François Gagnon

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    Journaliste à La Presse et à LaPresse.ca, François Gagnon est un amateur de hockey depuis toujours qui n'hésite pas à chausser ses patins pour vivre la magie du sport. Chaque jour, il vous propose sa vision du hockey et attend avec impatience vos questions et réactions!
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    Mardi 17 juillet 2007 | Mise en ligne à 10h35 | Commenter Commentaires (673)

    Bon coup pour Therrien, hommage à Fergie

    Sur Sans ligne rouge il n’y a pas si longtemps, je vous écrivais que Michel Therrien et les Penguins étaient sur le point de s’entendre sur une prolongation de contrat.

    La question du salaire était réglée depuis un moment.

    C’est la durée de la prolongation qui n’était pas déterminée. Les deux parties se sont entendues sur une prolongation d’un an. Ce qui veut dire que Michel Therrien est assuré d’un salaire – aucun coach de la LNH n’est assuré de son poste – pour les deux prochaines années.

    Je vous entends d’ici dire que Therrien devait en vouloir plus et que les Penguins ont joué la carte de la prudence.

    Erreur!

    C’est Michel Therrien qui tirait sur les cordons de la bride.

    Pourquoi?

    Parce que derrière son côté un peu jobbeur, Michel Therrien est un gars intelligent. Assez pour savoir qu’il occupe le bureau que tout entraîneur aimerait occuper dans la LNH. Il a été à même de le savoir alors que bien des gars qui se cherchaient des job l’hiver dernier – il est chanceux que Mike Keenan s’en soit trouvé une à Calgary – volaient comme des vautours au dessus de l’igloo afin de lui manger la peau du dos à la moindre occasion.

    Therrien a donc fait le calcul suivant : avec Sidney Crosby et les autres jeunes qui l’entourent, avec l’expérience que les Penguins ont obtenue en gardant avec eux Gary Roberts et en attirant Darryl Sydor et Peter Sykora, les Penguins peuvent lorgner haut au classement et même en séries.

    S’ils gagnent d’ici la fin du contrat de Therrien, ce dernier sera alors assis dans un siège ô combien confortable pour négocier son prochain contrat avec les Penguins.

    Et si les Penguins décident de regarder ailleurs parce qu’ils n’ont plus de lien avec Therrien?

    Et bien il aura profité des deux prochaines années pour démontrer sa valeur et aplanir les doutes et/ou questions soulevés par sa personnalité disons différentes.

    Michel Therrien a toujours été un excellent coach de banc. Pour s’ajuster durant un match, pour jongler avec ses joueurs, pour les fouetter, pas l’ombre d’un doute qu’il peut rivaliser avec les meilleurs.

    L’aspect gestion personnelle a longtemps fait défaut.

    Mais comme tous les autres coachs qui dirigent avec une main de fer dans un gars d’acier, il avait besoin de temps pour s’ajuster. C’est fait. Ou à peu près. Car s’il avait complètement chassé les doutes à son endroit, c’est lui qui aurait remporté le titre de coche de l’année.

    Ça viendra peut-être… comme la coupe Stanley.

    Car Michel Therrien n’est plus le coach rustre qui sévissait dans le junior et dans la Ligue américaine. Il n’est plus le jeune coach qui s’est retrouvé à la barre du Canadien de Montréal parce qu’Alain Vigneault a été emporté dans le torrent qui a chassé Réjean Houle du septième étage.

    Michel Therrien a grandi, il a vieilli, il a compris. Il est aujourd’hui un père célibataire – ou presque – qui s’occupe de 15 enfants dans le vestiaire de son équipe le jour et de ses deux enfants bien à lui lorsqu’il revient à la maison.

    Ça fait vieillir son homme. Vieillir comme dans améliorer….

