La Banque de Montréal a tiré la première salve en annonçant un terme de 5 ans fermé à moins de 3%. (photo Reuters)
NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Si le ministre Flaherty voulait détourner l’attention de son budget à venir, c’est réussi. Ses interventions pour étouffer la guerre des taux qui se profilait dans le marché des hypothèques résidentielles ont soulevé un tollé. Et pour cause.
Les taux affichés par les banques sont bien supérieurs à ceux qu’elles sont prêtes à offrir. Vous le savez, moi aussi. J’en ai parlé ici, et ma collègue Stéphanie Grammond là.
Pourtant, lorsque la Banque de Montréal a tiré la première salve en annonçant un terme de 5 ans fermé à moins de 3% (2,99%…), le ministre fédéral des Finances a grimpé dans les rideaux, téléphoné à l’institution, et déclaré que les prêteurs ne devaient pas se lancer dans une guerre des taux. Et quand la Banque Manuvie a renchéri à 2,89%, Jim Flaherty a collé au plafond. La Manuvie a remonté son taux à 3,09% après avoir été contactée par un membre de son équipe.
Qu’est-ce que ça change à la réalité du marché ? Pas grand-chose, me confirme le conseiller hypothécaire Patrice Drouin. Les prêteurs offraient des termes de 5 ans fermés sous les 3% bien avant que la BMO monte au créneau, et ils continuent à le faire. Si vous avez un dossier correct et que vous négociez (ou demandez à un courtier hypothécaire de le faire pour vous), ils vous offriront mieux que 2,99%.
Une guerre ouverte n’aurait peut-être rien changé aux meilleurs taux disponibles (les institutions financières savent compter), mais elle aurait rappelé aux consommateurs l’importance de négocier âprement. Apparemment, ce réflexe n’est pas encore parfaitement intégré, surtout au moment de renouveler son hypothèque. Ce serait toujours ça de gagné, car pour bien négocier, il faut identifier ses besoins. L’occasion pour certains de réaliser que le taux le plus bas n’est pas le plus avantageux pour eux, notamment à cause des limites aux versements forfaitaires.
Dociles, les banques ont accepté de cacher ces taux que le ministre ne saurait voir. Aux clients de ruser pour deviner leur meilleure offre. Et tant pis pour ceux qui sont moins habiles pour négocier: ils paieront plus cher que le taux auquel ils auraient pu avoir droit.

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syl20_65
21 mars 2013
11h47
Venant d’un parti de drette qui se dit non interventionniste et qui est supposé laisser le libre marché faire à sa guise, cette intervention du ministre réformiste est bien mal venu. On comprends une fois de plus l’hypocrisie dans laquelle se vautre la drette profonde.
Qui aurait dit qu’un ministre de la drette profonde s’élèverait contre la concurrence et ferait en sorte que les citoyens paient plus aux banques. De joli…
Sylvain Pelletier
kodesh
21 mars 2013
11h59
Puisque le ministre des finances peut dicter le taux d’intérêt sur les prêts hypothécaires, ne pourrait-il pas aussi dicter les taux d’intérêt sur la dette fédérale ou les dettes des provinces?
Ce serait là en tout cas permettre un moyen d’atteindre le déficit zéro.
Maurice Jacques
cmoibenlepro
21 mars 2013
12h05
Qu’ils mettent des normes plus strictes pour protéger les clients en cas de montée des taux, d’accord.
Mais en attendant qu’ils montent, les emprunteurs devraient avoir le droit d’en profiter des meilleurs taux. C’est le seul point positif des bas taux, parce que les épargnants se font laver avec des taux d’intérêts sur les dépôts en bas du taux d’inflation…
Je ne comprend pas pourquoi le gouvernement veut mettre un taux plancher sur les taux affichés.
B Plante
basel
21 mars 2013
12h56
Bonjour,
Je ne porte pas les conservateurs dans mon coeur et je me méfie de toutes leurs intentions, mais dans le cas présent, j’interprète l’intervention du ministre différemment de vous. On s’entend que les banques ont déjà la possibilité de donner des taux moindre à leur client, en fonction de la “qualité’ du dossier. Mais en affichant déjà le taux le plus bas, n’est-on pas entrain d’inviter des clients avec des dossiers de moins bonne qualité à venir voir leur conseiller hypothécaire, et en ce sens, n’est on pas en train de déclarer ouvertement que ces taux ne sont plus fonction de la qualité du dossier? En bref, les banques ne sont-elles pas entrain d’annoncer qu’elles ne réservent plus ces taux pour leurs meilleurs clients? Qu’elles accepteront des dossiers plus risqués à ces taux?
