Dans une autre vie, lorsque je couvrais les faits divers plutôt que les faits d’hiver – la pognez-vous – les canicules qui se succédaient dans la région de Hull-Ottawa nous obligeaient à être sur un pied de guerre.
Parce que la chaleur accablante peut devenir un supplice, François Lessard mon rival de CJRC – la station de radiomutuel de Gatineau alors que je travaillais pour CKCH, la station de télémédia à Hull – et moi passions des nuits blanches à écouter les scanners de police parce qu’on savait que quelqu’un quelque part allait jeter les gants avec un voisin et qu’on allaient être occupés à couvrir des nouvelles dont on allaient parler dans nos « morning show » respectif…
Le temps a passé. J’ai changé d’affectation, François que je salue est rendu porte-parole pour le lobby des médicaments au Canada, il me semble, mais on ne peut balayer du revers de la main un pan de notre expérience professionnelle comme ça.
Pourquoi vous parlez de ça ce matin?
Parce que ce sont ces souvenirs d’une autre époque qui me sont revenus en tête hier en lisant les 339 commentaires glissés, à 20 h hier, à la suite de mon texte d’hier.
Car contrairement à ce qu’un d’entre-vous a prétendu, je vous lis encore.
Mais honnêtement, est-ce que j’aurais du perdre une seconde de mon temps, et du vôtre, et un brin d’énergie, surtout hier, à tenter de vous rappeler à l’ordre?
Non!
Victimes de la canicule, peut-être, sans doute, vous étiez rouges comme le soleil et comme la demi-lune qui flottaient dans le ciel hier.
Et vous n’étiez pas seulement rouge, vous voyiez rouge aussi.
Dans ce temps là, tu laisses passer la vague.
Quoi que les blasphèmes et les pipi, caca, fesses m’ont fait suer autant que le triple boggey et le double qui l’a suivi au 18e trou qui ont ruiné une ronde qui aurait été pas mal hier…
Mais c’est une autre histoire.
Certains ont mis le feu, d’autres, pas plus fins, l’ont attisé.
Faut croire qu’on était dû pour un débordement du genre. Ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. Je n’ai pas contacté les gens du contrôle technique pour lever des barricades. En pleine canicule, j’aimais mieux vous voir vous écorcher au virtuel plutôt qu’au naturel…
Cela dit, il n’y a plus, ou ne devrait plus, y avoir de supercherie. Si la tendance d’hier se maintient aujourd’hui, on procédera aux contrôles nécessaires.
Mais s’il fait chaud pour vous, il fait chaud pour tout le monde. Alors de grâce, ne gâchez pas nos journées avec des âneries dont on peut tous se passer…
En passant, je n’ai jamais écrit que les Panthers, les Islanders, les Maple Leafs, les Flyers et tous les autres clubs éliminés l’an dernier sont meilleurs que le Canadien.
J’ai juste écrit qu’ils tentent de remédier à certains problèmes alors qu’on attend toujours quelque chose de la part du Canadien.
Rien de plus, rien de moins.
Cela dit, je dois admettre que je pense que les Flyers, aujourd’hui, sont mieux nantis que le Canadien. Ça oui!
Et là, il ne reste que quatre jours pour tenter des coups avant de se lancer dans les emplettes d’été. Après les Flyers et les Blues qui les ont imité hier en obtenant les droits sur Keith Tkachuk avant qu’il ne devienne pleinement autonome, me semble que Bob pourrait tenter la même chose au lieu de perdre Souray pour rien.
À moins qu’il ne nous réserve une surprise…
Entre les lignes
Parce qu’il fait trop chaud au Québec et parce que ça risque de chauffer dans les prochains jours, Daniel Brière est sur le point d’aller rejoindre son agent Pat Brisson à Los Angeles pour attendre les offres de contrats qui se succéderont dimanche si les Sabres continuent à laisser poireauter le joueur de centre Gatinois…
Un salut tout spécial à Vincent Damphousse qui vient de couper ses derniers liens avec le hockey. 42e marqueur de l’histoire de la LNH avec 1205 points, Damphousse, je croyais, deviendrait le premier ancien de la LNH à obtenir le poste de directeur de l’Association des joueurs. Il a décidé de poursuivre ses affaires dans le domaine des Spas dans lequel il nage depuis quelques années déjà avec son centre le Scandinave qui a pignon sur rue à Mont-Tremblant. C’est Damphousse qui a imposé où je devrais dire défendu la purge de 24 % des salaires lors du lock-out afin de faire avancer le dossier. Bien des joueurs l’ont mal digéré cette purge, mais Damphousse savait qu’en moins de temps qu’il ne leur faudrait pour compter leur perte, les joueurs retrouveraient cet argent parce que les proprios sont des imbéciles prêts à foncer dans le même cul de sac qui a mis leur ligue en faillite. Dieu qu’il avait raison…
Bonne journée, buvez beaucoup de liquide, non alcoolisé, et si le soleil vous frappe trop fort sur la tête, ne vous vengez pas sur vos femmes, vos enfants, vos voisins ou vos amis blogueurs. Cherchez de l’ombre et faites la sieste. C’est comme ça que des millions de personnes qui vivent dans la chaleur 12 mois par année s’en tirent à tous les jours. Et ça semble marcher…

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