    Réponses à vos questions

    STÉPHANE LAROCHE, avec l’appui inconditionnel de plusieurs d’entre vous, souligne que 110 % aurait pu faire exception et procéder à un enregistrement en début de soirée pour permettre à M. Béliveau d’y prendre part…

    C’est une excellente idée. Je vous dis ça parce que les gens de l’équipe ont soulevé cette possibilité. Un ennui, et il est majeur, c’est que tout se passe au sein d’un même studio à TQS. Et une fois les nouvelles du souper terminées, les gens de l’équipe technique doivent quitter pour leur pause avant de revenir préparer le plateau des nouvelles de 22 h et celui de 110 %. C’est pour cette raison que 110 % est toujours en direct. Pour ça et aussi parce que c’est bien meilleur quand c’est sur le vif du moment, sauf que j’aurais bien aimé vous proposer le Gros Bill hier…

    DOM 422 souligne que John Ferguson ne semblait pas très gros…

    Vous avez raison. En partie. Les joueurs de hockey d’aujourd’hui mesurent certainement en moyenne au moins trois pouces de plus que ceux de cette époque et pèsent une quinzaine de livres de plus. Si ce n’est pas plus. À cette époque, les colosses étaient Jean Béliveau, Gordie Howe. Il y avait des forces de la nature comme Émile « Butch » Bouchard, le père de Pierre Bouchard, mais les pestes comme Ferguson, Ted Lindsay et autres pisse-vinaigre du temps n’étaient pas des monstres. Cela dit, vous vous souvenez peut-être de Chris Nilan qui n’était pas le plus gros, mais qui a été le meilleur policier attaquant à endosser l’uniforme du Canadien, après John Ferguson.

    Que de nostalgie de la part de DENNIS DUBEAU qui nous prouve qu’il a le cœur à la bonne place. Je n’en doutais pas une seconde, même si parfois ses commentaires sont incisifs… Cela dit, je suis parfaitement d’accord avec votre prétention selon laquelle un Fergie aujourd’hui ne laisserait par un Kovalev se ficher de tout alors qu’il est habité – ou devrais-je écrire hanté – par autant de talent. C’est effectivement un des éléments qui manquent à votre club….

    GO HABS GO souligne que le Grand Jean a trop de classe pour participer à 110 %…

    Merci d’abord pour la remarque sur le changement de ton, mais je peux vous assurer que M. Béliveau serait venu autour de notre table si l’émission avait pu être enregistrée avant qu’il ne se livre aux bras de Morphée…

    BADADOO aurait aimé plus de reprises des combats de Ferguson…

    Nous aussi! L’ennui c’est que les matchs de hockey n’étaient pas tous présentés à la télé à cette belle époque ce qui fait que les archives vidéo sont encore un peu timides. Parce qu’ils détenaient les droits des matchs du Canadien dans le temps, la SRC a sans doute des archives mieux nanties, mais vous comprendrez sans doute qu’elle ne voulait pas nous faire de cadeaux… Cela dit, Stéphane Grondin, qui coordonne l’émission et les gens qui travaillent avec lui ont fouillé pas mal afin de nous en donner quelques-uns. Je retiens surtout la séquence que nous avons présentée en début d’émission alors que deux fois plutôt qu’une il s’est rendu au gardien des Leafs – ils jouaient alors avec pas de masque – qu’il a atteint deux fois au visage avec son bâton… Nos invités Guy Émond et Jean-Paul Chartrand père sont débarqués avec des photos personnelles que nous vous avons offertes au cours de l’émission. On aurait aimé en donne plus, mais c’était de bon cœur…

    MICKEL COUTURE souligne un point extrêmement important pour différencier le hockey d’alors et celui d’aujourd’hui. Avec seulement six clubs dans la LNH, les gars devaient non seulement trimer dur pour attendre le grand club, mais ne jamais se permettre de relâchement pour y rester.

