
Gary Bettman aurait pu déposer les concessions consenties vendredi il y a deux jours, deux semaines, deux mois. Pourquoi diable avoir attendu si longtemps alors qu'il prétendait être pressé de régler le conflit. Un non sens. Un autre.
Est-ce que cette fois ce sera la bonne? Est-ce que la dernière proposition de la Ligue nationale viendra à bout des durs qui ont pris le contrôle de l’Association en reléguant les modérés au quatrième trio?
J’ose croire que oui.
Mais attention: je croyais aussi que le conflit était sur le point de se régler il y a trois semaines à New York.
IL est donc normal de se garder une petite gêne, voire d’afficher un scepticisme tout naturel, avant de claironner que le conflit est réglé. Mais bien franchement, il y a sur la table une proposition qui devrait ramener les joueurs sur les patinoires de la LNH.
C’est du moins ma prétention.
En améliorant de façon significative sa proposition, Gary Bettman vient de donner raison à Donald Fehr qui assurait à ses joueurs qui en doutaient que la Ligue améliorerait un moment donné la dernière offre qui devait pourtant être finale.
Si je trouvais ridicule le fait que les joueurs refusent la dernière offre, je les trouverai plus ridicules encore s’ils tournent le dos à ce qu’ils ont entre les mains.
Mais parce que le passé en souvent garant du futur, on peut s’attendre à ce que les joueurs demandent quelques autres concessions de la LNH d’ici au 11 janvier, date limite fixée par le duo Bettman-Daly pour obtenir un règlement afin d’amorcer la saison le 19 janvier.
La LNH est passée de cinq à six ans quant à la durée des contrats. Un gain mineur pour les joueurs, mais un gain quand même.
La LNH est passée de 5 % à 10 % pour la fluctuation annuelle maximale dans les salaires versés aux joueurs pour la durée de leur contrat. Un gain mineur, mais un gain quand même.
La LNH accepte le principe selon lequel les équipes pourront racheter — sans conséquence sur le calcul de la masse salariale — un contrat avant la reprise de la prochaine saison. Appelez cette clause, la clause Scott Gomez… ou Tomas Kaberle qui pourrait aussi représenter un rachat intéressant pour le Canadien.
On verra.
Est-ce un gain pour les joueurs? Pour la Ligue? C’est à mes yeux, un gain du gros bon sens. Mais depuis le début du lock-out, le gros bon sens a été trop souvent cloué au banc.
La durée de la convention demeure à 10 ans, avec des options de retrait de la LNH ou de l’Association des joueurs après huit ans.
Comme je l’indique depuis le début — et je ne changerai pas d’idée — la durée de 10 ans est une source de sécurité nécessaire pour la Ligue qui devra assurer ses commanditaires d’une paix syndicale qui les incitera à revenir sur les bandes et les patinoires.
C’est aussi une source de sécurité pour les joueurs qui n’auront pas à subir un autre lock-out pour au moins huit ans.
Le plus gros os est associé au plafond qui oscillerait autour de 60 millions $ en 2013-2014.
On peut s’attendre à ce que les joueurs demandent un brin ou deux de plus de générosité à ce chapitre.
On verra.
Il y a sur la table une proposition qui devrait, à quelques détails près, permettre de régler le conflit.
Et c’est bien tant mieux.
Le plus enrageant dans tout ça, c’est que Gary Bettman aurait pu effectuer les concessions consenties vendredi il y a deux jours, deux semaines, deux mois.
Mais bon! Ç’aurait été trop simple!
Pourquoi diable avoir attendu si longtemps alors qu’il était clair que la Ligue, comme les joueurs, devrait faire un autre bout de chemin pour arriver à une entente? Une autre preuve qui donnent des munitions à tous ceux, et ils sont nombreux, qui prétendaient que la LNH et les joueurs, étaient beaucoup moins pressés de régler qu’ils l’assuraient.
On reconnecte plus tard.