doivent d’apprendre au moins une des deux langues officielles, soit la plus nécessaire qu’est l’Anglais. Et après avoir appris la langue de Shakespeare, nos nationalistes seront « plusse équipés » dans la vie pour apprendre ensuite la langue française au lieu du dialecte national qui « CRÉOLISE » la vraie langue de Marianne et de Molière, soit le bon gros tab…. de joual qui se limite à trois ou quatre cent mots inintelligibles pour tous ceux qui s’expriment dans le français international. Au plaisir, John Bull.
tipoporapido
11 mars 2013
08h40
J’ai l’impression qu’une fois que tu maîtrise une autre langue, c’est plus facile d’en apprendre d’autres. Ma fille avait 3 ans lorsque nous avons fait notre premier long voyage(2 à 3 mois d’habitude) au Mexique. Elle maîtrise très bien cette langue. Cette année, elle a fait l’anglais intensif (en 5ième année, choix de l’école) et est sortie première avec un garçon dont la mère est anglophone. Je comprend la ministre de vouloir en savoir plus avant de la rendre obligatoire. Je ne pense pas non plus que tous les enfants peuvent y gagner quelque chose. Mon plus vieux, problèmes d’apprentissage importants et sévères, aurait perdu son temps et sa motivation en anglais intensif. Je ne crois pas au mur à mur pour tous. J’aimerais quand même que le programme reste accessible à ceux qui peuvent le faire. Nous habitons en région, c’est unilingue fracophone, on a besoins d’un coup de pouce supplémentaire pour se mettre à l’anglais, en fait ma c.s. fut l’une de celles choisis pour le projet pilote.
l.moga
11 mars 2013
08h43
Si au moins, on enseignait le français pendant que l’on cherche toutes les raisons d’éclipser l’anglais.
bonserge
11 mars 2013
08h50
J’espère que le questionnement porte uniquement sur la manière de faire et non pas sur l’objectif qui est de former des jeunes qui seront bilingues vers l’âge de 15 – 16 ans.
À mon époque, l’anglais s’enseignait à partir de la 3e année du primaire à coup d’un cours ou deux par semaine et ça se poursuivait jusqu’au cégep. Je connais plusieurs personnes de mon âge qui ont réussit tous leurs cours d’anglais mais qui ne pourraient pas passer une entrevue d’embauche dans cette langue. Je trouve ça dommage pour elles.
Ne soyons pas dogmatiques, l’apprentissage de l’anglais est essentiel. Il faut juste trouver la meilleure façon d’y parvenir.
mbison
11 mars 2013
08h53
être unilinuge à Montreal en 2013 = un handicapé
Mike Bison
erno
11 mars 2013
09h08
Mon fils a suivi sa 6e année en anglais, il y a de celà 20 ans. Aujourd’hui, il mentionne encore que c’est ce qui l’a fait débloqué en anglais. Au secondaire, il était dans les premiers de classe en anglais et ça lui a facilité la tâche à l’université.
Mais ce qui est plus important c’est que ça lui a ouvert les horizons. Dans les voyages ailleurs au Canada ou au USA, on lui laissait commander ses choses et petit à petit il a pris confiance en lui. Il est allé travailler dans l’ouest et aux USA; une fois son coours terminé. Il travaille à Montréal et est celui qui fait la majorité des présentations en anglais aux nouveaux clients.
Ça lui a permis de grimper rapidement les échelons et d’être le premier sur la liste pour les contrats à l’étranger.
Je vous relate ceci parce que ça lui a apporté beaucoup dans sa carrière, ça lui a ouvert les horizons et pourtant le français est toujours sa langue no 1.
Je comprends qu’on ne peut pas l’obliger pour des raisons de logistique, Mais ceux qui ont la chance d’envoyer leurs enfants dans un camp anglophone en bas âge ou dans une école qui offre ce programme, ne la manquez pas.
Pour ma part, je pense que Montréal devrait être une ville bilingue avec préséance du français. Ceux qui travaillent dans les grandes entreprises savent qu’il est impossible quand on est une ville internationale, qui dessert des clients à travers le monde de ne parler qu’une seule langue.
On enlèverait des tas d’irritants en faisant çà. Et, le message serait clair.
erno
11 mars 2013
10h20
J’ajoute un élément à mon commentaire.
