François Gagnon

Archive du 13 janvier 2006

Vendredi 13 janvier 2006 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (29)

Petit vendredi tranquille…

Bonne nouvelle! Éric Lucas a gagné le premier des ses deux combats à Copenhague. Il a battu la balance, cette damnée balance qui gagne toujours sur moi, surtout après les Fêtes, a été étendue pour le compte par Éric qui n’a jamais été ennuyé par les attaques vicieuses de cette machine. Quatre-vingt dix minutes avant le moment de vérité, à 9 h ce matin, Éric pesait 167 et des poussières. Avec Stephan Larouche et les membres de son équipe d’entraînement, Éric a passé la vadrouille histoire de s’assurer qu’un amas de poussière ne vienne pas le propulser de l’autre côté de la barrière des 168 livres et il s’est finalement immobilisé à 166,8 livres alors que son adversaire pesait 168 livres bien comptées.Depuis, il a bien bu et bien mangé. Il ne lui reste qu’à bien dormir pour bien se battre demain et se donner corps et âme au combat qui lui permettra de prendre sa retraite dans le gloire réservée à un champion du monde ou de prendre sa retraite dans la satisfaction d’avoir tout fait et tout donné pour s’offrir ce dernier moment de gloire. Huet… sans surprise Quant à l’entraînement du Canadien, rien de spécial.En passant, la transaction imminente n’a pas encore été conclue. Le coup fumant, l’échange qui envoyait les 23 gars du Canadien en Californie pour les remplacer par les 23 vilains canards de Anaheim n’a pas eu lieu.Ça viendra peut-être.Et les grands chevaliers de la rumeur scanderont avec fierté qu’ils l’avaient prédit.Belle affaire!C’est comme si je me prenais pour le grand Hubert Reeves en vous lançant que le soleil va se lever samedi matin et qu’invariablement après la pluie, il finit toujours par avoir du beau temps.Bob Gainey va bouger, c’est sur. Un moment donné. Lorsque l’occasion sera bonne. Lorsqu’il aura l’impression qu’il améliore son club ou qu’en tout cas le marché qui lui est proposé vaut la peine d’être tenté.D’ici là, comme le disait ironiquement un ami blogueur hier, les seuls mouvements que Gainey effectue sont : s’essuyer le front et se frotter les mains en analysant les offres qu’il a faites et celles qu’il a reçues…Tenez vous bien : je vous lance une grosse prédiction par la tête : le Canadien affronte les Sharks de San José samedi au Centre Bell.Et vous savez quoi? Pour une fois, je suis certain de ne pas ma tromper…Et ce sera Cristobal Huet qui sera devant le filet.Pas de panique, pas de crise, par de pleurs ou de grincements de dents. Huet a été très bon contre les Sénateurs d’Ottawa samedi dernier, il a mérité d’affronter l’Avalanche du Colorado mercredi. Parce qu’il a été encore meilleur mercredi qu’il ne l’avait été samedi dernier, il aurait été bien malvenu de lui enlever le plein droit d’affronter les Sharks.Je vous entends d’ici petits coquins! Non je n’abandonne pas José Théodore. Pas le moindrement. Et je suis encore convaincu qu’il relancera sa carrière en deuxième moitié de saison, à Montréal ou ailleurs…Mais je suis bien content de voir que Claude Julien vous le retire des pattes.Ça lui permettra de reprendre à zéro lundi contre Dallas, ou mieux encore, une fois rendu sur la route la semaine prochaine…Pour le reste, Claude Julien a chambardé ses trios. Koivu et Kovalev reviendront ensemble mais pour la première fois ils évolueront en compagnie de Michael Ryder.Radek Bonk, votre préféré, Richard Zednik et Jan Bulis seront réunis au sein du deuxième trio.Où donc se retrouve Mike Ribeiro? Il s’entraînait au sein du quatrième trio en compagnie d’Andreï Kostitsyn et Jonathan Ferland.Steve Bégin avec Christopher Higgins et Niklas Sundström devraient se retrouver au sein du troisième trio.Peut-être qu’avec le retour de Koivu et Kovalev les succès du début de saison reviendront eux aussi. On verra! Lire le reste de cet article »

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Vendredi 13 janvier 2006 | Mise en ligne à 0h00 | Commenter Commentaires (75)

