Gilbert Lavoie

Archive, juillet 2011

Samedi 23 juillet 2011 | Mise en ligne à 8h14 | Commenter Commentaires (8)

Mes vacances, vos vacances…

Je vous jure que j’ai retardé l’échéance jusqu’à la toute dernière minute, mais il faut se rendre à l’évidence : c’est le temps de «partir» en vacances.

En guise d’aurevoir, je vous laisse ma chronique de ce samedi 23 juillet. Si vous avez le goût de commenter, ou mieux encore, de partager vos souvenirs de vacances, vous êtes les bienvenus. Je vous lirai au retour. La prochaine modération? Le 20 août.

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«Partir» en vacances…..

Il y a des mots comme ça dans la vie. Partir en vacances. Est-ce qu’on «part» vraiment, pendant ses vacances? C’est comme tomber malade ou, pire encore, tomber enceinte. Et est-ce qu’on «tombe» vraiment, quand on est malade ou qu’on est enceinte?

Dans le cas des vacances, j’ai longtemps cru qu’on pouvait vraiment partir en vacances. Pas physiquement, mais mentalement. On décroche! Eh bien, ce n’est plus vrai.

J’ai perdu mes illusions au début de juin. J’avais prévu trois jours de pêche aux Portes-de-l’Enfer, dans le parc des Laurentides. Un coin magnifique, géré par la SEPAQ. Plan américain, pas de bouffe ni de vaisselle à faire, pas encore de mouches noires, et de la truite affamée en quantité. Je l’ignorais, mais c’était moi, le poisson.

Crise au PQ

Le départ était prévu pour 15h, le 6 juin. Et voilà que sur le coup de midi, Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe annoncent leur démission du PQ!

Impossible de décrocher du boulot avec une telle nouvelle. J’appelle mon patron, qui accepte gentiment… que je retarde mon départ de quelques heures pour lui faire une chronique.

Vous devinez le reste : décrocher du boulot pour un chroniqueur politique dans un tel contexte, c’est comme demander à un joueur de hockey d’accrocher ses patins pendant les séries de la LNH.

J’appelle à la SEPAQ pour savoir s’ils ont un accès Internet. Pas de problème, on peut se brancher dans la cabane du gérant du parc tout en réservant un lac pour la journée… Et le cellulaire? C’est facile : vous marchez 150 pieds à partir du chalet jusqu’au stop, vous aurez un signal. J’apporte donc portable et cellulaire à la pêche.

Évidemment, la démission des péquistes est le sujet de conversation dans le chalet. Le lendemain, c’est Jean-Martin Aussant qui claque la porte au PQ. Et hop là, une autre petite chronique pour le jeudi matin, entre deux parties de pêche.

Au moins, j’ai fait mon quota. Mais si j’en ai accroché 25 en deux jours, je n’ai pas «décroché» du travail.

Vous allez me dire que ce n’est qu’une autre histoire de pêche, une invention, comme la longueur des truites? Demandez au gérant du parc, Fabien Laberge. C’est par sa ligne Internet qu’ont transité mes chroniques.

Un appel de Mulroney…

Pourquoi vous raconter tout ça? Pour vous prouver qu’on ne «part» plus en vacances, depuis qu’Internet et le cellulaire nous tiennent en laisse, comme de petits animaux domestiques.

Cette réalité ne touche pas que les journalistes. L’ancien greffier du Conseil privé sous Brian Mulroney, Paul Tellier, m’a déjà raconté comment son damné cellulaire avait coupé court à une partie de pêche. Il était dans sa chaloupe, loin de la civilisation, à taquiner la truite par un beau matin ensoleillé. Et voilà que le cellulaire s’emballe… C’est le premier ministre au téléphone : «As-tu lu le Globe and Mail ce matin, mon Paul?

- Non, Monsieur le premier ministre…

- Il faut que tu voies ça, lui répond Mulroney. Et rappelle-moi.»

Vous devinez la suite.

Histoire africaine

J’ai connu une autre époque comme journaliste. Mais là encore, il était difficile de «décrocher» à l’abri du travail et des patrons. Ça se passait au début des années 80, sous Pierre Elliott Trudeau. Journaliste à La Presse, je couvrais une tournée internationale du premier ministre qui nous avait menés en Grande-Bretagne, en Autriche, au Nigeria, au Sénégal, au Brésil et au Mexique. Après sa visite à Lagos au Nigeria, Trudeau avait décidé de faire un peu de tourisme et de se rendre à Maiduguri dans le nord du pays. Un coin perdu, qu’on ne visite que sur le bras de son employeur ou du gouvernement.

Les fonctionnaires nous avaient prévenus qu’il serait probablement impossible d’avoir une ligne téléphonique à Maiduguri. Nous étions donc convenus, entre collègues un peu retors et complices, de dire à nos patrons que nous serions incapables d’envoyer des nouvelles de là-bas. Si tout le monde respectait le pacte, on était gras dur : un jour de congé!

Évidemment, il y avait un zélé dans le groupe, un gars de la radio anglophone, qui n’a pas tenu parole et qui est parvenu à envoyer un reportage à ses boss. Tous les autres ont dû suivre, même s’il n’y avait rien, mais vraiment rien d’important à rapporter de cette rencontre du premier ministre du Canada, avec un illustre inconnu, gouverneur de l’État de Borno, dont Maiduguri est la capitale.

Alors, est-ce qu’on «part» en vacances, mon amour? Est-ce qu’on pourra décrocher cette fois? Pas sûr!

L’an dernier, mon collègue Denis Lessard, de La Presse, a rédigé un scoop sur son BlackBerry à partir d’une plage de la côte est des États-Unis. Si Denis l’a fait…

Alors, on part, mais j’apporte mon portable, mon cellulaire et mon tout nouveau iPad!

Bonnes vacances à tous.

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Mercredi 20 juillet 2011 | Mise en ligne à 15h26 | Commenter Commentaires (104)

La planète a chaud…

Nouvelle mise en garde, cette fois d’un haut responsable de l’ONU, Achim Steiner, directeur général du Programme pour l’environnement des Nations unies.

Les changements climatique s’accélèrent et les catastrophes naturelles vont se développer «de façon exponentielle» avec des conséquences pour la sécurité mondiale.

Il prévoit une élévation des températures de 3 à 4 degrés au cours du siècle et une hausse du niveau des mers pouvant aller jusqu’à un mètre.

Vous imaginez ce que ça veut dire: disparition de certaines îles, inondations de régions entières, sécheresse et famine ailleurs.

«Les signes du changement climatique ne sont pas seulement en train de se produire, ils s’accélèrent», a-t-il insisté.

Croyez-vous que nos gouvernements prennent cette menace au sérieux?

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Mardi 19 juillet 2011 | Mise en ligne à 12h46 | Commenter Commentaires (92)

Prix de l’essence: qui dit vrai?

Le Parti québécois revient à la charge: il demande au gouvernement de fixer un prix plafond pour le prix de l’essence, comme l’ont déjà fait certaines provinces de l’Est.

« Alors que la période de vacances bat son plein, le prix de l’essence augmente à coup de 7 ou 10 cents du litre, sans aucune explication intelligente et valable. Pour éviter de tels chocs aux automobilistes, le gouvernement Charest doit s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, comme au Nouveau-Brunswick ou en Nouvelle-Écosse, où le prix de l’essence est stable et plus bas », a déclaré le député de La Prairie et porte-parole de l’opposition officielle en matière de protection des consommateurs, François Rebello.

Qui dit vrai en ce domaine? Est-ce vrai que la situation est meilleure au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse?

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