La réalité de Montréal et à l’ouest de Montréal est très différente du reste du Québec.
Aussi essayer d’aplliquer une solution à l’ensemble alors que 80% des besoins sont à Montréal, cause des problèmes.
Malgré que, pour un étudiants qui étudie à l’Université Laval et qui espère obtenir des postes intéressants, que ce soit en ingéniérie, informatique, médecine, droit et administration, il doit maîtriser l’anglais.
La réalité de l’internationalisation c’est çà. Aucun pays n’y échappe. En Califormie il y a plus de gens qui parlent espagnol qu’anglais. En Europe, les gens parlent pour la plupart plus de deux langues. En Chine et en Inde, ceux qui traitent avec l’étranger parlent anglais.
jesais
11 mars 2013
10h25
Quand j’étais jeune, il y a soixante ans de cela, il y avait des chars, des trucks, des snows, toutes ces voitures avaient un bumper, un muffler, un hood, un top, un starter, des wippers etc.
Aujourd’hui il y a des automobiles, elles ont des pare-chocs, un silencieux, un capot, un toit, un démarreur et des essuies-glaces.
Ce qui veut dire que le marché de l’automobile s’est francisé, et il n’est pas le seul à mon avis.Pourquoi avoir peur?
Etre bilingue aujourd’hui apporte une sécurité, et je crois que le français devrait être mieux enseigné, et l’anglais aussi.
Depuis les années 60 c’est un gâchis dans toutes les écoles.
pager
11 mars 2013
10h29
Pour ce qui est de l’Anglais: La structure des phrases anglaise (grammaire et syntaxe) doit être correctement assimilée à l’école (primaire, secondaire et même CÉGEP). À ceci, on doit y ajouter un peu de vocabulaire. En d’autres mots, un jeune qui sort du secondaire, doit être en mesure de construire des phrases en Anglais. Aussi, à l’aide d’un bon dictionnaire, la personne doit lire à tous les jours et ce dans sa prime jeunesse car c’est à cette période que la mémoire est la meilleure. Aujourd’hui, il y a toute une panoplie d’outils sur Internet que nous n’avions pas lorsque j’étais jeune (Google traduction, WordReference, …etc). L’APPRENTISSAGE D’UNE LANGUE DOIT SE FAIRE LE PLUS JEUNE POSSIBLE!
Mais, le PQ, ce parti séparatiste constitué d’idéologue est incapable de comprendre cela!
jeanturg
11 mars 2013
10h45
@johnbulll
Cher John – ou cher Bull… – je ne sais pas comment est votre anglais, mais vous écrivez le français (qui n’est peut-être pas votre langue maternelle, comme un mauvais étudiant du secondaire. On a toujours du mal à vous suivre, et cela, quand on y arrive… Mais ce qui est bien pire encore, ce n’est pas tant que vous écriviez mal, mais que «pensiez mal», selon le mot attribué à Beaumarchais. Et je ne vois pas comment vous pourriez tenir les nationalistes, aussi «débiles» qu’ils soient, responsables de votre incapacité.
Retournez donc un peu à l’école – en anglais ou en français, vous avez le choix – pour y apprendre à écrire, mais surtout pour y apprendre à penser. Parce qu’au fond, ça sert surtout à cela de savoir aligner des mots,soit communiquer une pensée.
Quant au «plaisir» que semblez éprouver à chaque nouveau commentaire, il n’est nullement réciproque, je vous assure – si les mots ont encore un sens sous vos doigts.
paulitique46
11 mars 2013
11h05
La ministre Malavoy ne cesse d’évoquer “les impacts” de l’enseignement de l’Anglais. Facile d’interpréter la sémantique péquiste: Les Québecois ne devraient pas apprendre l’Anglais car il vaut mieux pour LA CAUSE les laisser dans l’ignorance, la petitesse et le confinement géographique. Comme père, je suis fier de mes choix: nos 2 fils ont eu la chance d’être exposés dès la maternelle aux deux langues. À la maison, je leur parlais Anglais et leur mère leur parlait Français. Résultat: ils sont aujourd’hui parfaitement bilingues. Quant à l’”impact”…ils maîtrisent parfaitement les deux langues parlées et écrites, mais ne sont pas séparatistes. La ministre a donc raison: gardons nos Québécois ignorants. La cause ne s’en portera que mieux.
