Le blogue de l'édito

Archive de la catégorie ‘Politique municipale’

Mercredi 17 avril 2013 | Mise en ligne à 16h03 | Commenter Commentaires (49)

Retraites: arrêtons de pelleter par en avant !

couverture WEB Rapport (FR)

NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Ariane Krol

L’image n’est plus de saison mais elle est, hélas, plus que jamais d’actualité.

Allez voir ce rapport qui vient tout juste d’être publié sur l’état des retraites au Québec. Ce tas qui commence à obstruer l’horizon? Oui, c’est ce qu’on pellette par en avant depuis un bon bout de temps déjà.

- Presque une famille sur deux, dans celles qui gagnent entre 38 000$ et 92 000$ par an, n’épargne pas assez pour sa retraite

- Presque un travailleur sur deux ne participe à aucun régime de retraite collectif

- À peine plus du tiers des travailleurs bénéficient du type de régime offrant la meilleure sécurité financière – un régime à prestations déterminées

- Quasiment les trois quarts de ces régimes-là sont en crise. Et pas seulement dans le privé, mais dans les municipalités et les universités.

Des solutions, il y en a. Le rapport d’Amours en présente plusieurs, qui répondent à deux problèmes distincts. Une nouvelle rente de longévité pour bonifier la retraite des travailleurs. Et un mode d’emploi pour remettre les régimes à prestations déterminées sur pied.

Je ne vous dit pas que ce sera facile. À peu près toutes les parties concernées (le gouvernement, les employeurs, les salariés, les contribuables et même une partie des retraités) vont devoir faire des efforts importants.

Il sera tentant de ne rien faire, c’est-à-dire de continuer à pelleter par en avant.

On peut continuer comme ça un bout de temps. Jusqu’à ce qu’on soit complètement bloqués.

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Lundi 1 avril 2013 | Mise en ligne à 12h36 | Commenter Commentaires (16)

Cuisine de rue: on avance…

Photo: Bernard Brault, La Presse

Photo: Bernard Brault, La Presse

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Ariane Krol

Le dossier avance à la vitesse d’un camion au ralenti, mais au moins, il avance dans la bonne direction.

La Commission permanente sur le développement économique et urbain vient de recommander «que le conseil municipal se prononce en faveur du déploiement de la cuisine de rue sur le territoire de la Ville de Montréal».

On reste dans la logique du projet pilote, puisque l’indispensable cadre réglementaire reste à créer « dans la perspective d’une implantation progressive à compter de 2015 et d’un développement à moyen et long terme».

En attendant, on devrait voir davantage de camions culinaires dans la métropole. Le maire a annoncé un projet dans Ville-Marie cet été. Les autres arrondissements intéressés sont aussi invités à favoriser la présence de la cuisine de rue sur leur territoire.

Il y a beaucoup de bon dans le rapport de la Commission. Des évidences, comme le respect des normes de salubrité, de gestion des déchets et de bruit. Des orientations intéressantes, comme l’obligation d’avoir des camions et roulottes réellement mobiles, retirés du domaine public hors des heures d’opération et n’occupant pas toujours le même site.

Mais il y a aussi des recommandations discutables, comme l’obligation de posséder un lieu de production fixe à Montréal «dans une perspective d’équité fiscale entre commerçants». Ça sent la fleur faite aux restaurateurs, qui ont toujours surestimé la concurrence faite par la cuisine de rue. Toutes les fois où j’ai acheté d’un camion, c’était pour goûter ce qu’il faisait ou pour manger sur le pouce dehors. Et si ce camion n’avait pas été là, je ne serais davantage allée dans resto, puisque je n’en avais ni l’envie, ni le temps.

Des points importants devront aussi être précisés. La Commission recommande de «favoriser une offre alimentaire basée sur des produits sains et sur une créativité culinaire.» D’accord pour qu’on refuse que ces camions vende des hot-dogs et des pizzas bas de gamme: on n’a pas besoin d’eux pour ça. Mais il ne faudrait pas que ce critère de «produits sains» nous prive d’aliments savoureux sous prétexte qu’ils ressemblent à de la malbouffe, comme des tacos ou de la poutine au canard.

Et une fois ce point réglé, il faudra un un appel de candidatures extrêmement rigoureux, pour s’assurer d’avoir la meilleure offre possible. Vous pouvez voir toutes les recommandations ici (merci à Radio-Canada).

Et dites-moi: êtes-vous un client de ces camions qui servent de la bouffe de rue? Qu’en pensez-vous?


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Lundi 25 mars 2013 | Mise en ligne à 13h55 | Commenter Commentaires (30)

Quand la démocratie tombe dans un nid-de-poule…

Applebaum_m

Photo: Paul Chiasson, Presse canadienne

Photo Paul Chiasson, Presse canadienne

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Ariane Krol

Je trouve régulièrement de l’information utile sur le portail de la Ville de Montréal. Le «sondage» imaginé par le maire Applebaum n’en fait pas partie. «Ce n’est pas un sondage, c’est un vox pop», confirme la prof Claire Durand, qui en connaît un bout sur le sujet.

Non, je ne chipote pas sur les termes. Allez-y voir vous-même. Après vous avoir demandé si vous habitez à Montréal, et quel est votre code postal, on résume le problème que pose cet appel d’offres remporté par sept entreprises dont certaines ont «fait l’objet de plusieurs articles et d’allégations». Vous devez alors choisir cocher:

«NON, vous ne voulez pas que la ville accorde le contrat avec pour conséquence que la ville ne pourra remplir les nids-de-poule pour la saison»

ou

«OUI, vous voulez que l’on accorde le contrat qui permettra de boucher les nids-de-poule».

J’ai hâte de voir ce que le maire fera du résultat de sa «consultation».

Le seul filtre efficace de ce questionnaire, c’est que vous ne pouvez pas répondre plus d’une fois avec le même ordinateur. Sinon, vous pouvez bien racontez ce que vous voulez sur votre lieu de résidence, code postal inclus.

Sur le remplissage des nids-de-poule, par contre, vous ne pouvez pas dire grand chose. Pas question de proposer un éventail de possibilités, histoire de montrer qu’on a un peu réfléchi, ni de solliciter vos suggestions. C’est ce contrat-là, ou des trous béants jusqu’ à l’an prochain.

Que veulent les Montréalais ? Je n’en suis pas sûre.  Je sais par contre que ce n’est pas ce questionnaire bidon qui nous l’apprendra.

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