Le blogue de l'édito

Archive de la catégorie ‘Culture’

Vendredi 30 novembre 2012 | Mise en ligne à 18h12 | Commenter Commentaires (36)

Noël? Un instant!

Christmas_Shopping_2009122_mPhoto PC

NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Ariane Krol

Les décorations, ça va encore. Bon, j’ai hâte que les structures gonflables passent de mode, mais je dois avouer que les diodes électroluminescentes (DEL) ont rendu les lumières beaucoup plus tolérables. La musique de Noël, par contre… Quand ça commence à dégouliner des hauts-parleurs des magasins, ça ne s’arrête plus. Et ça commence drôlement tôt dans la saison.

Quelle saison d’ailleurs? L’hiver ne commence pas avant le 21 décembre et les pneus idoines deviennent obligatoires à partir du 15 seulement. Pourquoi ne pas attendre cette date avant de faire jouer des chants de Noël dans les lieux publics?

Shoppers Drug Mart, propriétaire des Pharmaprix, a commencé à nous en infliger sitôt la dernière citrouille remballée, mais les plaintes du public l’ont forcée à se calmer le pompon. «Toute la musique de Noël est suspendue jusqu’à nouvel ordre», a annoncé la chaîne sur sa page Facebook. Avec un peu de chance, ils n’oseront pas se réessayer avant l’an prochain. Je devrais peut-être aller magasiner là.

Le malentendu est tenace. Comment faire comprendre aux marchands que l’usage précoce des cantiques n’est pas nécessairement bon pour les affaires? Je ne compte plus le nombre de magasins que j’ai fuis alors que j’y étais entrée avec l’intention d’y faire un achat. Et je ne suis sûrement pas la seule. Chez Mashable, ils se sont fait une liste de «chansons qu’ils aimeraient mieux entendre» en guise de protestation.

Je ne me fais pas d’illusion. Avec l’arrivée de décembre, les lieux publics qui ont eu la décence de nous épargner jusqu’ici vont probablement s’y mettre. Les systèmes téléphoniques pour les appels en attente aussi. Pourtant, il n’y a aucune urgence. Ça vous manquerait, vous, de ne pas entendre de musique de Noël avant le 15 décembre?

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Photo Alain Roberge (La Presse)

Photo Alain Roberge (La Presse)

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André Pratte

Selon une étude publiée mardi par l’Office québécois de la langue française, 51% des Québécois travaillant dans la grande région de Montréal emploient presque exclusivement le français durant leurs heures de travail. Pour 29% des personnes interrogées, le français est employé la majorité du temps (50%-89%) tandis que pour 21%, le français n’est utilisé qu’occasionnellement.

Cette étude comporte plusieurs données qui tendent à montrer que, chez les travailleurs francophones, l’usage du français au travail est prédominant. En effet, 57% des francophones de la région de Montréal travaillent exclusivement en français. Cependant, 30% d’entre eux emploient régulièrement l’anglais, tandis que 13% travaillent majoritairement en anglais.

Qui parle souvent anglais au travail? Ceux dont le supérieur et/ou les collègues sont anglophones. Ceux oeuvrant pour une entreprise dont le siège social est situé hors du Québec. Ceux qui écrivent ou lisent des documents destinés à ou provenant de l’extérieur de l’entreprise. Les diplômés universitaires utilisent plus souvent l’anglais, de même que les professionnels et les gestionnaires.

Bref, l’usage du français et de l’anglais au travail est dicté par des réalités très diverses. Afin de mieux comprendre ces réalités, j’aimerais que vous me racontiez votre expérience à vous. Travaillez-vous surtout en français, en français et en anglais ou surtout en anglais? Qu’est-ce qui explique votre comportement linguistique en emploi? Souhaiteriez-vous que la situation soit différente?

Je lirai vos réponses avec grand intérêt.


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Mardi 23 octobre 2012 | Mise en ligne à 11h59 | Commenter Commentaires (26)

L’argent ne fait pas le bonheur

Marco_Campanozzi_08_mLe temps de déplacement entre le travail et la maison n’a jamais été aussi long: presque 20% de plus qu’en 1994. (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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Ariane Krol

Du moins, pas automatiquement, souligne le Conseil consultatif de l’Indice canadien du mieux-être. L’indice est calculé à partir d’un grand nombre de données provenant, pour la plupart, de Statistique Canada. Le Conseil a comparé son évolution à celle du PIB canadien de 1994 à  2010. Sa conclusion: l’écart est beaucoup trop marqué.

La qualité de vie de la population s’est améliorée de moins de 6%, alors que le PIB a progressé de presque 29%, affirme l’organisme.

Qu’est-ce que la qualité de vie? Le Conseil résume sa définition par catégorie ici. Comme on le voit, tout n’est pas noir. Sur huit catégories, deux seulement se sont détériorées. Apparemment nous avons moins d’argent et de temps à consacrer à la culture et aux loisirs. Et nous ne sommes pas très tendres envers l’environnement, comme en témoignent, notamment, l’augmentation de nos émissions de gaz à effets de serre et notre empreinte écologique par habitant.

Cela dit, tout n’est pas rose non plus dans les domaines qui se sont améliorés. Sur l’aménagement du temps, par exemple, on a fait très peu de progrès. Le temps de déplacement entre le travail et la maison n’a jamais été aussi long: presque 20% de plus qu’en 1994.

J’ai toujours eu de la difficulté avec ce genre d’indices, qui donnent des résultats spectaculaires mais dont plusieurs composantes prêtent flanc à la critique. Témoin le nombre moyen d’heures de bénévolat auprès d’organismes culturels et communautaires qui, en fondant de 22%, affectent négativement la catégorie Loisir et culture. C’est malheureux pour les organismes concernés, mais de là à dire que ça nuit à notre petit confort…

La démarche, qui va au-delà de la sacro-sainte équation «Quand le PIB va, tout va», est quand même intéressante, ne serait-ce que pour amorcer la discussion.

Comment se porte votre indice de bien-être personnel? Trouvez-vous vraiment qu’il stagne ou, même, s’est détérioré depuis les années 90? Considérez-vous que l’économie canadienne, dont on n’arrête pas de vanter la solidité, devrait mieux profiter à la population? Comment?


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