Les études d’impact sont inutiles: il suffirait de consulter les ménages qui ont favorisé l’usage des deux langues, et les statistiques économiques de ceux qui ne l’ont pas fait…
Fritz2
11 mars 2013
11h46
@Monsieur, Madame ou Mademoiselle sarcelle33
L’importance de savoir l’anglais se pose de la même façon ici qu’en Europe ou ailleurs. Cette langue est aujourd’hui indispensable pour communiquer avec le reste du monde. Ce n’est pas en n’enseignant pas l’anglais qu’on va empêcher le français de décliner au Québec. Bien au contraire, en ne sachant pas l’anglais, nous allons nous isoler et nous appauvrir encore plus vite.
Il est faux de prétendre qu’on apprend automatiquement une langue pas osmose. C’est vrai pour certaines personnes, mais pas pour toutes. Par exemple, notre Première Ministre et certains de ses ministres n’ont jamais réussi à apprendre l’anglais malgré le fait qu’ils vivent depuis leur naissance dans un milieu où cette langue occupe une place importante (comme ils se plaisent à nous le répéter). Aujourd’hui ils sont handicapés et nous font honte.
Petite remarque sur les conséquences de la loi 101 et sur le discours bête qu’on tient sur l’enseignement de l’anglais aux francophones: aujourd’hui, grâce la la loi 101, les enfants allophones sont trilingues, les petits anglophones sont davantage bilingues que les francophones de souche et ces derniers se classent bons derniers dans la connaissance des langues. Devinez lequel des trois groupes est le plus avantagé quand vient le temps d’obtenir un emploi qui exige de communiquer avec le reste du monde. On peut bien sûr faire sa vie en français au Québec dans certaines occupations, mais celles-ci deviennent de plus en plus rares. Pas besoin d’être bilingue pour faire cuire des hamburgers chez McDonald, mais difficile d’être un caissier unilingue dans les mêmes restaurants.
johnbull
11 mars 2013
11h49
Bonjour,
Bien sûr, en tant que fiers canadiens habitant la province de Québec, nous ne pouvons plaire à tout le monde, cela s’avère aussi vrai que de L’eau de source. L’Anglais se devrait d’être intensif pour toutes les années du primaire et du secondaire afin que nos nationalistes à nous autres apprennent au moins une des deux langues officielles . En apprenant d’abord l’Anglais pour se débrouiller dans la Vie et avoir une ouverture sur le monde en maîtrisant cet « ESPÉRANTO » du temps moderne. Avec cet apprentissage de la langue Anglaise, si vous saviez nationalistes de tout crin et de quelques Ti Poils en arrière cet « immense avantage et plaisir » que de penser en anglais.
Certes, après avoir appris tout en acquérant une solide base dans la langue de Shakespeare, il vous sera plus facile à vous tous les nationalistes québécois, surtout du tapon de péquistes d’enfin apprendre cette langue belle qu’est la langue française tout en rejetant votre bon vieux joual qui « créolise » la langue de Molière. Car les nationalistes surtout de la frange des péquistes, n’oubliez jamais que la langue française avec vous Autres : ANNA BRAILLÉ ÈNE SHOT comme cet essai de Georges Dor, l’auteur de : TA MÉ TU LÀ ? Avec un grand plaisir, John Bull.
mononke
11 mars 2013
11h59
Poser la question c’est y répondre en bonne partie ….Il est certain que le ministère possède des tonnes de paperasses qui font le tour du sujet mais puisqu’on cherche autre chose il est encore plus certains que les conclusions ne sont pas celle qu’on souhaite…
Il est beaucoup plus simple de choisir une institution qui dégage une apparente neutralité mais tout en prenant soin de bien analyser les précédents et de choisir le profil du chercheur dont les conclusions penchent souvent vers celles souhaitées, les naïfs s’y laisseront prendre et d’autres feront semblant, par politesse ou par opportunisme , d’y croire….
Et peut être encore plus probable.. on a une connaissance personnelle ou proche qui a un fils de… qui a besoins de faire sa thèse et on achètera les bonnes grâces d’un directeur complaisant…La cour à ses amis …
Ou pire probablement qu’on a joint l’utile à l’agréable et que c’est un mélange des deux….
