
C’était le 50e anniversaire de mariage de mes beaux-parents samedi.
Permettez-moi de souligner avec fierté les 50 années de vie commune de belle-maman Lucille Chaumont et de beau-papa Florent Lampron.
La maison était pleine. Comme il se doit. Pleine de gens qui connaissaient plus Gordie Howe et Ted Lindsay, venus procéder à la mise en jeu protocolaire, que tous les autres joueurs des Red Wings réunis.
Ceux qui sont restés devant la télé au lieu de se regouper autour des tables où les cartes passaient plus vite que leur ombre n’ont pas mis de temps à le connaître et à se rendre compte que Sidney Crosby et ses Penguins méritaient d’être connus eux aussi.
Un beau premier match de grande finale?
Oui et non!
Non, car ceux qui espéraient des tours de magie et des jeux spectaculaires n’ont pas été gâtés.
Oui, car ceux qui aiment le jeu intense, les guerres de tranchées le jeu efficace ont été servis.
C’est d’ailleurs le commentaire que j’ai le plus retenu de la part de Mike Babcock, l’entraîneur-chef des Red Wings. «Avec deux équipes aussi talentueuses et fortes, c’est ceux qui se saliront le plus le nez qui l’emporteront.
Et c’est ce qui est arrivé.
Les Wings l’ont emporté pour deux raisons :
Chris Osgood a fait deux erreurs de moins que Marc-André Fleury.
Il a accordé un vilain rebond sur un tir de Malkin. Retour dont Fedotenko a profité pour niveler les chances en première.
Mais c’est la seule erreur qu’Ozzy ait commise.
À l’autre bout, Fleury a été victime de ses déplacements et du fait qu’il soit si rapide et fort lorsqu’il bouge devant son but. Et Dieu qu’il bouge beaucoup.
Sur le premier but donc, Fleury glisse à la droite de son poteau. Il s’expose donc à faire dévier derrière lui une rondelle susceptible de frapper la bande et de venir le heurter dans le dos, dans le derrière ou derrière les jambes.
C’est ce qui est arrivé.
Comme c’est arrivé à Cristobal Huet sur le but de la victoire, en prolongation, lors de l’élimination des Hawks par les Red Wings.
Fleury était encore hors position, cette fois étendu de tout son long loin à la gauche de son but, lorsqu’il a tenté une manœuvre de fin de monde pour stopper la rondelle.
Il l’a fait ricocher dans son but.
Sur ce jeu, toutefois, Hal Gill était loin, très loin, d’aider la cause de son gardien. Mais ça, on savait que ça arriverait…
Mais ces deux buts ont été le résultat de travail acharné des Wings autour du filet de Fleury qui, comme son vis-à-vis, a réalisé quelques gros arrêts.
Mais si Osgood a su faire la différence en stoppant Evgeni Malkin sur une échappée, Fleury n’a pas été en mesure de réaliser l’arrêt du match visant à garder son équipe dans la rencontre.
Il n’a rien à se reprocher sur le dernier but, un rebond envoyé très haut dans les airs, que personne n’a vu aller et que le jeune Justin Abdelkader a vu apparaître comme un jeune voit le Père Noël entrer chez lui par la porte du garage le 24 décembre au soir.
Abdelkader profite des blessures à Datsyuk et Draper pour jouer.
Un cadeau.
Un cadeau qu’il a glorifié de ce but opportuniste, mais de ce but quand même…
Un but qui a mis le match hors de portée pour les Penguins.
Voici les faits saillants…
La bonne nouvelle pour les partisans de Pittsburgh, c’est que Crosby, Malkin, Fleury, Talbot et les autres auront la chance de se reprendre dès ce soir.
Leurs jeunes jambes profiteront peut-être de ce deuxième match en deux soirs plus que les jambes plus vieilles de leurs adversaires des Wings.
Mais dans les cas des Wings, j’aime mieux parler d’expérience que de vieillesse…
Comme on le faisait hier autour des «jeunes» mariés…
Rendez-vous à 20 h pour le deuxième match.
J’espère une chose cela dit: que les arbitres soient plus présents que hier. C’était atroce de voir que tout était permis hier alors qu’en saison régulière, les gars qui pensent à commettre les actes commis lors de la première rencontre se retrouve au banc des pénalités…
On reconnecte plus tard!

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