Gilbert Lavoie

Gilbert Lavoie - Auteur
  • Gilbert Lavoie

    Chroniqueur au SOLEIL, Gilbert Lavoie est également publié dans les pages du quotidien Le Droit d’Ottawa, dont il a été le rédacteur en chef avant d’occuper la même fonction au SOLEIL de 1994 à 2001.
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    Samedi 29 octobre 2011 | Mise en ligne à 18h10 | Commenter Commentaires (50)

    Les chanceux!!!

    Première tempête de neige sur la Nouvelle-Angleterre cette fin de semaine…

    Les chanceux! Je sais qu’en mars, on a hâte d’en finir avec la neige, mais dès que novembre arrive j’ai hâte.

    Un paysage tout blanc, les sports d’hiver, le plein air bien emmitouflé, et les soirées relaxes à la maison avec un petit lainage pour le confort.

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    • Enfin, un québécois qui ne déblatère pas contre l’hiver.

      Il y en a à chaque année, aussi bien trouver leur beau côté et arrêter de se plaindre.

      Puis, rien n’empêche de ne pas détester l’hiver et de quand-même apprécier le retour du beau temps en mars…

    • En effet M. Lavoie, ils sont chanceux.

      Étant un amateur de ski alpin, je suis impatient de voir les premiers flocons :/

    • mon cher Gilbert,
      J’entends la voix d’un gars du Bas, un gars de Rimouski, un ancien du séminaire de Rimouski, l’alma-mater du grand Gilles :
      Mon pays ce n’est pas un pays, c,est l’hiver..
      moi- le gars élevé sur l’asphalte- je rêve que lapremière neige arrive vers le 15 janvier …pour jouer au golf encore une 50taine de fois.
      yg

    • Bonjour monsieur Lavoie,

      Vous êtes le fier descendant des pionniers qui ont fondé la Nouvelle-France.

      Quant à moi, j’aurais préféré que mes ancêtres demeurent en Normandie.

      L’automne et l’hiver, pour moi, c’est la tristesse, l’anti-chambre de l’Au-delà.

      Je gèle, ma voiture ne démarre pas, l’ensoleillement est homéopathique, les factures de mazout et d’électricité sont astronomiques, les conduites d’eau éclatent…et je traîne mon tube de Préparation H.

      Je n’aime pas le hockey, je ne peux plus pratiquer le ski.

      Il me reste le patinage artistique à la télé.

      C’est avec plaisir que pendant deux mois, je m’en irai à la chaleur en songeant que je suis près de la dernière saison de ma vie.

      Mais grâce à l’internet, je reste en contact avec ce qui se passe ici.

      Merci pour votre blogue qui nous offre toujours, ou presque, des sujets intéressants.

      Çà réchauffe de vous lire de même que les commentaires que vous suscitez.

      Avec Chantal Hébert, Vincent Marissal, J.Jacques Samson et quelques autres trop peu nombreux, vous faites partie du top des journalistes du Canada-français.

    • Y a pas de presse, l`hiver est déjà assez long.

    • Amen,
      Autant je déteste la conduite dans la “sloche” et les problèmes de circulation, autant j’adore cet air pur et les plaisirs des sports de glisse.
      C’est la beauté avec notre pays : 4 belles saisons permettant autant de variété d’activités.

    • Chaque saison a ses beautés, moi ma période de l’année préféré est précisément ce temps-ci, je dirais de la mi-septembre à la mi-novembre.
      L’hiver, je déteste pas, j’aime bien les promenades un bel après-midi de janvier, quand la neige craque sous nos pas.
      Ensuite arrive le doux printemps et les filles enlèvent des pelures, finalement quand arrive l’été, il ne leur en reste presque plus… :-)

      Que fesiez vous il y a trente ans aujourd’hui?

      http://www.youtube.com/watch?v=Koz2ko08rL4

    • votre exposé prend à peine 3 courts paragraphes.
      Et votre style est simple: un sujet, un verbe, un attribut.
      Pourquoi ne pas donner des cours à une de vos consoeurs qui prend 3 longs paragraphes pour une simple entrée en matière.
      Verbiage…
      yves graton

