
Donald Fehr et Gary Bettman se retrouveront à la table de négociations en soirée lundi. Espérons que cette séance ouvra la porte à un règlement du conflit.
Les joueurs de la LNH ont réagi exactement comme je l’aurais fait à la suite de l’offre d’une trêve de deux semaines proposée par le commissaire Gary Bettman jeudi dernier.
Et réclamant sa présence illico à la table des négos.
Peut-être que cette trêve était en fait une stratégie de Bettman. Une stratégie qui a forcé certains joueurs plus modérés face aux demandes de leur association de prendre le téléphone et de s’impliquer en lançant à leur négociateur en chef Donald Fehr qu’il faudrait peut-être que ça bouge un peu.
On a beau détester Gary Bettman et croire que le commissaire se fiche éperdument du hockey et des partisans qui aiment ce sport, mais le commissaire demeure un homme intelligent. Un négociateur féroce.
Alors s’il a tendu un piège aux joueurs avec sa trêve et que cela permet de résoudre le conflit, il faudra lui rendre hommage.
Promis!
Ce qui est clair, c’est que ça grouille dans les bureaux de la LNH et dans ceux occupés par les joueurs débarqués à New York pour négocier aujourd’hui.
Dans ces deux bureaux, les mercenaires des négociations fourbissent leurs armes, aiguisent leurs arguments. Ils le feront une bonne partie de la journée, car selon un acteur dans ces négociations, les deux clans se croiseront en soirée.
Espérons que ça se prolongera toute la nuit s’il le faut.
Espérons aussi que les joueurs arriveront à la table, prêts à faire des concessions. Il le faudra. Sans quoi la séance de ce soir, les autres qui suivront, si d’autres sont à l’horaire, ne donneront strictement rien.
Et on se retrouvera au neutre à défaut d’être au milieu d’une trêve. Ce qui est du pareil au même vous serez d’accord avec moi.
Du moins, je l’espère.
Les joueurs doivent accepter de céder une partie des salaires qui leur sont dûs. Ce devrait être facile. Car ils en perdaient déjà une partie avec les ponctions effectuées pour mettre de l’argent en fidéicommis en gage de cagnotte dans laquelle la LNH serait allée piger si les revenus avaient fluctué à la baisse au cours des sept dernières années.
Mais comme les revenus ont grimpé, les joueurs ont reçu, en retard, mais ils les ont reçus quand même, ces montants perçus sur leurs salaires.
Ce compromis est essentiel.
Ils devront accepter aussi une limite sur les fluctuations des salaires en cours de contrat. La Ligue impose une limite de 5 %. Mettons qu’on pourrait s’entendre entre 7% et 10 %.
Ils devront accepter que les contrats des joueurs cédés aux mineures – la clause Wade Redden – soient comptabilisés sous le plafond salarial de l’équipe de la LNH.
Ils devront aussi accepter que le contrat d’un joueur qui prendrait sa retraite avant la fin du dit contrat, soit retourné à l’équipe qui a signé le contrat avec ce joueur et que le salaire moyen soit comptabilisé sous le plafond de ce club.
Si les joueurs acceptent de faire ces compromis – et oui je suis conscient qu’ils en ont accepté plusieurs autres – la Ligue ne pourra pas prolonger le conflit.
Elle aura effectué les gains auxquels elle tenait et qui l’ont poussée à décréter un lock-out.
En se montrant plus gourmande, la Ligue et surtout son commissaire Gary Bettman perdraient le peu de crédibilité dont elle et il disposent encore après les trois lock-out imposés par Bettman depuis qu’il a pris la direction de la LNH.
Si les joueurs acceptent ces conditions, le conflit pourrait être réglé d’ici la fin de semaine. Peut-être même avant la Thanksgiving et les joueurs amorceraient leurs camps d’entraînement au lieu de se remplir de dinde et de patates pilées jeudi et vendredi.
Mais attention, j’affiche ici un optimiste peut-être débordant. Car non seulement il sera difficile de tout régler en trois jours – le congé le plus important de l’année aux É-U commence jeudi – mais plusieurs proprios de la LNH ont loué leurs amphithéâtres pour les prochaines semaines afin d’éviter les contrecoups de matchs annulés.
Ça compliquera l’ébauche d’un calendrier.
Et si les joueurs s’opposent à tout compromis?
On se prépare à faire une croix sur la saison.
Mais bon! Je crois comprendre que plusieurs joueurs dis modérés ont mis le cap sur New York afin justement d’éviter que quelques têtes brûlées ne prolongent sans la moindre raison un conflit qui devrait être réglé depuis longtemps.
Un conflit qui aurait même pu, voire dû, être évité si les deux parties avaient pris la peine de se parler au cours de l’été au lui de se toiser comme elles l’ont fait.
On reconnecte plus tard.

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 














franco-ontarien
19 novembre 2012
11h29
Je ne suis pas du tout convaincu que des discussions pendant l’été auraient donné des résultats. La ligue veut des changements majeurs et les joueurs ne l’auraient tout simplement pas prise au sérieux, sans la pression du lock out. J’aimerais croire autrement, mais il est clair que les joueurs se contrefichent si plusieurs équipes ne sont pas rentables. Bettman avait à mon avis un mandat clair de la part des propriétaires pour amener les changements qu’il a mis sur la table. Là où je suis d’accord avec vous, c’est lorsque vous affirmiez dans un vieux blogue que Bettman devait se battre tout autant contre les propriétaires irresponsables que contre les joueurs, car ce sont eux qui mettent le bordel. Ce qu’il veut mettre en place va menotter les dg beaucoup plus et il sera beaucoup plus difficile pour eux d’accorder des contrats farfelus au joueurs et mettre de la pression ensuite sur toutes les équipes pour que ces contrats soient imités. Bettman fait le travail qu’il a à faire et malheureusement pour les joueurs, ils ne pourront pas obtenir beaucoup plus de concessions de Bettman
rule
19 novembre 2012
11h34
@François Gagnon
“Ils devront aussi accepter que le contrat d’un joueur qui prendrait sa retraite avant la fin du dit contrat, soit retourné à l’équipe qui a signé le contrat avec ce joueur et que le salaire moyen soit comptabilisé sous le plafond de ce club”.
