François Gagnon

Archive du 25 janvier 2006

Mercredi 25 janvier 2006 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (37)

Quatre buts pour Bulis, le Canadien gagne… enfin!

En fin d’après-midi, Bob Gainey et Guy Carbonneau se sont ravisés et ont fait signe à Jan Bulis qui, de toute évidence, n’a pas eu besoin de cette soirée au purgatoire pour comprendre le message.Auteur d’un but en première, de deux autres en deuxième et du but qui s’est avéré être celui de la victoire en troisième, Jan Bulis a enfilé quatre buts dans le match d’hier pour mener le Canadien à une victoire oh combien inattendu mais oh combien nécessaire de 5-3 aux dépens des puissants Flyers à Philadelphie.Le Canadien met donc un terme à une séquence de sept défaites de suite sur la route et remporte sa deuxième victoire à l’étranger à ses 18 derniers matchs.C’est la deuxième fois cette saison que le Canadien surprend les Flyers. La première, à Montréal, Mike Ribeiro avait enfilé deux buts, dont celui de la victoire en prolongation, qui avait donné au Tricolore un gain de 3-2.Cette fois, c’est Jan Bulis qui s’est signalé.Bulis a réussi son premier tour du chapeau en carrière, le premier cette saison par un joueur du Canadien de Montréal, un premier en fait depuis celui de Sheldon Souray, le 18 décembre 2003 face aux Predators de Nashville.C’était donc évidemment la première soirée de quatre buts pour l’attaquant tchèque et une première soirée du genre pour un porte-couleurs du Canadien depuis que Brian Savage avait enfilé lui aussi quatre buts, le 8 janvier 1998, dans une victoire de 8-2 à Uniondale contre les Islanders de New York, Savage qu affrontait son ancien club hier. Quatre buts Bulis, à la suite d’un dégagement par la baie vitrée de Craig Rivet, a profité d’un bond favorable de la rondelle pour filer en échappée jusqu’au gardien Robert Esche qu’il a habilement déjoué pour enfiler son 9e de la saison, son premier du match.En deuxième, il a été une fois encore rejoint par Craig Rivet dans l’enclave d’où il a déjoué Robert Esche avec un tir vif. Son 10e de la saison ramenait les deux équipes à une égalité de 2-2.Puis, en fin de période, après que les Flyers eurent pris les devants 3-2, Bulis a profité d’une très belle pièce de jeu de Tomas Plekanec pour créer une nouvelle fois l’égalité redirigeant une passe projetée par Plekanec dans l’enclave.Il a marqué son 12e de la saison en troisième sur un jeu similaire mais cette fois c’est Niklas Sundström qui a alimenté Bulis qui a été parfait marquant ses quatre buts sur les quatre tirs qu’il a obtenus au cours du match.Steve Bégin a donné à ses coéquipiers et surtout au gardien Cristobal Huet un coussin de deux buts lorsqu’il a profité d’une rare bévue défensive de Simon Gagné pour profiter d’une occasion en or qu’il n’allait pas rater.C’était le 10e but cette saison pour la boule d’énergie du Canadien, son plus haut total en carrière au cours d’une seule saison. Début difficile pour Huet Bob Gainey voulait renverser la vapeur en remplaçant José Théodore par Cristobal Huet dès le début du match au lieu d’envoyer le gardien français en relève comme c’est à arrivée lors des deux derniers matchs du Canadien à Vancouver et en Caroline.La décision lui a sauté au visage en première période.Très faible en début de rencontre, Huet a fait deux cadeaux aux Flyers. Il a d’abord donné un 34e but cette saison au Québécois Simon Gagné quand, en voulant rediriger la rondelle dans le coin droit de la patinoire, il l’a fait dévier sur la lame du bâton de Gagné qui n’en demandait pas tant.Le match était vieux de 4 :06 et c’était déjà 1-0 Flyers.Sur ce jeu, Alex Kovalev, qui quelques instants plus tôt avait été victime d’une tasse de café de la part de Gagné, a fait preuve d’une grave mollesse en défensive oubliant de couvrir Gagné. Si au moins, il produisait en attaque on pourrait lui pardonner ces largesses en défensive. Mais bon…Moins de trois minutes plus tard, Frederick Meyer a fait bien mal paraître Huet qu’il a déjoué d’un tir des poignets inoffensif décoché du haut du cercle de mise en jeu à la gauche du gardien.C’était 2-0 et le goût amer des deux dernières défaites est vite remonté à la bouche.C’est là que Bulis s’est mis en marche.Cela dit, Cristobal Huet, qui a accordé deux buts sur 11 tirs en première et un sur les huit tirs des Flyers en deuxième, a retrouvé de l’aplomb en deuxième tiers. Son arrêt du bout de la jambière aux dépens de Brian Savage s’est avéré crucial puisque c’est sur la poussée suivante que le Canadien a nivelé les chances 2-2.R.J. Umberger a marqué le troisième et dernier but des Flyers en redirigeant un tir de la pointe lors d’un des sept avantages numériques accordées à Philadelphie.Jan Bulis a remplacé Steve Bégin au sein du troisième trio piloté par Radek Bonk et complété par Niklas Sundstrom. Bégin, quant à lui, s’est retrouvé au sein du quatrième trio en compagnie de Mike Ribeiro et de Aaron Downey.C’est Raïtis Ivanans qui a écopé en bout de ligne.Un autre changement a aussi été apporté à la ligne bleue où Sheldon Souray, victime d’une infection à une jambe, a été remplacé par Mike Komisarek qui formait un duo de jeunes défenseurs en compagnie de Jean-Philippe Côté. Lire le reste de cet article »

