Gilbert Lavoie

Gilbert Lavoie - Auteur
  • Gilbert Lavoie

    Chroniqueur au SOLEIL, Gilbert Lavoie est également publié dans les pages du quotidien Le Droit d’Ottawa, dont il a été le rédacteur en chef avant d’occuper la même fonction au SOLEIL de 1994 à 2001.
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    Mardi 28 juin 2011 | Mise en ligne à 8h37 | Commenter Commentaires (83)

    Le mauvais bulletin de nos médecins

    Si on se fie à un sondage national effectué auprès de 18 000 médecins, c’est au Québec que les médecins travaillent le moins d’heures et voient le moins de patients.

    Quarante-huit heures par semaines comparativement à 51 ailleurs au pays. Et 80 patients contre 117 en Ontario et 115 en Colombie-Britannique.

    Résultat: c’est au Québec qu’on attend le plus pour voir un médecin.

    L’une des raisons tiendrait dans l’organisation du travail: 56 % des médecins du Québec fonctionnent encore avec des dossiers papiers, alors que ce pourcentage n’est que de 23 % en Alberta.

    Certaines de ces données sont contestées par la Fédération des médecins omnipraticiens qui estime que les chiffres sont faussés par le fait que les médecins québécois font plus de garde dans les hôpitaux.

    Il n’en reste pas moins que l’attente chez nous pour voir un médecin est plus longue: 3,66 jours en moyenne, comparativement à 2,48 en Colombie-Britannique.

    Ces données soulèvent des questions importantes. C’est Lucien Bouchard qui disait que les Québécois ne travaillent pas suffisamment? Serait-ce aussi le cas des médecins.

    Par ailleurs, une semaine de travail de 48,4 heures, c’est déjà beaucoup, non?

    Question: êtes-vous satisfaits de votre médecin si vous en avez un?

    Sinon, êtes-vous satisfaits de notre système de santé?

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    • M. Lavoie, précisons aussi que cette moyenne de 48 heures ne tient pas compte de heures de garde en milieu hospitalier. Combien d’entre nous seraient prêts à faire autant d’heures de travail? Je pense que c’est malsaine d’exiger autant d’heures de travail de nos médecins, ça augmente les risques d’erreurs et de faux diagnostics. Les médecins qui traitent les personnes âgées risquent même de souhaiter la disparition de leurs patients pour alléger leur charge de travail et à ce point-là, ils ne seront plus de bons conseillers en soins palliatifs.

    • J’habite à Gatineau. Impossible de trouver un médecin de famille quand je suis arrivée de Montréal, il y a quelques années. Mon médecin de famille est en Ontario, à Ottawa… Leur service est excellent, je ne pourrai en dire autant du Québec… Cela dit, pour ce qui est des médecins spécialistes et des hôpitaux, j’ai eu de très bons services au Québec. J’imagine que notre problème se situe peut-être au niveau des premières lignes.

    • Est-ce que c’est vrai que c’est au Québec (parmi les provinces Canadiennes) qu’il y a le plus de médecins per capita?

      Si cela est vrai…Alors notre situation est encore pire?

    • C est plus une question d organisation du travail qui est nécéssaire mais aussi une refonte des responsabilités de tous les intervenants du milieu pour maximiser le rendement.

      On tourne en rond et on revient toujours au même débat et tant qu on osera pas franchir les barrieres que les syndicats et unions de tous les corps de métiers dressent dans leur milieu de travail on va frapper un mur devant la réalisation d idées efficaces qui sont considérées comme des breches aux acquis qu ont fait les syndicats.

      Le fameux ticket modérateur doit être appliqué pour compenser la fréquentation des habitués des urgences. On aura beau déduire ce qu on voudra sur les rapports d impôt l utilisateur ne comprendra pas tant que ca ne sortira pas de sa poche au moment de la consultation. Par le fait même le role des CLSC doit etre promu et revu.

      Je ne connais pas un médecin qui soit mauvais avant qu il n arrive au poste de ministre…. Demandez aux utilisateurs et la presque totalité de ceux ci vanteront les services recus dans les hopitaux alors le probleme n est pas là. Il faut revoir les acquis et la facon de faire les choses.

    • “Mieux vaut vivre riche et en santé que pauvre et malade” ….Yvon Deschamps.
      Du point de vue statistique, voilà une société distincte. C’est très bien. Les médecins sont une des dernières poche de résistance face aux mesures gouvernementales. Ce sont eux qui ont le bon bout du bâton.

      Legrault va offrir plus d’argent aux médecins….non ça ne se fera pas parce que plus qu’ailleurs on a compris ici que plus tu fais d’argent plus tu paies d’impôt à part du stress et finalement moins de santé.

      Je dis qu’il ne faut pas se soumettre à un monde qui ne nous convient pas. C’est en manifestant notre volonté que l’on puisse changer les choses.

      Il y en a marre des menteries et des embouteillages.

    • Je suis très satisfait de notre système de santé. Ça fait trois jours que je vais à la clinique pour un gros bobo et il sont bien organisés. J’ai subi 10 opérations et presque tout c’est bien passé. Les infirmières et les docteurs étaient compétents et gentils. Il faut aussi savoir comment fonctionne le système de santé. Ce n’est pas toujours possible de choisir son moment, mais celui qui attend le dimanche à 14h pour aller consulter pour sa bronchite est un idiot ; il aurait dû y aller tôt le matin. Il y a beaucoup de gens qui attendent trop pour des niaiseries qui dégénèrent et d’autres qui vont à l’urgence pour des détails. Est-ce que le système pourrait être amélioré ? Bien sûr. Est-il mauvais ? Loin de là. Est-ce que le gouvernement le néglige et encourage la mauvaise presse pour que les gens se tournent vers les cliniques privées possédées par leurs amis ? Il y a des chances.

      Pierre Pelletier

    • Mangez des betteraves. Beaucoup de betteraves, et il n’y aura plus des pôblèmes…

    • Je n’ai pas de médecin de famille et honnêtement, je ne suis pas certaine que ça réponde réellement à mes besoins. C’est bien gentil un médecin de famille, mais s’il faut attendre plusieurs semaines avant d’avoir un rendez-vous, je ne suis pas plus avancée. Généralement, je consulte pour des trucs ponctuels, mais je veux voir un médecin rapidement. Comme je suis travailleur autonome et que je n’ai pas de congés de maladie, je ne peux pas me permettre de passer la journée dans une clinique sans rendez-vous Alors qu’est-ce que je fais? Je paye. Au privé, on peut voir un médecin la journée même. Là y’en a pas de délai d’attente. Comme on dit si bien en anglais : Money speaks louder.

    • Lorsqu’un médecin omnipraticien atteint son ”quota” de patients il est pénalisé s’il en prends plus. Ceci étant, pour favoriser les tours de garde dans les hopitaux. (?)
      Je ne crois pas qu’ils travaillent moins qu’ailleurs.

    • Il y a quelques mois, un article sur Cybepresse faisait état d’une étude dont les conclusions disaient , qu’en fait les services à la population diminuaient lorsque les médecins spécialistes obtenaient une augmentation , car justement ces bons médecins travaillaient moins d’heures .

      Il ne faudrait pas se leurrer , les médecins sont en fait des fonctionnaires syndiqués. Justement Legault disait que c’était de la petite bière que de négocier avec la CSN ou la FTQ comparé aux négociations avec les associations de médecins.

      Je suis de ceux qui croie que les médecins sont un des principaux problèmes de notre système de santé. Pour eux le budget pour la santé est une grosse livre de beurre donc chacun tente de s’en approprier le plus gros morceau.

      De plus je crois sincèrement que si les médecins ont moins d’heures à offrir èa leuir patient , c’est souvent parce que ce dernier a un sideline , comme travaillé à la SAAQ ou dans des compagnies d’assurances comme évaluateur de dossier. C’est le cas de mon médecin, résultat si je téléphone aujourd’hui je n’aurai un rendez-vous que fin septembre .

      De plus lors de leurs négociations , un de leur argument est que si ils n’obtiennent pas ce qu’il désire il y aura un exode. Pour moi cet argument ne tient pas la route, croyez vous vraiment qu’un médecin va quitter le paradis Québécois qui paie ses assurances, qui lui permet d’utiliser les locaux d’hopitaux sans frais en plus nous sommes bénéficiaires non pas des clients. Et ils quitteraient pour aller où ?

      Pour répondre à vos questions :
      - Je ne suis pas satisfait de la disponibilité offerte par mon médecin mais je suis satisfait des soins qu’il m’offre.

      - Je suis découragé en ce qui a trait à notre système de santé . Je ne crois pas que la privatisation à outrance est la solution, et je ne désire surtout pas qu’une compagnie d’assurance décide si ils vont payer ou pas pour un traitement.

      Tout d’abord , cessons de mettre un médecin comme ministre et dépolitisons le système de santé, c’est la seule solution.

    • N’y vois t’on pas là aussi un effet des quotas imposés par la RAMQ faisant que les médecins au Québec n’ont aucun avantage à voir quelques patients de plus après un certain nombre de visite ? Nos médecins ne voient peut-être pas autant de patients que ceux d’autres provinces, mais ils sont aussi moins payés…

      Pour répondre à votre question, oui, je suis en général satisfait des services de santé au niveau des omnipraticiens. C’est plutôt au niveau de l’accès à un spécialiste que ça se gâte…

    • La difficulté avec le système de santé, c’est d’entrer dans le réseau. Tout le monde doit aller à l’urgence, ce qui rend l’attente pénible. Une fois à l’intérieur du réseau, le service est excellent.