    • Quand j’étais tout petit à Saint-Anaclet, j’étais toujours émerveillé de voir passer ces magnifiques “Bombardier” noirs avec leurs hublots et leurs roues tournant dans de longues chenilles et leurs skis effleurant les épaisseurs de neige blanche. Parfois, des enfants du village s’amusaient à tirer avec une corde un jouet en forme de ces “Bombardier” dont ils essayaient de faire toutes sortes de prouesses pour se jouer de l’hiver. Un hiver à Saint-Anaclet c’était aussi de voir ces jolies carrioles avec des chevaux portant ces grelots qui se rendaient à l’église pendant que dans une nuit étoilée, il tombait ces millions de flocons comme pour faire office de confettis sur ce trafique de l’époque avec des moteurs à crottes. Quand la messe de minuit était terminée, le bedo (Tibert Lavoie, celui de mon enfance) sonnait ces magnifiques cloches au son divin qui annonçaient la bonne nouvelle d’un Sauveur nouveau-né et chevaux et carrioles se plaçaient pour faire monter ces joyeux campagnards sous une couverture de fourrure avec quelques briques chaudes pour parcourir les rangs et s’en retourner dans ces maisons paisibles où des odeurs de bonnes nourritures nous enivraient pour si longtemps que c’en était merveilleux.

      Ah que l’hiver a de ces souvenirs parfois . . . merveilleux.
      Gilles Pelletier, Québec

    • L’hiver c’est magnifique à la campagne..mais en ville Ishhhh!

    • L’hiver!

      Le hockey, le ski, les sillages dans la neige blanche, les flocons qui brillent, l’air glaciale si agréable à respirer.

      On peut se compter chanceux d’avoir cette si belle saison. Des millions, des milliards de gens ne verront jamais les paysages féeriques hivernales.

      Mais ce qui est le plus merveilleux avec l’hiver, c’est qu’il rend l’été encore plus enviable et magnifique à nos yeux.

      Vivement l’hiver qui, en février, me fera rêver du soleil chaud.

    • Dans les régions montagneuses du New Hampshire, du Vermont ou du Maine, c’est peut-être une bonne nouvelle, car il y a là-bas beaucoup de skieurs et de gens qui vivent du tourisme hivernal.

      Mais dans les villes industrielles du sud de la Nouvelle-Angleterre, comme Lowell (Mass.), Manchester (NH), Nashua (NH) ou Woonsocket (RI), ou beaucoup de nos « cousins » franco-américains sont installés, je ne suis pas convaincu qu’on soit enthousiaste devant la perspective de recevoir de 6 à 12 pouces de neige pesante et mouillée, qui va nuire à la circulation automobile, causer des accidents et des attaques cardiaques (pour les pelleteurs en mauvaise forme physique), et qui risque de fondre dans les semaines qui vont suivre.

      L’édition d’aujourd’hui du journal Union Leader de Manchester indique que l’on se prépare à la tempête. Voyezx cet article où une photo montre la commis aux ventes Lynn L’Abbee de la quincaillerie ACE Ben Franklin de Raymond (NH), qui s’occupe de l’approvisionnement en sacs de granules déglaçantes :

      http://www.unionleader.com/article/20111029/NEWS11/710299995

      Le même numéro du quotidien Union Leader nous apprend aussi que des réservistes du New Hampshire, dont le Guardsman Corey Belanger de Nashua, s’apprêtent à partir pour Une mission en Afghanistan.

      http://www.unionleader.com/article/20111029/NEWS10/710299985

      Pour la grand-mère de Corey Belanger, Alice, la mission de son petit-fils en Afghanistan est sans doute un sujet plus important que la tempête de neige qui va bientôt balayer Nashua et Manchester…

      Ce qui est une bonne nouvelle pour les uns n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour d’autres, et ce qui est une nouvelle importante pour certains n’est pas nécessairement une nouvelle importante pour d’autres…

    • Je ne hais pas l’hiver, mais je trouve qu’il dure un peu longtemps. En hiver, ma température idéale le jour se situe entre moins 5 et moins 15 degrés… et durant l’été entre 20 et 24 degrés. En dehors de ces deux fourchettes de température, j’essaie de faire avec, en me disant que je n’ai pas à vivre avec des ouragans ou des typhons, de gros tremblements de terre, des éruptions volcaniques dévastatrices, des tempêtes de sable et des nuées de sauterelles. En fin de compte, je me dis depuis quelques décennies que vivre dans le Sud du Québec, ce n’est pas si pire.

