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Ariane Krol
«Aux fournisseurs!», a répondu mardi le Conseil canadien du commerce de détail. C’est la principale raison pour laquelle les prix d’une foule de produits de consommation demeurent obstinément plus élevés ici qu’aux États-Unis, malgré la force persistante du huard, a expliqué l’organisme mardi devant le comité sénatorial sur les Finances nationales.
Douglas Porter, l’économiste de la Banque de Montréal qui a maintes fois dénoncé cet écart, ne contredit pas les détaillants.
«Un grand nombre de compagnies se battent bec et ongles pour cet important marché américain. C’est extrêmement bien vu et influent à travers le monde, alors gagner des parts de marché aux États-Unis, c’est de l’or», a-t-il dit à la Presse Canadienne.
La présidente du Conseil va plus loin: «Beaucoup de gens croient que les manufacturiers des multinationales américaines utilisent leurs marchés secondaires pour s’assurer de maintenir des prix concurrentiels aux États-Unis», a-t-elle indiqué au comité sénatorial.
Non seulement notre marché ne vaudrait pas la peine d’être courtisé, mais il subventionnerait celui des États-Unis. Si ce n’est pas un doigt d’honneur aux consommateurs canadiens, je me demande ce que c’est.
Que répondent les fournisseurs? Si le comité sénatorial prend son mandat au sérieux, il va les faire comparaître – ce qui n’est pas prévu actuellement.
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