    • pas de médecin , 48 heures par semaine a prendre des décisions critiques à tous les 10 minutes essayez ça pour voir

    • Bonne Question, Nous avons je crois un des meilleurs système de Sante au monde, le seul hic c’est d’avoir accès a ce système, ma conjointe est ateinte d’arthrite Rhumatoide depuis l’age de 24 ans et elle est suivi par un groupe de docteurs (Specialistes et Chirurgiens) des plus devoues. Le probleme pour nous serait plus au niveau “management” il faudrait se demander pourquoi y a t-il autant de Manager dans un Hopital?

      Petes Desjardins

    • Et voilà, les dossiers papiers sont l’excuse. Voilà 10 ans, c’était autre chose….

      Le principal problème est que les médecins sont allergiques au mot productivité qu’ils imaginent, à tort, relié aux chaînes de montage.

      Ils sont incapable de “voir” l’ouvrage devant eux et ainsi la planifier en y allant d’unpetit coup de collier quand la situation le demande.

      Habitués à fonctionner avec une clientèle captive, les médecins n’ont pas développé cet instinct d’efficacité qui fait la différence entre une entreprise visionnaire qui va de l’avant et une entreprise stagnante qui s’encroûte dans son vieux paradygme.
      Les médecins sont là.

      Ils refusent de se regardwer comme étant la source de cette lenteur, de cette improductivité. C’était, c’est et ce sera toujours la faute des autres….

      S. Martin

    • Partout ailleurs les gens se vantent de leur conciliation travail-famille. Partout ailleurs les syndicats font des pieds et des mains pour travailler moins.

      Par contre, la population s’attend à ce que les médecins travaillent 100 heures semaine et encore là, je soupçonne que ce ne sera pas assez. On veut aussi qu’ils travaillent là où on le désire, dans le domaine qu’on désire.

      C’est sans compter le nombre de plaintes (pour la plupart non retenues) qui explosent et avec lesquelles doivent traiter les médecins. Et je ne parle même pas des poursuites. Même s’ils aiment souvent leur propre médecin, les gens traitent l’ensemble des médecins avec mépris. À les entendre, ils sont tous des incompétents en puissance.

      Non seulement ces professionnels n’ont pas droit à l’erreur (un droit que possède tout le reste de la population active), mais les aléas même de leur travail (décès, effets secondaires et complications) leur sont reprochés directement. On ne peut plus mourir en 2011. C’est certainement la faute du médecin si cela arrive.

      Actuellement, les conditions de travail sont difficiles, le milieu est décourageant et les patients sont de plus en plus lourds.

      Je suis médecin de famille. J’ai travaillé des 100 heures pendant quelques années. J’ai ensuite travaillé une trentaine d’heures. Maintenant, dans ce contexte, je préfère faire autre chose. Et je suis bien contente d’être sortie de ce milieu de malade(s).

    • Un médecin?? C’est quoi ça? Jamais vu!! Je cherche pourtant mais bon, paraîtrait que ce serait une espèce en voie de disparition. Peut-être est-ce faux mais j’ai tendance à le croire, ils sont si durs à trouver.

    • Il ne faudrait surtout pas lire dans ces statistiques inquiétantes que c’est la faute de la féminisation de la profession médicale. Ce serait terriblement sexiste.

    • Monsieur Lavoie, je vis sur la frontiere Quebecoise/ontarienne, un medecin de famille au Quebec, une farce monumentale, mon medecin se trouve en ontario et il est EXCELLENT.

    • Votre question: “Sinon, êtes-vous satisfaits de notre système de santé?”

      Ma réponse est simple: comment être satisfait d’un service auquel on a difficilement accès?!?!

      Le système de santé public est embourbé dans un organigramme aussi complexe qu’inefficace. Le Collège des médecins du Québec, organisation désuète et archaïque, est tellement persuadé que les médecins sont dieu sur terre qu’il met des bâtons dans les roues aux supers-infirmières, aux pharmaciens ou à tout autre professionnel de la santé qui pourrait désengorger le système… pas fort!

      Personnellement, je fais afffaires au privé que se soit pour les soins conventionnels ou les médecines douces et alternatives. Je privilégie d’ailleurs les techniques qui ont fait leurs preuves depuis des milliers d’années, comme l’acupuncture par exemple.

      LR Chakana

    • Chaque fois (et c’est rare) que j’ai affaire au système de santé, c’est une course à obstacles et je finis toujours par mettre la main dans ma poche.

    • Je crois que le systeme de sante a plusieurs problemes.

      Le doc mailloux mentionnait que le fait que le nombre de femmes medecin augmentent fait en sorte que la moyenne d’heure de travail/medecin diminue (desole ce n’est pas sexiste, c’est un fait).

      Quand on attend 6 heures a l’urgence pour avoir des antibiotiques pour une infection urinaire, et que le medecin prend plus de temps a remplir la prescription qu’a examiner, je crois une infirmiere competente pourrait avoir fait le meme travail en 15 min.

      Les gardes de 24/48h, comment quelqu’un peut-il pretendre etre efficace tout ce temps?? Ben oui le docteur aussi a besoin de dormir, mais moi je ne peux pas dormir a mon travail.

      Un excellent exemple de systeme hospitalier fonctionnel est celui de la clinique Mayo, etrangement, les medecins ne sont pas payes a l’acte mais on un traitement hebdomadaire comme plusieurs professionels.

      Comparer le PIB des pays qui ont les meilleurs systeme de sante avec le notre (on etait 27e je crois il y a quelques annes) et le nombre est le meme (voir France, Espagne) la difference est qu’ici le salaire des medecins est demesure.

      En bout de ligne je suis certain que les medecins font de leur mieux, qu’ils voudraient que la population mange mieux, bouge plus et fasse plus atention. Le systeme n’est pas fonctionnel, mais au Quebec on a peur de ces gestes courageux qui font les grands politiciens, on vie au rythme de ne pas froisser personne de peur de perdre des votes!

    • “Par ailleurs, une semaine de travail de 48,4 heures, c’est déjà beaucoup, non?” – De nos jours, égalité des sexes oblige, chacun doit être multidisciplinaire, et c’est fantastique! Ça veut dire que chacun doit s’acquitter de travailler, des enfants, du ménage et entretien, des repas, des achats, etc. 40 heures est une bonne norme pour ne pas faire de surdose. Je n’ai rien contre de faire un peu de temps supplémentaire lorsque requis. J’ai démarré quelques entreprises dans ma vie, et c’est l’équivalent d’un bébé avec lequel on ne compte pas ses heures. Mais il y a une limite.

      “Question: êtes-vous satisfaits de votre médecin si vous en avez un?” – Oui … j’en ai un … il est fantastique, toutefois, il n’est que peu ou pas disponible. Il n’a pas de trous dans son horaire, disons. Si je ne file pas, si je me fais mal à un pied, je suis mieux d’aller à l’urgence de l’hôpital, parce que je n’aurai pas de rendez-vous avant 3-4 jours voire parfois quelques semaines, dans la belle moyenne bref. Je ne vais le voir qu’à chaque année ou deux pour confirmer que je vais bien. Je n’irais pas le voir pour effectuer les tâches de front et décongestionner les urgences, disons. En cas de doute, si je suis un tant soit peu pressé, je ne l’appellerai même pas.

      “Sinon, êtes-vous satisfaits de notre système de santé?” – J’ai beaucoup d’amis et famille dans le système de santé, et c’est souvent l’horreur. Des gens très bien intentionnés avec une passion pour la santé qui se font détruire par des horaires ridicules, et par des décisions leur donnant des charges de travail constamment plus élevées. Il faut vraiment aimer ça pour persévérer comme ils le font, et je leur fais la révérence avec mon chapeau.

      Pour dire franc, j’ai beaucoup plus de difficulté avec le principe qu’un professeur ou un médecin puisse devenir administrateur. La fibre sacrée du métier ne veut habituellement pas dire la fibre de gérer ses affaires, encore moins celles des autres. Certains vont dire qu’il faut avoir une base de connaissance pour faire des choix éclairés, eh bien c’est pour ça qu’existe les conseillers.

    • Dans notre système de santé nous avons plusieurs problèmes qui freinent l’efficacité, mais je crois que si les dossiers médicaux étaient tous sur un support informatique nous pourrions faire d’immense progrès et cela profiterait également à l’organisation du travail. Au Québec, nous sommes les champions du “red-tape”. Nous aimons ça les petits bouts de papiers et surtout les “post-it”. Demandez à la madame Landry du Bureau de monsieur Charest, elle vous en parlera elle des p’tits papiers.

      Une autre problématique que nous avons dans le système de santé c’est notre manque d’équipements performants et modernes, ça aussi c’est important de travailler avec de bons outils qui permettent de meilleurs diagnostiques, évitent des erreurs et à la longue permettent de faire des économies dans les coûts de la santé. Nous sommes toujours en regard à cet égard sur les autres provinces, mais pourquoi donc?