      Si vous voulez vous plaindre, faites donc, mais ne venez pas vous plaindre (encore une fois) de développer un ou deux ulcères.

      Quant à moi, je retourne à la lecture de mon « Anthologie bilingue de la poésie anglaise » (Bibliothèque de la Pléiade), un cadeau d’anniversaire que je me suis fait il y a quelques années.

    • Ça parait que vous ne travaillez pas dehors.

      René St-Onge
      Shawinigan, QC

    • Comme monsieur Lavoie, j’aime la neige qui cache toute la saleté de la ville, j’aime l’hiver un peu moins qu’avant cependant. Pourquoi? Là où nous avions des hivers avec de belles périodes de grand froid sec, avec plein de soleil, à Montréal maintenant le taux d’humidité reste bien trop élevé même par les temps les plus froids. Mais la neige, elle, camoufle le bruit que les feuillus dénudés de leurs feuilles n’arrivent plus à camoufler. Puis, si les trottoirs sont glacés, on n’a qu’à s’acheter des belles semelles cramponnées (je ferais une publicité pour ma marque préférée, surtout qu’elle n’a fait des publicités qu’un seul hiver – et j’ai les mêmes Yaks depuis!) pour adapter à nos bottes!

    • …ces jours-ci, je me disais que j’avais hâte de voir la neige. Je me demandais si c’était normal d’avoir hâte à l’hiver: vous me rassurez!

    • Je souhaite surtout une accumulation DURABLE de neige au sol, pas un 50 cm qui aura fondu une semaine plus tard. Je suis tanné que mes pistes de ski de fond favorites restent fermées toute l’année faute de neige!

    • L”hiver ça coute cher! que ce soit en vêtements, en chauffage, en essence, etc. en bref l’hiver, c’est l’enfer.
      Par chance la neige est blanche, imaginer si elle était noir, ce que serait ce calvaire.

    • Vous avez le temps, monsieur Lavoie, d’user votre petite laine.
      Moi, j’aime novembre. On ne l’a pas assez chanté, novembre, sauf du mauvais côté.
      Mois de calme, de dépouillement, qui contraste et qui fait du bien dans notre époque de clinquant à outrance.

      Mois de méditation, si on le veut. Noël, ses cadeaux, ses tourtières, sa visite, ne cogne pas encore à nos portes, l’été, son gazon, ses chars qui pétaradent, ses show de boucane sont dernières nous, puis les citrouilles n’ont plus qu’à pourrir sur les parterres.

      Le calme, bien mérité, que seul novembre sait nous apporter.

      Bonjour Novembre! Enfin!

    • Monsieur Gilbert, je suis tout a fait d’accord avec vous! J’adore les changement de saison. Je les aime toutes égales et j’en profite au maximum. L’hiver, quand on est bien équipé pour jouer dehors, c’est très agréable. Il y a de beaux bois sur l’ile de Montréal ou nous allons faire de la raquette tout de suite après une tempête de neige ou tout est calme et serein. On a du mal a croire qu’on est encore sur l’ile de Montréal… quelle joie!

    • oui et le ski à Mont Grand-fond…..

    • Bonjour,

      Ici ce matin, dans les hauts de Bellechasse, tout est blanc de neige.

      Voilà, c’est reparti.

      Tout ce que je nous souhaite maintenant pour les mois à venir, c’est du froid et de la neige parce que la pluie l’hiver, j’aime vraiment pas.

      Daniel Verret (nadagami)

    • Plusieurs soupçonnent Marois d’être derrière cette tempête!

    • J’aime l’hiver aussi mais je n’aime pas nécessairement qu’il arrive avant son temps. Quand il reste encore plein de feuilles dans les érables, c’est l’automne que je veux vivre et non l’hiver.

      Quand il pleut à Noël et qu’il y a zéro neige, cela est plate.

      Cela étant dit, pour ceux qui préparent leur saison de ski, de motoneige ou autre, ils peuvent avoir hâte, je comprends cela mais je préfère une saison à la fois.

