Le blogue de Joel Martel

Archive, juin 2013

Vendredi 28 juin 2013 | Mise en ligne à 14h35 | Commenter Commentaires (6)

Ma vie de zombie

Il y a de ces grandes révolutions qui débutent par de si petites choses.

Par exemple, ma grande révolution à moi, c’est d’avoir supprimé Facebook et Twitter de mon iPhone. Rien de plus. Et pourtant…

Ceux et celles qui n’ont jamais adhéré à de telles pratiques ne peuvent pas savoir à quel point votre vie peut changer lorsqu’on installe Facebook sur son téléphone. C’est une manipulation de rien du tout qui vous tient subtilement en laisse par la suite.

Soudainement, chaque notification vous donne un signe de vie. Au début, c’est presque grisant. On se dit qu’on a de l’action. Et puis, du jour au lendemain, on se surprend à être assis inconfortablement sur un banc, à faire dérouler notre fil d’actualités et à tout regarder ça défiler tel un zombie. Ça devient un automatisme. On pense vouloir savoir de quoi les autres parlent mais à la fin, on n’est pas mieux que le fou qui est obsédé par son propre reflet dans la glace.

Alors voilà. Depuis près d’une semaine, c’est chose du passé. Du moment où je quitte mon ordinateur, tout ça n’existe plus. Il ne reste que vous et moi. Et vous savez quoi? Je me rends compte que j’avais si peur de rien manquer que j’ai finalement risqué de tout manquer.

Et quand je retourne à mon ordinateur, c’est que j’ai le temps. Et si j’ai le temps, je peux répondre à tous mes interlocuteurs sans en oublier un seul. Fini ce temps où je recevais un message entre deux trucs, me disais que j’y répondrais plus tard pour ensuite le laisser être submergé par tous les autres messages.

C’est ça qui est ça.

Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article






Mercredi 26 juin 2013 | Mise en ligne à 20h10 | Commenter Commentaires (28)

Nous t’avons préparé une intervention

Note de l’auteur: Si jamais tu t’es retrouvé ici parce qu’un ami ou un proche t’a invité à lire ce billet, tu devrais le lire au complet. Et n’essaie surtout pas de faire semblant que tu l’as lu. C’est une intervention.

Le sujet est pas mal délicat. Mais bon…

Je pense que nous avons atteint le point où il faut se parler. Oui oui, il faut qu’on se parle. Ou plutôt, il faut que je t’écrive et que tu en tiennes compte. Alors voilà.

Tout d’abord, qu’on se le dise: tu es une très bonne personne. Sur ça , je n’ai aucun doute. Toutefois, ça me met un peu mal de te dire ça et surtout, crois-moi, ça fait un bon moment que je cherche comment te le dire.  Et puis, après avoir tourné ça de tous les côtés, j’en suis venu à l’évidence qu’il valait mieux que j’aille droit au but.

Alors voilà, plusieurs de tes amis et de tes proches ainsi que moi, nous trouvons que tu écris mal.

Hep.

Tu sais, il nous arrive tous de faire une faute ou deux (probablement qu’il y en a même une ou deux dans ce billet) mais toi, tu donnes dans les fautes déprimantes.

C’est plate de t’écrire ça, mais lorsque je lis tes statuts Facebook, j’ai de la difficulté à croire que tu occupes un travail qui demande certaines responsabilités. Non mais sérieusement, quand tu écris quelque chose, j’imagine que tu t’attends à ce que je le lise. Ou du moins, tu dois toujours bien t’attendre à ce que quelqu’un le lise non?

Alors quand tu écris un truc bourré de fautes “niaiseuses”, j’ai l’impression que tu manques de respect envers nous. Rien de moins. Parce que si on en valait la peine, j’imagine que tu ferais plus attention non? D’ailleurs, ça va te sembler débile, mais si j’écrivais une lettre à mon idole, je ne la corrigerais pas plus que mon dernier statut Facebook. Tu sais pourquoi? Parce que lorsque j’écris la moindre niaiserie, je lui accorde toujours le même soin que si j’écrivais à mon idole.

Ici, qu’on se comprenne, je ne te demande pas d’écrire comme Jean-Paul Sartre. Je te demande juste d’éviter trois fautes qui nous gossent tellement qu’on ne peut pas vraiment te prendre au sérieux. Une fois que tu auras maîtrisé ces trois règles, je te promets de tenir compte de ta prochaine opinion sur les turbans au soccer ou de ton album de photos dont le titre comprend plus de fautes que de mots.

Alors voilà.

