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Ariane Krol
J’étais justement en train de manger mon repas du midi lorsqu’ils ont parlé, aux nouvelles, de la «Journée nationale Moi j’fais mon lunch». Wow! Mon modeste assemblage riz-haricots verts-boîte de thon venait de prendre une dimension événementielle, avec 20 jours d’avance par-dessus le marché.
Je n’ai que des bons mots pour l’organisme responsable de cette activité, la Tablée des chefs, qui s’est d’abord fait connaître en redistribuant les surplus alimentaires de la restauration et a progressivement élargi ses activités jusqu’à donner des ateliers de cuisine à des jeunes de milieux défavorisés. C’est justement cette mission que la Tablée cherche à financer avec sa Journée, par la vente de boîtes au coût de 2$. Plusieurs partenaires, dont Ricardo, Desjardins et de grandes entreprises alimentaires soutiennent l’initiative, mais je me demande si la formule, un peu complexe, ne nuira pas à leurs efforts. Ce serait dommage.
D’autant que la période me semble particulièrement bien choisie pour revaloriser le lunch fait maison. Contenants plus attrayants que jamais, variété quasi-infinie d’aliments, on a fait du chemin depuis la tour de macaroni Kraft Diner froid (démoulez du thermos au moment de servir) de mon enfance. Seul inconvénient: contrairement aux enfants, on doit préparer nos lunchs nous-mêmes. Mais au moins, on n’est pas limités par une liste interminable d’interdits (petits gâteaux pré-emballés ou, au contraire, faits maison, arachides, noix, chocolat, sucre, alouette…). Sans oublier le rapport qualité-prix, vraiment imbattable. Un argument de poids en ce début d’automne, où les dépenses de la rentrée s’ajoutent à celles des vacances.
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