      J’aime pas plus le fait de vouloir se débarasser trop rapidement de l’hiver et de la neige ou un peu plus tard au printemps d’aller racler son gazon alors que le sol est encore gelé et même avec de la neige.

      J’aime le cycle naturel des saisons bien que l’on vive dans un climat tempéré qui est variable.

    • J’aimerais que les annonceurs télé ait la même attitude que vous face à l’hiver. Déjà, le ton catastrophé a commencé à s’exprimer à l’annonce d’un ou deux brins de neige pour la fin de semaine. La même chose se produit d’ailleurs en toute saison : il semble que le bonheur se situe à 25 degré centigrade, sans pluie ni vent. (Évidemment, il faut de la pluie sur le champ de fraises, mais pas sur notre chalet juste à côté. Il faut aussi de la neige sur la pente, mais pas sur la route pour s’y rendre…) Nous sommes tellement plaignards que même la météo en devient exaspérante.

    • D’aucuns pourraient argumenter que l’hiver force une certaine rigueur. Nos ancêtres devaient prévoir du foin pour les bêtes, du chauffage, des fenêtres doubles, des patates, etc.
      C’était du prévoit ou crève!

      Pour moi, fils de pêcheur, ces préoccupations ancestrales ont modelé mes gènes.
      J’ai hâte et je prépare soigneusement : skis, pneus, patins, souffleuse, tubercules, bois…
      Je sympathise avec ces jeunes indignés qui vont apprendre à la dure.

    • Yééééé!!!! Les premiers flocons!!

      hors sujet. Quelqu’un pourrait-il faire une loi interdisant les simonaille d’abris Tempo??

    • Je n ai jamais vraiment deteste l hiver, mais je peux faire sans.
      Du temps que je vivais au Kowait comme expat j allais en vacance au ski, quel bonheur les hivers alpins.
      Je n ai pas vecu (supporter) d hivers quebecois de 1994 a 2005, et ce ne m a pas manque pantoute.
      Depuis je suis preretraite, les hivers je les aime, avec un bon feu de bois dans la cheminee, les paysages magnifiques dans mon voisinage a St Hilaire, mes grandes marches avec mes deux chiens sur la riviere Richelieu.
      L hiver comme preretraite c est quand meme pas pire
      Mais nos hivers interminables jumele avec le boulot a tous les matins la ca devient tres dur sur le systeme

    • @kanaille

      “Par chance la neige est blanche, imaginer si elle était noir, ce que serait ce calvaire.”

      Si elle était noire, il ferait plus sombre dans nos chambres à coucher et on dormirait mieux, surtout les nuits de pleine lune!

    • @cotenord_7

      Je vous comprends: 2 pieds de neige sur le Sugarloaf sont plus bienvenus que 2 pieds sur la 138 entre Sainte-Anne-de-Portneuf et Sept-ïles.

      J’aime beaucoup vous lire; quelles belles analyses vous faites et j’admire votre souci de toujours inclure tous les francophones d’Amérique dans vos commentaires.

      Mon travail m’amène à en cotoyer plusieurs dans le Maine, le New Hampshire, le Massachusetts, le Vermont et le Connecticut.

      C’est rafraichissant de voir combien de descendants de Canayens ont conservé leur langue et leur culture, malgré le peu de moyens mis à leur disposition.

      Comble de déveine, DirecTV vient d’enlever le poste français de la SRC de Sherbrooke de sa programmation.

      C’était le seul poste francophone disponible par satellite américain.

      On voit ci et là des paraboliques Star Choice (Shaw Direct) ou BellTV, mais c’est trop peu.

    • Ah ! Bien oui !!!

      Sont chanceux tout plein, y a déjà 3 MORTS.

      Je rejoint Gaslev, effectivement l’hiver est tellement long qu’il peut très bien prendre tout son temps avant de FRAPPER à nos portes.

    • @pepedamour

      je me moi,moi je je ,me me me moi moi moi je je je

    • J’ai juste hâte de ” ramasser ” Jacques Cartier, dans ” l’Eau-de- là ” un de ces quatre, pour lui en cr… une !!! Je veux juste savoir si lui et sa gang n’étaient pas saouls morts avant de débarquer dans l’coin !