Dans ce sens, l’avertissement de Flaherty me semble justifié. Mais j’aimerais avoir d’autres points de vues, il y a peut-être d’autres interprétations de la chose.
Basel Al-Kana
anonymous99
21 mars 2013
14h00
Dire que le gouvernement jadis a déjà eu des prêts sans intérets de sa banque centrale du Canada , n’est-ce pas le rôle de la banque centrale de minimiser la dette nationale ?? Une belle coquille vide cette banque supposément au service de la population. L’usure cumulée est en train de tuer les nations souveraines dans tous les pays qui ont acceptés d’être à la merci dans banquiers privées internationaux. Pourquoi Flaherty nous dit-il pas la vérité sur la dette nationale qui est composée de 90% d’intérets et emprunts cumulés juste pour payer l’usure accumulée depuis 1935 ???? Sans ces intérêts, la dette nationale serait de 60 milliards au lieu des 600 milliards actuels !!! Les CONtribuables n’y voient que du vent …
C Tremblay
pbrasseur
21 mars 2013
15h19
L’interventionnisme dans le secteur immobilier est absolument massif, débridé et surtout complètement déraisonnable.
Si les banques offrent des taux quasi AAA aux ménages Canadiens, même ceux qui n’ont que le minimum requis d’argent pour une mise de fond, c’est parce que le gouvernement Canadien (le contribuable) garantit le prêt via la SCHL. C’est rendu au point où le montant des ces garanties atteint presque le chiffre astronomique de 600 milliards. Les banques ne courent aucun risque, s’il y a problème c’est le contribuable qui va trinquer, et il serait bien surprenant que ça n’arrive pas. (Sans parler des dommages structuraux à l’économie Canadien, maintenant une économie basée sur l’endettement et la consommation où les investissement réellement productifs maquent de capitaux).
Alors vous feriez mieux de vous scandaliser (et avoir peur) de ça avant de dénoncer l’intervention du ministre qui reste surtout pathétique et insignifiante. Une telle intervention ne serait pas souhaitable ni nécessaire si le gouvernement n’avait pas déjà ses gros sabots dans ce marché et si les banques avaient à assumer elles même les risques liés aux prêts. Certes les taux seraient alors plus élevés mais les maisons seraient aussi moins chères et surtout il y aurait un rempart naturel pour limiter l’endettement des ménages. Le gouvernement se charge d’éliminer cette barrière, on voit le résultat…
Mais avec la bulle qu’il a lui même créée et qui menace à tout moment de lui péter en pleine face le gouvernement se sent obligé d’intervenir (sinon pourquoi le ferait-il?), c’est surtout là dessus que vous devriez réfléchir au lieu de faire de la petite politique avec cette histoire.
P Brasseur
syl20_65
21 mars 2013
15h20
”Dans ce sens, l’avertissement de Flaherty me semble justifié.”
Votre naiveté m’émeut. On ne parle pas d’avertissement mais d’ingérence d’un ministre des finances de la drette profonde envers une entreprise dite privée. Nuance…
Par contre, je partage votre inquiétude sur les bas taux d’intérêt non pas à cause du taux par lui-même ou que celui-ci s’adresse à tout le monde mais parce que les sur consommateurs bien asservis vont en profiter pour s’acheter des maisons trop grosses et trop chers pour leurs moyens. Un jour, ces taux vont remonter et égorger financièrement les voisins gonflants. Il est là le problème. Faut dire que les banques n’ont pas grand chose à perdre ni à s’inquiter des mauvaises créances futures puisque nos gouvernements utilisent nos taxes et nos impôts pour renfluer leurs coffres. Dans ce sens, je partage votre inquiétude.