      Et puis, il y en a qui vont venir nous dire que si nous étions indépendants, souverains, nous deviendrions des champions, la merveille de la Création. Non mais ça va pas non dans la boîte à poux de ces gens?

      Gilles Pelletier, Québec

    • Nous sommes fiers de dire que nous nommons deux fois plus de femmes médecins que d’hommes médecins au Québec!!! Ben oui!!! Les femmes travaillent 40 a 45 heures semaines, les hommes 60 a 70 heures semaines. Ajoutez qu’elles ont droit a deux ans de congé de maternité a chaque enfant.

      Ca donne ceci. La gynécologue de ma conjointe refuse de faire plus de 45 heures semaine et a pris deux fois deux ans de congé de maternité…….quatre années d’absence dans un système en pénurie de médecin. Répétez cette situation 10 fois, 100 fois, mille fois, vous aurez une des réponses à la pénurie de médecin et aux très, très, très longues attentes sur les listes.

      A Charles LeMoyne, c’est trois ans et plus pour voir un gastrologue. Ne soyez pas malade.

      « Sinon, êtes-vous satisfaits de notre système de santé ? »

      Absolument pas.

      Michel Lavoie, St-Hubert

    • Le fait qu’il y ait beaucoup plus de femmes qu’avant joue beaucoup (Je vais me faire blaster par les féministes). Il a été démontré qu’une femme médecin fait moins d’heures qu’un homme en moyenne et c’est normal, une femme c’est fait pour avoir des enfants…Lorsque la femme médecin est en congé de maternité pour un an…elle ne travaille pas!

      Il y a aussi le fait que le gouvernement lui-même crée les listes d’attente spécialement en chirurgie…Pourquoi ne le ferait-il pas en médecine familiale?

      Mais, je reviens encore ici au problème central du Québec que je dénonce depuis que je participe à ces blogues:

      “LE QUÉBEC SE PAIE DES PROGRAMMES QUE LES AUTRES PROVINCES N’ONT PAS LES MOYENS DE SE PAYER” et n’a donc pas l’argent pour ses essentielles missions (Santé, éducation…).

    • En décembre dernier, je suis déménagée en Alberta. J’ai un petit problème de santé chronique, mais rien pour affecter grandement ma qualité de vie. Je dois quand même voir un médecin régulièrement. Lors de mes 6 années de résidence à Montréal, je n’ai jamais été capable de trouver un médecin de famille, même si, normalement, je suis sur la liste des priorités! Je pouvais passer des jours à faire des téléphones, rien à faire.

      Quelques mois après mon arrivée à Calgary, j’ai trouvé un médecin sur internet (un site qui est fourni par Health Alberta). J’ai eu mon premier rendez-vous en 1 mois. Ensuite, pour un rendez-vous de routine, il y a 1 mois d’attente, à moins que le médecin veuille me voir plus tôt. Si j’ai quelque chose d’urgent (genre que je devrais aller à la clinique sans rendez-vous), je peux appeler et on va me trouver un spot dans la journée. Avec un rendez-vous. Pas d’attente inutile.

      Mon médecin de famille prend des rendez-vous aux 10 minutes. 1 problème par visite. Ok, ce n,est pas super pratique, mais je pense que c’est ce qui lui permet d’être toujours à l’heure et de prendre toujours de nouveaux patients.

      Aussi, avant de commencer mes recherches pour mon médecin de famille, j’ai dû aller à la clinique sans rendez-vous. Je suis arrivée à 4h30, sortie à 4h45 avec un papier pour passer des rayons X. Le lendemain, j’appele pour prendre un rendez-vous, on me dit de me présenter quand je veux. Je me pointe vers 12h00 et je suis sortie à 12h30 les rayons x pris. J’étais bouche bée.

      Je serais curieuse de savoir combien l’Alberta dépense par habitant dans le système de soin de santé comparer au Québec. Parce que je trouve que c’est le jour et la nuit. Il n’y a même pas de clinique privée où il faut débourser, parce qu’il n’y a pas de besoin.

    • Nos médecins sont dévoués et compétents, là n’est pas le problème.
      Le système est sclérosé par la bureaucratie à outrance. Combien de ces bureaucrates, tant au ministère ( à commencer par le ministre lui-même) et dans les régies régionales ( à abolir ) , ont une formation médicale inutilisée car ils sont grassement payés ( à même le budget de la santé ) à “gestionner” plutôt que soigner ???

    • Le système de santé Québecois est en mode “passage au privé”. Le moyen ? Le sous-financer pour le rendre sous-performant. Quand les gens sortirons dans la rue pour exiger qu’on le remette sur ses rails plutôt que d’exiger des cochonneries genre amphithéâtre et équipe de hockey on pourra peut-être penser à une amélioration. Mais non, le petit peuple, préfère des baisses d’impôts et chiale contre les augmentations de taxes sur les inutilités de la consommation de masse qu’il se procure, quitte à payer des intérêts. Petit peuple, tu as ce que tu mérite, marche ou crève.

    • @horsjeu : les médecins sont allergiques à la productivité vous dites? Incapables de gérer en fonction de la charge de travail? Merci pour ses beaux clichés du libre-marché-qui-rend-tout-parfait et le public-jamais-efficace(c’est bizare quand je doit dealer avec Bell et Vidéotron ou les banque qui sont jamais ouvertes je n’ai pas cette inmpression)
      Vous n’avez absolument aucune idée de ce dont vous parlez. Allez travailler avec un médecin pour une journée. Vous pensez que l’on peut prévoir d’avance 15 minutes par patient, pas plus? Ce n’est malheureusement pas comme ca que ca marche la médecine.
      La plupart des médecins avec qui j’ai travaillé font leurs journées sans prendre de pause et mangent en moyenne en 15 min. Et je peut vous dire qu’en tant que médecin résident, je n’ai jamais eu de break syndical ou de bonus parceque je faisait des journées de 13 heures (en plus des gardes en établissment de 24 heures, habituellement 5 par mois). Allez nous traiter de syndiqués après. J’ai fait bcp de métiers avant de faire ma médecine et j’ai rarement vu des gens travailler aussi fort, et certainement pas avec les mêmes niveaux de stress et de responsabilités.
      Pour revenir a votre commentaire, voir des patients ca prend du temps, certains bcp plus que d’autres. Au lieu de chialer contre les médecins, pourquoi pas contre les patients qui arrivent à l’hôpital sans connaître leurs antécédents, sans leur liste de médicaments, pas capable de donner une histoire claire et qui finnissent par ne pas prendre les médicaments qui leurs sont préscrits pour prévenir des complications à long terme (hypertension, diabète, etc). Pourquoi ne pas chialer contre les gens qui ne font même pas le minimum pour améliorer leur état de santé et qui finnissent par être maintenus en vie au frais (exorbitants) des contribuables. Allez voir en dialyse combien de diabétiques qui n’ont fait aucun effort pour cotroller leur maladie sont traité 3 fois semaine avec toute la logistique que cela implique.

      Un dernier commentaire pour ceux qui croient encore que ce qui coute cher au système de santé c’est le salaire des médecins et les fonctionnaires. L’administration représente une toute petite partie de l’ensemble. Le salaire des médecin un peu plus mais à peine. L’immense majorité du budget va pour les médicaments et l’infrastructure. Ce n’est certainement pas en diminuant le nombre de gestionnaire que l’ont va économiser pour de vrai, c’est probablement avec des choix difficile tel que : doit-on vraiment payer de la chimio a 100 000 dollars par année a grand-papa pour peut-être prolonger sa vie de quelques mois?
      Mais ca c’est un débat de société et ce n’est pas aux médecins de décider seuls.

      F. Gagnon

    • À l’unité coronarienne du Royal Vic, j’ai vu le même médecin 3 fois le même jour, à 3 heures du matin, à 8 heures et à 17 heures. Ces heures ne comptent dans le savant calcul des 48 heures, parce que ce sont des heures “de garde”. À ceux qui sont prêts à leur reprocher de ne pas en faire assez, posez-vous la question, à savoir si vous seriez prêt à faire de même, semaine après semaine, année après année?

      S’ils voient moins de patients “à l’heure”, ça ne vous effleure pas l’esprit que c’est parce qu’ils passent plus de temps avec chaque patient? Vous voulez quoi, une médecine plus humaine, plus personnalisée ou du travail à la chaîne, de la médecine fast food?

    • Pas que les médecins…

    • C’est quoi votre probléeme? Il faudrait vous soigner à domicile avec ça?
      Hier soir 7 pm mon petit garçon s’est ouvet la cuisse, j’ai vu immédiatement que ça prenait quelques points de suture.

      Nous arrivons à l’hôpital Jean-Talon, l’infirmière du triage rassure mon petit, il est terrorisé, n’a jamais vu un hôpital de sa vie. Elle rassure sa petite soeur aussi. Elle rassure le papa que nous seront sortis avant la fermeture des crèmeries.

      L’urgence est bondée. Plus de 30 personnes en attente.

      2 heures plus tard, elle reviens nous dire: un petit 30 minutes. Finalement, nous sommes passés en moins de 4 heures, malgré qu’il est arrivé 7-8 patients en civière par ambulance.

