
Le premier tournoi de golf parrainé par Maxim Lapierre lui a permis de marquer bien des buts pour venir en aide à la cause de Centraide de la région de Lanaudière.
Orchestré par Richard Beaudry, éditeur de Hockey le Magazine et des publications sur le golf au Québec, par Alain Gagnon, secrétaire de route du Canadien, et l’armée de bénévoles qui les épaulaient, le tournoi a permis d’amasser plus de 67 000 $.
L’objectif modeste de cette première édition s’élevait à 40 000 $.
Plus de que la ronde de golf, qui s’est disputée sur les allées du club le Versant – le professionnel Laval Tremblay et son équipe abattent du gros travail pour rendre ce terrain à la fois convivial et intéressant à jouer – et le fait qu’on avait l’impression que l’été était enfin arrivé, cette journée a permis à Scott Gomez de profiter de son premier bain de foule dans la région de Montréal.
À voir son sourire incrédule pendant que ses nouveaux partisans défilaient autour de lui pour obtenir ses premiers autographes signés en bleu, blanc ou rouge, Gomez aime bien son nouveau chez lui.
Il ne connaît pas encore très bien la ville.
Ses allées et venues sont dirigées par un chauffeur qu’il a embauché.
Mais au cours du dernier mois, il s’est trouvé un logement, a déniché le magnifique restaurant le Local dans le Vieux Montréal et les adresses des autres restos branchés qui tentent de lui faire la lutte, a repris l’entraînement, rencontré Jacques Martin et effectué ses premières rencontres à titre de centre numéro du grand club.
Et le français?
Ça viendra.
L’Américain né en Alaska d’un père d’origines mexicaines assure qu’il s’y mettra. Il a déjà un pré requis bien montréalais : il roule ses r!
C’est lui qui l’a dit.
Pourvu qu’on lui apprenne à éviter de dire garâge et qu’on lui indique la bonne façon de prononcer les mots poteau et baleine, on aura fait un bon bout de chemin…
En fait de golfeur, Gomez n’est pas fort. Vraiment pas!
Son sport, hormis le hockey bien sûr, c’est la pêche.
C’est d’ailleurs en revenant de l’onde qu’il a appris la transaction qui l’a fait passer à Montréal.
Un dur coup, qu’il a vite esquivé. Surtout que Bob Gainey l’a aidé à encaisser le pire de l’impact en lui greffant son ancien complice et toujours grand ami, Brian Gionta, de même que Mike Cammalleri à titre d’ailiers potentiels.
Tranquille comme il l’est toujours depuis que je le croise autour de la LNH, Gomez a indiqué avoir hâte que la saison débute et il a candidement admis avoir des ratées à faire oublier en ce qui a trait à ses performances des deux dernières saisons à New York.
Particulièrement la dernière.
«Je n’aime pas trouver des excuses, mais mon état de santé laissait vraiment à désirer et cela n’a vraiment pas aidé ma cause.»
On va lui accorder le bénéfice du doute.
Mais comme il a subi les pires insultes au cours de deux dernières saisons alors que les partisans des Rangers l’ont chahuté et que ceux des Devils, de l’autre côté du Hudson, l’ont conspué à cause de son acte de haute trahison de se joindre à l’ennemi juré, Gomez comprendra vite que les partisans du Canadien attendent des résultats.
Les journalistes aussi…
Tu ne peux pas débarquer à Montréal avec, comme mandat, de remplacer et de faire oublier Saku Koivu et te contenter de 55 ou 60 points.
Il a l’air de le savoir mieux que vous et moi. Espérons qu’il aura la chanson qui doit venir avec…

