Photo: Hassif Hassan, AFP
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Ariane Krol
Deux séries de mesures annoncées en à peine 24h pour défendre et renforcer la concurrence dans la téléphonie sans fil, c’est du jamais vu.
Lundi, c’est le CRTC qui a redonné un peu d’oxygène aux consommateurs, en réduisant la durée des contrats à deux ans, et en obligeant les fournisseurs à déverrouiller les appareils des clients qui le demandent.
Mardi, c’est le ministre de l’Industrie qui a montré les dents, annonçant qu’il refuserait désormais tout transfert de licence réduisant la concurrence, à commencer par celles du petit fournisseur Mobilicity au géant Telus.
Heureusement. En l’absence de limites sur les tarifs (qui seraient difficilement justifiables dans le contexte canadien), la concurrence est la seule chose qui puisse faire entendre raison au triumvirat Bell-Rogers-Telus. Et même si cette concurrence demeure fragile et ne détient encore qu’une fraction du marché, elle fait déjà fait sentir ses effets bénéfiques, montre cette firme de consultants en télécom. Les tarifs des trois grands pour les données, les minutes de voix supplémentaires et les interurbains ont diminué de façon significative depuis que les nouveaux fournisseurs sont dans le décor, a calculé le Seabord Group.
Il reste encore beaucoup à faire. Je pense notamment au verrouillage des téléphones (pourquoi les fournisseurs ont-ils le droit d’imposer des frais aux clients qui leur demandent de déverrouiller leur appareil ? pourquoi ont-ils même le droit de les verrouiller ?). Et au fait que des tarifs incluant le remboursement du prix de l’appareil ne diminuent pas lorsque le client est propriétaire de son téléphone (parce que son contrat est terminé, ou qu’il l’a payé en entier dès la signature de son contrat) .
Ce ne sont que deux exemples, je suis sûre que vous en avez d’autres.
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Photo Bernard Brault, La Presse