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Mercredi 25 janvier 2006 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (68)

Huet et Plekanec gagnent en grade…

Dans le but de reposer son gardien numéro un qui a connu des soirées catastrophiques à Vancouver, samedi, et en Caroline, lundi, Gainey a décidé de confier le filet à son adjoint Cristobal Huet.Le gardien français est venu en relève à Théodore lors des deux dernières rencontres après qu’il eut accordé cinq buts. Huet, qui a accordé un but samedi aux Canucks et deux aux Hurricanes lundi, s’amène avec une fiche de deux victoires et quatre revers, dont un en prolongation, et une moyenne de buts alloués intéressante de 2,85 par match.Depuis le début du voyage de six matchs à l’étranger, Théodore a subi trois revers et s’est fait marquer 13 buts ce qui lui confère une moyenne astronomique de 7,68 buts accordés par match. Cette saison sur la route, il présente une fiche de cinq victoires et 12 revers dont trois en prolongation ou fusillade.Le changement de gardien n’est toutefois pas la seule modification apportée à l’allignement du Tricolore.Bob Gainey a décidé de retirer Jan Bulis de sa formation et de rétrograder Mike Ribeiro, qui a connu une soirée atroce, lundi, comme son copain Théodore, au sein du quatrième trio.Ce faisant, Tomas Plekanec, meilleur attaquant du Canadien lundi avec deux buts et une passe, est hissé au centre d’un deuxième trio complété par Christopher Higgins et Michael Ryder.Saku Koivu, Richard Zednik et Alex Kovalev sont toujours regroupés au sein du premier trio alors que Radek Bonk pilote le troisième, flanqué de Steve Bégin et de Niklas Sundstrom.Ribeiro se sentira en sécurité au sein de son trio puisqu’il devra composer avec la présence des deux hommes-forts du Tricolore, Raïtis Ivanans, rappelé de Hamilton mardi, et Aaron Downey, obtenu des Blues de St.Louis par le biais du ballottage. Lire le reste de cet article »

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Mercredi 25 janvier 2006 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Aucun commentaire

