Le blogue de Joel Martel

Le blogue de Joel Martel - Auteur
  • Joël Martel

    Joël Martel est journaliste au Quotidien/Progrès-Dimanche depuis septembre 2012
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    Lundi 19 novembre 2012 | Mise en ligne à 16h56 | Commenter Commentaires (9)

    #YOLO (Vivre ou acheter)

    Il fut un temps où chaque mardi, tel un robot, je me rendais à ma boutique de jeux vidéo afin de me procurer l’une des toutes nouvelles parutions de la journée. Non seulement, j’éprouvais de l’excitation à découvrir un nouveau jeu mais aussi, je ressentais une certaine fierté d’être l’un des premiers à poser les yeux sur ces univers fraîchement sortis des studios.

    J’ai roulé comme ça pendant longtemps. Même qu’il m’est souvent arrivé d’acheter des jeux à l’aveuglette dans l’espoir de mettre la main sur LA découverte. Et là, on ne parle pas des jeux à 3 piastres sur l’App Store. Non non, on parle de gros jeux AAA. Du moins, des jeux à des prix de AAA.

    J’aurais pu continuer comme ça pendant de nombreuses années encore. Vraiment. Et puis, comme on dit dans le monde de la course d’endurance, j’ai pogné mon mur avec Neverdead.

    En fait, quand Dieu a inventé le monde, l’un des plus grands défis devant lequel il se retrouva fut de façonner le pire jeu de l’histoire. C’est d’ailleurs un étrange mélange de fierté et de honte qui le hanta lorsqu’il prit connaissance des premières critiques de Neverdead, son anti-chef-d’oeuvre par excellence. Récit d’un démon ayant la faculté de se démembrer, Neverdead est tout simplement dangereux. Le genre de jeu qui fait saigner du nez d’ennui.

    C’est alors que je suis entré dans une période de ma vie que je comparerais au segment classique des biopics où par exemple, un chanteur populaire est en désintox. Le bout où on a chaud et froid et qu’on réalise que notre vie n’avait plus de sens. Ben là, c’était pas aussi intense mais reste que ça m’a permis de réaliser que ça n’avait juste pas de bon sens d’acheter des jeux AAA dès leur sortie de façon hebdomadaire.

    Parce qu’on ne se le cachera pas, pour au moins 60% des AAA qui sortent sur le marché, leur prix chute de façon drastique après seulement quelques mois, voir même quelques semaines parfois.

    Et ça, c’est si dans l’année qui suit, le jeu n’est pas tout simplement offert gratuitement à l’occasion d’une promotion de PlayStation Plus.

    C’est moins fréquent pour les AAA mais pour ce qui est des jeux en téléchargement, combien de 20 dollars par ci et par là aurais-je sauvé si j’avais fait preuve de patience?

    Sans exagérer, 3 jeux sur 5 que j’achète en téléchargement finissent par être gratuit sur le PSN. Ça calme les ardeurs au final.

    C’est donc à la sauce 2004 que je terminerai ce billet en vous posant une question: Outre le plaisir de jouer immédiatement, y a-t-il un avantage à se procurer un jeu au plein prix lors de sa sortie?

    La personne qui me fournira la meilleure réponse gagnera 60 points d’expérience pour le jeu de son choix.


    • L’avantage n’est pas seulement pour l’utilisateur qui veut être le premier à l’utiliser et qui paye le prix pour ça. C’est un choix comme un autre… L’avantage d’avoir des gens comme ça dans tous les courants de consommation, c’est que les créateurs puissent vivre de leur art. Il ne faut cependant pas se sentir responsable de la survie de ces derniers, il y en aura toujours pour combler le vide qu’on laisse à d’autres.

    • Il n’y a pas d’avantage à acheter un jeux à sa sortie, en plus d’être quelque fois trop cher. Il est souvent plein de bug. Attendre quelques semaines permet des fois avoir un rabais sur le jeux et si on est chanceux, il va y avoir une rustine.

    • Je vais avouer que moi aussi j’ai changé mes habitudes de consommation a ce sujet. A moins d’être un jeu AAA que j’attends depuis lurette. Mais il y a surtout une tendance dans l’industrie qui favorise l’achat rapide, c’est a dire, le contenu bonus si un pré-achat est effectué.

