
Ce photo montage de nos collègues de ESPN met en vedette les deux responsables des succès des discussions de mardi à New York: Ron Burkle, l'un des propriétaires de Penguins de Pittsburgh et Sidney Crosby.
On savait depuis longtemps que Sidney Crosby était capable de faire des choses sur la patinoire que la majorité de ses coéquipiers et adversaires ne pouvaient pas même rêver réaliser.
On sait depuis mardi qu’il est également capable de s’illustrer autour d’une table de négociations. Pardon! De discussions.
Crosby, avec la complicité de Ron Burkle, l’un des propriétaires des Penguins qui signent ses chèques de paye, a pris le contrôle des discussions dans le camp des joueurs.
Burkle a fait de même dans le camp des proprios.
Grâce à Crosby et à son boss, la journée a été profitable hier. «La journée la plus productive de toutes les rencontres de négociations depuis le début du conflit», ont reconnu Bill Daly et Steve Fehr qui représentaient leurs patrons Gary Bettman et Donald Fehr qui étaient cloués au banc hier.
C’est bien pour dire…
Le conflit n’est pas réglé. Non. Pas encore en tout cas.
Mais le simple fait que Daly et Fehr aient accepté de faire des déclarations conjointes – avec le sourire aux lèvres – après la rencontre est un signe plus qu’évident que les choses se sont bien passées hier. C’était la première fois depuis le 15 septembre – début du lock-out – que les deux parties se présentaient côte à côte au podium pour croiser les journalistes. Histoire de démontrer à quel point l’attitude était à la conciliation et non à la confrontation, Daly et le petit frère Fehr ont accepté de reprendre leurs déclarations après qu’une équipe de reportage arrivée sur le tard eut demandé une prise deux.
Si les numéros deux de la LNH et de l’Association avaient été sur les dents après une journée improductive, vous croyez vraiment qu’ils se seraient prêtés à ce jeu?
Si vous avez répondu non, nous sommes au moins deux dans le club.

Bill Daly, à gauche, et Steve Fehr ont conclu la longue journée de discussions de mardi avec une déclaration conjointe.
Que s’est-il passé hier pour que le ton change? Pour que les échanges se prolongent pendant plus de huit heures au lieu de se limiter à quelques minutes? Pour qu’on puisse se réveiller ce matin avec la conviction que le lock-out qui amorce sa 81e journée pourrait ne pas atteindre les 100 jours?
Les entrées en scène de Crosby, de Burkle et des nouveaux visages invités à la table ont certainement joué un rôle de premier plan.
Non seulement Crosby et Burkle se sont parlés avant d’arriver à New York, ils ont d’ailleurs effectué le voyage ensemble à bord de l’avion du boss selon les informations dévoilées par Rob Rossi, un collègue de Pittsburgh, mais ils étaient flanqués de Mario Lemieux et David Morehouse, deux autres proprios, et de Pat Brisson l’agent négociateur de Crosby et de plusieurs vedettes de la LNH.
Cette présence en masse des Penguins débarqués à New York avec l’intention de faire comprendre à tout le monde qu’ils avaient l’intention de régler le conflit et de sauver ce qui reste de la saison a certainement aidé. C’est évident.

Mario Lemieux et son associé Ron Burkle lors du dernier défilé de la coupe Stanley des Penguins.
Il ne faut pas minimiser non plus la réunion des gouverneurs qui se tiendra, comme prévu, à 11 h ce matin. Il est clair dans le camp des joueurs, qu’on avait compris qu’une autre journée désolante mardi aurait eu des conséquences désastreuses aujourd’hui.
Les gouverneurs auraient pu retirer les 211 millions $ promis dans le cadre d’une injection dans le montant intégral visant à adoucir la fluctuation à la baisse de la part accordée aux joueurs en guise de partage des revenues.
Les Gouverneurs auraient pu imposer également une date butoir, une première, après laquelle la saison aurait été sérieusement menacée.
Cette date selon certaines informations obtenues au cours des dernières semaines était le 15 décembre pour un règlement. Il semble que le 3 janvier aurait été le bout du bout de l’élastique qui aurait cassé dès le 4.
À cause de ce qui est arrivé hier, on ne brandira pas ces menaces dès 11 h ce matin alors que Geoff Molson et ses homologues des 29 autres équipes de la LNH se retrouveront autour de la table des gouverneurs.
N’allez pas faire la file devant les guichets du Centre Bell tout de suite pour obtenir des billets pour l’éventuel premier match du Canadien.
C’est trop tôt.
Car au-delà des avancés d’hier, les points critiques opposant la Ligue et ses joueurs sont toujours bien présents. Ils sont toujours aussi imposants.
Mais ce qui était nécessaire est arrivé.
Grâce à Crosby et à son proprio Burkle, les joueurs et la Ligue ont convenu qu’ils pouvaient – et devaient – faire des compromis supplémentaires pour dénouer l’impasse.
