
Réglons une chose tout de suite : Carey Price n’a pas la mononucléose. Il est encore moins en cure de désintoxication. Deux folies parmi bien d’autres colportées au cours des derniers jours par la radio et par le biais de différents blogues en mal de sensations sur la toile internet.
La seule chose qu’on n’a pas entendue concernant Price est qu’il a été kidnappé par les mauvais esprits d’une tribu rivale du nord de la Colombie-Britannique pour obtenir une grosse rançon de la part de sa mère qui est grande chef de la bande autochtone au sein de laquelle Price a fièrement grandi et vit encore.
Mais de la manière dont les choses périclitaient dans le cadre des «nouvelles aussi folles les unes que les autres concernant le jeune gardien du Canadien» on n’était pas loin de l’entendre celle-là.
Celle-là ou d’autres «meilleures» encore!
Réglons une autre chose tant qu’à y être : Georges Laraque ne feint pas les blessures pour encaisser son gros salaire les deux patins sur la bavette du poële à son premier hiver à Montréal.
Le gros Georges est blessé.
Comme Carey Price d’ailleurs.
Et pour mettre un frein aux folles spéculations, disons les vraies affaires : Georges Laraque est blessé au dos. Sérieusement. Il a patiné sans douleur pour la première fois hier. Il ne faut pas s’attendre à le revoir en uniforme avant les escales à Atlanta et au New Jersey la semaine prochaine.
Et si vous avez un huard ou deux à miser, parier qu’il ne reviendra au jeu qu’après la pause du Match des étoiles.
Même chose pour Carey Price qui est blessé à une cheville.
Le jeune gardien s’est infligé cette blessure lors de l’échauffement avant le match à Tampa Bay le 30 janvier dernier. Match qu’il a disputé ce qui n’a rien fait pour aider sa cause.
Price a patiné une dizaine de minutes hier.
On pourrait le revoir avec l’équipe la semaine prochaine. Peut-être.
Quoi?
Vous me trouvez bien plate ce matin.
Vous aimiez mieux les sornettes colportées depuis 10 jours par tout un chacun et reprises par tout un autre chacun.
Comme si l’information en 2009 était devenue un simple jeu à savoir qui va inventer la nouvelle la plus croustillante, celles dans laquelle le plus de gens vont mordre.
Des fois, des nouvelles, c’est gros et spectaculaire.
D’autres fois, et c’est le plus souvent comme ça, des nouvelles c’est plate. Plate parce que ça brise le fun.
Mais c’est justement à ça que ça sert : à rétablir les faits.
Alors quand je vous disais depuis 10 jours que Carey Price était blessé, c’était bien plate en comparaison aux contes des nouveaux Casterman de l’information.
Mais c’était la simple et plate vérité.
Il faut croire que plusieurs d’entre vous, en mal de sensation peut-être, avez décidé de croire les vendeurs de chars usagés.
C’est votre droit.
Mais ils vous ont bernés. Ils vous ont vendu une pinto 75 en vous faisant croire qu’il s’agissait d’une toute nouvelle voiture hybride.
Bien bon pour vous!
Cela dit, la LNH et la direction du Canadien ont une part de responsabilité dans toutes ces folies reliées aux blessures et aux rumeurs se reliant à elles.
Il l’a admis en levant le voile sur la vraie nature des blessures qui gardent Price et Laraque à l’écart du jeu.
Il était temps. Grand temps!
Car si toutes ces folies reliées à Price et Laraque sont nées et ont pris de l’ampleur au cours des derniers jours, c’est, en partie, parce que la direction a joué à l’autruche avec les médias, les vrais, en y allant de demi-vérités comme le veut la nouvelle politique imposée par la LNH.
Une politique qui ouvre la porte à tous ces ragots.
Les médias à sensations et ceux qui prétendent faire de l’information se sont chargés de colporter ces ragots. Avec les résultats qu’on connaît.
«On se rend compte que cette politique fait plus de torts que de biens à nos joueurs. Ça n’a pas de bon sens d’entendre tout ce qu’on entend depuis une semaine», a d’ailleurs reconnu Guy Carbonneau hier.
«On a donc demandé l’accord des joueurs pour dévoiler la nature de leurs blessures pour que cessent ces folies. J’étais prêt à faire le point après l’entraînement (hier), mais personne n’a posé de question. On doit respecter la politique de la Ligue. Mais en tant qu’équipe, nous avons décidé de l’adapter aux situations. Dorénavant, lorsqu’un gars devra s’absenter pour plus qu’un match ou deux, on en dira plus sur la nature de la blessure afin d’éviter des dérapages.»
Sage décision!
Il ne reste qu’à voir comment les charlatans de la nouvelle réagiront maintenant.
Mais si vous arrêtiez de les croire, encore mieux de les écouter, peut-être qu’on viendrait à bout de cette épidémie qui prend des allures de pestes…

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