
Grosse journée dans la LNH aujourd’hui.
Pas vraiment au niveau hockey même si les camps d’entraînement sont sur le point de se mettre en branle aux quatre coins du circuit, mais sur le plan des affaires.
Le Canadien de Montréal a maintenant de nouveaux propriétaires.
George Gillett, qui avait profité du tournoi de golf annuel du Canadien pour courtiser ses meilleurs clients et partisans à son arrivée à la tête de la Flanelle, profitera du même tournoi pour faire ses adieux et rentrer au Colorado les poches pleines d’argent neuf.
Et comme le dollar canadien se porte assez bien, il devrait avoir un sourire de quelque 500 millions accroché au visage.
On le comprend…
La seule incertitude entourant le dossier du Canadien maintenant est reliée à la présidence.
Pierre Boivin, un fidèle soldat pour M. Gillett lors de son règne, sera-t-il tassé par les nouveaux venus?
C’est très possible.
D’autant que M. Boivin, pas plus fou qu’un autre, a certainement profité des derniers mois pour améliorer son sort au sein de l’équipe en s’associant à d’éventuels nouveaux propriétaires.
Sa bande n’a pas gagné.
Il pourrait donc écoper.
Mais s’il part, il quittera avec une belle grosse enveloppe considérant qu’il laissera derrière lui une équipe qui est 100 fois meilleure au plan des affaires qu’au plan du hockey.
Si le nouveau président est aussi compétent en matière de hockey que Boivin l’était et l’est encore sans doute en matière des affaires, il fichera Bob Gainey à la porte.
Une éventualité qui pourrait arriver si Serge Savard, qui s’est allié aux frères Molson en se retirant de la course, devenait président ou «principal conseillé» au nouveau président qui pourrait être l’un des trois frères Molson.
Ça ne se décidera pas au petit casse-croute entre-deux neuf trous ou même autour d’un petit verre au 19e trou aujourd’hui.
En fait, je crois que c’est déjà décidé.
Parallèlement au passage du flambeau à Montréal, les Coyotes de Phoenix changeront de mains également.
Et la guerre entre Jim Balsillie et Gary Bettman est maintenant un duel.
Après avoir fait toutes sortes de manigances pour faire croire que les Coyotes intéressaient tout plein d’hommes d’affaires, Bettman, un fumiste de première, devra acheter lui-même les Coyotes s’il ne veut pas que l’homme d’affaires canadien en hérite.
Ça sent déjà la défaite.
Surtout que la semaine dernière, en haussant comme un sordide prêteur sur gages de Manhattan le prix à payer pour un transfert des Coyotes de Phoenix à Hamilton, Bettman a eu la première réaction d’un gars qui sait qu’il va perdre.
Il s’est assuré de souffler un coussin de millions pour éponger sa chute.
Des millions qu’il devra offrir aux Maple Leafs et aux Sabres qui se retrouveront avec un adversaire dans la pointe sud ouest du Lac Ontario.
Toronto peut faire vivre deux équipes de la LNH.
C’est évident.
Et ce serait une bien bonne chose, car de cette présence naitraient des rivalités bien plus solides que celles opposant les trois clubs de New York, les deux du sud de la Floride ou les deux autres du sud de la Californie.
Sauf que ce transfert souhaitable pour les amateurs de hockey canadiens, ternira Bettman qui s’y oppose bec et ongle depuis le début.
Gary Bettman a eu la tête de Bob Goodenow, alors directeur général très puissant du syndicat des joueurs des la LNH, en imposant le principe du plafond salarial au terme d’un lock-out d’une durée d’un an.
S’il perd son duel face à Balsillie, il ne faudrait pas se surprendre qu’il tombe en marge des dommages collatéraux.
Remarquez que ce ne serait pas une mauvaise affaire pour le hockey et la LNH. Et que ce serait même une bien bonne affaire pour ceux qui voudraient voir le hockey revenir s’installer là où il devrait être plus présent : au nord de Plattsburgh…
On reconnecte après le golf…









