
Vous rappelez-vous l’émission de télévision La Course destination monde diffusée le samedi en fin d’après-midi par Radio-Canada ?
Pendant plusieurs mois, une poignée de jeunes Québécois voyageaient à travers le vaste monde, envoyaient de courts reportages à Montréal et, semaine après semaine, un jury jugeait leur travail et leur attribuait une note.
À la fin de la saison, il y avait un grand gagnant.
Entre 1988 et 1999, ce sont quatre-vingt-huit concurrents qui se sont affrontés de cette manière.
Cette très populaire émission de télévision s’est d’abord appelée La Course des Amériques, puis La Course Amérique-Afrique et La Course Europe-Asie.
Comme c’est malheureusement souvent le cas à la télévision de Radio-Canada, l’idée de cette émission avait été «empruntée» aux Français.
En 1976 et 1984, le réalisateur Jacques Antoine avait mis sur pied un jeu télévisé intitulé La course autour du monde avec le concours des télévisions publiques francophones de France, du Canada, de Suisse et de Belgique.
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L’éditeur Betrand Dumont publie un livre de 306 pages, Nos courses autour du monde, dans lequel onze concurrents racontent leurs souvenirs, révèlent des anecdotes inédites et partagent leurs réflexions.
Il s’agit de Hugues Dufour, Marc Cayer, Bruno Boulianne, Marie-Claude Harvey, Marie-Julie Dallaire, Marie-France Bojanowski, Pascal Brouard, Nicolas Desrosiers, Robin Aubert, Yves-Christian Fournier et Frédéric Gieling.
La préface de cet ouvrage est signée Philippe Falardeau, qui lui aussi a fait la Course. En 1992.
Il admet que sans l’expérience de la Course, jamais il n’aurait pratiqué le métier de réalisateur : «La Course fut une formidable école pour toute une génération d’artisans qui travaillent maintenant à la télévision, à la radio, au cinéma. La Course a inspiré une nouvelle génération de créateurs qui ont su inventer leur propre aventure, voyager avec un appareil photo, une caméra, un carnet de notes. La Course a contribué à une forme de réappropriation des moyens de production par les jeunes qui ont accouché d’un espace de liberté de création et de pensée.»
Et d’ajouter : «Cet héritage est solide.»
À vous de juger de la solidité de cet héritage en vous plongeant sans plus tarder Nos courses autour du monde.
Bonne lecture !
Didier Fessou
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