André Pratte
La grand patron de la firme Magna, fabricant canadien de pièces d’automobile et nouveau propriétaire d’Opel, était de passage à Ottawa mardi pour vanter les mérites de la voiture électrique. Selon Frank Stronach, «dans environ six ans, au moins 15 % des voitures seront des voitures électriques ou des hybrides. Dans 12 ans, au moins 30 % des voitures seront électriques ou des hybrides.»
Chose certaine, partout dans le monde, les manufacturiers planchent sur des voitures moins polluantes. Cela fait notamment partie du mandat que l’administration Obama a imposé à Chrysler et à GM.
Pourtant, un paradoxe. Pendant qu’on parle plus que jamais de la voiture électrique, le prix du pétrole ne cesse de grimper. Au cours du dernier mois, il est passé de 55$ US à 68$ US. Chez les pétrolières qui exploitent des gisements de sable bitumineux, on croit que le pire est passé. Les investisseurs et producteurs de pétrole ne semblent donc pas croire que la voiture électrique soit promise, à court terme en tout cas, à une percée majeure.
J’ai pourtant l’impression que cette fois-ci est la bonne. Il se dépense tellement d’argent en R & D pour mettre au point une voiture électrique efficace, fiable et performante que ça va finir par produire des fruits. Le chroniqueur automobile Éric Lefrançois nous apprend d’ailleurs qu’Audi doit présenter cet automne une version tout électrique de son modèle sport R8. Si l’électrique est bientôt associé à la performance, pas seulement à l’environnement, les consommateurs seront séduits. Suis-je trop optimiste?
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