Après vous avoir parlé, à mon retour de Québec, du spectacle de Paul McCartney et des charmes de ma belle ville pour son 400e anniversaire – en passant, comment diable certains d’entre vous ont pu tourner toute cette histoire en guéguerre Québec Montréal ? – je me disais que la prochaine fois que je vous entretiendrais serait au beau milieu de la tempête reliée à la présence, ou l’absence, de Mats Sundin à Montréal la saison prochaine.
Cette tempête ont l’attend encore.
Elle est prévue pour passer vendredi. Et comme le font les météorologues depuis le début de l’été pour s’assurer de ne pas se faire jouer de mauvais tour par dame nature, je vous annonce en grande pompe que Mats Sundin jouera à Montréal, à Toronto, à Vancouver ou à New York.
Et il se pourrait aussi qu’il ne joue pas du tout…
Après ça vous direz que je me trompe souvent dans mes prédictions!
Mais en attendant la tempête Sundin, on peut enfin mettre le couvercle sur une autre tempête. Une tempête qui n’en était pas vraiment une. Oh! À Montréal, on la voyait bien grosse cette tempête. On a même soufflé dessus à pleins poumons pour lui donner des allures de tsunami.
Mais à Tampa Bay, où elle est vite passée, le soleil avait vite repris sa place dans le ciel.
De quelle tempête je parle.
De la tempête reliée à la sacoche que Ryan O’Byrne a mis sous son bras. Une sacoche qui n’était pas à lui. Une sacoche qui appartenait à une jeune femme qui butinait de joueur en joueur du Canadien qui s’étaient réunis dans un club chic de Tampa après le souper des recrues.
Bon! Il y a eu bien des hypothèses soulevées dans cette affaire.
Ryan O’Byrne a pris le sac pour accélérer sa sortie – et celle de sa nouvelle amie – du bar à la fermeture de l’établissement. Une décision qui lui a valu une nuit en prison parce que la jeune femme ne savait rien des plans du jeune défenseur et qu’elle a souligné la disparition de son sac que les policiers ont retrouvé sous le bras du joueur du Canadien qui a eu l’air bien fou… et la chanson avec!
Ryan O’Byrne a chipé le sac pour mettre la main sur un téléphone cellulaire à l’aide duquel la jeune femme a pris des clichés compromettants de quelques coéquipiers entreprenants.
Et des meilleures…
Résultat, O’Byrne s’est retrouvé en état d’arrestation. Tom Kostopoulos qui s’est présenté dans la mêlée pour défendre son jeune compagnon s’est rendu compte que la Police de Tampa ne niaise pas avec la puck et il s’est lui aussi retrouvé en prison.
D’où la tempête médiatique qui a suivi…
Peu importe le scénario que vous préférez, sachez qu’il n’a eu aucune conséquence.
Car après vite avoir retiré toutes les accusations qui pesaient au bout du nez de Tom Kostopoulos, le bureau du district attorney de Tampa Bay vient de lever toutes les accusations aux dépens de Ryan O’Byrne également.
Il aura dû attendre un peu plus de cinq mois, cinq mois au cours desquels il a dû afficher une conduite exemplaire, rédigé une lettre d’excuses et avoir prouvé qu’il est un bon petit gars.
Des conditions qu’il a toutes respectées comme me l’a confirmé hier la procureur de la couronne au dossier.
Une procureur qui se demandait en février dernier pourquoi cette affaire avait une telle ampleur à Montréal et qui se le demandait encore hier.
« Je voulais juste clore le dossier avec vous », qu’elle a dit sur son message.
C’est fait Mme Bondi.
Remarquez qu’à mes yeux, c’était réglé depuis le 11 février alors que Bob Gainey avait décidé de ne prendre aucune sanction à l’endroit de ses deux joueurs visés.
Si Bob avait alors décidé de passer l’éponge, il était clair que la justice ferait pareil tôt ou tard.
Et comme bien d’autres histoires impliquant des joueurs du Tricolore, comme bien trop d’histoires que je me permettrais d’ajouter, la tempête de la sacoche va aller rejoindre toutes les autres qui ont soufflé très fort sans qu’on ne sache vraiment pourquoi.
Pour le reste, tout se passe bien.
Où à peu près…
J’ai ramené une carte de 77 aujourd’hui. Je devrais être content. Et je le serais si ce n’était d’un absurde huit – et oui, l’abominable homme des neiges – sur une normale cinq qui n’a rien de monstrueuse pourtant.
Mais c’est à l’image de ma saison.
Ça va bien, ça va très bien, et puis oups! Une catastrophe, les fils se touchent, il y a un court-circuit et ça prend trois trous pour éteindre le feu…
C’est pour ça que ma marge d’erreur est toujours à six.
En attendant Mats Sundin, je vous souligne en passant que Patrice Brisebois et le Canadien pourraient bien s’entendre sur les paramètres d’un contrat qui permettrait au vétéran défenseur de terminer sa carrière avec le Tricolore.
Patrice est en forme, il veut jouer l’an prochain et jouera sans doute.
Mais il voudrait surtout le faire à Montréal. Aux conditions stipulées par Guy Carbonneau en autant que le contrat puissent lui permettre d’ajouter quelques primes selon son rendement et celui de l’équipe.
Ça devrait s’arranger.
J’espère que votre été se passe bien.
J’ai encore deux semaines de remplacement à faire à 110 % — merci à ceux qui m’encouragent et je promets de tenter de faire mieux pour satisfaire ceux qui contestent mon travail – et après on met le cap sur Cuba en famille.
À Cuba où on devrait retrouver le même genre de temps qu’au Québec : du soleil, des nuages, des averses, des orages et quoi encore. Sauf que s’il nous tombe du verglas sur la tête, je rentre à la nage…
Et après?
Et après ce sera le camp d’entraînement. Si le courant ne m’emporte pas de l’autre côté de l’Atlantique, si je ne gagne pas la 6/49, si je ne réussis pas à obtenir mes cartes pour la PGA.
Tout ça pour dire qu’on a rendez-vous au camp! Et peut-être quelques fois avant…
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