Et bien voici…Je suis bien allé taquiner la truite dans la Sépaq de la Saint-Maurice – au lac Dunbar, un endroit merveilleux perdu à quelque part entre Shawinigan et La Tuque où quelques brins de neige se sont détachés des nuages menaçants en début de semaine dernière – et non l’espadon dans le Pacifique.Mais j’ai aussi taquiné la balle de golf après que le soleil et la chaleur eurent remplacé le froid et la pluie. D’où le visage qui a pris des couleurs…La dernière fois que nous avons connecté, je vous soulignais mon intention d’aller sortir de sa fosse, le monstre du Dunbar. Et bien, le monstre en question nage toujours. À moins qu’un pêcheur plus chanceux ou simplement meilleur l’ait finalement sorti. Cela dit, la Toronto 2½ a fait le travail avec les petites coquines qui ont fait le bonheur de quelques repas.Quant au monstre, ce sera pour l’an prochain. Peut-être…Mais quelques monstres du monde du sport ont été secoués ou ont secoué l’actualité au cours des derniers jours…Par où commencer? Par les meilleurs! Par les Remparts de Québec. Par leurs valeureux joueurs regroupés autour du grand Alexander Radulov, du gardien Cédric Desjardins qui a savouré une douce revanche dimanche un ans après avoir laissé la coupe Memorial lui filer entre les jambières avec l’Océanic de Rimouski qui comptait sur la présence d’un certain Sidney Crosby, du mustang, Mathieu Melanson, du meilleur défenseur dans le match final, Marc-Édouard Vlasic.Des joueurs qui forment une fichue belle équipe, une équipe dirigée par un entraîneur au front de bœuf en Patrick Roy et leur riche propriétaire Jacques Tanguay qui a les poches pleines et qui n’hésite pas à y plonger la main pour aider la cause de son équipe et de ses joueurs, mais qui a le bien et le succès de ces joueurs à cœur.La semaine dernière, Patrick Roy a plongé dans le stuff de junior en lançant à droite et à gauche autant de déclarations incendiaires que les journalistes étaient prêts à colporter. C’était un coup monté de sa part, un coup qui a porté puisque son équipe a reçu un laissez-passer pour la finale.Mais dimanche, en finale, Roy a prouvé qu’en plus d’avoir un front de bœuf comme entraîneur, il avait aussi la capacité de composer avec les situations.Après deux périodes, son équipe filait vers une victoire facile avec une avance de 4-0. Une avance attribuable au brio de Radulov qui avait participé aux quatre buts de son équipe, mais surtout au brio du gardien Cédric Desjardins qui avait multiplié les miracles au cours des 40 premières minutes.Et voilà qu’en moins de temps qu’il ne le faut pour comprendre ce qui arrivait, les WildCats ont marqué deux buts rapides.Il fallait réclamer un temps d’arrêt. Calmer les joueurs. Briser la séquence et surtout freiner l’élan des partisans qui avaient cessé de croire aux chances de leurs favoris.Roy s’est contenté de faire signe à son gardien qui l’a rejoint au banc et à qui il a simplement rappelé qu’il était le meilleur et qu’il n’avait qu’à se replacer. Un petit geste, de petits mots, mais un geste et des mots qui ont joué un rôle essentiel dans la victoire des Remparts. Un geste et des mots qui ont prouvé que Roy est bien plus qu’un riche ancien de la LNH qui s’est offert une façon de se désennuyer en dirigeant une équipe de hockey junior.Trente-cinq ans après la première coupe Memorial remportée par le Québec alors que Guy Lafleur avait soulevé le trophée, les Remparts rapatrient le précieux trophée au Québec et ils deviennent la première équipe à le faire une deuxième fois au cours de leur histoire, les Olympiques de Hull, l’Océanic de Rimouski et les Prédateurs de Granby ayant été les seuls autres monarques québécois du hockey junior