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Ariane Krol
L’image n’est plus de saison mais elle est, hélas, plus que jamais d’actualité.
Allez voir ce rapport qui vient tout juste d’être publié sur l’état des retraites au Québec. Ce tas qui commence à obstruer l’horizon? Oui, c’est ce qu’on pellette par en avant depuis un bon bout de temps déjà.
- Presque une famille sur deux, dans celles qui gagnent entre 38 000$ et 92 000$ par an, n’épargne pas assez pour sa retraite
- Presque un travailleur sur deux ne participe à aucun régime de retraite collectif
- À peine plus du tiers des travailleurs bénéficient du type de régime offrant la meilleure sécurité financière – un régime à prestations déterminées
- Quasiment les trois quarts de ces régimes-là sont en crise. Et pas seulement dans le privé, mais dans les municipalités et les universités.
Des solutions, il y en a. Le rapport d’Amours en présente plusieurs, qui répondent à deux problèmes distincts. Une nouvelle rente de longévité pour bonifier la retraite des travailleurs. Et un mode d’emploi pour remettre les régimes à prestations déterminées sur pied.
Je ne vous dit pas que ce sera facile. À peu près toutes les parties concernées (le gouvernement, les employeurs, les salariés, les contribuables et même une partie des retraités) vont devoir faire des efforts importants.
Il sera tentant de ne rien faire, c’est-à-dire de continuer à pelleter par en avant.
On peut continuer comme ça un bout de temps. Jusqu’à ce qu’on soit complètement bloqués.
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