Il aura fallu attendre 11 ans. Depuis 2002 et une lettre adressée au gouvernement du Québec lui demandant d’explorer la possibilité de créer un parc national dans la région du Témiscamingue. Plus d’une décennie d’études, de réunions d’information, de contestations, de tractations, de concertations, pour qu’enfin le projet aboutisse et s’officialise. Ce jeudi 21 mars 2013, en visite à Notre-Dame-du-Nord, la première ministre Pauline Marois a annoncé la création du parc national d’Opémican.
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« C’est une excellente nouvelle », confie Arnaud Warollin, préfet de la MRC de Témiscaminque, dont les services ont travaillé 15 ans sur le dossier. « Ce n’est toutefois pas une vraie surprise, car après la fin des audiences publiques, nous attendions cette annonce. Nous étions quand même un peu inquiets, car le contexte budgétaire est difficile ». Même sentiment pour Sylvain Archambault, responsable aires protégées et utilisation du territoire à la SNAP (section québécoise de la Société pour la nature et les Parcs du Canada) : « C’est d’autant plus appréciable que la région était jusqu’alors un peu délaissée. Cela vient combler un vide. Opémican naît de l’implication très forte des acteurs de la région et de la population. Aujourd’hui, on ne peut plus imposer la création d’un parc sans l’accord et l’engagement des habitants. C’est essentiel pour assurer la pérénnité du parc ».
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