      Sérieusement, plus jeune, l’hiver ne me dérangeait pas vraiment. Maintenant, oui. Disons que j’aime les premières neiges, l’atmosphère des Fêtes, une belle tempête de neige, enfin le côté romantique et carte postale de l’hiver.

      Mais à partir de la mi-janvier, pffff, je passerais directement au printemps.

      Ce que je reproche à cette saison c’est sa longueur. Ça ne finit plus. Je hais le froid à m’en confesser. Il faut souvent attendre en mai ( à part quelques exceptions ) pour pouvoir profiter de températures potables.

      Non, l’hiver ce n’est pas pour moi. Je suis un gars de trois saisons, et surtout d’été.

      Bonne journée.

    • Maudit hiver! Quand est-ce qu’on va cesser d’affirmer que nous sommes des «nordiques»? La Normandie de mes ancêtres de la branche française et l’Irlande de ma branche celtique n’ont rien à voir avec une prétendue nordicité.

      Nous sommes une erreur de transplantation; une bouture mal choisie. Fallait-il que ça aille mal chez eux popur que des méridionaux vienent s’incruster ici, comme le chante Charlebois: «les deux pieds dans la sloche, un transfert entre les dents». Perso, je suis un être d’eau, de verdure, de chaleur. Je vivrais à l’année dans un climat jouant entre 15 et 25 degrés.
      Manger dehors; sortir quand ça nous chante sans devoir s’encapuchonner, se botter; pas de pelletage d’entrée ni de grattage de toitures; pas de vieux aux hanches brisées pour cause de glissade sur une plaque de glace cachée sous cette «si belle petite neige».

      Bref, plus la neige et le froid prennent leur temps, plus je suis content.

    • @ ducalme (commentaire « 30 octobre 2011 11h34 ») :

      Merci pour votre généreux commentaire.

      Depuis quelques années, je tente moi-même dans mes moments de loisirs d’établir des liens avec des Franco-américains de la Nouvelle-Angleterre (en particulier au Vermont) et du nord de l’état de New York, et de m’instruire sur l’histoire des très nombreuses communautés d’origine canadiennes-françaises du nord-est des États-Unis, et sur celles (moins nombreuses) de la région des Grands Lacs et de la région du Midwest.

      La plupart de ceux avec qui j’échange au Vermont sont maintenant anglicisés, car il n’a pas été facile pour les générations antérieures de sauvegarder la langue française, dans un environnement politique et culturel où l’on préconise une « américanisation » qui incite les immigrants (même ceux dont les ancêtres sont en Amérique du Nord depuis 4 siècles…) à souscrire à l’idéologie du « melting pot ». Mais cela n’empêche pas un grand nombre de Franco-américains de très bien connaître leur histoire, et en particulier leur histoire familiale, que plusieurs recherchent et documentent avec passion par l’entremise de sociétés de généalogie.

      Malheureusement, l’Église catholique du nord-est des États-Unis, qui a joué un rôle primordial dans la préservation du patrimoine linguistique et culturel des Franco-américains pendant un siècle et demi, a délaissé cette mission pour se concentrer sur sa vocation purement religieuse. C’est ce qui fait qu’il n’y a maintenant pas ou peu de messes en français en Nouvelle-Angleterre, et que même la plupart des noms des paroisses ont été traduits en anglais, ce qui fait que le visiteur québécois qui visite les vieux quartiers populaires habités par les descendants de Canadiens français ne perçoit pas l’importance de la diaspora canadienne-française (originaire du Québec et de l’Ontario) et de la diaspora acadienne, dans le nord-est des États-Unis.

      Je trouve déplorable que nos médias fassent si peu de place aux actualités qui concernent la Nouvelle-Angleterre et le nord de l’état de New York, une région des États-Unis qui a beaucoup en commun avec nous sur les plans historique et culturel, et avec qui nous entretenons des relations économiques étroites, sans que le potentiel de coopération soit pleinement exploité.

      En terminant, puisqu’il semble que vous soyez en contact avec les communautés franco-américaines de la Nouvelle-Angleterre, j’aimerais vous recommander une pièce de théatre en anglais que j’ai vue en mars 2010 à Burlington (Vermont), et qui illustre de façon émouvante divers parcours suivis par nos cousins franco-américains et leurs ancêtres. Il s’agit de « Piecework: When We Were French », une oeuvre créée et jouée en solo par Abby Paige, une Franco-américaine anglophone qui est originaire de South Burlington (Vermont), et qui habite maintenant à Montréal.