      Ce matin rendez vous avec mon orthopédiste à 08:40. Je suis sorti à 09:30 malgré que la salle de l’hôpital était bondée.

      En avril, il me prescrit un Scan, je me dis ça va prendre des mois.

      Surprise, il m’ont donné rendez vous en dedans de 7 jours, ayant ouvert des rendez vous à 09:30 le soir. Ce matin, le médecin était heureux, les résultats étaient déjà dans l’informatique.

      Tout celà dans des hôpitaux de Montréal. PAS AU PRIVÉ, NI EN CAMPAGNE.

      Continuez de chialer.

    • @gillesfpelletier

      28 juin 2011
      10h52

      Si ottawa empiétait moins dans les compétences provinciales telles que la santé, on payerait moins de fonctionnaires fédéraux à ottawa qui servent à transférer de l’argent aux provinces. Ça ferait plus d’argent pour les soins. Malheureusement, ça n’arrivera pas car même les conservateurs qui avaient promis d’encadrer le pouvoir fédéral de dépenser en 2006 ont envoyé leur promesse aux oubliettes.

    • Ayoe que je risque de me faire planter ici…bon disons que dans la famille il y a quelques médecins. Malheureusement ceux-ci ne pratique pas dans ma région, alors je ne peux bénéficier des passes droits que d’autres voisins ont, mais ca c’est pas tres grave.
      Evidemment, lors des soupers de familles, des fetes généralement, puisque les Nordiques ne sont plus, ils faut trouver des sujets de chicane. il a a donc la politique, merci…qui dit politique, promesses, les mains sur le volant, ont est pret et finalement…la santé notre priorité.
      Avec des médecins à la table…ouf que ca revole des fois
      Voici donc, qu’un décide d’aborder le problème de durée de rendez-vous, de disponibilité….des médecins. J’y vais donc sur la pointe des pieds, mais j’essaie de bien expliquer son point de vue.
      Au cours des dernières années on a remarqué un changement dans la clientèle étudiante en médecine. Renfor é au début par la mise en place de, disons quota, et par apres par l’écart entre la réussite aux études des filles,la représentation féminine s’est mise à augmenter de facon significative dans l’arrivée de nouveaux médecins dans notre système de santé.
      S.V.P. attendez un peu avant de tirer.
      Il semble que le revenue du médecin a suivi une courbe exactement à l’opposée du nombre de femme présente dans ce millieu. Au début plusieurs considéraient que le revenues des médecins flechissaient…
      Selon ce que j’ai compris, il ne s’agit pas ici d’incompétence, mais plutot d’une pratique de la médecine qui se défini autrement. Que ce soit le temps pris pour chaque patient(écoute, explication…), ou les heures qu’elles entendent mettre pour la pratique de leur médecine (semble ausi que le rapport travail famille ne soit par le meme pour les 2 sexes…).
      Bon on comprend que ce n’est pas un jugement sur la qualité des soins, diagnostiques, intérets au travail, mais bien d’une facon de faire et d’etre médecin. Je tiens ici à confirmer que mes médecins de beaux-freres ne se plaignent pas de ca, ils ne font que constater ce qui se passe autour d’eux. IL y a des avantages et des incovénients dans tout, meme dans cette nouvelle pratique de la médecine…et la on retourne encore aux bonzes de la pratique au Québec, le Collège…
      Ayoe, ouch…avant de me lancer des roches etes-vous sur d’avoir bien lu…
      ayoe, Nancy Beaudoin…

    • REDONNER LE CONTRÔLE AUX CITOYENS

      Lorsque vous payez un bien ou un services avec votre carte VISA ou MASTERCARD, ou toute autre carte de crédit, pour que la transaction soit valide, le commerçant doit impérativement vous faire signer le coupon indiquant le prix qu’il vous facture.

      La carte de la RAMQ n’est rien d’autre qu’une carte de crédit (la preuve en est que si vous ne l’avez pas, on vous fera payer avec votre VISA ou MASTERCARD) à qui les services de santé sont facturés.

      Mais dès que vous avec remis votre carte-soleil, vous perdez tout contrôle; vous n’avez aucune idée de ce le professionnel de la santé facturera à la province.

      Et si l’on créait l’obligation, pour que le professionnel soit payé, que vous signiez son relevé d’honoraires ?

      Ne serait-ce pas une façon pour le citoyen de controler les dépenses ?

      Certains professionels de la santé seraient gênés de présenter une facture alors qu’il n’a fait que vous fixer un nouveau rendez-vous ou pris votre température.

    • C’est encore une fois la preuve de l’efficacité du modèle québécois…

      Jean-François Lisée devrait s’en inspirer pour défendre une énième fois ce modèle tellement efficace avec sa bureaucratie éléphantesque, son syndicalisme pompeux et son corporatisme grandiloquent…

    • Je ne peux exiger plus de mon médecin de famille. Il est débordé et j’en suis conscient. Par contre je trouve inacceptable de devoir attendre 1 mois à 6 semaines pour avoir un r.d.v.. Cela est complètement inopérant et me force comme tout le monde à aller embourber la salle d’urgence quand j’ai un problême de santé nécessitant une consultation à cour terme.

    • @solis087

      28 juin 2011
      11h16

      Vous avez écrit:

      “Je serais curieuse de savoir combien l’Alberta dépense par habitant dans le système de soin de santé comparer au Québec. Parce que je trouve que c’est le jour et la nuit. Il n’y a même pas de clinique privée où il faut débourser, parce qu’il n’y a pas de besoin.”

      Parlez vous vraiment de la méchante Alberta, cette province maudite pour les Québécois qui pollue l’environnement et qui vote pour le méchant Harper depuis 10 ans??

      Trêve d’ironie: Je pense que le Québec dépense plus que l’Alberta pour ses soins de santé!

    • Je n’ai plus de médecin. Elle a quitté sa clinique en, supposément, disant à personne où elle allait. Mon dossier n’appartient plus à personne, je ne peux plus prendre de rendez-vous, faut que je passe ma journée à attendre en clinique walk-in ou que j’aille à l’urgence (donc utilisation inutile de mes « vacances » et de précieuses minutes du médecin à raconter encore une fois l’historique de mes bobos). Et après avoir attendu des heures, certains services me sont refusés parce que sans rendez-vous, le médecin n’a pas le temps de me faire certains tests (pap, parce que sans médecin, c’est à moi de m’assurer de passer les tests de routine de prévention) !

      Par contre, en cas d’urgences et en obstétrique, j’ai trouvé les services excellents.

      Que les médecins travaillent de longues heures, soit. Qu’ils contestent la comparaison des heures avec les autres provinces, d’accord. Mais qu’ils nous expliquent pourquoi c’est pire au Québec. Sommes-nous plus malades ? Consultons-nous inutilement ? Ont-ils des solutions à part réfuter des études ? Est-ce que la qualité des soins compense pour la longueur d’attente ?

      Il ne faut pas confondre ce que la plupart d’entre nous, non-médecins, refuseraient de faire (le stress, les heures, l’horaire) avec ce que les médecins, après de longues études, acceptent de leur plein gré de faire en retour d’un salaire dans les 6 chiffres.

      @gebgeb
      Les conditions de travail que vous déplorez sont-elles meilleures ailleurs ?

    • @Gasston :

      “Il ne faudrait surtout pas lire dans ces statistiques inquiétantes que c’est la faute de la féminisation de la profession médicale. Ce serait terriblement sexiste.”

      x2

      Mais chuuuuttt… Faut pas le dire ni même le penser sinon on va se faire traiter de misogynes. Le problèmes est probablement ailleurs… sûrement!

      Le Doc Mailloux le déplore depuis longtemps mais c’est un fou, y dit n’importe quoi…

      Cherchons partout avec les yeux grands fermés…

    • @ solis087

      J’ai aussi vécu dans d’autres provinces et je confirme votre témoignage à 100%: il n’y a aucune espèce de comparaison possible entre ce qui se passe au Québec et dans le ROC. Si les citoyens du ROC devaient subir le système québécois ils ne l’accepteraient tout simplement pas. C’est pour ça d’ailleurs que notre système de santé “à une vitesse” (sauf pour les bien connectés) est encore populaire dans le ROC.

      Pourquoi c’est comme ça?

      1 – Le Québec a d’autres priorités bien plus importantes: garderies, fécondation assistée, congés parentaux, “équité salariale”, etc. etc.

      2 – L’ordre des médecins est le syndicat le plus puissant au Canada.

      3 – La CSN, 2e syndicat le plus puissant, a décrété que le balayeur du 4e étage ne peux JAMAIS balayer au 5e, peu importe les circomstances.

      4 – Charest a les deux mains sur le volant, et comme conducteur émérite il a décidé qu’un ratio d’un cadre par travailleur c’est l’idéal dans le réseau de la santé.

      5 – Dans les CLSC, on applique le modèle québécois dans toute sa splendeur.

      6 – Le ministère de la santé a découvert que la meilleure façon de contrôler les coûts c’est de bloquer l’accès.

      C’est à peu près ça. Le reste ce sont des détails.

    • On ne peut demander aux médecins de faire plus d’heures. Ils devraient être libres de faire les heures qu’ils veulent, on n’a qu’à en former d’autres. Ils seront payés en conséquence des heures qu’ils travaillent.