Il y a longtemps que la grande cause a cédé sa place à des causes plus personnelles, comme la quête de pension à graduellement remplacé La grande passion, ne cherchez plus de raisons et de motivation complexe pour les choix péquistes restez au b…a…ba qui régule ce qui se passe au raz du sol à la hauteur des tiges de marguerites …
La transparence règne même si elle est probablement bien involontaire….
jazzcat
11 mars 2013
12h07
«Pourquoi le ministère de l’Éducation n’a-t-il pas déjà un bilan de ces expériences ? »
Réponse:
Parce que c’est le Parti Libéral qui a mis ce projet sur pied et ce parti n’en a rien à f*utre de l’éducation des citoyens. Ce qui les intéressent, eux, c’est le financement, surtout celui de leur propre parti.
«Pourquoi n’a-t-on pas mis en place un suivi serré de ce programme dès le départ ?»
Réponse:
1. Voir la réponse précédente.
2. C’est la stratégie des Libéraux: on commande des études ou des projets pour laisser pourrir les recommandations sur une tablette. Du même coup, ils donnent l’impression qu’ils font quelque choses tout en donnant de l’argent à leurs amis. Parmi les innombrables exemples, j’en prends celui des TBI. Le frère d’un ancien premier ministre s’est fait du cash avec ce projet, mais personne au PLQ n’a daigné donner de précisions sur l’utilité et l’impact réel des TBI dans les classes, tout en omettant de donner une formation adéquate aux enseignants. Résultat: des centaines de milliers de dollars donner aux amis du parti pour un produit qui n’aurait jamais dû être vendu en si grand nombre avec si peu d’encadrement et si peu d’impact sur les jeunes.
Pour ce qui est de l’anglais, ne vous en faites pas car les cowboys de l’ouest rêvent de nous tasser dans un coin pour mieux nous assimiler. Un jour ou l’autre, nous apprendrons l’anglais malgré nous, sous le regard niais des fédéralistes québécois et leur comportement de femme battue habituel.
pourvoyeur
11 mars 2013
12h40
@sarcelle33
No vous en faites pas pour les anglos d’aujourd’hui, ils ont compris. Ils envoient massivement leurs enfants en français au primaire et secondaire pour ensuite les envier dans les universités anglophones un peu partout dans le monde. Situation parfaite si vous voulez mon vis. Pendant ce temps, on a qu’à écouter Marois lors de sa visite aux USA pour se convaincre que la situation inverse ne fonctionne pas.
pager
11 mars 2013
13h11
wawa_rond
11 mars 2013
08h18
“Décidément, les nationalistes n’auront jamais fini de nous surprendre.
-wawa_rond.”
Le Nationalisme. c’est la pire plaie d’un peuple…à preuve tous les peuples qui ont pratiqué le Nationalisme à outrance (Allemagne, Japon…) se sont rivés le nez!
gillesmenard
11 mars 2013
13h42
Mes enfants parlent trois langues et ils sont très séparatistes.Ils parlent français,espagnol et portugais.
siromar
11 mars 2013
14h01
Ç’est vrai que le Québec est une petite région où on parle français dans un continent anglophone, mais l’opportunité de se distinguer et de se développer est d’être bilingues. Chercher de créer un petit zoo où le monde vient visiter une espèce en extinction qui ne parle que le français comme si on était un arrondissement parisien est vraiment pathétique.
jazzcat
11 mars 2013
14h04
Je plains les amis, s’il en a, de JEAN LE TAUREAU. À voir sa frustration apparente, c’est clair qu’il compense un manque de quelque chose par du négativisme. J’aurais envie de dire que je plains sa conjointe, mais personne ne voudrait rester avec un frustré de la sorte.
Heureusement pour le reste d’entre nous qui sommes normaux, ces types-là sont marginales et restent seuls par leur propre faute.
lacboucane
11 mars 2013
14h23
Le gouvernement Marois, comme les gouvernements péquistes précédents ne tient pas à ce que les jeunes apprennent bien l’anglais. C’est correct pour l’élite de bien parler anglais, mais pour le petit peuple, pourquoi ?