      Abby Paige a créé cette pièce en 2009, à l’occasion du 400e anniversaire du voyage de Samuel de Champlain dans ce qui est maintenant le Vermont. Je crois comprendre qu’elle présente la pièce de temps à autre sur demande, surtout dans les petits théatres d’universités et de collèges situées dans les communautés franco-américaines du nord-est des États-Unis.

      Si cela vous intéresse, je vous fournis 3 liens qui vous permettront d’en savoir dvantage au sujet de cette pièce, qui fait beaucoup penser à La Sagouine d’Antonine Maillet, dans la mesure où elle dépeint habilement les joies et les misères des petites gens à qui l’histoire officielle ne prête pas beaucoup attention :

      a) «Piecework: When We Were French », sur le site officiel d’Abby Paige, lien :

      http://abbypaige.com/current-projects/piecework-when-we-were-french/

      b) « Piecework” and “The Living Past », sur le site officiel d’Abby Paige, lien :

      http://abbypaige.com/2011/05/17/umaine0511/

      c) « Who are you? One-woman performance examines French heritage », article de Robin Caudell, publié dans le Press Rebublican de PLattsburgh (New York), le 10 mars 2010, lien :

      http://pressrepublican.com/0500_what_to_do/x1562455553/Who-are-you/

      Merci encore, et à la prochaine !

    • Les sports d’hiver…. mais s’il n’y avait pas d’hiver, nous aurions des sports d’été 12 mois par année!
      :-)

    • il y a des gens comme ,,jeanfrancois,Couture et gillesfpelletier qui ont un style attachant- même si nous ne sommes pas toujours sur les mêmes longueurs d’onde- , des gens que je n’ai jamais rencontrés mais avec qui je suis souvent en diapason.
      Pelletier est un gars du Bas, Couture , un nationaliste respectueux:
      je ne peux renier des gens de cette qualité !!
      yves graton

    • Mr Lavoie qui écrit les articles sur cyberpresse quand c’esr écrit (la presse de Montréal)?Celui qui écrit a t’il peur de mettre son nom?

    • Seul aspect positif de l’hiver selon moi quand on habite Montréal est la neige qui recouvre les saletés et les déchets (dont la tonne de mégots de cigarette) et la fin des partys extérieurs tous les weekends ainsi que les travaux par les castors bricoleurs qui nous cassent les oreilles 7 jours sur 7, jamais de répit, avec leurs sciage et leur sablage. La Paix enfin! Enfin l’hiver!

    • @ al.capone

      29 octobre 2011
      18h34

      En effet M. Lavoie, ils sont chanceux.

      Étant un amateur de ski alpin, je suis impatient de voir les premiers flocons :/

      Idem!

    • pepe anonyme’
      le complexe des tites queues…
      yg
      moi, toi , moi et toi, toi ? non !

    • pepe_anonyme,
      je lis les messages :
      -ducalme,,,,denis blouin…Jolico, marc_9:
      tous parlent de ‘ ” JE ”

      toi tu as peut-être peur de parler de ” Je ”
      ..je te comprends
      yg

    • @gillesfpelletier. “j’étais toujours émerveillé de voir passer ces magnifiques “Bombardier” noirs avec leurs hublots et leurs roues tournant dans de longues chenilles et leurs skis effleurant les épaisseurs de neige blanche”. Quand j’étais tout petit, c’était dans ces machines impressionnantes que nous allions, émerveillés, au souper du Jour de l’An chez mon oncle agriculteur. Le voyage faisait partie du plaisir. Maintenant, j’habite en ville un appartement climatisé. À chaque époque ses charmes et ses inconvénients.

    • Tant qu’à vivre ici, aussi bien se trouver quelque chose à faire en hiver….l’année passée j’ai recommencé à chausser les patins, pour la première fois en dix ans, et je me suis rappeller que j’aimais ça. J’en ai même fait un exercice régulier, dans le parc à côté de chez nous.