Sylvain Pelletier
re3e
21 mars 2013
15h31
flaherty s’inquiete du niveau d’endetement , et a 160% du revenu disponible , je le comprend , il s’inquiete aussi de l’effet que de si bas taux peuvent avoir sur des gents incapable de penser a 10 15 ou 20 ans en avance , et il a la egalement raison , pcq c’est pas pcq les taux sont anormalement bas depuis quelques annees qu’ils vont le rester , qui se souvient du milieux des annees 80 ? combiens de canadiens seraient pret a le supporter ?
tom bombal
chip
21 mars 2013
17h35
C’est de l’ingéreance et c’est indigne d’un gouvernement. Quand on en est arrivé là, c’est que la dictature se pointe le bout du nez. Il y a une limite à tout vouloir contrôler, de l’argent des chômeurs aux commentaires des scientifiques et maintenant les taux d’intérêts.
Vivement 2015 qu’on dégomme ce gouvernement de bandits!
R. Ducharme
stridulation
21 mars 2013
19h53
Euh, Mme Krol, j’ai beau ne pas être un grand fan des Conservateurs, M.Flaherty a raison de monter dans les rideaux ici. Des taux hypothécaires trop bas risquent de créer une bulle immobilière, et c’est dangereux. Des gens qui n’auraient pas normalement les moyens d’avoir un maison vont se dire qu’ils peuvent en acheter une, les autres vont croire qu’ils peuvent s’en payer une plus grosse. Sauf que les bas taux d’intérêt ne dureront pas éternellement, et que ces gens vont se retrouver étranglés par les paiements quand ils vont augmenter, ce qui va arriver inévitablement.
Stéphane Thibodeau
DenisSera
21 mars 2013
20h32
Monsieur Flaherty veut éviter la situation qui s’est déroulée aux États-Unis, où les banques ont donné des prêts à des gens qui ne pouvaient pas les payer. Ce sont finalement les contribuables qui ont du payé pour les mauvaises décisions de certaines banques.
La même politique appliquée par le Parti Libéral du Canada aurait passé dans la plus grande indifférence. On aurait peut-être même salué la sagesse du ministre des Finances.
La victoire des Conservateurs dérange encore beaucoup de monde.
Denis Marchand-Lavigne
superlulu
21 mars 2013
21h00
Flaherty ne s’ingère pas dans les profits astronomiques qui n’ont cessé d’augmenter de trimestre en trimestre et ce en ne payat pratiquement d’impôts?
Ce même clown qui vient de couper les crédits d’impôts des fonds de travailleurs?
Qui coupe l’assurance emploi?
Comme ils l’ont toujours voulu ils coupent le Canada en 2. L’est et l’ouest.
J’ai hâte qu’ils étirent leur limites est-ouest à la porte du Québec. (Rivière Beaudette dison).
Vivement 2015 que l’on remette le compteur à avant leur majorité aux Communes.
L. Trépanier
Montréal
pager
21 mars 2013
21h09
Monsieur Flaherty a bien fait. Les USA sont tombés en récession parce que les taux hypothécaires étaient rendus à des niveaux ridiculement bas pour des termes d’emprunt de 40 ans et même plus. Cela a fait que des gens non solvables ont acheté des maisons hors leurs moyens et puis se sont retrouvés incapable de les payer, ce qui a provoqué la crise bancaire que l’on a connu.
Si nous laissons faire les banques, les taux hypothécaires vont descendre à 1% et nous nous retrouverons avec les mêmes problèmes que les USA ont connu…Mais ne demandez pas à un Québécois de comprendre cela!
Bravo Monsieur Flaherty pour votre bonne gestion de l’économie!
Gilles Tremblay
respectable
21 mars 2013
21h34
Il n’existe aucun risque à financer les maisons au canada. Le contribuable prend tous les risques. D’où l’importance d’exiger une mise de fond de 25%. Pour le reste Flaherty n’a pas d’affaire là. Qu’il abolisse la SCHL s’il veut vraiment se rendre utile.
simon picotte
fauconcanadien
21 mars 2013
21h51
J’appuie la décision du ministre. Il faut éviter à tout prix une situation qui serait une copie conforme de ce qui s’est passé aux États-Unis.
Le ministre pourrait aller même plus loin, si les taux d’intérêt demandés par les banques sont trop bas, le ministre pourrait interdire à la SCHL d’assurer les hypothèques. On verrait si les banques prêteraient quand même.
