
Peu de temps après le début du «bountygate», Rex Ryan a soutenu qu’il n’avait jamais encouragé ses joueurs à blesser l’adversaire. Mais comme l’explique ce texte du profootballtalk.com, l’entraîneur-chef des Jets de New York a dit le contraire dans son bouquin Play like you mean it.
La différence, c’est que Ryan et les Jets n’ont pas offert d’argent à ceux qui blesseraient un joueur. Or, il est écrit noir sur blanc dans le livre que Ryan et les Jets identifiaient parfois des joueurs adverses afin de les sortir du match… Le pilote prend toutefois soin de souligner qu’ils respectaient les règlements à la lettre, et qu’il ne voulait pas qu’un joueur soit blessé à la suite d’un geste illégal ou vicieux.
Deux poids, deux mesures ? Compte tenu de la sévérité des suspensions chez les Saints de La Nouvelle-Orléans, la NFL serait-elle injuste de ne pas à tout le moins investiguer sur ce qui s’est déroulé chez les Jets ?
Le football restera toujours un sport violent, c’est bien évident. Mais avec toutes les histoires d’horreur qu’on entend à propos d’anciens joueurs, Roger Goodell doit poursuivre son combat contre les coups illégaux et les coups à la tête. On ne peut pas dire en toute certitude que les coups à la tête encaissés par Junior Seau ont été à l’origine de son suicide, mais sa mort ne fera qu’ajouter à la pression sur la NFL de changer sa culture.
Dans ce sens – et afin de montrer une constance dans leurs actions -, Goodell et la NFL doivent-ils intervenir dans le cas des Jets ? Leurs agissements sont-ils si différents de ceux des Saints parce qu’il n’y avait pas d’argent sur la table ?
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