Le blogue de l'édito

Archive de la catégorie ‘Élections 2008’

Mardi 25 novembre 2008 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (69)

Quand le PQ malmène le français…

debat-francais_s.jpg
Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

André Pratte

Le Parti québécois s’est toujours présenté comme LE défenseur de la langue française au Québec. «Promouvoir le français a toujours été au cœur du projet du Parti Québécois. (…) Nous sommes le seul véritable parti qui puisse promouvoir la langue française et qui entend prendre les moyens pour le faire», a déclaré récemment Pauline Marois.

Tous les stratèges péquistes ne semblent pas aussi soucieux que leur chef de la QUALITÉ du français. J’en veux pour preuve la publicité publiée dans les journaux ce matin.

«Ce soir, il y aura une question facile à répondre monsieur Charest», commence le texte, qui occupe une page entière. «Une question facile à répondre», ce n’est pas français. On ne répond pas une question, mais À une question.

Le texte se poursuit ainsi: «Savez-vous ce qui se passe avec les épargnes des Québécois?» «Se passer avec» est un calque de l’anglais («what is happening with…»).

Puis: «Vous avez changé la loi de la Caisse de dépôt et placement pour mettre les épargnes des contribuables à risque». Encore un calque de l’anglais («at risk»). De plus, cette affirmation est fausse, puisqu’avant les modifications à la loi, le mandat de la Caisse était mal défini et permettait diverses interprétations. La loi prévoit aujourd’hui que la Caisse recherche «le rendement optimal du capital des déposants dans le respect de leur politique de placement tout en contribuant au développement économique du Québec.» Comme le soulignait l’ancien vice-président de la CDPQ, Michel Nadeau, le rendement optimal, ce n’est pas la même chose que le rendement maximal. 

Revenons-en à la langue. Il est déplorable que le Parti québécois publie un texte en si mauvais français. Je le rappelle, il ne s’agit pas ici d’un obscur document interne mais d’une publicité d’une page, diffusée à un moment crucial de la campagne électorale.

Dans la campagne en cours, c’est évidemment accessoire. Néanmoins, l’anecdote révèle un paradoxe réel. La priorité de quiconque veut protéger et promouvoir la langue française au Québec devrait être d’en assurer la qualité. Or, combien de Québécois se soucient vraiment de cette dernière?

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Mercredi 19 novembre 2008 | Mise en ligne à 7h29 | Commenter Commentaires (79)

Qu’est-ce que vous avez contre l’université?

universite-petit-cochon.jpg

Ariane Krol 

Ça fait des années qu’on regarde nos usines fermer les unes après les autres en répétant que l’économie du savoir est notre seule planche de salut. Et pourtant, on laisse végéter nos universités comme si elles n’avaient rien à voir dans l’équation.

Les bibliothèques sont dégarnies, les bâtiments pleins à craquer, les profs remplacés par des chargés de cours et ça, ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Sous la surface, il y a l’argent qui manque pour faire de la recherche, attirer les meilleurs profs et soutenir les étudiants.  

Pourtant, comme dirait Pierre Légaré, personne n’en parle. La Conférence des recteurs et des principaux des universités (CREPUQ) profite de la campagne pour interpeler les chefs, mais on attend encore le premier qui va se mouiller. Il faut dire que la population ne les pousse pas dans le dos non plus.

Pourquoi une société développée comme la nôtre n’accorde-t-elle pas plus d’importance à ses universités ? Pourquoi réagit-on toujours comme si les études supérieures n’avaient aucune valeur – notamment en refusant toute hausse des frais de scolarité ?  Les quatre recteurs que nous avons rencontrés mardi reconnaissent que leur message ne passe pas. Ils ne savent pas pourquoi. Nous non plus. Somme-nous affligés d’anti-intellectualisme primaire ? De myopie socio-économique? 

 

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Vendredi 14 novembre 2008 | Mise en ligne à 12h21 | Commenter Commentaires (17)

Quiz électoral – La réponse

André Pratte

hell_de_hell a bien fait sa recherche. Il s’agit en effet de Jeanne Blackburn, députée péquiste de Chicoutimi et critique de son parti pour la Santé, en 1989.

1989: ça fait 19 ans. Déjà, les urgences étaient engorgées. Les libéraux de Robert Bourassa avaient promis de régler le problème en arrivant au pouvoir en 1985. Ils n’y étaient toujours pas parvenus en 1994 lorsque le Parti québécois de Jacques Parizeau les a délogés.

Aujourd’hui, on parle encore des urgences bondées et de l’attente pour des traitements. Les statistiques montrent pourtant que des sommes colossales ont été investies, qu’on forme plus de médecins et d’infirmières et que le nombre d’actes médicaux a augmenté. Le problème, c’est que la demande augmente beaucoup plus vite que l’offre. Les gens vivent plus vieux, des maux qui ne pouvaient être traités avant le sont, etc.

Et puis, quoi que disent les politiciens quand ils sont dans l’opposition, les choses ne sont pas si noires. Lorsqu’il y a un cas urgent, le patient est vite traité, nous en avons tous eu des exemples dans notre entourage. Et la qualité de soins prodigués est excellente.

En fait, il ne faut tout simplement pas croire les politiciens lorsqu’ils parlent de santé…

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