François Gagnon

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    Journaliste à La Presse et à LaPresse.ca, François Gagnon est un amateur de hockey depuis toujours qui n'hésite pas à chausser ses patins pour vivre la magie du sport. Chaque jour, il vous propose sa vision du hockey et attend avec impatience vos questions et réactions!
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    Dimanche 30 septembre 2012 | Mise en ligne à 11h02 | Commenter Commentaires (9)

    Colsaerts : prophète de malheur

    Après une ronde de rêve vendredi, Nicolas Colsaerts est revenu sur terre samedi, à Medinah, sous l'oeil impuissant de Paul McGinley, l'un des quatre adjoints à José Maria Olazabal. Photo: Andrew Boyers/Action Images

    Après une ronde de rêve vendredi, Nicolas Colsaerts est revenu sur terre samedi, à Medinah, sous l'oeil impuissant de Paul McGinley, l'un des quatre adjoints à José Maria Olazabal. Photo: Andrew Boyers/Action Images

    Nicolas Colsaerts a creusé, vendredi soir, une fosse dans laquelle il a plongé pieds et poings liés samedi dans le cadre des deux matchs qu’il a disputés à la coupe Ryder.

    «Ne vous attendez pas à ce que je performe de cette façon tous les jours», a lancé le golfeur belge après sa ronde phénoménale de huit oiselets coiffés d’un aigle vendredi après-midi. Une performance qui lui a permis de battre à lui seul Tiger Woods et Steve Stricker dans le cadre d’un match par équipe sous la forme deux balles, meilleure balle.

    Je veux bien croire qu’après un après-midi de misère de Team Europe qui se retrouvait en arrière 5-3 au pointage, Colsaerts devait avoir le triomphe facile. Remarquez que la seule remarque de Tiger Woods – c’est du grand golf que tu as joué – valait bien plus que tous les compliments des journalistes.

    Sauf qu’en lançant cette mise en garde, Colsaerts a joué au prophète de malheur. Au prophète de son propre malheur.

    Car après avoir trouvé le fond de la coupe sur pratiquement tous les roulés qu’il a effectués en après-midi vendredi, le jeune Belge a été incapable de répéter l’exploit dans les deux matchs qu’il a disputés samedi.

    De très grosses et invitantes qu’elles étaient, les coupes sont soudainement devenues toutes petites samedi. Au lieu de plonger au fond des trous, les balles se contentaient de les effleurer sur la gauche et la droite avant de poursuivre leur course.

    Pis encore, elles ne se rendaient carrément pas au trou.

    Un sacrilège au golf. Surtout quand tu évolues sur la scène la plus importante du monde du golf.

    Résultat : en compagnie de Sergio Garcia lors des matchs en coups alternatifs disputés vendredi matin, Colsaerts et son coéquipier ont joué un coup de plus que la normale lors des 17 trous qu’ils ont disputés. Les golfeurs belge et espagnol sont rentrés au chalet la tête basse et le moral dans les talons.

    Qu’a fait Colsaerts en après-midi?

    Pas grand-chose de mieux. Bon! Il s’est rendu au 18e et dernier trou avant de s’incliner contre Dustin Johnson et Matt Kuchar. Mais il s’est contenté de trois oiselets chemin faisant.

    Vendredi après-midi, le Belge avait signé trois birdies après cinq trous. Il aurait d’ailleurs pu en ajouter un si sa balle n’avait pas fait le carrousel autour du 4e trou.

    Certains diront que Paul Lawrie, avec un seul oiselet au cours de sa ronde, n’a pas fait grand-chose pour aider la cause de Colsaerts. Ce qui est vrai. Mais vendredi après-midi, Saint-Nicolas traînait un boulet bien plus lourd encore alors que Lee Westwood a été plus mauvais encore que Lawrie l’a été samedi.

    Il faut le faire.

    «C’est difficile à accepter», a convenu un Colsaerts qui avait la mine pas mal plus basse que 24 heures plus tôt lorsqu’il a croisé les journalistes.