canadien. Et pour Patrick Roy, la séquence heureuse se poursuit. Après une conquête de la coupe Stanley en 1986 avec le Canadien de Montréal et une autre en 1996 avec l’Avalanche du Colorado, il remporte la coupe Memorial en 2006 avec les Remparts.Que gagnera-t-il en 2016?S’il gagne un grand honneur, ce sera sans doute une coupe Stanley. Comme coach? Comme directeur général? Avec le Canadien de Montréal?On a dix ans pour le savoir… Les Oilers contre qui… Il faudra moins de dix ans pour savoir qui des Hurricanes de la Caroline ou des Sabres de Buffalo affronteront les Oilers d’Edmonton en finale de la coupe Stanley.Remarquez qu’à voir aller les deux équipes dimanche soir, on se demandait bien combien de temps il faudrait pour faire un maître. On l’a su un peu avant la mi-chemin de la première période de prolongation avec ce but décisif de Cory Stillman.Un but décisif qui a lancé les Canes vers la victoire, mais aussi en avant 3-2 dans une série qui semble inégale avec la perte de trois défenseurs réguliers – trois des quatre meilleurs des Sabres en Tallinder, Numminen et Kalinin – et le retour en force de Cam Ward devant le filet de la Caroline.Car en plus de perdre le match d’hier et de se retrouver en arrière 3-2 dans une série qu’ils menaient 2-1, les joueurs des Sabres ont laissé filer une avance de 3-1 obtenue grâce à quelques largesses de Martin Gerber à qui l’entraîneur-chef Peter Laviolette avait redonné le but.Il lui a enlevé en deuxième période hier et on se demande bien s’il le lui redonnera un jour…Cela dit, peu importe qui des Sabres ou des Canes croiseront les Oilers, ces derniers devront être favorisés.Pourquoi?Parce que tous les astres les favorisent. Et aussi parce qu’ils forment une très belle et bonne équipe, soutenue par un gardien qui ne pouvait trouver meilleur moment pour offrir son plein rendement.Cela dit, ne riez pas des astres.Pour sortir les Red Wings de Detroit, les Sharks de San Jose et les Mighty Ducks de Anaheim il faut profiter d’une aide quelconque de l’au-delà. Aie! C’est la première fois de l’histoire de la LNH qu’un club qui accède aux séries au huitième et dernier rang de sa conférence accède à la grande finale.Une surprise, c’est normal, ou presque. Deux, ça arrive. Mais lorsqu’on est rendu à trois, c’est que les astres nous veulent du bien. Et comme ils avaient disputé le plus de minutes de jeu des tous les joueurs encore actifs en séries, les joueurs des Oilers ont besoin de quelques jours de repos. Pour les astres toutefois, il y a une étoile qui brille dans le firmament du gardien des Hurricanes, Cam Ward. Sorti de nulle part dans la série opposant la Caroline au Canadien de Montréal, le petit gars de 22 ans, pourrait se retrouver, en finale, contre l’équipe qu’il a toujours encouragée étant petit alors qu’il jouait au hockey dans les rues de Sherwood Park à l’ombre de la capitale Edmonton.Mais bon, on va attendre la fin de la série Buffalo-Caroline avant de se lancer dans les savantes études des astres visant à identifier les gagnants éventuels de la coupe Stanley. Alonso a vraiment détrôné Schumacher… La preuve est faite. Fernando Alonso a vraiment chassé Michael Schumacher du trône réservé au monarque de la F-1.Et cela n’a rien à voir avec le fait qu’Alonso a remporté dimanche son premier grand prix de Monaco, son quatrième de la saison, une quatrième victoire qui lui ouvre la voie vers un deuxième titre consécutif.Non!On a eu la preuve du changement de la garde samedi lorsque Schumacher a été traité comme un pilote de fond de grille alors que ses explications – boiteuses diront plusieurs – ont été balayées du revers de la main par les commissaires qui ont conclu que sa manœuvre de c…