Lorsqu’il dirigeait l’Association des policiers provinciaux du Québec, Jean-Guy Dagenais s’était prononcé contre l’abolition du registre des armes à feu projetée par le gouvernement Harper.
Maintenant qu’il est devenu le candidat-vedette de Stephen Harper dans Saint-Hyacinthe-Bagot, Dagenais affirme que le registre est coûteux, qu’il pénalise les agriculteurs, et qu’il «crée un faux sentiment de sécurité chez les policiers».
Il explique que dans le passé, il parlait au nom de l’Association des policiers et que ce qu’il disait ne représentait pas son opinion personnelle…
Même virage sur la demande d’une commission d’enquête sur la construction: il en a demandé une l’an passé au nom de son association, et il a changé d’avis cet hiver.
Aujourd’hui, il nous demande de le croire lorsqu’il défend les politiques de Stephen Harper. Peut-on vraiment croire qu’il veut devenir député pour défendre les intérêts de ses concitoyens et du Québec à Ottawa?
Un détail… s’il est élu, il touchera son salaire de député et sa pension de policier.
M. Dagenais me fait penser à André Arthur qui accusait tous les politiciens d’être des pourris, dans le temps, et qui encaisse maintenant son salaire de 150 000 $ par année du gouvernement fédéral, tout en conduisant des autobus et en faisant de la publicité pour les vendeurs d’automobiles et de balayeuses.
Et Arthur a le culot de demander aux Conservateurs de l’aider dans sa campagne électorale actuelle pour éviter que le Bloc ne gagne sa circonscription.
Il manque un an à Arthur pour avoir le droit à sa pension fédérale. Croyez-vous qu’il travaille vraiment pour les gens de Portneuf?
Dagenais et Arthur… Vous devinez mon opinion. J’attends la votre.
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