    «Ce qui fait le plus mal, c’est que j’ai fait plusieurs très bons coups. Les balles roulaient bien, les directions étaient bonnes, mais elles n’ont simplement pas tombé. Elles auraient dû. Hier elles tombaient. Aujourd’hui, je n’ai pas été en mesure de faire la différence. Ils (les Américains) ont su en profiter.

    En plus de jouer au prophète de malheur, Nicolas Colsaerts a été victime du même coup de poignard qu’il avait asséné à Tiger Woods au 17e trou vendredi.

    Alors que Woods était pratiquement assuré d’un birdie après un coup de départ parfait qui a laissé sa balle à moins de trois pieds du trou au 17e – une normale trois – Colsaerts a calé un très long roulé pour empêcher les Américains de niveler les chances avant de se rendre au 18e trou.

    Vingt-quatre heures plus tard, c’est Dustin Johnson qui a calé un long roulé pour signer un oiselet et donner les devants par un à son équipe. Une avance qui a été suffisante pour gagner.

    «Ce coup roulé est arrivé de nulle part et a fait très mal», a admis Colsaerts.

    Ce qui est rassurant pour les golfeurs moyens qui suivent avec attention la coupe Ryder, c’est que si les meilleurs au monde sont capables du meilleur une journée et du pire le lendemain, ou simplement d’être ordinaire, cela peut bien nous arriver aussi…

    Deux minutes avant midi à Medinah, deux minutes avant 13 h au Québec, et deux minutes avant 19 dans sa Belgique natale, Nicolas Colsaerts aura l’occasion de prouver que son match de vendredi n’était pas seulement un accident de parcours, comme l’ont laissé croire ses deux rondes de samedi.

    En match individuel, Colsaerts croisera Dustin Johnson. Exception faite de son roulé au 17e, Johnson a été plus ordinaire encore que le Belge lors de sa ronde de samedi après-midi. Il a laissé à Matt Kuchar le soin de battre le duo européen.

    Cet après-midi, Colsaerts et Johnson seront seuls. Ils n’auront personne pour les aider, ou leur nuire. On verra ce que ça donnera.

    Mais s’il est bien difficile de prévoir l’issue du match, je peux vous assurer d’une chose. Les balles seront frappées loin, très loin. Chacun de leur côté de l’Atlantique, Nicolas Colsaerts et Dustin Johnson sont parmi les plus longs frappeurs des circuits européen et américain de la PGA. Peut-être même les plus longs…

    Ça va être beau!


    • On constate maintenant les réels intérêts de l’hôte de ce blogue : 3 billets de hockey en 3 mois… 3 billets de golf par jour depuis une semaine…

    • Si la tendance se maintient, le Canadien ne finira PAS dans la cave cette année!

      C’est m4rco qui sera soulagé!

    • el-kabong: Le hockey est en lock-out, et la coupe Ryder est le plus gros événement de golf, qui ne se produit qu’à tous les deux ans. Je sais que le québécois typique veut parler de hockey 365 jours par année mais pouvons-nous avour une pause pendant qu’il ne se passe rien ?

    • Jamais j’aurais manqué La Coupe Ryder…tout un spectacle par les meilleurs au monde !!!

      La preuve, encore une fois, que tout est possible dans le sport …Félicitations aux Européens !!!

      Merci François pour cette couverture et pourquoi pas une ronde au Medinah …!

    • Out le hockey, vive la Coupe Ryder. Si les Amerloques avaient une main sur la Coupe, ils se la sont fait couper, eh! eh! eh! Vive les Européens…

    • Et l’hôte de ce blogue à parfaitement raison.

    • Quel niaisage le tigre s’est permis au 18e. Je n’en reviens pas!!!
      Un manque de classe… pas sur que le tigre en a tant que ça…

    • Pourquoi vous faites des commentaires sur le hockey dans un billet sur le golf ?…..

      Tres beau texte francois , la coupe Ryder etait extraordinaire cette année. Quelllllllee remontée… lollll

    • Bravo aux gagnants de la coupe Rider !

      En passant : Go Habs Go !

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