Je crois fermement que si l’anglais était aussi bien enseigné à nos jeunes que le français aux anglophones de Montréal, ce serait un atout pour tout le Québec
roger.gravel.33
11 mars 2013
14h55
J’ai 78 ans. Quand j’étais jeune, les plus riches et les plus instruits étaient à peu près tous bilingues, comme aujourd’hui d’ailleurs. Je crois que ce serait un beau geste égalitariste que de partager ce savoir essentiel avec toute la population. Il est regrettable de le dire, mais si l’on est éduqué uniquement en français, on se trouve à demi instruit. En donnant à tous les jeunes accès à l’anglais, pour une fois on ne pourrait plus dire que plus ça change, plus c’est pareil.
Roger Gravel
gab77
11 mars 2013
15h13
allophones = trilingues
anglophones = bilingues
francophones = unilingues
Maîtres chez nous. Auteurs de notre propre misère.
johnbull
11 mars 2013
15h27
Bonjour,
Au nationaliste et surtout péquiste, soit le JAZZCAT, il est certain que les nationalistes québécois ne m’aiment pas. c’est bien évident. Un peu d’Anglais intensif ne ferait pas de tort à de pauvres types qui « PENSENT PAR LES RACINES ». Et surtout qui détestent à peu près tout le monde. Donc, pas étonnant de me sentir détesté ITOU comme y disent en joual.
En terminant, JAZZCAT, vous devriez lire de Georges Dor en plus de : ANNA braillé ène shot et son autre bouquin : Ta mé tu là, soit : Ta mère est elle là ? Donc, je vous suggère du même auteur et chansonnier son essai : CHU BEN COMME CHU….. Avec plaisir, John Bull.
bazingotcha
11 mars 2013
15h38
M. Lavoie, vous posez-là plusieurs questions fort pertinentes se rapportant toutes à un un enjeu fondamental: Les mesures mises en place par le MELS pour améliorer l’apprentissage de la langue anglaise au primaire sont-elles efficaces?
Or, aucune publication au MELS n’est effectivement disponible à cet effet. Est-ce à dire que rien n’a été fait au cours des 5 dernières années en matière d’évaluation des programmes et des mesures en anglais? C’est possible! Chose certaine, votre article est nécessaire. D’abord parce que le MELS va probablement se questionner suite à celui-ci! C’est comme ça que ça marche maintenant. Dans un contexte de ressources limitées et de promesses illimitées, le MELS travaille lui aussi de plus en plus en “réaction” aux nouvelles, plutôt qu’en cohérence avec ses orientations. La Direction de la communication et Direction de l’évaluation du MELS devraient avoir des éléments de réponse à vos questions. Qu’en est-il?
pager
11 mars 2013
15h59
@gillesmenard
11 mars 2013
13h42
“Mes enfants parlent trois langues et ils sont très séparatistes.Ils parlent français,espagnol et portugais.”…Pourriez vous leur suggérer d’apprendre l’Anglais. Au cas où vous ne le sauriez pas, l’Anglais c’est la langue INTERNATIONALE!
souverain
11 mars 2013
16h27
@levigilant 10 mars 2013 22h02
Vous écrivez : «…Si jamais vous disposez d’un peu de temps libre pour la lecture, je vous suggère la lecture des 3 tomes du Jésus de Nazareth de Benoît XVI. Sublime, il répondra à vos objections…(toutes?)!»
Moi aussi, cher «vigilent», j’ai de la lecture pour vous concernant une secte qui vous tient à cœur :
« La face cachée de l’Opus Dei…» par Bruno Devos, ancien numéraire de l’Opus Dei installé en Pologne….
«….Joseph Ratzinger n’ignore pas la nature exacte de l’Opus Dei ; dans les années 60 il a cofondé la revue Communio avec le théologien suisse Hans Urs von Balthasar, mis à l’index par la secte… et pour cause : le célèbre théologien avait accusé l’oeuvre de relever de l’intégrisme catholique !