      Cette année, je veux rechausser des skis alpins, ce que je n’ai pas fait depuis 15 ans. Je me vois encore très bien descendre les pentes, même si ça fait longtemps…..la technique va en avoir prix un coup c’est sûr, mais j’ai vraiment envie de m’y remettre.

      J’aime rester au chaud en dedans avec la p’tite laine d’hiver, mais c’est encore mieux après quelques heures dehors.

    • @tibast1. “une loi interdisant les simonaille d’abris Tempo??”. Ils sont laids mais utiles et souvent nécessaires. Tout le monde n’a pas les moyens de se payer un garage ou un déneigeur.

    • Chanceux oui mais…..ça dépend:-)

      J’adore l’hiver en campagne.
      Je déteste l’hiver à Montréal.

      D’accord avec ceux qui ont décidé de faire…. avec l’hiver.
      De toute façon nous n’avons pas le choix.
      Autant prendre les moyens…. pour mieux y tenir tête.

      Bienvenue l’hiver:-)
      Louise April(Laloue)

    • @gillesfpelletier. “Ah que l’hiver a de ces souvenirs parfois . . . merveilleux”. Voyager pouvait être difficile et dangereux. Mais quoi de plus beau que la nature toute blanche sous la lune et les étoiles! En ville, la pollution lumineuse est telle que je ne vois que peu d’étoiles mais beaucoup d’avions.

    • jeanfrançoiscouture. “Nous sommes une erreur de transplantation; une bouture mal choisie”. Sur un arbre qui ne nous a pas choisi non plus. Des normands (normen) descendants de vikings, des celtes d’Irlande, des écossais ou des gallois auraient-ils été plus heureux plus au Sud? Il y a aussi ici des noms de famille de tous les coins de la France.

    • @jeanfrançoiscouture. La nordicité n’est pas un trait “génétique”; vous avez tout à fait le droit de ne pas aimer l’hiver. Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nordicit%C3%A9

    • @ lionking et jeanfrancoiscouture :

      On ne peut refaire l’histoire, mais l’établissement des colonies françaises en Amérique du Nord aurait pu avoir lieu plus au sud, sur le territoire sur lequel les 13 colonies anglaises d’avant la Guerre de Sept Ans furent créées..

      Dix ans avant le premier voyage de Jacques Cartier dans le Saint-Laurent, l’explorateur italien Giovanni da Verrazzano — qui était alors au service de François 1er — a longé la côte atlantique jusqu’au Cap Fear, en Caroline du Nord.

      Au cours de ce voyage effectué en 1524, il a entre autres « découvert » la baie de New York, qu’il nomma même « Nouvelle-Angoulême ».

      Lorsque j’ai fait un bref stage de formation sur un navire de guerre américain basé à la station navale de Mayport, près de Jacksonville, en Floride, en 1979, mes hôtes américains m’ont fait visiter le site du Fort Caroline, fondé en 1564 par les explorateurs français huguenots Jean Ribault et René de Goulaine de Laudonnière. Deux années auparavant, ceux-ci avaient tenté en vain d’établir une petite colonie, Charlesfort, au sud de l’actuelle ville de Port Royal en Caroline du Sud.

      L’aventure des huguenots français dans cette région a fini tragiquement, puisque la plupart de ces colons (dont Jean Ribault) ont été massacrés par les Espagnols en 1565. En cette époque, la rivalité entre Français et Espagnols et entre catholiques et huguenots était intense et sans pitié…

      On peut sans doute reprocher ses hivers froids à la la vallée du Saint-Laurent, berceau de la Nouvelle-France et du Canada. Mais il n’en demeure pas moins que les 15 000 à 20 000 colons français qui s’y sont établis sur une période entre 1608 et 1755 y ont trouvé un territoire riche en ressources qui, malgré les épisodiques conflits militaires franco-anglais a permis à cette population de s’accroître de façon exceptionnelle, en particulier entre 1763 et les années 1960…

      Compte tenu de la faiblesse relative de l’immigration française en Amérique du Nord sous le régime colonial, il n’est pas sûr que nos ancêtres auraient « survécu » s’ils avaient été pris « en sandwich » entre les colonies anglaises majoritairement protestantes et les colonies espagnoles catholiques de la côte atlantique…

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