Ça se tape sur la gueule à qui mieux mieux depuis quelques semaines aux quatre coins de la LHJMQ.
Pas sur la glace. Du moins pas encore…
Mais à l’extérieur alors que les apôtres de la non violence et de l’abolition des bagarres et les tenants d’un statu quo qu’ils ne prétendent pas si pire que ça se frappent à grands coups d’insultes et d’injures.
C’est dommage.
Dommage, parce qu’en soulevant ainsi une poussière bien inutile on oublie complètement le fond du débat. On permet surtout aux dirigeants de la LHJMQ, qui se réunissent aujourd’hui, de continuer leur « œuvre » en se fichant pas mal du rapport visant à dresser le portrait de la réalité d’aujourd’hui et des belles paroles de la ministre de l’Éducation Courchesne qui réclame l’abolition des bagarres.
Oui le débat a été lancé par l’attaque aussi sauvage qu’absurde de Jonathan Roy, un gardien bien ordinaire des Remparts de Québec, sur son adversaire gardien de but Bobby Nadeau qui lui était de beaucoup supérieur avec des mitaines aux mains et non aux poings fermés.
Mais le vrai débat est le suivant : la LHJMQ est-elle, comme elle le prétend, une ligue de développement appeler à servir de tremplin vers la LNH?
Ou est-elle plus simplement une ligue bien organisée, bien huilée et dont le but premier est de permettre aux propriétaires de tenter de faire leurs frais et si possible d’engranger des profits?
Elle est là la question.
Si on déclare que la LHJMQ est une ligue de développement, il serait temps de sacrer tous les dirigeants et les propriétaires à la porte.
Pourquoi?
Parce qu’en matière de développement, les Américains et les Européens font beaucoup mieux. Les statistiques des derniers repêchages d’entrée dans la LNH sont là pour le prouver.
Les jeunes qui évoluent dans le hockey junior vivent en professionnels. On les habitue à voyager à jouer en dépit des voyages, de la fatigue, on les pousse à fond, on leur apprend à être forts, à frapper et à se faire frapper.
Tout ça est bien beau.
Mais aussi professionnels soient les jeunes prospects de la LHJMQ, ils savent moins bien patiner que les Américains et les Européens, ils sont moins bons pour effectuer et recevoir des passes, ils sont moins bons avec la rondelle. Ils sont moins talentueux parce qu’aux USA et en Europe on met l’accent sur le talent et son développement plus que sur le jeu physique.
Oui il y a des Sidney Crosby, des Vincent Lecavalier et des Brad Richards pour se raccrocher.
Mais ils commencent à être tellement rares que ces joueurs seront emportés vers le fond tant les bonzes du hockey junior québécois seront nombreux à s’accrocher à eux.
Si on déclare que la LHJMQ est une ligue « semi-professionnelle » et que les dirigeants et les propriétaires d’équipes sont en droit de prendre tous les moyens – incluant la bagarre et les guerres de clochers entre formations rivales – pour attirer des partisans dans les gradins qu’on continue comme ça.
Car à ce jeu, les équipes et la Ligue s’en tirent pas mal.
Mais si on prend cette avenue, il faudrait changer la donne et s’assurer que les jeunes qui sont soumis corps et âme à ces propriétaires soient au moins des adultes.
Si on décide que la LHJMQ est une ligue qui vise les profits plus que le développement – et c’est leur droit le plus stricte – qu’on cesse de confier à ces équipes des gars de 16 et de 17 ans.
Comment faire?
Ça prendrait un remue-ménage complet.
Il faudrait d’abord que la LNH cesse de repêcher des gars de 17 ans et qu’elle attende plutôt que les jeunes aient atteint leurs 18 ans avant de frapper à la porte du grand circuit.
Il faudrait ensuite revoir complètement le système de hockey mineur.
Il faudrait le restructurer toutes les associations de hockey mineures qui sont actuellement réparties en ville pour les associer avec des écoles. Associer hockey et écoles servirait grandement la cause du sport et des études.
On s’assurerait automatiquement d’un suivi précis des études.
On obligerait des petits gars qui ont des gênes de décrocheurs dans leur système à se tourner vers l’école afin de s’assurer de pouvoir jouer au hockey permettant ainsi de contrer, au moins en partie, le triste phénomène du décrochage.
Comment servir la cause de la masse et de l’élite.
Bien simplement.
L’élite pourrait y trouver son compte comme elle le fait déjà avec les divisions A AA et AAA que l’on retrouve aux niveaux scolaire et collégial.
La masse pourrait y trouver son compte dans le cadre de programmes intra-muros.
Si c’est bon pour la natation, le badminton, le basket, le football, le soccer, le handball et tous les autres sports de compétition disponibles dans les écoles secondaires et cégeps du Québec, pourquoi ce ne le serait pas pour le hockey?
Est-ce qu’on mettrait notre jeunesse en grand péril si on lui imposait deux heures de plus d’activités physiques par semaine en lui retirant, du coup, 120 minutes de jeux vidéo?