L’Opus Dei est un système fermé, totalitaire, destructeur qui au nom de Dieu, coupe ses membres du monde pour les robotiser. D’après des statistiques internes à cette secte fondée en 1928 par un franquiste, Josemaría Escrivá de Balaguer béatifié par le pape Jean-Paul II en 1992 : sur dix personnes qui entrent dans l’Opus Dei, sept en ressortent… dans un état physique et psychologique déplorable. Chaque adepte, dès qu’il entre dans “l’oeuvre de Dieu” ne s’appartient plus, il est pris en charge, contrôlé, carrément broyé. Et gare au déviant et même à celui qui veut simplement revenir dans le monde des vivants, l’Opus Dei détient un dossier personnel sur chacun, tout y est noté : ses idées, ses contacts, sa personnalité et ses incartades.»
Et encore :
Véronique Duborgel (Elle aussi ancien membre de l’Opus Dei).
Mère de neuf enfants (la dernière a 9 ans) cette femme de 44 ans, a été membre de l’Opus Dei de 1983 à 1996.
Après une longue procédure de divorce (son mari était aussi engagé dans la même organisation), cette mère de famille strasbourgeoise, aujourd’hui assistante maternelle, raconte, dans un livre qui vient de paraître*, « l’enfer » qu’elle y a vécu.
Inédit, ce témoignage sur les coulisses de l’Opus Dei jette une lumière crue sur les pratiques de cette institution catholique très conservatrice, régulièrement présentée comme une société secrète à l’influence occulte…
Alors cher vigilent, je suis impatient de lire les commentaires des membres de l’Opus Dei qui écument les blogues depuis quelques jours… !
Robert Alarie
nadagami
11 mars 2013
18h10
@ pager :
- @gillesmenard
11 mars 2013
13h42
« Au cas où vous ne le sauriez pas, l’Anglais c’est la langue INTERNATIONALE! »
– — –
Au cas où vous l’ignoriez, je tiens à vous préciser que l’Anglais n’est pas une langue mais bien une personne.
L’anglais est une langue mais pas l’Anglais, bien que celui-ci en possède une.
L’Anglais parle en anglais et non pas l’anglais parle en Anglais.
Daniel Verret Nadagami
martind2
11 mars 2013
18h14
J’aimerais bien connaître les études (?) qui ont poussé les libéraux à établir l’enseignement (saupoudrage) de l’anglais dès la première année du primaire.
On entend souvent que les enfants sont des éponges et qu’il faut commencer l’enseignement des langues le plus tôt possible mais je trouve assez intéressant de voir l’expérience de certains pays européens : http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR_HI.pdf
Si la tendance est effectivement à un enseignement de plus en plus précoce des langues étrangères, il est surtout intéressant de constater que, dans les pays dont les majorité des habitants maîtrisent réellement au moins une langue étangère, c’est souvent vers la fin du primaire que commencerait l’enseigement d’une première langue étrangère (10 ans aux Pays-Bas et en Flandre, 9 ans au Danemark). Par contre, il est évident que l’enseignement est intensif à partir de ces âges mais les jeunes auront eu au moins quelques années pour se faire une bonne “base” dans leur langue nationale. Enfin, souhaitons-nous que nos enfants parlent l’anglais comme les jeunes Danois et Néerlandais ou plutôt comme les Espagnols et Italiens ?
(Et petite parenthèse : dans les pays nordiques, les films étrangers sont présentés en version sous-titrée et non pas doublée. Comme le doublage constitue une véritable industrie au Québec, ce n’est malheureusement pas une option des plus envisageables ici mais ce ne serait peut-être pas une habitude à exclure non plus).
gato
11 mars 2013
18h17
Ce n’est pas l’existence de ce programme qui est en jeu, c’est l’universalité, l’obligation de le suivre. De plus, beaucoup d’élèves ont du mal à suivre un programme régulier en dix mois. Pourtant je lis ici de nombreux commentaires de gens qui semblent ignorer ces deux faits ou qui l’occultent volontairement.
Une des conditions du programme d’anglais intensif à St-Eustache il y a dix ans (lorsque ma fille l’a suivi) était d’avoir de bons ou d’excellents résultats scolaire. L’expérience leur avait montré qu’un élève qui avait eu 61% en cinquième année échouerait probablement avec le résultat final qu’il écopera en première année de secondaire.
