
Après une ronde de rêve vendredi, Nicolas Colsaerts est revenu sur terre samedi, à Medinah, sous l'oeil impuissant de Paul McGinley, l'un des quatre adjoints à José Maria Olazabal. Photo: Andrew Boyers/Action Images
Nicolas Colsaerts a creusé, vendredi soir, une fosse dans laquelle il a plongé pieds et poings liés samedi dans le cadre des deux matchs qu’il a disputés à la coupe Ryder.
«Ne vous attendez pas à ce que je performe de cette façon tous les jours», a lancé le golfeur belge après sa ronde phénoménale de huit oiselets coiffés d’un aigle vendredi après-midi. Une performance qui lui a permis de battre à lui seul Tiger Woods et Steve Stricker dans le cadre d’un match par équipe sous la forme deux balles, meilleure balle.
Je veux bien croire qu’après un après-midi de misère de Team Europe qui se retrouvait en arrière 5-3 au pointage, Colsaerts devait avoir le triomphe facile. Remarquez que la seule remarque de Tiger Woods – c’est du grand golf que tu as joué – valait bien plus que tous les compliments des journalistes.
Sauf qu’en lançant cette mise en garde, Colsaerts a joué au prophète de malheur. Au prophète de son propre malheur.
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