Un mot, un tout petit, m’a sauvé de vos quolibets. Lequel? Le mot encore.
Je l’ai ajouté à la toute fin d’une phrase où, après avoir encore écrit du bien de max Pacioretty, je vous soulignais qu’il n’avait pas encore généré d’offensive en compagnie d’Alex Kovalev et Robert Lang, ses compagnons de trio ce soir.
Il s’est vite repris.
À 4 :42 de la deuxième, Pacioretty a accepté une belle passe d’Alex Kovalev pour se faufiler entre le vieux défenseur Chris Chelios et le jeune attaquant Tomas Kopecky. Il s’est détaché facilement d’eux pour ensuite déjouer Jimmy Howard d’un tir du revers.
Du bonbon.
Si vous ajoutez à ce but, l’occasion de marquer qu’il a offerte à Kyle Chipchura en désavantage numérique en première, ses bonnes mises en échec, ses bonnes présences et le fait qu’il donne vraiment l’impression d’être prêt à faire le saut; vous donnez aux joueurs de soutien du Canadien d’être raison de se sentir menacés.
Et surtout de sentir que s’ils évitent Pacioretty cette fois-ci, ils ne pourront l’éviter la prochaine…
Bon! Pacioretty a aussi commis deux revirements, mais il est dans l’action chaque fois qu’il saute sur la patinoire. Et s’il commet quelques erreurs, c’est justement parce qu’il est occupé. Parce q’il est impliqué.
Y’a juste ceux qui ne font jamais la vaisselle qui ne cassent pas d’assiettes…
Mais Pacioretty, encore lui, est l’un sinon le meilleur attaquant du Canadien. Il y a des gars sont mieux de se méfier. Et pas juste Kyle Chipchura…
À part ça?
Kovalev continue à faire acte de présence sans plus. Comme dimanche. Et qu’est-ce qui est arrivé dimanche? Il a donné la victoire à son équipe en fusillade.
Cela dit, il n’y a pas une bien grande complicité installée entre Kovi et son ami Robert Lang. Faut dire que jusqu’à maintenant, les préposés à l’équipement n’auront pas à faire sécher leurs chandails, parce qu’ils ne se sont pas tués à l’ouvrage.
Le beau Serge Kostitsyn ne casse rien lui non plus. Il a faufilé une passe savante à Tomas Plekanec en deuxième, mais c’était son seul jeu intéressant jusque là. Et le seul depuis.
Un qui en arrache comme on arrache de l’herbe à poux au mois d’août est Ryan O’Byrne. Le grand défenseur se barre les jambes à toutes les occasions. Effectue des mauvaises passes. Prend de mauvaises décisions.
Il n’a pas joué de chance sur le but égalisateur – je vous l’avais pas encore souligné, mais c’est 1-1 après deux – en dégageant sur les jambières de Brett Lebda avant que la rondelle ne se retrouve sur la lame du bâton de Ville Leino qui a déjoué Carey Price sur une brève échappée.
Mais si O’Byrne avait pris son temps, juste un peu, il aurait pu mieux diriger son dégagement.
Cela dit, à la défense de O’Byrne, il évolue à gauche. Pour un droitier ce n’est pas évident de jouer à gauche. Il a d’ailleurs connu un match difficile à cette même position, à Roberval, la semaine dernière.
Mais quand même…
O’Byrne en arrache tellement que Yannick Weber brille beaucoup moins à ses côtés.
Un premier match difficile pour le défenseur suisse.
En passant, des six défenseurs en uniforme, un seul, Francis Bouillon, est gauche. Les autres : Mike Komisarek, Josh Gorges, Patrice Brisebois, Weber et O’Byrne tirent de la droite.
Le jeu reprend.
On reconnecte après la partie.

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