Où trouver les coachs et les bénévoles?
Ils sont déjà disponibles. On ne ferait que les rediriger vers des écoles. Et, au passage, pourquoi ne pas s’assurer d’effectuer un tri un brin plus aiguisé afin de s’assurer de la qualité de ces hommes à qui on confie nos enfants.
Et une fois rendu à 18 ans, en attente d’un appel du hockey professionnel ou du marché du travail, les jeunes joueurs de hockey pourraient joindre les rangs de la LHJMQ et y travailler officiellement au lieu de le faire en cachette comme ils le font depuis toujours.
Tout ça est bien théorique.
Car sans les joueurs de 16 et de 17 ans, la LHJMQ pourrait-elle faire vivre autant d’équipe. La réponse est non!
D’où le vrai nœud du problème : quelle est la véritable raison d’être de la LHJMQ?
Au lieu de s’entretuer sur la place publique alors qu’on est en croisade pour la non violence dans le sport, on devrait commencer par obliger la LHJMQ et ses dirigeants à répondre franchement à cette question.
Une question bien plus importante que de savoir combien de bagarres éclate par match dans les rangs juniors et combien de matamores s’en sont pris à des jeunes de 16 ans au fil des dernières années.
Quand j’étais petit et que Floyd Lahache faisait régner la terreur au Palais des sports de Sherbrooke où mon père m’emmenait voir les Castors sacrer des volées à Sorel, Trois-Rivières ou Cornwall, on ne se posait pas de questions sur la raison d’être des bagarres.
Mais c’était il y a 35 ans. Alors que la LHJMQ remplissaient les vestiaires de la LNH de joueurs de talent et d’autres aux poings d’acier.
Les temps ont changé.
Les jeunes joueurs qui viennent d’ailleurs sont maintenant meilleurs que nos petits gars et face à cette réalité il serait grand temps d’agir.
Et l’action qui est nécessaire est bien plus importante que l’abolition ou non des bagarres. Elle réclame une refonte complète du hockey. Une refonte difficile à mener parce qu’elle obligera l’érection de nouvelles fondations. Mais une refonte nécessaire.
Une refonte qui commence par une question : quelle est l’identité de la LHJMQ. Une ligue de développement, ou une ligue semi professionnelle?
Une fois cette identité déterminée, on passera aux autres étapes.
Et on cessera de se taper sur la gueule à l’extérieur de la patinoire où c’est plus laid encore que sur la glace. Surtout lorsque ceux qui s’astiquent ont passé l’âge de le faire depuis longtemps, voire très, très longtemps…
Manoir Richelieu
Je vous ai écrit jeudi que je mettais le cap sur le Manoir Richelieu afin de célébrer mon entrée à RDS.
Quelle bonne idée j’ai eue.
Quel endroit merveilleux. Le golf est beau. C’est évident. Le terrain, refait depuis quelques années, est en très bon état. Les verts sont toujours aussi capricieux alors que l’attrait du fleuve sur les brindilles de gazon fait que la balle défie parfois la loi de la gravité.
Mais le plus beau, c’est encore et toujours le spectacle saisissant qu’offre le fleuve et Charlevoix chaque fois qu’on lève les yeux vers l’horizon.
Que vous soyez un excellent, un bon, un moins bon ou un mauvais golfeur, vous avez toutes les raisons au monde d’aller faire un pèlerinage au Manoir Richelieu chaque année. Pour le golf, pour le fleuve, le spectacle et pour ne jamais oublier les charmes de Charlevoix.
Combien j’ai joué?
J’ai ramené une carte de 38 sur les premiers neuf trous. Ça s’est gâté sur le deuxième neuf. Raison de plus d’y retourner et de mâter ce parcours qui semble bien facile au premier coup d’œil mais qui vous attend toujours dans le détour…
Mes sympathies Maxime
Vous connaissez tous et toutes Maxime. Maxime Richard. Il est de Québec et nous nous connaissons depuis que la vie d’un membre de sa famille a croisé celle d’une membre de la mienne.
Je vous épargne les détails.
Il écrit souvent sur le blogue et crois parfois que ce blogue est une boite privée de réception de courriels.
Maxime a perdu sa mère dernièrement et il m’en a fait part sur le blogue. Son courriel m’a échappé et j’ai été mis au courant en fin de semaine de la nouvelle.
J’en profite donc pour lui offrir mes plus sincères sympathies. Je sais que Maxime n’a pas choisi la bonne tribune pour le faire, mais je ne me serais pas attendu à ce que plusieurs l’invectivent au lieu de lui offrir des condoléances.
Bonne chance Maxime et n’oublie pas que le blogue est pour tout le monde. Si tu y laisses des messages personnels tu pourrais recevoir des réponses qui ne seraient pas nécessairement de moi.
On reconnecte plus tard.

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 