      Le défaut de mon médecin est qu’il ne fait pas de sans rendez-vous et ça prend trois mois à avoir un rendez-vous. Alors je le vois aux deux ans, car ça prend aussi 1 ou 2 heures d’attente chaque fois que je me pointe là. Pour le reste, il est très compétent.

      Pour ce qui est de Bouchard qui traite le monde de paresseux, venant d’un sermonneux de l’élite, ça ne passe pas. Si au moins, c’était quelqu’un de la classe moyenne qui tire le diable par la queue qui nous aurait dit ça, ça aurait passé mieux. Je voudrais le voir gagner le salaire moyen des Québécois et vivre avec ça. Il trouverait qu’il travaille assez et il trouverait ça dur. Et dire qu’il passe pour un bon communicateur. Il ne sait pas c’est quoi la vie du monde ordinaire.

    • Il y a une fille avec qui je travaille qui a 3 enfants en santé d’environ 7,12 et 16 ans… Elle m’a dit qu’il fallait qu’elle reconduise ses enfants pour leurs examens de routine annuel. Est-ce normal ? Pour ma part, je n’ai jamais eu ce genre d’examen annuel, je dis pas que rendu à 50 ans ce n’est pas important.. Mais des enfants en santé doivent-ils passer ces tests annuel ? ENGORGEMENT pour des naiseries à mon avis !

    • A ma clinique qui m’est pas privée, les medecins travaillent 2 jours et 1/2 de 5 à 6 heures environ (environ 25 à 30 heures). Sont supposé faire du bureau en plus pour voir leurs dossiers et les résultats d’examen, (ce qu’ils font peu) et ne font aucunement de la garde en millieu hospitalier.

      En fait je connais très peu de clinicien qui font de la garde… Pire aucun ne fait de rendez-vous autre que sur “sans-rendez”. Même pas mon médecin de famille que je n’ai jamais vu autrement que sans-rendez-vous… Par contre j’ai vu des médecins de garde travailler de très, très long heure..et ils n’ont pas le luxe d’une clinique. Il y a des mesures drastiques qui devrait être prise pour une meilleur répartition…

    • Excusez mon erreur
      je parlais de la $anté des medecins
      merci

    • @legrandflancmou

      28 juin 2011
      13h32

      Moi je ne me suis pas gêné pour le dire: J’ai enseigné pendant 25 ans et je puis vous dire qu’on a totalement transformé le système d’éducation pour n’y avoir que du PAR COEUR là où les filles excellent…Fini les problèmes de raisonnement! Je vous laisse terminer …

    • Je n’oserais même pas penser mettre la faute sur les médecins, d’aucune façon.

      Encore une fois , c’est dans l’organisation que se retrouve le problème. La gestion. Tout le monde travaille à bout de bras pour faire fonctionner ce fichu système de santé et en haut , dans les bureaux, on calcule.

      Les administrateurs ADMINISTRENT. On ne veut pas reconnaître les diplômes de médecins qui viennent de l’extérieur. Les burn-out se multiplient tant chez le personnel infirmier que du côté des médecins. Et on est là, la bouche ouverte, les bras en croix en attendant les miracles !

      Mais , il y a toujours du cash pour remercier les bons administrateurs qui , apparemment, ont besoin de boni pour pouvoir bien faire ” runner ” leur business. Et surtout bien paraître leur hôpital.

      Et que dire de la hiérarchie complètement hallucinante, le fouillis administratif , la bureaucratie inouïe ( ça, par exemple, on est bon dans ce domaine ) qui prévalent et gobent une grosse partie du budget. Bref, l’argent NE VA PAS À LA BONNE PLACE.

      Pareil pour les commissions scolaires, en passant.

      Faites le ménage dans l’appareil administratif, c’est là où est le problème.

      Comme dans le reste. on administre en gratteux de fonds de tiroirs. Made in Québec.

      Et on a un ministre de la santé … ô combien dynamique, inspirant, et sécurisant. Pas d’allure.

      La mission du système de santé n’est pas d’arriver premier à la fin de l’année fiscale avec un bon score et des boni pour les administrateurs c’est de recevoir et traiter le plus grand nombre de patients possible. Dans des délais plus que raisonnables.

      Ouvrez des lits , rendez disponibles 24/24 h les salles d’opérations, engagez du personnel, faites en sorte que le système fonctionne à plein rendement. C’est pas une dépense nette, engager du personnel, basewell. Ils paient des impôts, participent à l’économie, achètent des maisons … etc. Parallèlement, ménage dans les structures à paperasse. Attrition, name it.

      Jamais je ne dirai un mot contre ceux qui travaillent sur le plancher des vaches. Ma femme travaille dans un CHSLD, comme préposée. Je pourrais vous en conter des vertes et des pas mûres. Pas mal différent de ce que les petits journaux à sensation nous garroche par la tête en nous sortant des cas particuliers, exceptionnels, tristes bien sûr, mais ce n’est donc pas la règle ! Merci à Pierre Foglia, en passant, pour avoir fait connaître l’envers de la médaille de ce métier , combien difficile et exigeant. Autre sujet , anyway.

      En quelques mots, trop d’argent ne va pas à la bonne place. On le sait tous. Et en plus , on a le culot de nous ajouter un 200$ bientôt comme tite taxe spéciale … pour le système de santé ? Faut le faire ! C’en est presque insultant, ma foi.

      Bonne fin de journée.

    • pager

      Sincerement je n’aime pas votre insinuation. Peut-etre faudrait-il simplement réévaluer le nombre de médecins nécessaires afin d’assurer un système plus près des attentes de la population. La pluralité des facons de pratiquer la médecine dans un vaste système est toujours apprécié, cela provoque toujours des questionnements nécessaires et des remises en questions constantes à l’image d’une médecine en évolution de par sa nature meme.

      De grace ne tombons pas dans des considérations stéryles qui à défaut d’etre utiles, renvoient la recherche de solutions valables en débats puériles.
      Acceptons les différences comme une force, mais sachons additionner chaque éléments parcipants à mieux définir nos resources en ayant pour objectifs la réponse à des besoins.

    • La féminisation de la médecine. Je comprends les femmes-doc. Équilibre travail-famille c’est important pour elles.

      Finie l’époque des gars-doc qui travaillaient 70 heures par semaine. Mon père-doc s’est tué à l’ouvrage en voulant sauver le monde…

    • Mon médecin de famille ne fait que 2 “soirées” de clinique sans rendez-vous et 2 à 3 jours/semaine pour les rendez-vous de sa clientèle. Ça fait pas fort fort la ‘tonne’ ! Et il n’a aucune visite en clinique externe à l’hôpital…

      Et dire que Bolduc vient de signer de nouvelles ententes avec ces plombiers de médecin et il (Bolduc) s’est dit très satisfait de ces ententes…

      À vrai dire, il ne devait pas savoir que ce sondage de cette semaine arriverait 6 jours plus tard pour lui faire avaler tout croche ses belles paroles…de Poli-t’y-Chien…

      Et ce Collège des Médecins (gestapo!) empêche les nouveaux arrivants formés comme médecins de travailler au Québec !

      Ça fait pitié, m’sieur le Curé !

    • @ gasston – 28 juin 2011 – 13h47: “2 – L’ordre des médecins est le syndicat le plus puissant au Canada.”

      Oui et re-oui! En plus, il est arrogant!
      __________________________________________

      @ gasston – 28 juin 2011 – 13h47: “3 – La CSN, 2e syndicat le plus puissant, a décrété que le balayeur du 4e étage ne peux JAMAIS balayer au 5e, peu importe les circomstances.”

      Malheureusement très vrai mais je n’ai pu m’empêcher de la rire celle-là!

      _______________________________________________

      @ fefille – 28 juin 2011 – 14h17: “Il y a une fille avec qui je travaille qui a 3 enfants en santé d’environ 7,12 et 16 ans… Elle m’a dit qu’il fallait qu’elle reconduise ses enfants pour leurs examens de routine annuel. Est-ce normal ? Pour ma part, je n’ai jamais eu ce genre d’examen annuel, je dis pas que rendu à 50 ans ce n’est pas important.. Mais des enfants en santé doivent-ils passer ces tests annuel ? ENGORGEMENT pour des naiseries à mon avis !”

      Je vais vous répondre par un exemple… il y a à peu près un an et demi, j’ai un problème de santé… je retrouve mon médecin de famille que je n’avais pas vu depuis des lunes (j’étais certaine qu’il avait pris sa retraite!)… je téléphone donc pour avoir un rendez-vous. Surprise! Étant donné que je ne l’avais pas consulté depuis plus de 5 ans je ne pouvais pas le voir! Donc, le message est clair, si t’es pas malade assez souvent, dégage! :o)

      Donc, votre collègue de travail ne fait que s’assurer de ne pas se faire dire la même chose que moi si jamais un de ses poussins est malade. C’est con mais c’est ainsi fait!

      Mais je suis d’accord avec vous. C’est de l’engorgement pour des niaiseries! Mais qui a dit que le système de santé (ou “système de maladie” tant qu’à moi) est logique avec son gigantesque organigramme et son fonctionnariat inefficace?