Tous derrière Éric Lucas

Lucas mérite qu’on s’impose une petite retenue sur le Canadien afin de s’occuper de lui et de son comat surtout que Éric est sans doute de bien mauvais poil en ce vendredi matin.Cela n’a rien à voir avec sa confiance en vue du combat de championnat du monde de la WBA des super-moyens qu’il livrera au Danois et tenant du titre Mikkel Kessler.Non!Lucas est de mauvais poil parce qu’il a gorge sèche, la langue transformée en épaisse feuille de papier sablé et l’estomac qui gargouille en raison de la période de déshydratation que doivent s’imposer tous les boxeurs pour s’assurer de faire le poids. Pas contre un adversaire redoutable, mais contre une balance qui elle ne pardonne jamais.C’est à 15 h (heure de Copenhague) donc 9 h chez nous, qu’Éric Lucas montera sur la balance. Si tout va bien, elle indiquera 167 livres et des poussières. Juste assez pour respecter la limite des 168 livres.Et cela devrait bien aller. Lucas n’avait que cinq petites livres à perdre pour respecter la limite et il n’est pas reconnu comme un gars qui a de grandes difficultés à faire le poids.Mais ça le rend grincheux, irritable, marabout. On le serait à moins… Aussitôt son poids confirmé, Lucas retrouvera le sourire.Il soulèvera ses bras au ciel, se donnera en spectacle le temps de quelques clichés, et pourra enfin retourner à table et se gâter.Pas question de tomber dans les excès. Mais il mangera bien, boira bien et de 167 livres et des poussières qu’il pèsera vers 9 h, Lucas pèsera entre 177 et 180 livres lorsque la cloche lancera son duel contre Kessler.Un duel qui pourrait, qui devrait, qui sera peut-être son tout dernier en carrière.La dernière fois que j’ai croisé Lucas, un peu avant les Fêtes, j’avais une question bien « plate » à lui poser.Impressionné par le fait que son adversaire présente une fiche de 36-0-0 et par le fait que le champion n’a que 26 ans, huit ans de moins que Lucas ce qui est énorme, j’ai indiqué à Éric (38-6-3) que j’avais peur qu’il se fasse faire mal dans l’arène et je lui ai demandé s’il partageait cette crainte.Il aurait pu m’envoyer promener en répliquant que c’était là une question bien bête à quelques jours de son départ pour l’Europe – il s’y est rendu le 3 janvier pour s’assurer d’avoir pris le rythme de Copenhague une fois le combat venu – mais Éric Lucas étant Éric Lucas, il a souri.Il a souri et m’a envoyé ce jab en guise de contre-attaque : « Il y a tellement de gens comme toi qui craignent pour moi que je n’ai pas besoin de le faire… »C’est là que j’ai compris. Que j’ai compris qu’Éric Lucas savait ce qui l’attendait et qu’il était prêt à courir tous les risques pour livrer ce combat qui sera le plus important de sa carrière. Plus important que le combat qui lui a permis de remporter la ceinture de la WBC le 10 juillet 2001 au Centre Bell devant Glen Catley. Plus important que les trois défenses de son titre. Plus important que le combat au terme duquel l’Allemand Markus Bayer lui a volé sa ceinture de champion, ceinture que Lucas n’avait toutefois pas chèrement défendue.Pourquoi? Parce qu’après avoir tenté d’obtenir une revanche que Markus Bayer a tout fait pour ne pas lui offrir, Éric Lucas sait très bien que le temps presse et qu’il doit gagner le combat de demain pour reprendre un titre mondial car il pourrait bien ne plus jamais profiter de pareille occasion.Jacques Theriault, ancien publiciste d’Interbox qui était très proche d’Éric Lucas lorsqu’il a remporté son titre en 2001 croit même que le plan de Lucas est arrêté et que le combat de demain sera son dernier, son tout dernier.« S’il perd, c’est fini. Bien sur. Mais si Éric gagne il sera lié au promoteur danois pour ses trois prochains combats. Il ne pourrait donc pas suivre le chemin qu’il voudrait et ne ferait pas fortune comme s’il était maître de sa destinée. Le meilleur scénario serait donc une victoire d’Éric samedi, un retour triomphal au Québec avec la ceinture portée bien haut pour ainsi effacer tous les doutes soulevés après sa défaite contre Bayer et une fois ce retour célébré, Éric pourrait simplement remettre sa ceinture à la WBA et prendre sa retraite en grand champion qu’il est et qu’il serait pour la postérité.»Mais pour ça, il faut gagner.Quelles sont ses chances? Ceux qui connaissent bien Lucas et qui connaissent la boxe bien mieux que moi, soulignent que ses chances sont bonnes car il n’a jamais, ou rarement, été en aussi belle forme.Tant mieux.Mais aux yeux de Jacques Thériault, la plus belle arme d’Éric est sa sérénité. Son corps est en grande forme oui, mais sa tête l’est aussi. Et ça, c’est plus important que toutes les statistiques.Alors! Éric par décision. Mais surtout protège toi bien, car ce serait trop bête de te faire faire mal à ton dernier combat. Lire le reste de cet article »

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