Même si le commissaire Gary Bettman assurait n’avoir aucune intention de bouger et que Donald Fehr assurait qu’en raison des concessions immenses déjà effectuées les joueurs ne pouvaient en faire davantage, les deux parties ont bougé hier.
Comme quoi Bettman et l’ainé des frères Fehr étaient peut-être plus un problème qu’une solution.
Comme quoi en plus de Jeremy Jacobs, Ron Hainsey et Chris Campoli n’étaient peut-être pas les meilleurs joueurs disponibles pour représenter le groupe autour de la table.
Il aura seulement fallu 88 jours pour s’en rendre compte.
Simonac!
De fait, des 18 joueurs présents autour de la table hier, 12 étaient des diplômés universitaires : de Mathieu Darche, à Michael Cammalleri, en passant par George Parros et Martin St-Louis. Ça a certainement aidé.
On devrait savoir aujourd’hui – ce matin avant la réunion des gouverneurs et plus tard en après-midi après la rencontre des grands boss alors que Gary Bettman devrait prendre la parole autour de 13 h – quelle direction prend le conflit.
Si Ron Burkle convainc ses homologues qu’un règlement est vraiment à portée de mains et que les joueurs acceptent de plier encore un peu au lieu de casser, un dénouement heureux pourrait arriver avant la première vraie bordée de neige.
Mais bon! Je ne me risquerai pas à avancer une date ni sur le dénouement heureux, ni sur la bordée de neige.
Mais on commence à y voir un peu plus clair sur les écrans radars. Espérons que les prochaines heures ne viendront pas tout embrouiller.
On reconnecte plus tard.

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gabtuasse37
5 décembre 2012
09h16
Je suis autant excité qu’un gamin à la veille de Noël…Mais attendez, c’est p-ê pour ça que je suis excité, parce qu’on est à la veille de Noël !!!
asavaria
5 décembre 2012
09h31
de la poudre aux yeux…
SVP est-ce qu’on peut mettre la hache sur cette saison et passé a autre choses?
Vous faite pitier les journalistes (ou c’est plutot la preuve que sans le hockey, on a trop de journalistes sportifs) a chaque fois qu’il y a rencontre vous dites que c’est la ou jamais, on a fait des progres, blablabla, pis ca fini plus.
danielp
5 décembre 2012
09h37
T’es trop optimiste François ! On va sûrement revenir à la case départ cet après-midi …..
fanzz
5 décembre 2012
09h38
je me sens comme une ado invité back-stage par Justin Bieber…j’espère juste qu’il ne va pas se décommander à la dernière minute je serais inconsolable :)
sérieusement je crois que Fehr et Bettman devront “y aller avec la famille” ils sont des RÉPRÉSENTANTS et il semble que la majorité des proprios et des joueurs en ont vraiment assez de ce foutu lock-out…Championnant Junior en décembre et LNH en janvier ça ferait ben mon affaire
maxime31_1
5 décembre 2012
10h16
“Comme quoi en plus de Jeremy Jacobs, Ron Hainsey et Chris Campoli n’étaient peut-être pas les meilleurs joueurs disponibles pour représenter le groupe autour de la table.”
Jeremy Jacobs, il joue pour quelle équipe au juste? ;)
yvonmontana
5 décembre 2012
10h22
Honnetement, votre analyse est d’une simplicite incroyable pour un journaliste de votre calibre M. Gagnon !
On parle ici d’un joueur hors norme, qui ne represente absolument pas la majorite de par son salaire et ses commmandites, et d’un proprietaire qui fait de l’argent comme de l’eau (1- par chance apres avoir gagne une lotterie et 2- par mandicite et menace envers la ville de Pittsburg bref un homme d’affaire discutable). Comment ils vont vendre ca aux equipes en difficulte vous pensez ?? ca besoin d’etre une entente incroyable !
Et quel nego. dans le fond: entre un joueur qui a ete heberger par son proprio et qui est paye comme un roi ! Si Donald Fehr accepte ca comme modele de negociation syndical, cest qu’il veut regler ca, prendre sa paye et sacrer le camp ! Le Fehr qui a fait flechir Steinbrener, Selig et autres ?? Vraiment ???
Et Bettman va se faire tasser par Lemieux qui va prendre le credit ?? Vraiment ??
apelland
5 décembre 2012
10h38
S’il est vrai que le litige est de 1,5M$/équipe, il est évident que les 2 protagonistes ne voulaient pas perdre la face en abandonnant ce petit montant. Ils ont donc probablement ensemble trouvé une stratégie afin que les 2 orgueilleux sortent gagnants et + en augmentant leur crédit personnel en ayant trouvé un moyen de faire régler le problème par des figurants. Mais il faut le dire, à la satisfaction probable des 2 parties!
vieuxbouc
5 décembre 2012
11h02
Ce n’est pas encore dans la poche, mais c’est la journée la plus productive du conflit, et il n’y a pas que François qui le dit mais l,ensemble des journalistes présents.