      Cette tactique change ma façon de voir les choses. Pour les jeux que j’attends, maintenant, je prend le temps de faire un pré-achat souvent pour cette raison. Bonne technique de la part des publisher pour fidéliser leurs fans.

    • L’histoire.

      Il m’arrive d’acheter un jeu que j’anticipe pour pouvoir le vivre entièrement et à 100%, sans me dire dévoiler l’histoire par (1) ma trop grande curiosité, (2) mes amis ou (3) des commentaires random. Tout ça remonte au sixième tome d’Harry Potter, alors que j’étais encore au secondaire et où, alors que je prenais mon temps à savourer chaque détail du livre, je me suis fait dévoiler la fin du récit par un ami frustré.

      Depuis, j’ai évidemment appris à vivre avec les spoilers. Certaines études prouvent même qu’on apprécie davantage une histoire en sachant les gros “punchs” parce qu’on peut alors porter davantage attention aux détails et non pas au “choc” que ça produit.

      Mais si ça s’applique bien aux livres (j’ai adoré les A Song of Ice and Fire de George R.R. Martin et ce en sachant les gros punchs jusqu’au 3e livre) et même aux films (je savais que Darth Vader était le père de Luc avant de voir “Empire”, ça ne m’a pas empêché de l’aimer!), ça s’applique moins bien aux jeux vidéos.

      Pourquoi? Parce que de plus en plus, les jeux vidéos reposent sur vous pour conter l’histoire. De plus en plus, nous intégrons l’histoire. Ça existe depuis longtemps, mais c’est rendu très “in”, et le dernier Call of Duty, qui intègre de pareils éléments, en est la preuve! Tout dernièrement, on peut penser à “Mass Effect 3″, “Deus Ex: Human Revolution”, “Skyrim” (à la limite) et le jeu qui, à mon avis, a pousser ça plus loin encore, “Heavy Rain”.

      J’ai donc acheté des jeux comme “Heavy Rain”, “Deus Ex: Human Revolution”, “Uncharted 3″ et autres parce que je voulais éviter de me faire dévoiler les gros pans de l’intrigue, parce que je voulais être debout devant mon téléviseur à rager, angoisser ou pleurer sans savoir ce qui m’attendait. Jusqu’à aujourd’hui, “Heavy Rain” reste l’expérience la plus personnelle que j’ai eu avec un jeu vidéo et je suis bien content de ne pas être tombé sur les punchs, de les avoir vécu pleinement.

      D’un autre côté, mon argument est faible, parce que je n’ai toujours pas joué à Mass Effect 3 (je termine tout juste le second, étant détenteur de PS3 je n’avais pu jouer au premier avant tout récemment et je ne voulais pas y jouer à moitié) et j’ai réussi à éviter les gros punchs et ce malgré que ce soit le jeu le plus controversé de l’année selon toute vraisemblance!

      Alors oui, j’achète hâtivement pour éviter de me faire spoiler l’intrigue d’un jeu lorsque ce jeu-là a pour principal but de me faire vivre une histoire (un RPG en bref, quoique pas exclusivement). Ironiquement, quand même, j’ai réussi à éviter les punchs. Mais bon, mieux vaut prévenir que guérir.

    • Depuis que j’ai une vie, soit depuis que je travaille, j’ai à peine le temps de finir un jeu, donc j’attends avoir terminé d’une mani;ere ou une autre avec un jeu X avant d’en acheter d’autre, à moins d’une méga-aubaine.

      J’ai acheté Mass Effect 3 neuf 30$ 4 semaines après sa sortie. Ridicule. Meme Skyrim (que j’ai pas fini, mais que je savoure à long terme), 30$, 4 mois après sa sortie…. à moins d’être un consommateur compulsif ouo un power gamer, aucun but de s’acheter un jeu le jour 1….

    • Depuis les méga ventes sur Steam, j’ai tendence a concentrer mes achats dans le temps des fetes et l’été. Par la suite je vis de mes réserves, achetant parfois un jeu exceptionnel au plein prix (3-4 fois par année). Anciennement je pouvais m’acheter un jeu au plein prix par mois. Maintenant je fice le prix que je suis pres a payer pour un jeu et tant qu’il ne franchit pas cette barriere je ne paierai pas pour.