Pour moi il n’y a pas besoin de telle étude car la réponse me semble claire. Il faut rendre ce programme le plus disponible possible, mais pas obligatoire. Et si on créé une telle obligation pour les élèves francophones, il faut la créer aussi pour les autres, question que je puisse me faire servir en français partout.
gillesmenard
11 mars 2013
19h00
Si le Canada est un pays bilingues alors essayez voir de vous faire servir en français à Winnipeg ,Toronto et Saskatoon?????
Gilles Ménard
pager
11 mars 2013
19h03
@nadagami
11 mars 2013
18h10
Vous avez raison…Merci pour la précision!
11 mars 2013
18h10
seline
11 mars 2013
20h02
Quand cesserons-nous de voir l’apprentissage de l’anglais comme une question politique plutôt que de le considérer comme l’acquisition d’un outil supplémentaire, voire indispensable, pour fonctionner dans un monde où cette langue est devenue le dénominateur commun pour se comprendre entre nations de langue différente?
Apprendre l’anglais, c’est ajouter une flèche à son arc, se donner accès à une autre culture, ouvrir ses horizons pour aller au delà des frontières du Québec tant pour le travail que pour le voyage. Cela est vrai pour l’anglais et pour tout autre langue. Mais il demeure que, de nos jours, c’est l’anglais qui est la langue seconde la plus commune et le nier ne nous avancera en rien.
Vous me direz qu’en Scandinavie, les enfants peuvent bien apprendre l’anglais; les pays de cette partie du monde ne sont pas entourés par une mer anglophone. C’est un point de vue. Pour ma part, je constate que l’apprentissage de la langue maternelle dans les pays européens se fait de façon beaucoup plus rigoureuse. N’est-il pas là le problème?
pager
11 mars 2013
21h29
@seline
11 mars 2013
20h02
“Quand cesserons-nous de voir l’apprentissage de l’anglais comme une question politique plutôt que de le considérer comme l’acquisition d’un outil supplémentaire, voire indispensable, pour fonctionner dans un monde où cette langue est devenue le dénominateur commun pour se comprendre entre nations de langue différente? ”
D’accord avec vous:
Que voulez vous…Nous avons élu un gouvernement qui est encore sur les plaines d’ABRAHAM!
cotenord_7
11 mars 2013
22h23
@ wawa_rond (commentaire « 11 mars 2013 08h18 ») :
Je crois que les paroles que vous attribuez au chanoine Lionel Groulx (1878-1967), l’historien prolifique qui a donné son nom au cégep Lionel-Groulx et à la station de métro du même nom, sont en fait dérivées de paroles dites par Monseigneur Louis-François Laflèche (1818-1898), lors du «Sermon de la Saint-Jean» que Mgr Laflèche a prononcé à Ottawa le 25 juin 1866, un peu plus d’un an avant le début de la Confédération canadienne.
Vous pouvez lire le texte du Sermon de la Saint-Jean de Mgr Laflèche en ouvrant le document PDF suivant, publié par La Bibliothèque électronique du Québec :
http://beq.ebooksgratuits.com/pdf/Lafleche-sermon.pdf
Le Sermon de la Saint-Jean de Mgr Laflèche, considéré comme l’un des grands discours historiques du nationalisme canadien-français du 19e siècle, met l’accent sur ce que le prélat considérait être les deux grands piliers de l’identité nationale canadienne-française, la langue et la foi, que l’orateur considérait indissociables l’une de l’autre.
Ainsi, à la page 11 du document PDF, vous pouvez lire ce qui suit :
«D’où l’on conclut qu’une nation qui a conservé ses caractères nationaux, a conservé sa langue et sa foi, et que celle qui les a tous perdus, a perdu aussi la langue et la foi de ses pères. »
Les paroles de Mgr Laflèche ne sont pas exactement celles que vous avez utilisées dans votre texte. Laflèche ne préconisait pas d’apprendre mal la langue anglaise, mais de ne la parler que dans la mesure du nécessaire.