En fait c,est peut-être la victoire des modérés et sensés, le travail de Don fehr était de minimiser les pertes et gagner du temps, il a livré la marchadise, tout le monde savait que la base de tout règlement était le fameux 50/50, et ça fait un mois que c’est règlé, deux points demeuraientt le make-owle et les contrcts la duré et l’autonomie.
C,est donc ces points qui furent discutés comment ça va sortir je n’en ai aucune idée, mais quelque part à mi-chemin dans une bonne négociation que tout le monde veut règler. Mais pour que les modérés gagnent, ça veut dire qu’il va y avoir un perdant et une brebis de sacrier à l,abatoire, et généralement c,est celui qui fait le moins l’unanimité, Gary Bettman est la brebis tout désignée que ce soit chez les modérés, les joueurs et les fans.
erno
5 décembre 2012
14h25
Peux-t-on comprendre que Crosby, Pat Brisson, Burkle, Mario Lemieux et autres se sont parlés avant cette rencontre. Ils ne sont pas arrivés là à froid !
Ce sont des gens raisonnables, des gens d’affaires avisés. C’est ce que ça prend.
Preuve que certains peuvent le faire. Où est Geoff Molson ???
barzod
5 décembre 2012
14h42
@yvonmontonana
Avant de parler de simplicité, j’espère que tu es courant que le propriétaire des Penguins de Pittsburgh n’a pas fait son argent avec son équipe de hockey. Il a fait fortune en tant qu’homme d’affaire pis son équipe de hockey n’a rien à voir avec les milliars dans son compte en banque.
Si pour vous c’est un homme d’affaire discutable, je me demande c’est quoi un homme d’affaire pour vous…
palariviere
5 décembre 2012
14h54
En négociation, ce n’est pas mauvais de mettre autour de la table des nouveaux acteurs. Bettman et Fehr ont des réputations à défendre, et c’est peut-être la source du problème. Il faut aussi souligner que d’annuler la saison ne règle pas le conflit. La NBA n’a pas annulé la saison l’année passé, je crois que la NHL fera de même.
jvachon
5 décembre 2012
15h32
Bon, eh bien j’y vais de ma prédiction !!!!!………….. 15 cm de neige le 16 décembre….une semaine avant la saison…..de ski…. :-)
Jean
piedoq
5 décembre 2012
21h21
y était temps que ceux qui ont vraiment quelquchose à perdre dans ce conflit prennent les commande
pirlouit
6 décembre 2012
11h09
Go Pens Go !
pirlouit
6 décembre 2012
11h11
Prochains à la table : les Red Wings, son proprio et ses joueurs ???
fora
6 décembre 2012
19h35
Je ne sais pas si on est revenu à la case départ, mais là c’est presque officiel. Il n’y aura pas d’hockey pour la saison 2012-2013. Tout est rompu à NY.
dencour
6 décembre 2012
19h48
Vous avez écrit sur votre “commentaire” : “Du hockey à Noël, c’est possible !”. C’est bien de croire encore au Père Noël, j’aime bien votre candeur M. Gagnon. Tout ce que j’espère, c’est que vous ne serez pas déçu !
lecourtier
6 décembre 2012
20h48
C’est fini. Je débarque de la NHL. Fini, après 40 ans, je tire ma révérence. Je suis écoeuré et complètement….. Bon, je me garde un petite gêne. Ce ne serait pas gentil. Merci Monsieur Gagnon, j’ai ADORÉ vous lire mais maintenant, je tourne la page et je vais passer à autres choses. Merci aussi aux autres journalistes, Réjean Tremblay, que j’adore aussi, Mathias Brunet que j’adore aussi, Richard Labbé que j’ai découvert à la NFL et que j’adore aussi lire, Marc-Andre Godin aussi, bref, vous êtes de très bons journalistes. J’ai beaucoup de respect mais maintenant, je ne suis plus capable. Anyway, au chalet, y’a pas de télé, donc la grosse paix. MERCI les boys pour toutes ces années. Pierre
lecourtier
6 décembre 2012
20h51
Et je ne voulais oublié Philippe Cantin, et milles excuses Marc-antoine Godin de t’avoir débaptisé. Maintenant, tout a été dit.
tidan
6 décembre 2012
22h45
Salut tout le monde
J’espère que le conflit ne se règlera pas vite.
Je trouve le suspense des négociations plus excitant que les parties de la saison régulière de la LNH.
Pas besoin d’être fin connaisseur pour se rendre compte de la différence de qualité de jeux en saison régulière vs les éliminatoires. Pourtant ce sont les mêmes joueurs.
Si le conflit se règle, on essayera de jouer le plus grand nombre de partie dans un temps restreint. Le spectacle va en souffrir et ca prouve que les revenus sont plus importants que la qualité du spectacle autant pour les joueurs que pour les propriétaires.
Demandez-vous pourquoi les postes de télé sport présentent des reprises de parties de hockey de championnat international junior et professionnel?
Pourquoi ne présentent-ils pas des reprises de saison régulière de la LNH????
Poser la question c’est y répondre.
Daniel