Nous l’attendions depuis plusieurs mois et maintenant, le voilà enfin.
Vous savez, ce jeu qui justifierait soudainement les centaines de dollars que nous avons investis dans l’achat de la Wii U? Car oui, disons-le sans hésiter, LEGO City Undercover est une vraie petite merveille.
C’est quoi ça?
LEGO City Undercover (LCU) consiste en une espèce de Grand Theft Auto, version chips et liqueur. Ici, oubliez les scènes de fusillade et les poursuites d’automobiles où des innocents se font frapper à la chaîne. Dans LCU, bien que l’on se batte à de nombreuses reprises, le sang ne coule pas à flot et les citoyens ont un fabuleux sixième sens afin d’éviter les collisions avec les voitures.
Maintenant, j’imagine les plus cyniques se dire: “Ça doit être plate à mourir d’abord?” La réponse est: tellement pas.
Ce dont LCU nous fait prendre conscience, c’est qu’un jeu de type monde ouvert n’a pas besoin de carburer à la violence pour devenir amusant. Mais surtout, on se rend compte qu’un jeu peut éviter toute forme de violence en ne tombant pas dans le piège de l’oeuvre incolore, inodore et sans goût.
Multipliant les références aux grands classiques du cinéma policier, LCU nous décroche de nombreux sourires et à plusieurs reprises, des répliques de personnages secondaires vous feront même rire de bon coeur.
C’est bien beau tout ça, mais c’est quoi ça?
LCU raconte l’histoire d’un flic, Chase McCain, qui reçoit comme mission de mettre le grappin sur un tyran local du crime, Rex Fury. L’enquête de McCain lui fera rencontrer bon nombre de personnages insolites et surtout, de situations criminelles très inusitées.
Jeu de type monde ouvert, LCU respecte aussi le modus operandi de la série LEGO. À peu près tous les éléments de décor peuvent être détruits et surtout, on ne meurt jamais dans un jeu de LEGO. Chaque mission contient une tonne d’objets secrets à collectionner et chaque classe de personnage donne accès à des zones bien précises.
Bref, celui qui désirera profiter à 100% de LCU en aura définitivement pour son argent. Après une vingtaine d’heures de jeu, je n’ai même pas encore atteint 20% de complétion. C’est dire.
Aussi, sachez que chaque quête, qu’il s’agisse d’une recherche au boeuf égaré ou d’une chasse au vilain, est tout simplement amusante. Et c’est sans compter les différents défis proposés aux joueurs tels que les sauts en chute libre et les trajets de parkour.
De la rejouabilité, en voulez-vous? Ben en v’là un truck!
Donc ça vaut la peine?
Tellement. Bien entendu, LCU n’a rien d’ultrarévolutionnaire, mais son utilisation des composantes de la Wii U est très intéressante. On s’amusera à jouer au détective en scannant avec notre Gamepad des discussions dans des bâtiments ou en “communiquant” avec des personnages à l’aide de ce dernier.
LCU ne changera peut-être pas votre vie, mais il risque fort bien de meubler des dizaines et des dizaines d’heures de votre existence. Et tout ça en gardant la conscience bien tranquille.
PS: Je vous invite aussi à lire la critique de mon collègue Yves Therrien ici.