      LR Chakana

    • @ prargall

      Que savez-vous de l’horaire de votre médecin et de ceux de sa clinique? La grande majorité des médecins travaillent plus de 45 heures par semaine, en prenant des décisions cliniques aux conséquences importantes à chaque 15 minutes environ (surtout à l’urgence, mais aussi au bureau) et ont régulièrement plusieurs lieux de pratique: hôpital, urgence, sans rendez-vous mineur, bureau, soins palliatifs, visites à domicile, CHSLD, santé mentale, santé des jeunes, CLSC, etc.

      J’ai eu beaucoup d’autres emplois et je peux vous dire que le niveau de stress d’un médecin, tout particulièrement à l’urgence, est phénoménal. Peu d’entre vous connaîtrez un jour ce type de stress dans la pratique de votre métier.

      Les médecins ne prennent pas congé, comme plusieurs d’entre vous le faites, lorsqu’ils sont malades. Ils travaillent avec la fièvre, avec des douleurs importantes et dans des circonstances qui vous auraient cloué au lit. Ce sont des gens dévoués, professionnels, et excessivement travaillant. Les traiter de paresseux relève du blasphème.

      Votre médecin travaille probablement plus que vous ne le croyez. Et si ce n’est pas le cas: C’EST SON CHOIX. Il ne vous doit rien. Et ne commencez pas avec les frais de scolarité. On paie aussi pour les psychologues qui doivent se rendre jusqu’au doctorat (7 ans d’université) et pour les dentistes et personne ne leur demande rien.

      @ pagog

      Bravo! Mais tu prêches chez les ignorants, comme ces ignorants qui te consultent sans même être capables de te dire pourquoi ils sont là. Si les gens pouvaient comprendre, ils comprendraient.
      Bonne continuation dans ce milieu très difficile.

      Et enfin, je ne vois pas pourquoi un médecin ne pourrait pas prendre un congé de maternité comme toutes les autres femmes. C’est quoi l’affaire, on est entré dans les ordres??? dans l’armée??? Il faut se dévouer corps et âme pour ces pauvres gens? C’est de la médecine ou c’est de la prêtrise? À vous lire, les médecins ont tous les devoirs et peu de privilèges. Tout ça parce que vous trouvez qu’on gagne trop cher. Désolant.

    • Pager, le Québec a plus de médecins et d’enseignants per capita que les autres provinces et les frais de scolarité y sont des plus bas au Canada…..Alors, plus de médecins, plus d’enseignants et le tout avec des frais les plus bas au Canada devrait-ont en déduire que le Québec est la plus performante des provinces ? J’en doute fortement. Ou est le problème alors ? Moins d’heures possible pour le plus gros salaire possible…. L’argument des risques d’accidents, d’erreurs est pour ma part farfelue. A-t-on plus d’accidents et ou d’erreurs ailleurs au Canada ou en Amérique du nord pour plus d’heure ? Naaa ici c’est encore et toujours la même mentalité d’assister qui persiste, combien de fois j’ai entendu “s’pas ma job”pour une simple réception de colis, toujours et toujours cette attitude de ventre mou….48h dans une semaine vous trouvez ça beaucoup ? Quand c’est la vie d’une personne, ni les heures, ni l’argent, ne devrait entrer en ligne de compte. Deux corps de métier ne devrait pas être syndiqué, les médecins et les policiers…..

    • Je n’ai pas de médecin de famille et comme je n’ai pas les moyens de tomber malade, je me tape parfois 4 heures d’attente dans une clinique sans rendez-vous.

    • Voici mon commentaire un peu en retard monsieur Lavoie mais vous ne le regretterez pas !
      Nous avons un outil de cotation pour connaitre l’excellence nos médecins dans toutes les provinces canadiennes et même aus States !
      Vous voulez savoir la cotation de votre médecin dans votre ville et y apporter la vôtre ?
      alors sans plus tarder voici l’URL miraculeux :

      http://www.ratemds.com/?gclid=CNHcjZu32akCFU175QodOzatPQ

    • @gebgeb :

      “Et enfin, je ne vois pas pourquoi un médecin ne pourrait pas prendre un congé de maternité comme toutes les autres femmes. C’est quoi l’affaire, on est entré dans les ordres??? dans l’armée???”

      Ça a rien à voir. Personnellement je n’ai jamais dit qu’elles n’avaient pas le droit, j’ai dit que ces congés de maternités de 1-2 ans et familiaux étaient en grande partie responsables des heures moindres travaillés par les médecins au Québec.

      Le nier est preuve d’aveuglement volontaire. Mais continuer à chercher des raisons ailleurs si vous voulez…

    • @gebgeb

      28 juin 2011
      15h50

      Je suis loin de trouver que les médecins gagnent trop cher…Je trouve qu’ils ne gagnent pas assez cher??

    • Si on pouvait payer comme il se doit nos profs, médecins, infirmières etc…bon dieu que tout irait mieux?

      Mais on ne le peut pas car nous dépensons notre argent dans toutes sortes de niaiseries…

    • J’aimerais aussi connaître la durée moyenne d’une consultation avec un médecin ? Un bon médecin, à mon avis, est aussi celui qui prend du temps avec son patient ce n’est pas juste une question de volume et de productivité.

      On peut jouer avec les chiffres qui sont disponibles ?

      48 heures et 80 patients… Et cela sans parler des autres tâches qui ne sont pas en présence des patients…

      80 patients = 48 heures

      1 patient = 0,6 heure. SOIT 36 MINUTES par patient combien de temps dans la paperasse et cela laisse combien de temps avec les patients ?

      En ONTARIO ?

      117 patients = 51 heures

      1 patient = 0,4359 heures soit un peu plus de 26 minutes.

      J’imagine qu’ils passent moins de temps en paperasserie ailleurs au pays mais si au Québec on consacre juste trois minutes de plus au patient en moyenne cela serait un avantage pour nous !!!!

    • Dans un forum ici on dit que la durée moyenne au Québec est de 15 minutes…

      http://veritesetmedecine.over-blog.com/article-beaucoup-de-francais-se-plaignent-de-la-rapidite-de-la-consultation-du-medecin-traitant-69909217.html

      Alors que la durée idéale serait d’environ 30 minutes… Alors c’est la bureaucratie qu’il faudrait réduire et les médecins du Québec voient encore trop de patients par semaine malgré tout et certains doivent se présenter inutilement, une infirmière ou un pharmacien ferait l’affaire !

    • Je suis très chanceux car j’ai le même médecin depuis 34 ans . C’est un médecin très apprécié de tous et d’une gentillesse et un savoir inégalable.
      J’ai toujours reçu le bon diagnostique durant toutes ces années. Il prend rarement des vacances et se dévoue continuellement pour ses patients.
      Je vous souhaite un médecin comme lui.
      Bonne journée
      Gilles B. Longueuil

    • Enfin, disent le Ministre et ses fonctionnaires: le bon peuple saura que ce sont les médecins qui sont coupables de toutes les ratées du système. Alors le Ministre pourra continuer à proclamer sur toutes les tribunes que tout va bien et qu’il est en contrôle et les fonctionnaires pourront se créer d’autres comités pour voyager, se réunir, et blablater.

    • gebgeb:

      Je crois que ce qui écoeure la population, c’est d’entendre les médecins spécialistes se plaindre que vous ne gagnez pas assez cher. Ha mon dieu je gagne 250 000$/ année mais en Ontario, ils en gagnent 300 000$ c,est scandaleux…

      Une grande partie de la population trouvent que beaucoup de médecins sont plus intéressés par leur profit à la fin de la journée que le bien être de leur patient.

      Les infirmières font des heures de fou, ont des conditions de travail horribles, font des rotations jour+soir+nuit et gagnent maximum 33$/h à la fin de l’échelon… Mais les médecins ont des conditions de travail rêvés. Des études subventionnés avec bourses et prêts automatiques. Des salaires au dessus de la majorité des carrières. Un collège des médecins qui les protègent coutent que coutent ( ils ne sont même pas tenus de publier le nombre d’erreurs médicales…).

      Nous voyons ensuite ces mêmes spécialistes qui gagnent déjà une fortune en demander toujours plus et dire que si ils gagnaient plus, le système de santé irait mieux. Quelle est la conclusion de la population selon vous?

      Je vous laisse en juger…

      Vous dites que les médecins ne nous doivent rien? Je trouve votre parole un peu ingrate…Les fonctionnaires de la fonction publique nous doivent un service. Les infirmières du public nous doivent un service (elles nous le rendent vraiment bien). Les enseignants et les travailleurs sociaux nous doivent un service puisque nous payons pour eux. Je ne vois pas pourquoi les médecins ne devraient rendre de compte à personne. Ils ne sont pas différents des autres. Descendez de votre trône doré et revenez sur terre avec le citoyen moyen…

    • Rarement vu des commentaires aussi gratuits;
      Ex: Boom25: “Je ne vois pas pourquoi les médecins ne devraient rendre compte à perosnne”; faut être ignorant pas à peu près pour die qq chose comme ça…

      Ex: mrzaza: de l’anecdotalisme pur et simple; aucun rapport;

      Ex: goldwinger, comment peux-t-il juger?

      Pas fort comme forum….

