François Gagnon

Archive du 29 janvier 2006

Dimanche 29 janvier 2006 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (87)

Bravo! Mais ne vous arrêtez surtout pas là…

Victoire importante, voire cruciale, compte-tenu des déboires inqualifiables des derniers matchs mais aussi, mais surtout, en raison des décisions qu’avait prises Bob Gainey avant la rencontre.Je sais, pour vous avoir lu en après-midi hier, que vous n’étiez pas d’accord avec l’idée de ramener José Théodore devant le filet.Comme personne ne m’a traité de clown – mes bourreaux étaient peut-être en congé – je me suis dit que vous aviez sans doute fait contre mauvaise fortune bon cœur et que vous aviez accepté ma théorie.Surtout qu’elle s’est vérifiée en soirée.Non! Je ne vous lancerai pas ce matin que José Théodore a réintégré sa place au sein de l’élite de la LNH. Je suis un peu fou par bout, mais quand même pas fou à lier.J’ajouterai même que José, sans se faire passer un sapin sur le but de Ken Klee, n’aurait jamais dû laisser la rondelle passer. Ce match, le Canadien aurait pu, et José Théodore aurait dû, le gagner à la régulière une fois les 60 minutes complétées.Mais Théodore, comme Cristobal Huet l’avait fait à Philadelphie mercredi, a fait les arrêts nécessaires pour donner une chance à son équipe de gagner. Il en a réalisé plusieurs, plusieurs solides, et pour une fois il semblait dominant devant son but.Est-ce reparti pour le gardien du Canadien?On va attendre. Après sa victoire à Tampa Bay le 28 décembre dernier et sa bonne sortie dans le défaite deux jours plus tard en Floride, on le croyait reparti et il a retrouvé le neutre.Pas plus tard que la semaine dernière, ses deux victoires contre San José et Dallas auraient dû lui servir de tremplin, surtout qu’il amorçait la deuxième moitié de saison sur des bases nouvelles avec le congédiement de Claude Julien, puis il est arrivé ce qui est arrivé avec ces trois défaites à Calgary, Vancouver et en Caroline, les deux dernières marquant des sorties atroces alors qu’il s’est fait chasser après avoir accordé cinq buts.Il serait donc sage d’attendre, mais disons qu’il faisait bon de voir Théodore solide. Bon pour lui, bon pour le Canadien, bon pour les amateurs qui croient encore en lui et bon aussi pour un certain journaliste qui anime un blogue appelé Sans ligne rouge et qui se fait varloper de tous les bords depuis le début de l’année parce qu’il a eu le malheur de lui montrer sa confiance et qu’il ne l’a pas abandonné. Le cas Zednik Mais le plus beau geste de Bob Gainey hier, et lui est lourd de conséquences, c’est d’avoir indiqué le chemin des gradins à Richard Zednik.Maudit que j’étais content.Et non, ça n’a rien à voir avec la hantise que ce joueur là suscite en moi. Richard Zednik – n’en déplaise à mes collègues de LA PRESSE dont le grand tableau publié samedi et dimanche sur le taux de rendement des joueurs indiquait qu’il était rentable – ne donne rien de rien au Canadien parce qu’il est une plaie au sein de cette formation.Il est la cause de bien des maux et rarement, très rarement, trop rarement, la cause de solutions apportées.Le fait que Bob Gainey l’ait chassé de la formation pour le remplacer au sein du premier trio par le jeune Christopher Higgins et que, oh surprise, Saku Koivu et Alex Kovalev se soient réveillés met le statut du Slovaque en péril.Surtout que si on se souvient bien – je sais, on se souvient bien que ce dont on veut bien se souvenir… – en début de saison après que Zednik eut été blessé dès le premier match à Boston, c’est avec Alexander Perezhogin à leur côté, que Koivu et Kovalev avaient connus un très bon début de saison qui s’était traduit par des victoires répétées de l’équipe.L’équation est facile à faire.Et je crois que Bob Gainey et Guy Carbonneau, en fin mathématiciens qu’ils sont, comprendront qu’avec la variable Zednik de l’équation (Koivu x Kovalev) + X = victoire ne s’avèrent pas assez souvent. Alors qu’avec les variables Perezhogin et Higgins, comme ce fut le cas samedi, elle semble vouloir se vérifier.On verra ce que cela donnera, mais j’aimerais bien qu’on offre à Higgins de faire son nid au sein de ce trio.