Il y a quelques mois, alors que je travaillais pour un autre média, j’avais écrit une série de lettres ouvertes en lien avec la grève générale illimitée. Celles-ci avaient grandement circulé et évidemment, elles avaient suscité de nombreuses réactions. Inutile de vous le rappeler, le sujet en était ambitieux et surtout, d’une charge très émotive.
Or, il y a quelques jours, j’adressais cette fois-ci une lettre ouverte aux différents responsables du PR de l’industrie du jeu vidéo et en moins de 72 heures, je me suis retrouvé dans une espèce de vortex où tantôt, on m’a traité en héros et tantôt, on a fait de moi le Richard Martineau du jeu vidéo.
En toute honnêteté, si l’on compare les critiques négatives qui m’ont été adressées quant à mes propos lors de la grève étudiante et celles en lien avec ma dernière lettre ouverte, je ne vous cacherai pas qu’en terme de méchanceté et d’attaques, faut croire que les gamers sont beaucoup plus sensibles.
Chapeau.
Bref…
Au risque de me faire lyncher par les trente personnes, qui comme moi, ne se sont pas procuré leur Wii U aujourd’hui, voici un court texte dans lequel j’effectuerai une plongée encore plus abyssale vers les bas fonds des abysses RichardMartineauesques du vidéoludisme.
***
Angry Birds, c’est plate
J’ai essayé. Vraiment. J’ai même beaucoup essayé.
Je me revois encore, alors que le buzz n’en était qu’à ses balbutiements. L’engouement naissant pour Angry Birds se propageait dangereusement et, comme un peu tout le monde, j’ai acheté candidement l’application.
Angry Birds est rapidement devenu pour moi le meilleur exemple pour désigner une situation dont on avait anticipé qu’elle serait amusante mais qu’au final, c’est comme si le fun avait décidé d’aller à un autre party.
Voilà en quelques mots, ma perception d’Angry Birds.
Certes, la présentation est sympathique. Les sons sont (homophones, quand tu nous tiens!) rigolos. Et puis après?
Parce qu’au fond, on a joué à ce jeu-là 3256 fois auparavant. Oui, c’était moins cute mais c’était pas mal le même jeu.
Mais bon, Angry Birds a mystérieusement pété des scores de ventes et voilà que la dernière mouture, qui est un genre de fusion avec Star Wars, a provoqué un autre mégabuzz.
Une fois de plus, j’ai essayé et puis, résultat: zéro fun. Bah… peut-être un level 2 de fun.
C’est plate à dire mais Angry Birds, on dirait que c’est un jeu vidéo qui a été conçu pour les gens qui aimeraient dire qu’ils jouent à des jeux vidéos.
Un jour, Angry Birds, ça sera comme les souliers Crocs.
Tags: Angry Birds

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obeaulieu
19 novembre 2012
00h07
Bonjour Monsieur Martel,
Pas sûr de comprendre votre commentaire. En fait, vous ne donnez pas vraiment de raison pour expliquer votre propos. À l’exception de “on dirait que c’est un jeu vidéo qui a été conçu pour les gens qui aimeraient dire qu’ils jouent à des jeux vidéos”. C’est le mieux que vous avez trouvé ? Et le lien avec les crocs, pas sûr de comprendre… Si vous voulez mon avis, c’est un jeu qui se joue parfaitement bien en attendant l’autobus (ou en attendant que sa blonde soit prête à sortir…). Pas besoin de bpc d’attention, il peut être interrompu sans problème. Je comprend que ce n’est pas un final fantasy ni un zelda, mais il répond au but : divertir…
joelmartel
19 novembre 2012
00h46
En fait, je ne ressens tout simplement pas de plaisir à y jouer. J’aimerais partager l’euphorie générale que le jeu provoque mais je n’y arrive pas. Même quand je joue pour attendre. À ce titre, un jeu comme Cut the Rope M’amusera énormément. C’est une question de goûts fort probablement.
mercador
19 novembre 2012
07h50
J’ai lu votre article précédent, votre montée de lait contre les PR des éditeurs de jeux. Tout vient à point qui sait attendre. Les sites que vous avez mentionné sont plutôt récents, il faut avoir un certain baggage pour obtenir du support. Je parle en connaissance de cause.
larousse_estdouce
19 novembre 2012
10h32
Moi j’adore AngryBirds. J’ai cette envie irresistible de tuer tous ces vilains petits cochons verts…J’ai payé 3$ (3 versions à 0.99$) pour un jeu auquel j’ai du jouer des dizaines et dizaines d’heures, je trouve ça plutôt rentable! Et c’est facile de jouer un peu partout: en attendant un bus, dans le métro, dans une salle d’attente, etc.
Les “vrais” jeux vidéos j’aime bien aussi, mais je suis mère de famille alors beaucoup moins de temps pour être installée devant un ordi pour un jeu complexe.
Cut the rope est aussi un excellent passe-temps. Comme vous dites, c’est une question de goût!
guiguibob
19 novembre 2012
11h00
J’ai aussi l’opinion que Angry Birds n’est pas pour moi. Un peu comme j’ai l’opinion que Call of Duty : Black Ops 2 n’est pas pour moi ou que Halo 4 n’est pas pour moi. J’attend les itérations avant que la franchise de Call of Duty explose. Puriste je prétend que le 2 est le meilleur de ce que la franchise a à offrir.
C’est le défaut d’avoir connu une époque ou la majorité des jeux qui sortaient s’adressaient a l’ensemble d’un segment de marché que l’on appelle “gamers” mais qui a mesure qu’il s’est aggrandi, a explosé en sous genres qui ont explosé a leur tours. Rovio reprend un peu la formule Blizzard dans le mobile gaming, des concepts établis réunis dans une formule extrèmement travaillé.
Un peu comme League of Legend est une version de la même formule que tout les autres MOBA et pourtant obtient un immense succes.
Chienfou22
20 novembre 2012
11h43
Sérieusement, disons les vraies affaires. Le jeu vidéo a atteint son zénith avec Punch Out. Depuis, le désert…