    • Et pourquoi ne formerions-nous pas plus de médecins? Le nombre de médecins formés est contrôlé par le Collège des médecins de façon en principe à assurer la qualité de ceux-ci, en pratique il s’agit aussi de créer une pénurie permanente afin de maintenir la rémunération élevée. Mais, comme l’étude tend à montrer que nos médecins font moins d’heures, que ceux-ci nous disent être moins payés que ceux des autres provinces, il faut conclure qu’ils nous coûtent moins cher et que nous pourrions donc payer plus de médecins per capita pour obtenir les mêmes résultats que dans les autres provinces.

      Mais, j’imagine que mon équation ne marche pas parce que quelque part quelqu’un ment.

    • @boom25 – Si vous croyez qu’un médecin – spécialiste ou pas – gagne une fortune s’il gagne 250 000 $, vous n’avez pas les deux pieds sur terre. Quand on paie des joueurs de balle ou des lanceux de “puck” des millions par année, vous ne trouvez pas que c’est débile? Au nombre d’années que les médecins doivent étudier, la responsabilité qu’ils ont vis-à-vis leurs patients et tout un tas d’associations médicales et organismes gouvernementaux, arrivez en ville! Un jeune qui sort avec des diplômes universitaires espère gagner 50 – 60 000 $ en sortant des études et vous croyez les médecins bien payés?!
      48 heures de travail avec autant de responsabilités, ça en vaut bien plus. Ce n’est pas le gars ou la dame qui travaille chez GM avec des appareils hyperspécialisés et qui a peu à faire autre que voir à ce que la machine n’arrête pas. Puis ces autres travailleurs n’ont pas un tas de formulaires à remplir pour une maudite machine gouvernementale qui n’en finit pas de bouffer de la paperasse! Je me souviens pourtant de l’époque ou, pour quelques dollars, on pouvait même se faire rendre visite à la maison par un médecin si on était trop malade pour se déplacer. Je me souviens du cousin de mon père qui se faisait parfois payer en espèces (une poule d’un fermier local, par exemple). Je me souviens d’une médecine humaine. D’une époque où on n’infantilisait pas les patientes féminines en milieu hospitalier: “La p’tite madame a-t-elle fini son pipi?” Eille! Tasse-toé, j’pèse 200 livres toute nue, la tête rasée!

      Et nos éducateurs aussi sont mal payés, pour tenter d’enseigner à des morveux dont les parents ne se sont pas assez occupés, qui sont mal élevés, qui n’écoutent personne, ne se plient pas aux règlements (pas surprenant: y’a qu’à voir leurs parents conduire sur nos routes, en train de texter, de parler au cellulaire tenu à la main, sans ceinture de sécurité, etc.), qui voudraient que l’école soit aussi drôle et excitante que leurs maudits jeux vidéos… qui finissent par se promener dans les rues en bandes, avec des couteaux dans la poche, prêts à se faire la sacoche des p’tites vieilles. Mais faut pas qu’un(e) prof fasse des remontrances à un(e) élève! Papa et/ou maman qui ne se présentent jamais aux réunions de parents vont vite se présenter chez le directeur ou la directrice pour se plaindre qu’on n’aime pas leur enfant, qu’on le/la maltraite!

    • Bon bon, les dretteux, vous avez fini avec votre grosse propagande à deux cennes? C’est vraiment n’importe quoi sur Cyberpresse: on dirait que c’est le point de ralliement des frustrés du RLQ. Vous en mettez tellement que vous vous tirez dans le pied sans vous en rendre compte.

      Primo, les médecins ne sont pas syndiqués, arrêtez donc de raconter n’importe quoi pour faire votre petite propagande anti-syndicale, merci. Vous confondez association professionnelle et syndicat. Deuzio, certains nous disent ici qu’ils doivent absolument passer par le privé pour se faire soigner: ils vivent où coudonc? Des cliniques sans rendez-vous et des CLSC, c’est pas ça qui manque. C’est drôle, j’ai été malade l’année dernière et j’ai dû fréquemment aller voir un médecin: je n’ai jamais eu à attendre plus de deux heures. C’est sûr que si vous vous pointez à l’urgence pour une grippe, vous allez attendre en maudit, mais c’est bien fait pour vous. Je vais au CLSC près de chez moi, et j’y ai un excellent service.

      Certains font dans la propagande vraiment grossière ici, ça n’a tout simplement pas de bon sens. Oui, c’est difficile d’avoir un médecin de famille – j’ai fini par en avoir un, mais il était au bord de la sénilité – mais voir un médecin n’a rien de très compliqué, à moins vraiment de vivre en région éloignée: en ce cas, ce n’est pas très différent dans les autres provinces, vous savez. Les médecins ont rarement envie d’aller s’enterrer dans un trou perdu.

      Le problème, ce n’est pas le manque de médecins, mais la sur-spécialisation de notre système. Devenir médecin de famille, c’est bon pour les derniers de classe: les étudiants en médecine talentueux sont poussés à se spécialiser. Résultat: on a un tas de spécialistes pas assez de médecins de famille, qui nous envoient voir un spécialiste pour le moindre bobo, au lieu de s’en occuper eux-mêmes. Spécialiste qui coûte fort cher.

      Je me suis fracturé le petit doigt, et on m,a envoyé voir un spécialiste à Sacré-Coeur cibole ! Ça devient vraiment du grand n’importe quoi. L’État devrait y voir, et limiter cette multiplication du recours à des spécialistes pour un oui ou pour un non. Un spécialiste, ça ne devrait soigner que les cas les plus complexes, les plus graves, point. Il serait sérieusement temps que l’on contigente sévèrement l’accès aux spécialités dans les facultés de médecine. C’est pas normal qu’on vous envoie consulter un gastro-entérologue pour un mal de ventre…

    • Je suis infirmière clinicienne. J’ai abandonné l’idée de faire une maîtrise pour devenir “super-infirmière” car les perspectives d’emploi au Québec ne sont guère intéressantes. Si vous avez vu le reportage d’enquête, vous savez comme moi que le collège des médecins y est pour quelque chose… Pourtant, je reste persuadée, comme la plupart de mes collègues, que ça serait la solution idéale pour désengorger le système, pour faciliter l’accès à des soins autrement dispensés par des “médecins de famille” inexistants? J’ai longuement étudié différentes physiopathologies durent mes années d’études. Nous avons plusieurs heures de formation en examen clinique, en pharmacologie, etc. Le médecin de famille de ma fille (moi, je n’en ai pas) a fait écrire la mention “maman infirmière” sur le dossier de ma fille car elle se dit que si j’appelle pour un problème, je sais probablement de quoi de parle… Je renvoie souvent les membres de ma famille à la clinique sans rendez-vous du coin en leur disant exactement quoi demander au médecin lorsqu’ils me partlent de leur problèmes de santé. Je les ausculte et les examine avant de les référer et ils revienne toujours avec les perscription demandée et les maladies que j’avais auparavant décelées.
      Àu travail, les médecins avec qui nous travaillons nous font extrêmement confiance car ils savent que nous sommes compétentes. Il n’est pas rare qu’il écoutent nos commentaires et qu’ils agissent en conséquence (je travaille dans une unité de soins chirurgicaux intensifs). Nous ne sommes pas des exécutantes.
      Si nous sommes en mesure de déceler de graves pathologies cardiaques de visu et exiger des perscriptions médicales qui sont justes en milieu critique, expliquez-moi pourquoi nous ne serions pas capable de traiter des cas d’otite, de diabète ou de haute pression? Si nous savons exactement quel médicament administrer, et à quelle dose, pour stopper une fibrillation auriculaire (que je dois me faire prescrire par un collègue médecin auparavant), pourquoi ne pourrions-nous pas prescrire un antibiotique pour traiter une infection urinaire?

      J’ai souvent fait des semaines de plus de 48 heures au travail. J’ai dormi à l’hôpital maintes fois, fait plusieurs heures supplémentaires (obligatoires ou non), pour dépanner. J’adore mon travail et mes patients. Je ne changerais d’emploi pour rien au monde. Même si notre salaire est maigre. Nos résidents en médecine gagnent en moyenne 50000$. Leurs repas à la cafétéria sont payée, ainsi que leurs stationnement. Ils ont des chambres avec lits, douches et salon privé à leur disposition afin de dormir durant leurs pauses. Un infirmière, au sortir de l’école, gagne un peu moins de 20$ l’heure. Elle doit souvent travailler la nuit. Ses repas ne sont pas payés à la cafétéria. Elle a droit au stationnement après plusieurs années d’ancienneté et il coûte 40$ par mois pour y avoir accès. Elle se repose dans la salle commune, sur un sofa souvent décati, là ou tous prennent leurs repas…

      Pourtant, elle sont un pilier du système de santé, au même titre que les médecins.

      Les médecins méritent amplement leur salaire, là n’est pas la question. Mais pour que notre système de santé soit beaucoup plus performant et réponde mieux à la population (qui se fait vieillissante), les médecins, surtout leur Collège, devront laisser plus de place aux infirmières compétentes. Nous ne sommes pas là pour leur “voler leur job” mais au service de la population.

    • À mon avis, le principal problème réside dans le fait que trop de médecins sont plus préoccupés à soigner leur compte en banque que leurs patients.

      Pour plusieurs médecins ( j’en connais quelques-uns dans ce cas ), la pratique de la médecine devient beaucoup plus un passe-temps qu’une vocation ou un travail à plein temps.

