Larry Robinson ira rejoindre les Béliveau, Lafleur, Richard, Savard et autres immortels du Canadien, lundi, lorsque le chandail numéro 19 qu’il a porté pendant 17 saisons serra hissé au plafond du Centre Bell.
Si le retrait de ce chandail est loin de constituer une surprise, la sélection de Larry Robinson quant au choix de celui qui prononcera le discours précédant ce retrait en représente toute une.
C’est en effet à son patron et directeur général des Devils du New Jersey Lou Lamoriello que Robinson a demandé de prendre la parole dans le cadre de la cérémonie.
Un choix surprenant compte-tenu du grand nombre d’anciens coéquipiers et entraîneurs vers qui Robinson aurait pu se tourner.
À titre d’exemple, Serge Savard a demandé à Scotty Bowman de faire le discours d’intronisation la saison dernière. Savard, Guy Lapointe, le membre oublié du « Big Three », et d’autres joueurs auraient représenté de candidatures logiques.
« C’est le choix de Larry et nous le respecterons », a indiqué Donald Beauchamp, le vice-président aux communications et relations communautaires du Canadien.
Il faut dire que la sélection de Lamoriello, un anglophone américain, mettra une fois encore de côté le français dans cette portion de la cérémonie.
« C’est la journée de Larry Robinson. Comme tous les autres anciens à qui nous avons réservé cet honneur décide de tout. De leur liste d’invités aux détails reliés à la confection du menu », a ajouté Beauchamp.
Plusieurs anciens du Canadien figurent à la liste d’invités de Larry Robinson.
Jean Béliveau, Scotty Bowman, ses coéquipiers de la grande époque, les Guy Lafleur, Serge Savard, Steve Shutt, Yvon Lambert, Bob Gainey sans oublier les membres de sa famille, son épouse Jeanette et ses enfants Rachelle et Jeffrey.
Dans le vestiaire du Canadien hier, l’entraîneur-chef Guy Carbonneau a rendu hommage à celui qui était le parrain dans le vestiaire.
« Larry était le papa gâteau. C’est lui qui s’occupait des jeunes. C’est lui qui donnait le ton. Il détestait perdre autant que moi, mais il m’a appris à oublier la défaite même quand ça faisait mal pour revenir plus fort dès le lendemain. »
Questionné sur le même sujet en fin de semaine dernière à Ottawa, Carbonneau a reconnu que Robinson était celui qui savait le mieux tracer une ligne entre les moments sérieux et les moments de détentes.
« Larry m’a appris, à bien d’autres l’ont appris avec lui, qu’il était bien correct de s’amuser lorsque c’était le temps de le faire. Mais qu’il était plus important encore de se donner à fond et sans compter lorsque le temps de jouer était revenu. »
Originaire d’Ottawa, Larry Robinson verra son chandail être hissé au plafond du Centre Bell dans le cadre d’une escale des Sénateurs d’Ottawa.
En 17 saisons avec le Canadien, Robinson a disputé 1202 matchs de saison régulière. Il a enfilé 197 buts et récolté 883 points. Il a aussi disputé 203 rencontres de séries éliminatoires – 25 buts, 134 points – qui lui ont permis de soulever six fois la coupe Stanley.

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