Euh … Non. C’est une clause qui n’a pas sa place. Je suis d’accord pour que les joueurs fassent des compromis mais celui-là devra être fait par les propriétaires. Si le joueur prend sa retraite, c’est lui qui décide de mettre fin au contrat. Il n’a pas à être payé et son salaire ne devrait aucunement être comptabilisé sur la masse salariale.
Mais je suis d’accord avec les contrats des joueurs qui sont envoyés dans les mineures. C’est trop facile pour les propriétaires de contourner le plafond salarial et de corriger, en quelque sorte, les erreurs passées.
vieuxbouc
19 novembre 2012
11h42
Je suis d’accord en aprtie avec ton billet, oui la trève de 2 semaines a fait réagir les joueurs et peut-être bien les plus influants sur Donald Fehr, mais aussi sans doute sur certains proprios par les même joueurs comme Crosby Toews et certains autres.
Ed Snyder a peut-être dilué ses commentaires dans ses déclarations, mais une chose est vrai suite aux d.claration de lui et de Crosby entre autre, bien les négos reprennent bien plus rpidement qu’anticipé, sans être un désaveu pour Bettman c’est tout de même un premier recule, mais si ce dernier vient de déclarer à un journaliste de Winnipeg son amour pour les joueurs et qu’en fait ce n’était qu’une suggestion son repart de deux semaines.
piedoq
19 novembre 2012
11h53
les joueurs auraient besoin de quelques carrés rouges dans leurs rangs
vieuxbouc
19 novembre 2012
12h54
Je ne sais si c’est de bonne augure, mais au moins e comtité de aprt et d’autres est élargi tant proprios que de joueurs, mais ne partons pas en peur avec Bettman ce n’est sûrement pas son idée. bine en fin de soirée nous en aurons sûrement plus d’information.
gd22
19 novembre 2012
13h23
Lock-out pour les nuls!
1er bulletin de fiston: (Juin 2012 dans la NHL)
Père: – Fiston tes notes sont mieux de s’améliorer ou bien je serai obligé de te priver de Nintendo
Fiston: (Muet dans sa tête) – Pffffff voir s’il va me retirer ma console
2ème bulletin notes toujours aussi mauvaises (début septembre 2012 dans la NHL)
Père: – Cette fois dernière chance où je te retire ton Nintendo
Fiston: – Oui oui c’est ça!
3ème bulletin, on frise la catastrophe (15 septembre dans la NHL)
Père: Ça y est, je te retire ton Nintendo… tu le retrouveras quand tes notes s’amélioreront
Fiston: (Un peu incrédule et doutant du sérieux du paternel) – Oui, oui je vais me forcer
4ème bulletin, les notes ne sont pas vraiment mieux, gros écart entre attentes du paternel et résultats de fiston. (octobre et novembre dans la NHL)
Fiston: – Je me suis amélioré, est-ce que je peux ravoir mon Nintendo
Père: – Pas du tout, tes notes sont à des années lumières de mes attentes
Fiston: (Ébranlé, secoué, commence à constater du sérieux de son père) – Oh
Dernier bulletin: Le fiston comprend enfin qu’il est coincé… il se force, il étudie sans bon sens… il obtient des résultats nettement améliorés mais pas encore parfait. (1er décembre dans la NHL)
Père: – Ce n’est pas encore parfait, mais en raison de tes efforts, voici ton Nintendo… Tu dois continuer à étudier toutefois.
Fiston: (Fier de son effort, mais triste d’avoir manqué son Nintendo si longtemps) – Oui, oui c’est promis!
Alors voilà, les joueurs prennent actuellement conscience du sérieux des propriétaires et du fait que ce sont eux qui tiennent le gros bout du bâton!
sims2d
19 novembre 2012
13h41
Je trouve votre analyse de la situation très étrange et très naïve. Il est ÉVIDENT que des discussions pendant l’été n’auraient pas été en mesure de régler ce conflit de travail. Les joueurs vont probablement accepter des compromis, mais en fin de compte c’est la pression imposée par Bettman qui est la clé.
Je n’ai jamais été un admirateur de Bettman et ne le serai jamais à cause de son acharnement pour l’expansion américaine aux profits de celle au Canada. Cependant, il faut lui donner ce qu’il lui revient, il est un très bon négociateur. S’il arrive à avoir ce qu’il veut dans ce conflit, il en sortira en génie.
precept00
19 novembre 2012
17h20
Je leur souhaite des arénas vident à souhait !
precept00
19 novembre 2012
17h23
aie… vides ! lol
jeanlhudon
20 novembre 2012
06h33
M. Gagnon, vous ne connaîssez rien en négociation.
Bettman n’est pas retourné a la table de négociation parce que les joueurs ont réclamé sa présence illico, mais parce qu’il les a ammené la ou il le voulait.
pirlouit
20 novembre 2012
08h21
Quelle histoire bizarre, ils se réveilleraient tout à coup, comme dans un conte ?
Quel chat les a fouettés tout à coup ?
pirlouit
20 novembre 2012
08h27
Il semble y avoir des changements importants de position autour de la table des propriétaires, ce qui pourraient annoncer, souhaitons-le, des avancées dans les négociations.