      En effet, la gestion de leurs blocs-appartements, de leurs portefeuilles d’actions sans oublier leurs investissements dans des paradis fiscaux ou leurs innombrables parties de golf ne leur laisse plus beaucoup de temps pour s’occuper adéquatement de leurs patients…

      Dire qu’autrefois, les médecins avaient tellement à coeur la santé de leurs concitoyens qu’ils n’hésitaient pas à les soigner « gratis »…

      Aujourd’hui, les médecins sont tellement accrochés à l’argent qu’ils tournent de plus en plus le dos au secteur public parce que pas assez « payant ».

      La véritable « vocation humanitaire » qu’était la médecine autrefois a laissé la place au culte du dieu ARGENT: plus on en a, plus on en veut…et tant pis pour ceux qui n’en ont pas, qu’ils crèvent!

    • @boom25: d’où prenez-vous vos chiffres? Je suis marié à un (ou plutôt une) médecin. Ce $300,000 que vous citez s’applique aux spécialistes. Et ne comprend pas les frais d’administrer un bureau: infirmière, secrétaires, loyer, assurance-responsabilité etc, ce qui coûte environ 50% des revenus. En suite: pas de régime de retraite, vacances non-payées, pas de congés maladie, pas de plan dentaire et autres bénéfices marginaux, etc.

      Tu cotises ton REER, tu prends des vacances, etc, et en bout de ligne, oui, c’est encore un bon salaire, mais il faut mettre 18-20 ans de scolarité + internat pour s’y rendre, en suite faire des heures de garde et d’hôpital, et travailler des heures de fou.

    • Existe-il des statistiques sur le nombre d’heures travaillées par les médecins hommes comparativement aux médecins femmes?

    • planecrazy :

      Vous me demandez où je prends mes chiffres? J’ai deux amis médecins spécialistes. Et si vous regardez bien mon premier commentaire, j’ai bien parlé des médecins spécialistes et non des médecins généralistes. Bref, mes deux amis sont médecins spécialistes et nous ne parlons plus de leurs conditions de travail car ils admettent du bout des lèvres qu’ils sont vraiment choyés comparativement au reste de la population. Ils admettent aussi qu’ils ont reçus toute l’aide financière necessaire pour finir leurs études, qu’ils chargent automatiquement un montant à trois chiffre pour une seule consultation de 15 minutes. Ils s’en vantent même. Hey J’AI FAIT 800$ EN 1 HEURE!!!

      Ils ne sont pas dévorés par le travail. Ils font leurs horaires comme ils veulent. Ont un train de vie de prince. Oui ont fait 10 ans d’études post collégiales. Et alors? J’ai bien fait 5 ans d’université et je mérite autant mon salaire qu’eux.

      Les revendications Docteur Barette les font rigoler en catimini car ils savent que le problème dans le milieu de la santé n’est pas un problème de rémunération mais d’organisation du travail. Mais pourquoi refuser une augmentation de revenu? Qui la refuserait?

      Finalement, ils m’ont avoué que dans les écoles de médecines, les professeurs dénigrent la médecine familiale qu’ils considèrent comme la médecine de pauvre ou plus communément la médecine des étudiants moins doués.

      Donc à ceux qui me pourfendent de tous les noms, moi je sais de quoi je parle et vos insultes ne me feront pas changer d’idée car j’ai des faits devant les yeux et vous?

    • Est-ce que ce serait possible de débattre sans tomber dans les clichés?
      Les médecins ne pensent qu’au cash, n’ont plus la passion, etc? Oui, certains, mais d’autres sont totallement dévoués et se soucie très peu de ce qu’il facture.

      Si je comprend bien, les médecins devraient être : 1) Des premiers de classe (bien sûr) 2) Completements insensibles à l’argent, ne travaillant que pour rendre service 3) Dévoués au point d’abandonner l’idée d’une famille ou même d’une vie à l’extérieur de la médecine 4) Ne jamais oser se regrouper en association (comme tous les autres ordres professionels éxistant), mais comment osent-ils?

      Où allez-vous trouver ces merveilleux spécimens d’humanité???

      Si vous pensez correspondre à la description alors vous auriez du appliquer. Mais en attendant, il faudra malheureusement accepter que les médecins soient des êtres humains comme vous.

    • @jolico,

      les chiffres de 250 000$/année pour les médecins spécialistes sont très conservateurs. Plusieurs dans le lot gagnent plus d’un million de dollars par année.

    • Le Québec était mieux servi sous les ordres religieuses.

    • stridulation …….”Primo, les médecins ne sont pas syndiqués, arrêtez donc de raconter n’importe quoi”

      La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est un syndicat professionnel représentant l’ensemble des médecins omnipraticiens. La FMOQ compte plus de 8000 membres ….Donc 8000 syndiqués…Pour le “n’importe quoi”, je vous invite à vous relires.

    • @renefo1 :

      “Existe-il des statistiques sur le nombre d’heures travaillées par les médecins hommes comparativement aux médecins femmes?”

      Il y a de très fortes chances que non et que ces chiffres ne seront jamais disponibles au Québec. Féminisme oblige…

    • @renefo1 :

      J’ai réussi à trouver des données mais qui datent de 2002… Il y avait beaucoup moins de femmes et les congés de maternités et de toutes sortes n’avaient pas l’ampleur aujourd’hui.

      Au tableau de la page 43, entres-autres, on peut voir que les femmes comptent 40% (oui, quarante) moins de visites en cabinet que les hommes. Et en 2002, elles comptaient 14% moins d’heures par an.

      Mais tout ça était en 2002, aujourd’hui c’est probablement beaucoup plus élevés et les femmes sont beaucoup plus nombreuses.

      Dire que plusieurs continuent à essayer de trouver les problèmes ailleurs….

    • Oups, le lien : www.amq.ca/fra/PDF/feminisation_final.pdf

    • @renefo1 et legrandflancmou-mysogyne- Eh ben oui! C’est sûr que beaucoup de femmes médecins font moins d’heures, ayant à gérer une vie familiale en plus de leur vie professionnelle. Et puis? C’est souvent la même chose dans d’autres milieux de travail. Le plus triste, c’est que parmi les femmes médecins, celles qui se fendent la poire pour tenter de faire autant d’heures que les môssieurs médecins qui n’ont pas la même charge familiale se retrouvent parfois en “burnout”. Même si ça prenait 20 femmes médecins pour faire la job de 15 hommes médecins, y’a pas de quoi fouetter un chat. En fin de compte, les médecins sont payés “à l’acte”, non?!

    • @jolico : Misogyne tant que vous voulez, m’en fout, mais s’il y a de plus en plus de femmes médecins et qu’elles comptent en moyenne 40% moins de visites que les hommes, ça ne prend pas des cours de maths universitaires avancés pour comprendre que ça fait beaucoup moins de visites totales par années et que c’est une cause directe des délais d’attentes ou du manque de disponibilité.

      On ne parle pas de 20 femmes pour faire la job de 15 mais de presque le double, soit 30 (elles faisaient 60% des visites des hommes en 2002, aujourd’hui c’est quasi certain que c’est pire que ça.)

      Si la logique ou la vérité = misogynie, m’en contre balance. Vous pouvez garder vos oeillières si vous voulez et refuser de le voir, ça ne changera rien au constat que la féminisation de la médecine est une cause directe du faible nombre d’heures et donc des problèmes d’accessibilité et d’attente au Québec.

    • La seule “VOCATION” que “quelques” médecins spécialisé ont, est le manque de respect total de l’être humain et s’enrichire à son détriment tout en étant parrainé par leur syndicat et le ministère de la santé québecois et nourris par les médecins généralistes.Un petit déménagement aux USA ça vous tenterait pas !?

      Les fameuses cliniques privées qui te charge $200.00 juste pour
      ouvrire un dossier et qui te charge par la suite $45.00 pour une petite virue, n’auraient jamais due être autorisé par le gouvernement québecois.

      Je suis heureux d’avoir rebroussé chemin sur notre indépendance celas aurait été une vraie dictature enrichissante pour quelques un au détriment du vraie commun des mortels que nous sommes.

      Les médecins généraliste peuvent facilement être remplacé par des
      infirmières hautement qualifiées (RE: les commentaires de peony
      en date du 19 juin 2011) Elle a tout à fait raison selon moi.

      Amenez en des infirmières ce serait becoup moin dispendieux
      et en tand que femme et mère de famille la population serait beacoup mieux comprise et servie.

      Mais avant, une analyse approfondie sur le traitement des infirmières du québec et leur qualitée de vie en milieu de travail
      s’impose car actuellement elles sont traité comme des bouche troue.

      En 1997 le gouvernement du Québec a proposé un départ à la retraite anticipé, estimant que 5.000 travailleurs infirmier se prévaudraient de cet avantage. En fait, plus de 15.000 personnes ont quitté précipitamment, emportant du même coup l’expertise.

      Nous avons la qualité de vie que nous méritons par notre inertie
      et nos mots, dans le présent blog, sans poids ni valeure aux yeux de nos gouvernants si ce n’est qu’une lecture de complaintes divertissante pour eux de voir et le combat de coq ideologiques entre nous le blogeux.

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