Mais bon, il a gagné le trophée Calder, a gagné aussi la coupe Stanley.
Pourra-t-il la ramaner à Montréal comme lui a demandé l’organisateur du tournoi? Ce ne sera pas facile. Mettons!
Gomez va rejoindre sous peu ses coéquipiers de l’équipe nationale américaine en vue des Jeux olympiques de Vancouver l’hiver prochain.
En passant, vous le saviez peut-être, mais il troquera le 23 qu’il portait au New Jersey et le 19 de New York pour le 91…
Tanguay déçu, mais pas amer
Gomez a croisé ses futurs coéquipiers Lapierre et Guillaume Latendresse et il a aussi croisé quelques gars qui auraient pu le devenir : Francis Bouillon, Patrice Brisebois, Mathieu Dandenault et surtout Alex Tanguay.
Remis de l’intervention subie aux épaules, Tanguay est prêt à prouver à tout un chacun qu’il est encore capable de se dénicher une place dans l’élite.
«J’ai des choses à prouver et l’équipe qui me donnera la chance de le faire va en tirer profits», a dit l’ailier droit.
Est-ce que ce sera à Tampa Bay?
«Tampa est dans le portrait, mais d’autres équipes m’ont présenté des offres intéressantes. Et ce ne sont pas seulement les contrats qui sont intéressants, mais les équipes elles-mêmes. Vous pourriez être surpris de voir comment ça va se terminer», a indiqué Tanguay qui rentrait à Québec dès mercredi soir.
«Je devrais être pas mal sur le cellulaire en cours de route, car les choses évoluent assez vite.»
Et Montréal?
«Je suis déçu de ne pas avoir reçu d’offre de contrat. Je n’en veux pas au Canadien d’avoir changé son fusil d’épaule, mais je voulais jouer à Montréal, j’avais choisi de venir ici. On se rapprochait de la famille, c’était chez nous. Je ne suis pas amer, mais oui, je suis déçu de ne pas avoir reçu de proposition. Car je n’ai rien reçu.»
Très bon joueur de golf, Tanguay en arrache cet été, conséquence de ses opérations. Après une ronde correcte, sans plus, il s’acheminait vers une victoire dans un concours de coups d’approche lorsqu’un journaliste que vous connaissez bien, mais dont on taira le nom pour des raisons disons de modestie, l’a coiffé au fil.
Mauvaise idée que cette victoire cela dit.
Pourquoi?
Parce que je ne devais pas prendre part à ce concours. J’ai été appelé en renfort afin de remplacer Mathieu Dandenault qui a dû quitter rapidement.
Et comme je ne devais pas jouer, c’est sur Tanguay que j’avais parié.
Je me suis donc coupé l’herbe sous le pied et sous les pieds de mes partenaires à qui j’avais conseillé de choisir le hockeyeur de Québec, car il était le meilleur golfeur du contingent de hockeyeurs présents au tournoi.
Mes excuses…
Francis Bouillon?
Le téléphone sonne, plusieurs discussions sont menées de front et le télécopieur devrait cracher une offre de contrat d’ici quelques jours.
Les Rangers sont dans le coup. Les Penguins de Pittsburgh aussi.
Mathieu Dandenault et Patrice Brisebois sont à la croisée des chemins.

Quant à Jason Pominville, il profite de l’été avec sa conjointe pour préparer la venue de leur premier enfant.
Il fallait voir ses yeux s’éblouir pendant qu’il racontait le spectacle offert par son bébé lors de l’échographie en trois dimensions dont il a été témoin.
«Je ne sais toujours pas si ce sera un garçon ou une fille, mais je peux te dire que le bébé en beau en maudit…»
La fierté d’un père n’a d’égal que celle d’un futur papa…
Entre les lignes
Les organisateurs ont réalisé un coup fumant lors de l’encan alors qu’un partisan a accepté de verser 18 000 $ pour une partie de hockey au centre d’entraînement du Canadien à Brossard avec 15 amis, Maxim Lapierre, Guillaume Latendresse et Scott Gomez, un match au cours duquel Michel Lacroix effectuera l’animation comme au Centre Bell et qui sera suivi d’un après-match chez Guillaume Latendresse. La brasserie Molson a ajouté 20 caisses de bières, les collègues de RDS Chantal Machabée et Renaud Lavoie ont assuré qu’ils parleraient de cette rencontre dans un bulletin de Sports-30.

On est loin de la cravate à 100 000 $ de Guy Carbonneau l’an dernier lors du tournoi du Canadien, mais il fallait voir Scott Gomez regarder les deux ou trois partisans qui se relançaient pour s’assurer que le nouveau canadien commençait à comprendre où il était débarqué…
En passant, le partisan qui a remporté le grand prix de mercredi s’était rendu à une offre de 75 000 $ pour la cravate Hermès de Carbo. Il avait donc les moyens…
Parlant de moyens : je n’ai pu mettre la main sur la bouteille de Château Pétrus qui était à l’encan, mais je suis l’heureux propriétaire d’un premier Tex Lecor. Bon! Il ne s’agit que d’une reproduction, mais un jour je pourrai peut-être m’offrir un original. Il sera petit, mais le génie de Tex sera incrusté sur la toile…
Combien j’ai joué? Les organisateurs avaient retenu l’excellente formule d’un Végas opposant deux équipes de trois joueurs sur chaque tertre. Donc : un trois balles, meilleure balle. Grâce aux coups roulés de mes partenaires, nous avons ramené une carte de 65, sept coups sous la normale. Ce ne fut pas assez pour gagner – moins 12 – mais certainement assez pour battre nos adversaires qui, il est vrai, étaient battus avant même la fin du premier trou…
Remerciements et salutations à mes partenaires, à mes adversaires, à Maxim Lapierre et au comité organisateur, aux joueurs présents, aux collègues qui ont joué également et à dame nature qui nous a prouvé qu’il était encore possible d’avoir chaud en été au Québec ce qui a rendu plus agréable encore, l’escale au kiosque où on nous offrait, avec éclat, des délicieux jus de fruits glacés…
Il fallait être là pour comprendre…
On reconnecte plus tard.

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