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Ariane Krol
Si vous avez trouvé difficile de retourner au boulot ce lundi, ayez une petite pensée pour Chris Hadfield qui, lui, doit littéralement revenir sur Terre. Pas évident de rentrer au bureau après 146 jours inoubliables dans l’espace. Heureusement pour lui, il aura sans doute droit aux applaudissements nourris de ses collègues de l’Agence spatiale canadienne, qui n’auraient pu rêver d’une meilleure publicité. En voilà un qui peut se dire «mission accomplie».
On a beaucoup parlé de l’incroyable talent de vulgarisateur du commandant Hadfield, en particulier auprès des jeunes. Combien, grâce à lui, rêvent aujourd’hui de devenir astronautes? Quand j’étais enfant, en tout cas, c’était un choix de carrière très populaire. Mais on ne savait pas de quoi on parlait. Au-delà du rêve, il faut prendre ses études au sérieux pour devenir astronaute. Chris Hadfield, par exemple:
- lauréat du Mérite scolaire de l’Ontario
- bac en génie mécanique avec distinction
- maîtrise en systèmes aéronautiques
Et tout le parcours qui s’en est suivi pour devenir le premier Canadien à prendre le commandement d’un engin spatial. Ça n’a pas dû être facile tous les jours. Mais ces années d’efforts auront notamment permis à M. Hadfield de:
a) devenir le scientifique le plus cool du système solaire
b) discuter avec le capitaine Kirk
c) s’entretenir avec le Premier ministre Harper le vendredi
d) et lui faire la leçon le lundi suivant
e) réaliser un incroyable fantasme de musicien amateur
Chris Hadfield a mis des étoiles dans les yeux de toute une génération. J’espère qu’il se trouvera dans leur entourage des gens pour faire le lien entre cette aventure et tout l’apprentissage qu’elle suppose.
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Des travailleurs de la construction en Alberta. (photo PC)



