Les péquistes sont forts sur la sémantique, on en a eu la preuve encore une fois au Conseil national.
L’aile jeunesse du parti a fait adopter une résolution en faveur du gel des droits de scolarité.
Mais la première ministre Pauline Marois a fait valoir, en point de presse, que l’indexation équivaut au gel.
Elle a raison, mais est-ce vraiment ce que demandent les associations étudiantes? Bien sur que non.
Pour éviter de mettre leur gouvernement dans l’embarras, les jeunes péquistes ont accepté d’ajouter les mots suivants à leur résolution demandant le gel: «ou toute autre position permettant de diminuer l’endettement étudiant et de maintenir l’accessibilité aux études supérieures».
Bref, le gouvernement peut aller de l’avant avec l’indexation.
Simple, n’est-ce pas? Il suffisait d’y penser…
Vous ne comprenez pas? C’est normal.
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