Gilbert Lavoie

Archive du 20 avril 2012

Vendredi 20 avril 2012 | Mise en ligne à 20h56 | Commenter Commentaires (173)

Ma proposition pour sortir de la crise

Il sera toujours temps de faire porter le blâme aux parties impliquées dans le conflit sur les frais de scolarité. Mais auparavant, il faut trouver un moyen de sortir de cette crise. Voici ma proposition. À vous d’offrir les alternatives.
GL
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Toute sortie de crise doit reposer sur un compromis. Les deux parties doivent être en mesure de montrer des gains. Casser les reins de la partie adverse peut sembler attrayant. Mais dans le cas qui nous intéresse, ce serait la pire des stratégies de la part d’un gouvernement qui mise vraiment sur la jeunesse.

Les discussions que la ministre Line Beauchamp espère entreprendre la semaine prochaine avec les leaders étudiants devront donc comporter des éléments de compromis.

Il saute aux yeux que le gouvernement ne peut pas reculer sur le dégel des droits de scolarité. Mais il est tout aussi évident que les leaders étudiants les plus modérés ne pourront pas retourner devant leurs membres sans avoir une offre à leur soumettre.

Si le compromis est impossible sur le principe du dégel, il est certainement possible sur ses modalités.

Peu importe la nature des discussions à venir, il y a urgence de reprendre les cours très rapidement. À cette urgence s’ajoute le climat de crise et la violence quotidienne qui paralysent nos institutions d’enseignement.

Il faut donc trouver une formule pour ramener la paix sur les campus sans délai. Cette formule pourrait passer par la mise sur pied immédiate d’une commission parlementaire en retour de la fin de la grève.

La mise sur pied d’une telle commission devrait se faire sans conditions autres que le retour en classes. Ce qui veut dire que le gouvernement accepterait de facto d’y entendre les étudiants et tous les intervenants du monde de l’éducation sur les droits de scolarité. Il répondrait ainsi à la principale exigence des leaders étudiants qui demandent depuis le début de rencontrer la ministre Line Beauchamp sur le sujet. Une telle offre, si elle était acceptée, aurait l’avantage de ramener la discussion au sein de nos institutions démocratiques, au lieu d’en faire un rapport de forces impliquant les tribunaux et l’escouade anti-émeute.
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Les commissions parlementaires peuvent jouer un rôle important dans nos institutions politiques. La tenue d’une commission sur les droits de scolarité jouirait d’une grande visibilité. Jean Charest ne pourrait pas balayer ses recommandations du revers de la main. Les libéraux seraient sous pression de faire passer la recherche de solutions avant le partisanerie.

L’autre avantage d’une commission parlementaire serait d’amener tout le monde à se commettre. Ce serait un peu l’équivalent du sommet que promet Pauline Marois pour discuter du financement des universités et des droits de scolarité.

Après avoir entendu tous les intervenants, les partis politiques devraient «se mouiller» sérieusement. Une proposition de la commission parlementaire recueillant l’appui des principaux partis aurait beaucoup plus de crédibilité et de poids politique qu’une offre du gouvernement.

Peut-être que je rêve en couleur… Peut-être qu’il est irréaliste d’imaginer une discussion aussi sereine au moment où les partis politique affutent leurs armes en vue de la prochaine campagne électorale. Mais on a vu les politiciens, dans le passé, unir leurs efforts dans des situations de crise où la paix sociale est menacée. Il me semble que la situation actuelle commande un tel effort.

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Vendredi 20 avril 2012 | Mise en ligne à 15h58 | Commenter Commentaires (144)

Profondément écoeuré!

Les scènes de violence et de vandalisme que l’on voit à Montréal depuis le début de la journée sont carrément inacceptables.

À qui la faute? On cassera du sucre tant que l’on voudra sur le dos des policiers, il y a, parmi les manifestants, des casseurs qui n’ont rien à voir avec la cause des étudiants.

Gabriel Nadeau-Dubois, pour un, doit dénoncer sans délai cette violence.

Du coté gouvernemental, on doit bouger rapidement pour mettre fin à cette crise.

Et oui, vous avez totalement raison: les blagues de Jean Charest ce midi étaient indignes d’un premier ministre dans les circonstances. Il doit présenter des excuses.

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