Voyez ces citations provenant du document PDF :
«Nous sommes, il est vrai, dans une situation particulière, placés au milieu de nationalités différentes. Nous devons assurément respecter les autres nations. Mais il se produit un fait regrettable ; c’est qu’un grand nombre d’entre nous parlent trop la langue étrangère.» (citation tirée de la page 12 du document PDF)
«Mes frères, je ne vous dissimulerai en rien ma pensée : la plus lourde taxe que la conquête nous ait imposée, c’est la nécessité de parler la langue anglaise. Il est à propos, je l’avoue, que plusieurs sachent parler l’anglais, mais de cette taxe, ne payons que le strict nécessaire. Que les hommes d’affaires qui n’ont pas d’autres moyens de gagner leur vie, que les hommes publics qui sont obligés de discuter les intérêts de la nation, avec nos compatriotes d’origine étrangère, l’apprennent, c’est bien. Mais faudra-t-il pour cela que toutes nos conversations ou nos discussions se fassent dans la langue étrangère ?» (citation tirée de la page 13 du document PDF)
«Je le dis donc de nouveau, la plus lourde taxe que la conquête nous ait imposée, c’est la nécessité d’apprendre l’anglais. Payons-la loyalement, mais n’en payons que le nécessaire. Que notre langue soit toujours la première. Tenons à parler la première langue de l’Europe ; et fortifions, chez nous, ce puissant lien national.» (citation tirée de la page 14 du document PDF)
Le reste du Sermon de la Saint-Jean de Mgr Laflèche vous donnera une idée de son analyse de la situation linguistique et religieuse des Canadiens français du Québec et de la diaspora nord-américaine, au milieu du 19e siècle.
Pour en savoir plus sur Mgr Laflèche :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Fran%C3%A7ois_Richer_Lafl%C3%A8che
http://biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=6207
Le chanoine Lionel Groulx, quant à lui, s’est illustré par une œuvre très abondante, dans laquelle il a exposé entre autres son concept de la «pureté de la race» des Canadiens français, concept qui suscite beaucoup moins l’unanimité aujourd’hui qu’au début du 20e siècle, il va sans dire…
Lionel Groulx a aussi été accusé d’avoir été un antisémite, et une polémique a opposé et oppose probablement toujours des historiens du Canada (au Québec et dans le reste du pays) à ce sujet.
johnbull
11 mars 2013
22h32
Bonsoir,
En réplique à Monsieur Gilles Ménard, il y a bien assez que d’être nationaliste québécois, il ne faut pas être niaiseux en plus, surtout avec plein de fautes dans un français approximatif et tout à fait charrié pour le bûcheron que je suis encore. qui met dans ce cabochon des nationalistes de telles futilités rien que pour se faire voir ou bien pour niaiser ? Le Canada est TOUT À FAIT BILINGUE D’UN OCÉAN À l’AUTRE dans ses institutions………. C’est ça la loi sur le bilinguisme officiel, hos….
En plus de vous faire vivre comme province, pour certains nationalistes , faudrait il parler votre langue en plus ??? Tandis que vous Autres les nationalistes avec votre tab……. de joual, vous n’écrivez ni ne parlez ni l’Une ni l’Autre……. Cela m’écoeure…… John Bull.
gillesmenard
12 mars 2013
22h42
@johnbull
Vos pilules semblent trop fortes ,vous devriez demander à votre praticien de modifier votre dose.
Gilles Ménard
desorties
13 mars 2013
11h26
Les enfants peuvent tout apprendre…En ce qui concerne les langues dès la Maternelle on pourrait les initier à l’Anglais de sorte qu’en 6iè année ils seraient bilingues.
Ne pas sous estimer leur capacité d’apprendre. D’ailleurs les adolescents écoutent des chanteurs anglophone et les connaissent mieux que Gilles Vigneault et J.P. Ferland. Il faut se rendre à l’évidence. Nous sommes entourés de 235,000,000 anglophones les USA compris. Nous avons absolument BESOIN de l’anglais pour vivre et survivre….Les anglophones n’ont pas besoin du FRANÇAIS…cependant par culture et ouverture d’esprit ils pourraient se forcer pour l’apprendre au Québec.Depuis qu’ils nous côtoient chaque jour.
En Europe il n’est pas rare de voir un citoyen parler: allemand, italien anglais, français.
Une identité ça ne se perd pas comme on perd son chapeau.
Et les farouches défenseurs de l’unilinguisme ne sont pas des modèles
du bon parler français. La qualité ne les préoccupe pas.
je n’ai jamais vu de Manifestations pour la QUALITÉ du français.