Les mots en “é”. C’est pas très compliqué et c’est justement pour ça que lorsque tu ne sais pas accorder les mots en “é”, tu as une chance sur deux de passer pour un gars qui a fait l’école buissonnière pendant les trois premières années de son primaire. Et pour l’info, ça ne remonte pas ta “street cred” de passer pour “le gars qui a foxé les trois premières années de son primaire”. Donc quand tu écris un mot qui se termine par “é”, tu n’as qu’à le remplacer par mordre ou mordu. Du coup, quand le mot que tu voulais écrire peut être remplacé par “mordre”, ça s’écrit en “er” et quand il peut être remplacé par “mordu”, il s’écrit avec un “é”.

Ça ou sa? Tu vas voir, c’est un peu le même principe que dans l’exemple précédent. Quand tu peux remplacer ton “sa” par “ma” ou “ta” et que ça fait du sens, dans le sens que le “ma” ou le “ta” ne change pas l’idée de la phrase, tu as probablement affaire à un vrai “sa”. Parce que le “sa” avec un “s”, c’est un “sa” qui veut dire “à lui” ou “à elle”. Comme dans Steeve et sa moto.  Pour le “ça” avec un “c cédille”, on va s’éviter d’entrer dans une discussion philosophique et on va tout simplement se contenter de s’entendre sur une chose: me semble que personne ne dit jamais “mon va bien”, “mon doit être lui”, “mon m’arrive souvent”. Donc quand ça ne fait pas de sens, c’est un ça avec un “c cédille” comme dans “Ça va bien”, “Ça doit être lui” ou “Ça m’arrive souvent”.

À ou a? On remplace encore. Donc quand ton “a” peut être remplacé par “avait”, c’est un “a” tout nu. Et puis, quand il ne peut pas être remplacé par “avait” , c’est un “à” avec un petit chapeau vers la gauche. Voici un exemple de phrase où les deux “a” apparaissent: “J’ai dit à Joël qu’il a une maudite grosse tête enflée”. Voilà.

Points bonus: Juste un petit rappel comme ça: Une phrase débute par une lettre majuscule (oui oui, j’ai écrit précédemment qu’une phrase se termine par une lettre majuscule mais j’ai corrigé le tout) et se termine par un point. Une virgule (,) n’est pas un point et surtout, elle ne peut pas  remplacer une apostrophe (’).

Alors voilà, j’imagine qu’après ces explications, ça se remarquera dans tes prochains statuts et commentaires. J’ai bien hâte de pouvoir enfin te lire! À plus!

Lire les commentaires (28)  |  Commenter cet article






Dimanche 23 juin 2013 | Mise en ligne à 13h50 | Commenter Commentaires (5)

Mon téléphone à poche est en grève

De par ma négligence, voilà que mon fournisseur de téléphonie sans-fil a interrompu mon service. La magie des jours fériés aidante, je me retrouverai donc sans 3G et sans « téléphone cellulaire » pour les deux prochains jours. Et vous savez quoi, je capote. Mais vraiment. Et dans le bon sens.

Pendant au moins deux jours, je m’offrirai gratuitement un fabuleux voyage dans le temps. J’aurai le droit ne pas savoir. Je ne serai pas tenté de combler la moindre lacune d’information en « googlant » ou en « wikipédiant » quoi que ce soit. Le fameux titre de toune dont je ne me souviendrai pas sera condamné à rouler dans le vide jusqu’à ce que l’information surgisse de nulle part dans mon cerveau ou que je me rende à la maison et « connecte ». Votre party super le fun où il fallait absolument être n’interfèrera pas avec le mien via une notification Facebook alors que je ne voulais que savoir l’heure qu’il était. Aucun avis de facture par courriel ne fera vibrer mon téléphone alors que je mangerai paisiblement un hot-dog à un casse-croûte.

Chaque moment où je quitterai le périmètre desservi par le routeur sans-fil de ma maison sera une déconnexion totale. Plus d’Internet et plus d’appels. Ça ne se passera qu’entre moi et le monde qui m’entoure.

C’est quand même fou parce qu’on nous vend ces iPhone et tout ce tra la la en nous proposant une certaine forme de liberté. On nous offre de pouvoir immortaliser chaque moment, de pouvoir planifier quoi que ce soit en deux glissements de doigt, de trouver toutes les informations du monde en quelques secondes mais à la fin, jusqu’à quel point sommes-nous pris en otage? J’aurai quelques jours pour y réfléchir.

Maintenant, une seule chose m’inquiète : et si j’y prenais trop goût?

On verra bien.

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    juin 2013
    D L Ma Me J V S
    « mai   juil »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    30  
  • Archives