
Photo Presse canadienne
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André Pratte
La semaine dernière, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a annoncé qu’il s’opposait au projet de la société Enbridge de renverser le flot de son oléoduc 9 entre l’Ontario et le Québec. La déclaration de M. Mulcair est franchement consternante.
Le projet d’Enbridge permettrait l’acheminement au Québec de pétrole extrait en Alberta, éventuellement de celui des sables bitumineux. Cela aurait plusieurs avantages. Les raffineries du Québec pourraient se procurer un pétrole moins cher que celui venant d’outre-Atlantique. Les producteurs albertains auraient un nouveau débouché pour leurs hydrocarbures.
Il y a sept mois à peine, dans un discours prononcé à Toronto, M. Mulcair a vanté l’idée, la préférant de loin à la construction d’un nouvel oléoduc (Keystone XL) pour exporter du pétrole vers les États-Unis. «C’est une initiative de l’industrie qui a l’avantage de générer des retombées dans toutes les régions du pays : de nouveaux marchés pour les producteurs de l’Ouest, des emplois à valeur ajoutée qui sont bien payés, et de l’énergie moins chère dans l’Est», a dit le chef de l’Opposition officielle.
Comment comprendre son opposition au projet d’Enbridge? M. Mulcair explique qu’il demeure favorable au principe de transporter le pétrole d’Ouest en Est. Cependant, il est contre le renversement de l’oléoduc 9 parce que le processus d’évaluation environnementale piloté par l’Office national de l’énergie a été affaibli par les changements législatifs apportés l’an dernier par le gouvernement conservateur.
Ces changements limitent – mais pas autant que ce qu’affirment les écologistes – le nombre de personnes et organismes qui pourront participer aux audiences publiques de l’Office. Il fixe une période maximale d’étude d’un projet à 15 mois, ce qui demeure raisonnable. Et il donne au gouvernement le pouvoir de prendre la décision finale sur un projet, après avoir reçu les recommandations de l’Office.
On peut trouver que ces changements sont néfastes. Cependant, il est nettement exagéré de soutenir, comme l’a fait le chef du NPD, qu’«il n’y a plus de processus crédible» d’évaluation. De toute façon, M. Mulcair serait plus cohérent et responsable en donnant son appui au projet, à moins d’informations révélant des risques inacceptables (inexistantes à l’heure qu’il est). Car, si le lien ouest-est ne se fait pas par le projet d’Enbridge, fondé sur une oléoduc existant, il ne se fera pas de sitôt. L’autre projet envisagé, celui de TransCanada, est plus complexe et moins avancé. Et on peut gager qu’il suscitera encore plus de réserves encore. Qu’en dira le NPD?
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Une bonne partie des réserves venezueliennes se trouvent dans une gigantesque formation appelée Orinoco. Le pétrole s’y trouve dans des sables bitumineux semblables à ceux de l’Alberta. Malheureusement, les investissements nécessaires sont très en retard. Alors que PdVSA prévoyait y produire 190 000 barils par jour à la fin de 2012, la production actuelle se limite 


