
Lorsque j’ai quitté Montréal, après le spectacle de Kiss, lundi dernier, je vous ai dit que je partais sans trop savoir où j’allais.
C’était vrai… et faux à la foi.
Je savais exactement où ma course se terminerait, mais je ne savais pas vraiment quel chemin je prendrais pour m’y rendre.
Et là, après plusieurs détours, 40 heures de route, quelque 3280 kilomètres et plusieurs escales golf et pauses pipi, je suis rendu!
Le point de ralliement était l’aéroport de Fort Lauderdale où je suis allé cueillir Maryse et les enfants dimanche après-midi, une de mes deux petites sœurs, son mari et leurs deux enfants.
Les vacances ont commencé lorsqu’on est arrivé à la ligne d’arrivée représentée par la photo que vous voyez plus haut. Cette photo est le point central de la plage de Fort Lauderdale à l’intersection de la A1-A et du boulevard Las Olas.
Après c’est la plage, l’eau chaude, les vagues et après quelques semaines de nage on arriverait quelque part sur les côtes de la Mauritanie.
Bon! Pour la Mauritanie on va laisser faire pour cette année. On va se «contenter» de la maison que nous avons louée et qui est à un coin de rue de la plage.
Je vous annonce donc qu’officiellement, les vacances commencent.
Elles ont commencé lorsqu’on s’est tous retrouvés dans la mer en fin d’après-midi.
Le bonheur comme dirait ma mère.
On a trouvé l’été et la chaleur.
Pas question de vous conter des histoires. Vous êtes assez grands et débrouillards pour vérifier vous-mêmes. J’ai frappé de la pluie.
De la vraie.
Samedi matin, au Temple de la renommée du golf, je me suis même fait chasser du terrain pour un orage à faire peur.
Sur l’écran qui me dévoilait les secrets du terrain, les distances à parcourir et les moyens à prendre pour contourner les difficultés, le rouge est apparu.
Attention! Jeu suspendu. Orage violent.
J’ai trouvé ça le fun… et j’ai continué à jouer. On est habitué à la maison de se ficher un peu de quelques gouttes de pluie et de quelques éclairs…
Quatre-vingt-dix secondes plus tard, un autre message est apparu.
Trouvez un abri!
Oups!
En me retournant, j’ai compris que le roulé que j’avais à faire pour un oiselet sur un par trois devenait soudainement moins important. Et j’ai vite filé vers le premier tunnel aperçu.
C’était l’heure de pointe.
On est resté là un bon 15 minutes sans même pouvoir penser changer de place tant la pluie tombait fort et que les éclairs tombaient tout autour.
Ma ronde s’est arrêtée là. Après 15 trous. Pas question de repartir. Je me reprendrai en remontant vers le nord dans deux semaines.
Je dois donc dire que s’il est vrai que j’ai trouvé l’été et le soleil, je n’ai pas pu échapper complètement à la pluie.
Mais ça fait partie du spectacle.
J’ai frappé d’autres orages en descendant sur la 95 en Floride. En passant, ça roule vite en simonac. Limite de vitesse : 70 miles à l’heure. J’allais à 135 km/h et je me faisais passer des deux bords.
Je crois même avoir entendu quelqu’un crier : tasse-toi mon oncle!!!
La police? Un state trooper. Un seul entre Jacksonville et Fort Lauderdale.
Au programme : de la plage, de la mer, un peu de golf, bien sûr, une excursion à Key West, une autre dans les Everglades, une autre à cap Canaveral. Ah oui! Je veux aller au base-ball. Pas pour dire allo au filou de Jeffey Loria ou à son chien de poche de demi-fils qui nous a volé nos Expos, mais pour aller voir de la balle.
En passant, il vient de donner le coup d’envoi à un nouveau stade qui sera construit dans le district «Little Havana» à l’endroit où s’élevait avant l’Orange Bowl ancien domicile des Dolphins de la NFL.
Pour le reste, on verra.
Je reconnecterai de temps en temps, mais j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop de sauter un jour ou deux.
Je vous souhaite aussi de belles et bonnes vacances.
Soyez sages, mais pas trop…
À bientôt

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