Gilbert Lavoie

Gilbert Lavoie - Auteur
  • Chroniqueur au SOLEIL, Gilbert Lavoie est également publié dans les pages du quotidien Le Droit d’Ottawa, dont il a été le rédacteur en chef avant d’occuper la même fonction au SOLEIL de 1994 à 2001.
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    Jeudi 10 mars 2011 | Mise en ligne à 19h00 | Commenter Commentaires (32)

    La hausse des frais de scolarité: 2ème acte.

    Deuxième partie de ce débat sur la hausse des frais de scolarité universitaire.

    Je vous signale que l’un des arguments les plus souvent utilisés en faveur de la hausse, est l’appauvrissement actuel de nos universités et la baisse de la qualité des cours.

    On perd de bons professeurs, et les institutions utilisent des chargés de cours payés à des salaires misérables.

    Tout le monde serait peut-être gagnant si nos universités étaient mieux financées. À la condition, évidemment, que les prêts et bourses soient améliorés pour ceux et celles qui n’ont pas les moyens de payer.

    La Fédération des chambres de commerce du Québec rappelle qu’ailleurs au pays, les droits de scolarité comptent pour 25 % des recettes totales des universités, comparativement à 12,7 % au Québec.

    Le Comité national des jeunes du Parti québécois s’objecte à cette demande, et propose plutôt un sommet réunissant tous les acteurs de la communauté postsecondaire.

    Dans son budget de l’an dernier, le ministre Raymond Bachand a annoncé une hausse des frais à l’automne 2012, sans en préciser l’ampleur.

    Le gouvernement a tenu une rencontre de consultation sur le sujet en décembre, mais les associations étudiants s’en sont retirés.

    Les jeunes libéraux proposent de leur côté une hausse des frais depuis 2007 et font valoir que c’est la seule manière de mettre fin au sous-financement des universités.

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    • Ce qui est insidieux dans votre approche, c’est que les pauvres devront s’endetter encore plus pour pouvoir étudier. L’impact se fait déjà sentir. N’oublions pas que les frais sont dégelés actuellement, soit un augmentation de 50$ par session depuis quelques années déjà. Est-ce que les universités se portent mieux? Non, c’est pire. Le problème est dans la gestion de ces avoirs. Les universités mettent trop d’argent en bureaucratie et pas assez en enseignement et recherche.

      Maxime

    • Le gouvernement de Jean Charest n’aurait pas besoin d’augmenter les frais de scolarité des universités si il n’avait pas “donné” un cadeau de 5 milliards à ses amis de l’industrie du gaz de schiste…

      On aurait même eu assez d’argent pour rénumérer comme il se doit les procureurs de la Couronne, donner des augmentations qui suivent au minimum le taux annuel d’inflation à sa fonction publique (je savoure TELLEMENT mon 0.5% d’augmentation cette année!), injecter de l’argent pour accélérer la construction de ce damné CHUM…

      Bref, imaginez ce que ce 5 milliards aurait pu résoudre comme problèmes…
      Si au moins NOTRE argent était investit dans NOTRE société plutôt qu’à aller dans les poches des donateurs du parti Libéral comme messieurs Caillé, Accurso, et autres mafieux déguisés en hommes d’affaires respectables…
      Sylvain Mallette

    • On devrait rendre les frais de scolarité nuls. O $ par année !

      Par contre, on va admettre seulement ceux et celles qui ont réellement un potentiel pour réussir et faire leur cheminement scolaire dans les délais réguliers !

    • J’ ai étudié à l’université quand les frais de scolarité étaient de 250$ par session.

      Depuis ils ont beaucoup augmenté.

      Le problème c’est que pour chaque $ d’augmentation pour les étudiants, le gouvernement du Québec (libéral ou péquiste) a réduit d’autant sa part de financement… toujours pour de soit-disant «bonnes raisons» : réalisme économique, déficit zéro, manque de transferts d’Ottawa, etc.

      Bref, historiquement, les étudiants payent plus mais les universités ne sont pas plus financées. Chaque $ pompé aux étudiants a surtout servi à tenter de combler le trou sans fond de l’État.

      Et dire qu’on aurait pu avoir 5 milliards$ par année (selon le BAPE) juste pour les droits d’exploration du gaz.

      Il y en a qui dorment vraiment au gaz…

    • Je voudrais donner un autre exemple avec les taxes scolaires, basées sur l’évaluation immobilière.

      Comme la valeur immobilière a beaucoup augmentée depuis 10 ans, la taxe scolaire a suivi.