Mario Lemieux + arythmie = retraite2

Sydney Crosby était sur la scène normalement occupée par l’entraîneur-chef du Canadien lorsqu’il rencontre la presse. Aux pieds de Crosby, accrochés à ses lèvres, souhaitant une réponse nouvelle aux 100 mêmes questions qui lui sont posées chaque fois qu’il débarque dans l’une des 29 villes de la LNH où il est attendu comme le Messie, les journalistes buvaient les paroles du petit prince des Penguins. Les caméras épiaient ses moindres gestes.Près de la porte, prêt à partir, las qu’il était d’entendre les mêmes questions suivies des mêmes réponses, se tenait le collègue Dave Molinari du Pittsburgh Post-Gazette.Ça fait une dizaine d’année que nous nous croisons à Montréal, à Ottawa, au repêchage, au match des étoiles, partout où les journalistes affectés à la couverture d’une équipe de la LNH se croisent et s’entrecroisent.En dix ans, pas sûr qu’il ait sourit plus de dix fois.La dernière, c’est quand les Penguins ont repêché Crosby.L’avant-dernière, c’est quand Mario Lemieux a marqué un but après 33 secondes de jeu, le 27 décembre 1999, contre les Maple Leafs de Toronto, lorsqu’il a effectué son retour dans la LNH après une retraite de trois saisons et demie.Tout ça pour dire que le gars est bourru. Pas évident d’aller le voir pour lui « quêter » des informations « son » club et surtout sur Mario qui ne lui a pas toujours rendu la vie facile.Histoire de le surprendre, c’est avec une formule mathématique que je l’ai abordé ce 3 janvier. « So Dave! Si Mario Lemieux, plus blessures, plus cancer, plus fatigue ont égalé retraite en 1997, est-ce qu’on peut prétendre que Mario Lemieux plus arythmie cardiaque égaleront retraite au carré en 2006? »Il a rit. Bon! Juste un peu. En fait il a sourit. OK d’abord! Il a fait la moue, mais dans son cas c’est comme rire aux éclats…« Il manque une variable très importante à ton équation: le plaisir. Mario a plus de plaisir à jouer maintenant qu’il n’en a jamais eu ou à peu près.»Après avoir foutu la pagaille dans ma formule mathématique, il est vite parti.Trois semaines plus tard l’équation s’est avérée hier. Mais vous savez quoi : c’est Molinari qui avait raison.Car si à la fin de la saison 1996-1997, une saison au terme de laquelle il avait remporté le trophée Art pour une sixième fois avec une récolte de 50 buts et 122 points, une dixième saison de 100 points ou plus – seul Wayne Gretzky avec 15 le devance à ce chapitre – une saison qui lui avait permis de faire des adieux mémorables à Montréal en enfilant quatre buts au cours de la seule troisième période à sa dernière visite au Forum le 26 janvier 1997, Lemieux raccrochait.Il raccrochait sans peine, sans pleurs, sans rien, fatigué qu’il était de l’accrochage qui brimait les joueurs vedettes comme lui, blasé qu’il était du hockey défensif et prévisible qui prévalait. Il raccrochait sans émotion alors qu’il était encore en forme, alors qu’il avait la LNH à ses pieds.Hier, alors qu’il était pourtant évident que l’arythmie qui le tenaille depuis le début de la saison, justifiait amplement sa décision de prendre une retraite définitive, Lemieux était étreint par l’émotion.Lorsqu’il a reconnu que la nouvelle LNH était pour son dauphin Crosby et les autres jeunes du circuit, lorsqu’il a admis que s’il pouvait encore jouer il le ferait, sa gorge s’est nouée, sa voix s’est enrouée, lorsqu’il a lancé : « tout ce que je peux dire à ces jeunes c’est de profiter de chaque instant… appréciez tout ce que le hockey a à vous offrir. Votre carrière défile très vite. Le hockey est un sport merveilleux et les joueurs qui le pratiquent sont spéciaux à mes yeux. »Mario Lemieux a pris sa première retraite trop tôt. Et pour les mauvaises raisons.Comme dans le cas d’un autre grand, Guy Lafleur, qui a dû effectuer un retour pour compléter une carrière qu’il avait laissée en plan après son expulsion du Forum, Mario Lemieux devait revenir.Il est revenu. Il a prouvé sa valeur, sa grande valeur. Il a prouvé aussi, surtout, qu’il avait une passion réelle pour ce sport qu’il semblait pratiquer par habitude lors de sa première et non moins glorieuse carrière.Avec les Ovechkin, Crosby, Kovalchuk, Staal qui s’installent, Mario Lemieux peut prendre sa retraite tranquille. Il peut passer le flambeau et les jeunes bras à qui il le confie ne l’échapperont pas. Il ne lui reste maintenant qu’à sauver les Penguins pour une troisième fois.Pour vos 766 buts en saisons régulières et séries éliminatoires pour vos 1129 passes, acceptez Mario Lemieux ces sincères 1895 mercis…- 30 – Lire le reste de cet article »

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