François Gagnon

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    Journaliste à La Presse et à LaPresse.ca, François Gagnon est un amateur de hockey depuis toujours qui n'hésite pas à chausser ses patins pour vivre la magie du sport. Chaque jour, il vous propose sa vision du hockey et attend avec impatience vos questions et réactions!
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    Mercredi 29 juillet 2009 | Mise en ligne à 9h58 | Commenter Commentaires (251)

    Au sud du sud…

    southernmost_point_key_west.jpg

    Ce n’est pas parce qu’il ne faisait pas beau. Ce n’est pas non plus parce qu’on n’avait pas assez chaud, que la plage n’était pas assez belle ou la mer pas assez douce, même si elle est très salée.

    Loin de là.

    Mais parce qu’on avait un peu de temps sur le bras et des épaules à protéger d’un surplus de rayons UV, on s’est rendu au sud du sud hier.

    Le sud du sud en restant les deux pieds ou les quatre roues bien au sec, ou à peu près.

    On s’est rendu à Key West hier.

    Le point le plus au sud du continent américain. La borne affichée en haut du texte et qui est prise des milliers de fois en photo à tous les jours le confirme.

    Elle est située tout au bout de la rue où l’on retrouve la très belle maison d’Ernest Emingway.

    À côté de la borne et des gens qui s’y accrochent, la maison la plus au sud, l’hôtel le plus au sud, le restaurant le plus au sud… vous voyez le genre.

    Mais tout ça reste de bon goût…

    Pourquoi Key West?

    Pour la route et ses multiples ponts qui se succèdent rattachant les îles de cet archipel que forment les Keys.

    Si ça vaut la peine?

    Key West est aussi belle qu’on le dit avec ses maisons blanches et le coucher de soleil que tout le monde attend sur le quai, sur le pont des bateaux et des voiliers ou sur la plage.

    key-west-emingway.jpg
    La maison d’Emingway peut être visitée durant les heures normales de bureau

    Il y en a d’autres qui l’attendent autour des bars et qui ne le voient pas, mais ça c’est une autre histoire.

    D’ailleurs, ça grouille à Key West. Les bars se succèdent dans le quartier historique et l’esprit est à la fête. Moi qui m’attendais à un coin reculé où les gens d’un âge certain profitaient du soleil loin des plus jeunes, j’ai été surpris.

    Surpris positivement…

    Moins toutefois par les plages qu’on espère très belles, mais qui étaient très rocailleuses dans la pointe ouest où on s’est fait envoyer par le guide du bureau du tourisme.

    Moins aussi par la route que j’imaginais plus sauvage. Plus comme celle qui saute d’une butte de sable à une autre aux Îles de la Madeleine.

    C’est moins sauvage les Keys.

    Beaucoup moins.

    Il y a des centaines de motels, d’hôtels, de «resorts» de camping, de concessionnaires de petits, gros et très gros bateaux autant de magasins de souvenirs et de boutiques spécialisées dans la vente d’équipement de plongée.

    On a beau être plus près de Cuba que de Miami, les Keys sont quand même rattachées aux USA…

    Maryse, à titre de copilote aguerrie et efficace, a même relevé la présence de quelques boutiques spécialisées dans la vente de gadgets XXX et de bar de danseuses…

    Non! Nous ne sommes pas arrêtés.

    Cela nous a toutefois permis de chasser un préjugé selon lequel, les Keys n’étaient visitées que par les gens de la communauté gaie.

    Disons que ça n’avait rien à voir avec notre visite à Provincetown il y a deux ans alors que les enfants nous avaient posé bien des questions auxquelles nous n’étions pas bien préparés à répondre…

    Mais du haut des nombreux ponts, on se gave de la mer qui adopte des tas de couleurs et de quelques voiliers prêts à faire le tour du monde, mais qui demeurent bien ancrés au milieu de très belles baies qu’il doit être bien difficile de quitter.

    Tout ça pour dire qu’il fait beau, que les vacances sont justement ce qu’elles doivent être, mais qu’elles achèvent.

    Après les Gators et la «ride» en aéroglisseur, quelques rondes de golf, les Keys et bien du plaisir en famille, il faudra bien remettre le cap sur le nord à un moment donné.

    Et ce moment viendra samedi…

    Toute bonne chose a une fin après tout.

    Surtout qu’on dirait que l’été a l’air de vouloir venir faire un tour à la maison.

    Le Canadien?

    Tout va bien.

    Plekanec ne s’est pas rendu en arbitrage. C’est une bonne nouvelle.

    Guillaume a accepté un contrat qui sera loin de saigner le Canadien, mais il n’était pas en position de faire sauter la banque.

    Je ne mentirai pas en disant que j’ai eu le temps de lire tous vos commentaires.

    Mais à ceux qui militaient pour la candidature de Guillaume à titre de capitaine, je joins mon vote à celui des nombreux autres qui vous ont appelés au calme.

    J’aime beaucoup Guillaume. Plus encore le petit gars qui est déjà père de famille que le joueur de hockey.

    Mais il n’est pas encore prêt à assumer un rôle de cette importance. Ce n’est pas dans sa nature.

    On va laisser le soin à Jacques Martin de lui montrer à jouer au hockey et à tirer profit de l’absence de taille à l’avant pour se dénicher une place au sein des deux premiers trios et en attaque massive pour se faire, ou refaire, un nom et après, bien après, on verra.

    Exception faite de Markov et peut-être de Hamrlik, je ne vois vraiment pas qui peut assumer ce rôle en cette année de grande transition au sein de votre club.

    C’est peut-être pour ça que Jacques Martin décidera de ne pas en avoir un proprement dit, mais de faire appel à plusieurs assistants.

    On verra.

    Surtout qu’on a encore bien du temps pour y penser.

    D’ici là, c’est encore le temps des vacances.

    Profitez-en!

    On reconnecte plus tard.


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