      Mais cette prodigieuse augmentation ne s’est pas traduite dans la même proportion par plus d’argent dans les écoles.

      La différence est allée payer d’autres dépenses étatiques.

      Alors que les partisans de la hausse des frais de scolarité démontrent hors de tout doute que l’argent neuf des étudiants ira vraiment pour améliorer l’école.

    • Une simple hausse des frais de scolarité ne fait que fermer la porte à ceux qui n’ont pas d’argent et faire plus de place aux bien nantis. Ce ne sont pas nécessairement les plus riches qui sont les plus intelligents.
      Une société a besoin de ses meilleurs candidats pour former les meilleurs médecins, les meilleurs ingénieurs, les meilleurs économistes, etc…
      Alors pourquoi ne pas repenser tout notre système éducatif, du primaire à l’université.
      Une éducation gratuite, selon les capacités intellectuelles de chacun, possible à tout le monde.
      A la fin de leurs études, ceux qui réussissent doivent travailler pendant au moins 5 ans au Québec. Sinon ils doivent rembourser le total des frais encourus pour leur formation.
      Il faudrait aussi revoir la gestion de nos universités. Un professeur n’est en classe que quelques heures par semaine. de plus, il jouit d’une année sabbatique à tous les 7 ans. Supposément pour avoir du temps pour la recherche. Pourtant plusieurs de ces professeurs font de la consultation auprès d’organismes publiques, para-publiques et privés et empochent les sommes exigées.
      Pourquoi ne remettraient-ils pas une portion importante de cet argent gagné à même le temps rémunéré par l’université? Il semble bien qu’ils ont le beurre et l’argent du beurre.
      L’ïlot Voyageur de l’UQUAM est un autre exemple probant de mauvaise gestion universitaire. Un trous de 450 000 000$. Qu’on voudrait faire payer aux étudiants!

    • L’université ce n’est pas une pétaudière, alors il faudrait bien qu’on y mettre un peu d’ordre. Pourquoi ne pas évaluer correctement ce que coûte un diplôme universitaire et puis par la suite trouver comment on devrait le financer en s’assurant que tout citoyen devra faire sa part ainsi que les différentes niveaux de Gouvernement?
      Le présent déséquilibre qui existe entre les universités canadiennes et québécoises est de nature à ne pas bien servir les intérêts de nos étudiants et peut même discréditer la valeur de la fournée de diplômés annuels.
      Finalement, c’est pas sérieux d’entretenir “artificiellement” des tarifs universitaires aussi bas qui ont certainement un rapport avec la qualité de nos diplômés.
      Gilles Pelletier, Québec

    • “Et dire qu’on aurait pu avoir 5 milliards$ par année (selon le BAPE) juste pour les droits d’exploration du gaz.

      Il y en a qui dorment vraiment au gaz…” – Goupil

      Hé oui!

    • gillesfpelletier,
      J’ai lu et relu vos 2 paragraphes où règnent une certaine confusion que je nommerais une…pétaudière .
      En 2 mots, que voulez-vous nous dire ?
      ps. Concernant l’implication des différents niveaux des gouvernement, L’Education est du domaine provincial, tel que clairement défini par L’Acte de l’Amérique Britannique du Nord de 1867 .
      yg

    • Je le répète, si vous êtes contre la hausse des frais de scolarité, venez à notre Grand Dérangement, samedi le 12 mars à Montréal. Au lieu de chiâler, venez, apporter votre parapluie.Manifestons le 12 mars à Montréal, Place du
      Canada, à midi. On sort pour toutes sortes de choses, j’y serai avec mon organisme social. On veut plus d’argent, plus de logements à prix modique, HLM, ou Coop, et les pancartes sont déjà toutes prêtes. La scolarité devrait être gratuite pour les BS et les petits salaires. Frappons dans le tas pour les salaires de $50,000 et plus.

    • J’avais pensé au gaz de schiste, mais je suppose que cela n’est plus pertinent…

    • ÇA DÉPEND DU FILS DE MON BEAU-FRÈRE…

      Au début, il riait de cela car son fils était supposé faire faillite au lieu de rembourser ses prêts. Puis, son fils s’est fait prendre par le temps: il ne pouvait pas inclure dans sa faillite ses pr¸est scolaires avant 10 ans. Branle bas de combat un certain soir de Noël: selon mon beau-frère, les études universitaire devraient être gratuites. Eh bien. Et voilà qu’après dix ans, mon beau-frère a encore changé d’idée. Il est pour l’augmentation des frais scolaires.