Ça me permettrait de rabrouer mon ami Michel Bergeron qui s’en est plusieurs fois pris à moi à 110 % en disant que Chris Higgins n’était pas de calibre dans la LNH et ça me permettrait de confirmer que ce qui a poussé Claude Julien à retirer Alexander Perezhogin de ce trio n’était pas une décision farfelue tombée du ciel, mais bien la baisse de régime du jeune attaquant russe.Car dans le cas de Higgins, qui a bien sur connu de petites baisses de régime en première moitié de saison, il ne donne pas l’impression d’être le genre de gars qui se sortira de l’alignement en raison d’un manque d’effort. Et Ribeiro… Si le cas Richard Zednik est peut-être en voie de se résoudre, celui de Mike Ribeiro est sérieusement étudié aussi.Pendant que Tomas Plekanec continue de surprendre au centre – en fait peut-être que la surprise est passée et que le tchèque donne vraiment une idée claire de ce que peut être sa contribution sur une base quotidienne – Mike Ribeiro semble de plus en plus ancré dans son rôle au sein du quatrième trio.Ce n’est pas sa place, c’est évident.Mais s’il n’y a plus de place pour lui devant, peut-être qu’il devra s’en dénicher une ailleurs.À moins que Gainey ne décide de le garder là où il est, en guise de police d’assurance et en lui permettant de moins ruminer avec une présence ici et là avec les trios de tête et quelques minutes de jeu par match au sein de l’attaque massive.On verra! Place aux meilleurs… On l’a dit souvent, sans la contribution de ses meilleurs joueurs, une équipe ne peut pas gagner à longue échéance. Elle peut surprendre, une fois de temps en temps. Mais en bout de ligne elle piquera du nez comme le Canadien a piqué du nez pendant que Kovalev avait la tête dans les nuages et Koivu la tête peut-être déjà à Turin.On ne sait pas.Mais samedi à Toronto, le Canadien a gagné parce que José Théodore a été le meilleur gardien sur la glace, parce que Saku Koivu et Alex Kovalev ont été meilleurs que les meilleurs joueurs des Leafs et parce que les joueurs de soutient du Canadien ont soutenu leurs meilleurs alors que dans le camp des Leafs les joueurs de soutient on simplement été les meilleurs.Un match ne fait pas une saison.Et avec tout ce que les joueurs du Canadien, les leaders surtout, on à se faire pardonner depuis près de deux mois, ce n’est pas parce que j’avais qualifié le match de samedi de match du pardon et qu’ils l’ont gagné qu’on va tout leur pardonner de même.Que non!Contre les Hurricanes mardi, les meilleurs auront l’occasion de nous prouver qu’ils peuvent aussi être les meilleurs contre des meilleurs qui sont pas mal meilleurs que les meilleurs qui endossaient l’uniforme des Maple Leafs samedi soir.Je vous ai perdus dans tous ces meilleurs qui parsemaient la dernière phrase?Mes excuses.Ce que je voulais dire, c’est qu’ils sont bien mieux ne pas se rendormir après un bon match. On ne leur demande pas vraiment de gagner. Mais bout de bon Dieu on exige qu’ils jouent au moins deux bonnes parties de suite.Me semble que ce ne serait pas trop demandé…PS : en début de texte je vous disais que c’était à cause de l’effet surprise que je ne vous avais pas écrit après le match. Ce n’était pas faux, mais ce n’était pas toute la vérité non plus. Ma fille venait de rentrer de Sherbrooke où elle avait passée la journée en compétition avec ses coéquipières de patinage artistique synchro des Pirouettes de Laval. Je voulai…

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