    Les 30 équipes diluent le talent. Combien de joueurs chez le Canadien craignaient vraiment, l’hiver dernier, qu’un jeune vienne lui voler son job? Pas assez! C’est l’un des nombreux problèmes du hockey d’aujourd’hui…

    INTEGRALE ouvre un débat vraiment intéressant en soulignant que le hockey d’aujourd’hui est meilleur que celui de cette époque.

    Côté rapidité d’exécution, coup de patin, force et précision des tirs, qualité des gardiens, en fait sur tous les aspects techniques, vous avez pleinement raison et je ne crois pas que personne de sensé pourra vous attaquer sur ce point. Cela dit, l’intensité, l’esprit de corps, la détermination de cette époque n’ont pas leur égal aujourd’hui. Et ces éléments permettaient aux amateurs de hockey du temps, de profiter d’un jeu qui était moins rapide, j’en conviens, mais qui était beaucoup plus soutenu qu’aujourd’hui… Les réactions qui ont suivi votre message en disent long sur les émotions que les souvenirs dictent à nos amis de Sans ligne rouge. De tous les commentaires, j’en retiens un de Mickel Couture que je considère très pertinents. L’équipement utilisé par les joueurs de cette époque était à la fine pointe de la technologie de l’équipe. Des Super Tacks à tube, ça n’avancerait pas aujourd’hui. Mais dans le temps, les gars qui les chaussaient étaient les plus rapides de leur époque. Yvan Cournoyer se ferait peut-être rattraper aujourd’hui, mais dans le temps, il était intouchable. Cela dit les gars de l’époque étaient les meilleurs de leur époque. Et c’est comme ça qu’on doit dresser les comparaisons…

    BERNARDM-SPOCK qui a présenté, et je suis d’accord avec lui, Chris Nilan comme digne successeur à John Ferguson souligne que l’irlandais du Canadien avait peut-être un peu la mèche courte…

    Il avait aussi, et surtout, des problèmes importants à l’extérieur de la patinoire qui avaient des répercussions sur son jeu et ses capacités d’analyse… mettons!

    CHOUBINE n’a pas aimé que mes « amis » la rabrouent parce qu’elle a mis en évidence une coquille…

    Mais non, mais non. Vous aviez raison de le faire. J’ai bien ris du mot douche, mais je me trouve bien cave d’avoir écrit voie par exemple. Il faut me les remettre sous le nez. C’est le ton utilisé qui parfois agace, mais de votre côté on percevait le sourire…

    SEBBI devrait regarder 110 % plus souvent au lieu de colporter des ragots qui sont de plus en plus faux maintenant que celui par qui le fiel coulait est rendu à la Société d’état.

    Si au moins vous aviez regardé les 50 dernières émissions, vous pourriez me dresser un bilan plus rationnel que je consulterais avec plaisir. Des émissions, il y en a de très bonnes, des bonnes, des moyennes et de mauvaises à 110 comme ailleurs. Je quitte le plateau parfois très heureux, comme ce fut le cas hier en dépit de l’absence de M. Béliveau qui y aurait été très bien traité cela dit en passant, et d’autres ou je me dis que j’aurais du mieux aiguiller les choses, comme vendredi dernier. C’est comme ça. Et c’est en direct. Pas de filet, pas de matelas mou pour te protéger d’une chute. Quand tu tombes, ça fait mal… Merci pour les articles intéressants, mais dites vous que je fais tout ce que je peux pour que les émissions que j’anime à 110 % le soient tout autant afin de laisser à Jean Pagé, lors de son retour le 13 août, une émission qui aura maintenu son erre d’aller… Mais je prends en considération, comme toujours, vos doléances, même si je les trouve un peu exagérées et surtout plutôt injustes…

    Merci à GUY GIBO, MISSTY, GUY.LANGEVIN, BERNARDM-SPOCK, MICKEL COUTURE – en passant merci pour le lien avec UTube – JEAN-LUC PROULX, LUC-A LANG, MBRISE pour leurs témoignages…


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