      CONCLUSION PRÉSUMÉ: son fils a fait faillite

    • Plusieurs faussetés sont écrites ici. Les faits ?

      . La part de l’État dans le financement des universités au Québec est au moins égale, sinon légèrement supérieure à la moyenne canadienne
      . La part des parents et des étudiants est, et de loin, la plus basse au Canada
      . Les frais de scolarité que paie un étudiant d’aujourd’hui équivalent à ceux que payaient le même étudiant en… 1968.
      . Malgré ces avantages, c’est au Québec que l’on enregistre le plus bas taux de diplomation à l’université au Canada. Une hypothèse : peut-être qu’on a dévalorisé l’éducation ; ce qui ne coûte presque rien n’a pas de valeur ???
      Et l’argument des pauvres qui seraient exclus ??? Dans les année 60, le Québec entier était pauvre, les familles étaient nombreuses et la majorité de la population, rurale. La différence : à l’époque l’éducation était valorisée, elle avait un prix, pour les parents (on les oublie toujours eux). Et le système de prêts et bourses répondait aux besoins des plus pauvres. Toute augmentation future des frais de scolarité doit d’ailleurs être accompagné d’un ajustement du système de prêts et bourses, afin de corriger la logique actuelle selon laquelle les pauvres et la classe moyenne payent pour le riches; ça c’est le systèmne actuel, très régressif. En somme, la gratuité (ou la presque gratuité) de l’éducation n’est pas la voie à suivre, du moins dans la contexte culturel norr-américain (nous ne sommes pas la vieille Europe). Tout le reste n’est que… littératiure

    • Bonjour M. Lavoie, entièrement d’accord pour des hausses de frais de scolarité qui va ramener le Québec dans ce qu’on voit au Canada anglais. Ailleurs au pays, les frais sont sensiblement plus élevé en moyenne et cela n’a nullement freiné l’accès aux études supérieures et le taux de diplomation est plus élévé. Donc, le fameux argument des ‘pleurnicheux’ qui veulent tout ‘gratis’ parce que ça va empêcher les gens d’accéder à l’université vient de tomber à … l’eau.

      Moi-même, j’ai étudié un bon moment et profité des bas frais de scolarité, j’ai tout de même engranger une dette importante que j’ai liquidé par le fait d’avoir des diplômes et de bons salaires. L’université, c’est un investissement, que tu sortes de là avec des dettes est dans la logique des choses, mais tu sors aussi avec un immense actif qui va te rapporter.

      Au Québec, on est rendu qu’on ne veut plus simplement le beurre et l’argent du beurre, mais le beurre, l’argent du beurre, la vache et toute la ferme. SVP … réveillez-vous et prenez-vous en main.

      Pour terminer, si les étudiants paient davantage, que l’argent aille dans les universités et PAS AILLEURS.

    • Et au même moment: “QUÉBEC – Le salaire du recteur de l’Université Laval, Denis Brière, a bondi de 100 000 $ entre 2009 et 2010 pour atteindre 330 000 $ par année.” Eh ben …

    • 5 milliards par année pour de l`exploration seulement(selon le BAPE) ? Quel farce.Et y`en a qui vont croire à ça que l`industrie donnerait un cadeau de 5 milliards par année au gouvernement pour de l`exploration seulement.Si ça serait le cas,le Québec serait transformé en immense champ gazier et il y aurait eu plein d`expropriation.Voyons ça tient pas la route.Quel compagnies ou investisseurs donneraient 5 milliards par année au gouvernement lorsqu`ils savent qu`ils vont se faire rentrer dedans par les instances gouvernementales,les écologistes et autres ? Ça prendrait combien de temps pour rentrer dans leur argent si un jour il rentre dans leur argent ? Y`en a qui croit au Père Noël et que l`argent pousse dans les arbres.

    • @Jackwood: Et votre commentaire se base sur quoi monsieur? Faire fie d’un fait établie par le BAPE (mais vous en savez probablement plus que tous ces spécialistes, bien sur!) et comparable à ce que d’autres gouvernement (plus rigoureux que celui de monsieur Charest) ont réussis à obtenir de l’industrie: comme en Colombie-Britannique, par exemple. À moins que vous ne soyez de ces pseudos payés par le parti Libéral pour défendre leurs positions… Cela expliquerais votre denie de la réalité.

      Sylvain Mallette (membre d’aucun parti et payé par personne pour émettre son opinion.)