      Est-ce que ca vaut le plein prix, ca dépend, somme toute le jeux vidéos est un passe temps relativement peu couteux monétairement, il coute beaucoup plus cher en temps. Ca coute souvent beaucoup plus cher de s’équiper en matériel qu’en contenu.

    • Depuis un an, j’ai découvert le plaisir fouiner dans les boîtes de vieux jeux se détaillant entre 10$ et 20$ au Wal-Mart et compagnies.

      On peut avoir 3-4 jeux pour le prix d’un et il n’y a que le graphisme qui se fait vieux sinon, un jeu d’il y a 2-3 ans ne devient pas moins bon. Même un jeu plate à 10$-15$ devient meilleur.

      Le seul avantage d’avoir un jeu à sa sortie est de vivre l’expérience sans en entendre parler/voir des images. Mais pour ça, il faudrait vivre dans une roche avant la sortie du jeu et se couper de tout média après la sortie jeu afin de ne rien voir. Même quand tu regardes une critique vidéo à Mnet où ils font tout pour ne pas spoiler, reste que tu vois quand même du contenu.

    • Moi j’achète ! Oui ! Je veux être a l’affut du nouveau, commencer a monter mon personnage en même temps que tout le monde, aller sur les forums de discussion et trouver les exploits, pas arriver quand tous ont deja leurs jeu terminé ! je ne veux pas savoir ce que les autres pensent d’un jeu, je veux le jouer MAINTENANT ! Combien d’années j’ai attendu Diablo 3 (j’ai eu accès au BETA, mes amis étaient jaloux, moi j’était fier d’avoir ce privilège!), Duke Nukem, Starcraft, Skyrim? Le prochain GTA s’en vient, je l’ai demandé en pre-vente pour Noel ! HOTS, j’ai le beta avec la pre-vente ! ET combien de fois j’ai downloadé des demos de jeux… dans le temps ! COD Black Ops 2 ! Et je ne parle pas de Minecraft, que j’ai acheté en version Alpha en 2010 ! Je download encore les pre-release, question de voir les améliorations avant tout le monde !Oui, je veux être dans les premiers joueurs et montrer mes trouvailles a mes amis (plusieurs sont programmeurs, dont un chez UBI qui a travaillé sur Avatar)

      Les jeux vidéos c’est ma passion. Le E3, c’est comme le salon de l’auto pour moi. Voir les nouveautés, le prochain hit, les améliorations a NHL, ect. Le jeu vidéo achté a rabais, 6 mois après le release? non merci, j’ai deja passé a autre chose entre-temps.

      Le seul problème, à part le coût? les jeux sont pleins de bugs. Mais ca fait partie de l’expérience ! Et pour les caisses de jeux chez Wal-mart… ahahaha ! je trouve desfois un jeu que je n’avais pas, mais c’est surtout les jeux cheaps que j’achete la, pas les grands jeux. El

    • Je ne suis pas friand des achats à la sortie sauf les titres que j’attends avec impatience depuis très longtemps, un Zelda Skyward Sword par exemple ou Xenoblade Chronicles.

      Dans le cas de ces jeux, il n’y avait aucun avantage, certes. Mais il existe une catégorie où c’est important ou presque : les jeux multijoueurs.

      Des jeux qui visent le marché du multijoueur ont un avantage notable à être acheté au lancement ou simplement tôt dans la vie du jeu. Pour la communauté simplement, pour avoir des gens avec qui jouer lorsqu’on sera en ligne. À quoi bon acheter aujourd’hui un jeu comme Quake Wars Enemy Territory s’il n’y a pas plus personnes sur les serveurs ? (Ce n’est qu’un exemple, je n’ai pas vérifié dans les faits si ce jeu était toujours bien peuplé ou non).

      Donc oui certains jeux peuvent avoir un avantage à être achetés tôt, mais pas tous. Et comme je ne suis pas friand de multijoueur, je peux généralement me permettre d’attendre.

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