    • Pas étonnant votre commentaire. Les jeunes péquistes font comme leurs idoles et s’opposent à tout. Les jeunes libéraux font de même. Après cela, on dira que la ligne de partie n’existe pas chez l’un alors que chez l’autre, ils sont tous solidaires dans leurs errements. Le problèmes des universités se trouvent au niveau de la gouvernance. On dépense futilement pour des choses alors que l’argent pourrait être mieux investi qu’ailleurs. Les nouvelles hausses devraient financer uniquement la recherche pour garder les chercheurs et former de meilleurs diplômés. Pour la hausse, depuis le temps que nous en parlons, je crois que les étudiants vont devoir consentir un effort. J’ai entendu dire que si ces hausses étaient maintenus, le ministère aiderait davantage les étudiants qui n’ont pas ou peu de moyens. C’est beau de défendre la veuve et l’orphelin mais encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions. Moi, j’ai hâte de voir un gouvernement du PQ en place juste pour voir comment ils réussiront à nous démontrer qu’ils peuvent tout faire avec moins. Ils auront l’obligation de réaliser tous les points sur lesquels ils se sont objectés depuis 2 ans. On a proposé récemment que le Québec était devenu ingouvernable. Et bien, sur le financment des universités, nous en avons une nouvelle preuve. Bonne journée

    • Mon commentaire se base sur la logique.Donnez 5 milliards par année à un gouvernement pour de l`exploration seulement lorsqu`on sait qu`on va se faire rentrer dedans par les écologistes et autres.C`est de la folie ! En plus,les compagnies ont même pas commencer à produire(le seul moyen de faire de l`argent).Faut payer le monde qui font l`exploration et l`équipement qui coûte des fortunes.Après SI et seulement Si l`exploration est une réussite,on peut démarer la production,encore là,faut payer les très bons salaires qui se payent dans ce genre d`industrie,l`équipement qui coûte des fortunes encore,les compagnies vont faire face à la CSN et FTQ et autres sans compter les panoplies d`assurance du gouvernement à payer.Les compagnies doivent aussi faire face à la concurrence.Alors donner 5 milliards par année à un gouvernement pour de l`exploration seulement,je ne crois pas à ça.A moins que le Québec soit transformé en immense champ gazier et faudrait que ça opère pas à peu près.Pas aller de consultations en consultations et d`études en études comme on voit présentement.

    • J’ai étudie a l’université de 1966 a1970′ et les frais de scolarité que j’ai paye, en dollars d’aujourd,hui, sont supérieurs a ceux payes en2011.

    • Il est beaucoup plus important de bâtir un colisé que de financer les universités.
      À moins que celles-ci aient un super programme de hockey qui va nous produire des vedettes de ce sport à profusion.

    • La hausse des frais de scolarité NON NON NON se serait très néfaste nos étudiants ne pourons plus acheté de beau véhicule pour se rendre à l’université et se serait l’enfer pour les bars de Québec…il faut continuer à endetter le Québec moi je vote pour les garderies à 5$ les congés parenteaux,l’aide sociale même si tu peux travailler,les médicaments gratuits,l’université gratuite,le système de santé gratuit et laissons tombé les toits des écoles et universités s’est pas grave …on aime ça au Québec le gratos et le je m’en fou…dans le fond l’important c’est de prendre un petit coup,avoir un club de hockey et être heureux il me semble que c’est simple ça on est au Québec quand même..c’est -tu clair ça merde…

    • @Jackwood : le problème c’est que l’argent poussent réellement dans les arbres pour pratiquement tout le monde sauf les petits travailleurs comme 95% de la population québécoise. Savait-tu que seulement 5% de l’argent en circulation existe vraiment ? et que le reste a été créé de toute pièce “out of the thin air” par les banques privées.

      Pour la hausse des frais de scolarité, l’éducation devrait être gratuite à tout les niveaux, comme on voit dans les pays comme la Suède, la Finlande et les autres pays scandinaves. Parce que les étudiants à l’université font avancer la société en faisant des recherches et en faisant de nouvelle découverte. De plus, les entreprises devraient plus contribuer au financement, parce que actuellement c’est eux qui en profite le plus. Dans mon domaine, nous devons étudier certain logiciel qui ont été dévéloppé par d’autre monde et changer la structure pour améliorer la maintenance de ces logiciels et seulement l’année passé en changeant une conception d’un logiciel, nous avons fait sauvé pour plus de 200 000$ par année en frais de maintenance a l’entreprise. Pour nous récompenser, l’entreprise nous a décerné un titre pour l’innovation, mais il sauve près 200 000 $ par année avec ce changement , mais on reste payé que 60 000 $.

      Les étudiants ne devraient pas s’endettés, parce qu’ils vont à l’université pour faire avancer la société. Dans le système actuel, les étudiants s’endettent et après ils se font exploiter par les grandes entreprises et doivent faire plein d’heure supplémentaire pour rembourser leur prêt. Ensuite, on voit depuis plusieurs années que l’accès à la propriété d’une maison est de plus en plus difficile pour les jeunes. En moyenne, ils obtiennent leur première maison à 30 ans, au lieu de 22 ans, il y a 15 ans.

      Notre système a un profond déséquilibre et nous devons faire en sorte que cela change.
      Premièrement, le gouvernement devrait couper dans le décorum, les chauffeurs et limousines payés par les contribuables devraient être aboli. Nous devrions coupés dans les frais administratifs aussi. Quand nous un médecin pour un pousseux de crayons dans un hôpital, on comprends très vite le déséquilibre actuel.

      Personnellement, je suis présentement étudiant en génie, et je peux vous dire que l’éducation coûte très chère présentement. Je suis endetté et je n’ai pas le temps de travailler durant mes études à cause de la charge des cours. En moyenne, un étudiant en travaillant à temps partiel peut faire 10 000$ en un an, mais une session coûte 1,600$ et 500 $ de livres, ensuite pour le transport en commun c’est environ 100$ par mois. Ensuite, il y a la nourriture. Moi, je fais trois sessions par année, donc si on fait le calcul (1600+500)*3 + 100*12 = 7500$. Donc, il me resterais que 2,500$ pour payer ma nourriture, un loyer et quelques loisirs, dans une année, c’est vraiment ridicule.

      Donc, d’augmenter les frais ne feraient que couper le coups à plusieurs gens qui rêvent d’aller faire des études universitaires. Avec l’opinion de la population sur ce sujet, on voit bien que la majorité de la population est déconnecté de la situation actuel.

      @dormammu :
      Pour ton analogie avec la ferme, l’argent du beurre, c’est le temps que l’étudiant passe à terminer ses travaux en pour autant avoir un salaire.

      Et on endette les étudiants, pour être sûre qu’ils travaillent à temps plein en faisant du temps supplémentaire par la suite et qu’ils entrent dans la roue du système, sans pour autant profiter un peu de sa jeunesses et voyager.

      J. Tremblay

    • jordsti,
      tu ne possèdes sûrement pas la vérité sur tous les sujets traités mais j’aime lire tes arguments…c’est rafraichissant.
      D’un vieux…YG

    • Ca fait longtemps que la problématique du financement des universités m’intrigue. En fait, je me demande pourquoi, dans cette période de pauvreté de l’Etat québécois, on pense à faire payer les étudiants universitaires pour leur formation professionnelle. Il me semble qu’on pourrait faire payer toute formation professionnelle par ceux qui la suivent. Il m’apparaîtrait normal que chaque individu “investisse“ dans son futur, dans ce fameux contexte de pauvreté de l’État. Nous éviterions ainsi de revenir en arrière et de re-stratifier notre société comme au temps de mon père. Au temps où l’on croyait que le notaire avait plus d’importance que le mécanicien. Au temps où l’on trouvait normales les scandaleuses disparités salariales qui obligeaient la majorité à jouer le rôle de besogneux, souvent en faveur d’une élite auto-proclamée. Les discours qui entourent le projet d’augmentation des frais de scolarités à l’université me laissent perplexe, parce qu’ils s’appuient souvent sur une argumentation très parcelaire et qu’ils laissent souvent entendre que l’investissement dans un avenir prometteur passe nécessairement par des études universitaires.

    • À priori je serais plutôt en faveur de la hausse des frais de scolarité. Mais il y a plusieurs aspects à la question.
      De un je ne crois pas qu’on devrait augmenter les frais de façon uniforme. Si un diplome coûte plus cher à produire, par exemple médecin, les frais de scolarité devrait réflèter la situation.
      Je trouve qu’un des effets pervers des faibles coûts de l’éducation est la dévalorisation des diplômes dans la société et pour les étudiants. Aller à l’Université est un geste important. Pour les étudiants de voir les véritables coûts associés à leur diplôme les aideraient peut-être à prendre leurs études plus aux sérieux.
      Un autre effet pervers c’est que supposément pour permettre l’accès à l’éducation au plus défavorisé on garde les frais de scolarité bas on donne un rabais aux étudiants qui ont les moyens de payer se coupant ainsi de ressources.
      La meilleure façon d’aider les étudiants défavorisés c’est d’augmenter les frais de scolarités et profiter des ressources supplémentaires pour bonifier le régime de prêts et bourses pour les plus défavorisés.
      Surtout les prêts. C’est certain les étudiants défavorisés se retrouverait avec des dettes supplémentaires à payer mais cela les inciterait à faire des choix de formation éclairé (menant à des emplois!) et à raccourcir leur séjour à l’université. Je suis présentement étudiant à l’UQAM et je suis sidéré de voir avec quelle légéreté les étudiants s’inscrivent puis abandonnent des cours. Une situation qui n’est pas très rentable au niveau de la diplomation.
      Voilà quelques uns des avantages de l’augmentation des frais de scolarités mais tout cela n’est vrai que si le gouvernement et les universités s’occupe de tous les tenants et aboutissants de la question. Il ne peut y avoir d’augmentation sans bonification du régime de prêts et bourses et malheureusement quand on regarde la situation présente du régime il est difficile de faire confiance au gouvernement à ce sujet.
      En gros un étudiant sur les prêts et bourses peut disposer d’environ 13000$ par année pour survivre s’il travaille durant l’été. Les frais de scolarité pour 30 crédits (le minimum à devoir réussir pour faire son bac en 3 ans) représente environ 2800$ (avec tous les frais supplémentaires) auxquels vous devez ajoutés certainement un 800$ de livres et fournitures scolaires. Ce qui laisse environ 9400$ pour 12 mois donc environ 780$ par mois. Ce qui est peu vous avouerez pour payer logement, nourriture et transport. Surtout pour les jeunes défavorisés qui ne peuvent souvent comptés sur l’aide de leur famille. Pour quelqu’un qui est véritablement défavorisé la situation est déjà difficile et il se voit souvent obligé d’abandonner les études pour des raisons financières.

      Du côté des universités ce n’est pas beaucoup mieux. Elles se plaignent de sous-financement mais on peut certainement questionner la manière de gérer les ressources dont elles disposent. On pense à l’Uqam et l’Ilot Voyageur ou la situation des recteurs à l’Université Concordia. Si les frais sont augmentés il faudra s’assurer que cela va à l’amélioration de la qualité de l’éducation à tous les niveaux ce qui est loin d’être donner.
      Finalement un point qui je trouve est rarement abordé : le mécénat dans les universités francophones est très peu développé. Voilà une source de financement importante pour la plupart des universités anglophones. Peut-être que les Lucides devrait secouer leurs pairs à ce sujet.

      Philippe Gauthier

    • Si nous avons les moyens de:
      -Laisser de côté des milliards en redevances de l’industrie gazière.
      -Cèder pour une bouchée de pain le droits de forage sur Anticosti.
      -Payer 20 ou 30% en surprime sur les milliards “coulés” en infrastructures,lesquelles seront à refaire dans 20 ans.
      -Batir un aréna en vue d’héberger une eventuelle équipe professionnelle de hockey probablement déficitaire et de classe C , encore là Bettman veut pas.
      -Perdre 15-20 milliards supplémentaires avec la caisse de dépot.
      Nous devrions avoir les moyens de revenir à l’éducation gratuite, des frais pourraient être imposés à ceux qui sont moins sérieux et éternisent leurs études.
      P.J.Audette

    • @jackwood

      C,est quoi le rapport entre le gaz de schiste et les frais de scolarité ?

    • La seule façon d’avoir le beurre et l’argent du beurre consiste tout simplement à acheter la vache selon la PETA (People fot the Ethical Treatment of Animals).

    • @ candela

      C`est pas moi qui a partis le bal.Allez lire les commentaires de 19h53 et de 20h27.

    • @pepedamour
      Vous avez raison concernant l’Éducation qui est du ressort provincial. Cependant, rien n’empêche le Gouvernement fédéral d’y injecter des fonds par l’intermédiaire de différents programmes comme la recherche entre autre et bien d’autres manières d’aider les Universités à recevoir de l’argent frais.
      Pardonnez-moi la confusion, mais avouons que la confusion est devenue une grande amie de nos jours et même si celle-ci est casse-pied parfois, on est mieux de la supporter parce que l’on va trouver le temps bien long et sans doute ennuyant. Bon week-end.
      Gilles Pelletier, Québec

    • @jackwood

      Et vous n’avez pas dit une fois les mots”frais de scolarité” qui sont le sujet du billet.

      Alors, c’est quoi le rapport selon vous ?

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