Nelson Guillemette
gtv2000
21 mars 2013
23h15
Le ministre Flaherty s’est comporté comme un imbécile et un irresponsable. Ceci étant dit ce n’est pas parce que les taux d’intérêts sont bas qu’il va automatiquement y avoir une bulle immobilière. On ne peut comparer la situation entre celle des États-Unis d’avant la crise et celle qui prévaut au Canada en ce moment. Le gouvernement américain voulait stimuler l’économie par l’accès à la propriété et a poussé les banques à prêter à quasiment n’importe qui, Fannie Mae et Freddy Mac garantissant les prêts de toute façon. Tant que les banques canadiennes s’assurent de la qualité du crédit de leur client le risque de bulle demeure bien contrôlé. Mon taux à moi, 2,64% pour trois ans fixe jusqu’en janvier 2016.
JF Villeneuve
pbrasseur
22 mars 2013
08h19
Dans son dernier budget le gouvernement restreint encore un peu plus la SCHL, avec l’intention assez claire d’éventuellement sortir complètement l’état de l’assurance hypothécaire, là où il n’aurait jamais dû être de toute façon.
Pour ceux qui n’on pas encore compris le message est le suivant: Le gouvernement est inquiet, svec la SCHL, la bulle immobilière et l’endettement calamiteux des ménages l’économie de ce pays est dans la M jusqu’au cou. Le gouvernement essait d’en sortir, mais tranquillement, sans éveiller le monstre, car voyez vous on a le choix entre deux conclusions ici: un “soft landing” qui entrainerait un ralentissement prononcé et prolongé de ce secteur et de la consommation ou une crise virulente qui menacerait jusqu’aux banques et l’intégrité financière du gouvernement.
Pour le moment il est trop tôt pour conclure mais de toute façon cela ne présage rien de bon pour l’économie Canadienne.
P Brasseur
pager
22 mars 2013
08h54
@gtv2000
21 mars 2013
23h15
Vous avez écrit (entre guillemets)
“Le ministre Flaherty s’est comporté comme un imbécile et un irresponsable….”
Et puis vous ajoutez:
“…Tant que les banques canadiennes s’assurent de la qualité du crédit de leur client le risque de bulle demeure bien contrôlé. …”
C’EST JUSTEMENT CE QUE LE GOUVERNEMENT CONSERVATEUR (ET M. FLAHERTY) FONT: Contrôler le crédit et c’est la raison pour laquelle le Canada est en bonne position financière et peut jouir, entre autre, d’une cote de crédit de AAA.
Votre message est contradictoire et vous ne vous en rendez même pas compte!
Gilles Tremblay
gtv2000
22 mars 2013
13h39
@pager
Désolé je ne vois la contradiction. Le ministre n’a pas à se mêler du marché de l’hypothèque et comme mon exemple le démontre (2,64% pour 3 ans) les banques peuvent afficher un taux qui lui fait ultimement plaisir mais ont tout de même la liberté de varier les taux offerts en fonction de la qualité du client qui veux emprunter. De même, il ne faut pas confondre taux hypothécaire et vérification du crédit. Même si les taux offerts étaient de 1% ce sont les banques qui doivent assumer la vérification de la capacité de remboursement de l’emprunteur, le ministre a pas grand chose à voir là-dedans.
Au plaisir, JF Villeneuve
anonymous99
22 mars 2013
14h10
@ pager
Comment peut-on encore se fier aux agences pourries de notation de crédit depuis la crise financière de 2008 et les produits toxiques dérivés (CDS,CDO) gonglés à l’hélium ??
Un peu plus de recherche sur le sujet serait apprécié … Voir documentaire: Inside Job de Charles Ferguson.
C Tremblay
snooze
23 mars 2013
01h49
La “bulle” canadienne, on est dedans depuis plus de 6 ans. Elle s’est accélérée fortement depuis notamment 2008 avec les mesures 40 ans 0 mise de fond alors mises en place par … Flaherty.
Le taux directeur a été abaissé à son niveau “d’urgence” (1%) et y est resté sous … Flaherty.
Avec en toile de fond, la CMHC qui garantit les hypothèques et dont la marge de manoeuvre a explosée a maintenant près de 600 milliards sous … Flaherty.
Le taux de propriété a atteint (dépassé) 70% et l’endettement des ménages au Canada a atteint (dépassé) 163% sous … Flaherty.
Les prix des maisons ont explosés soutenus par les mesures facilitantes (crédit facile, 0 down, 100% de la maison est financée, …) en donnant accès à des gros hypothèques à des gens gagnant a peine le salaire moyen sous … Flaherty.
Les tenants ici de la théorie que maintenant Flaherty devrait se mêler de ses affaires et laisser “le marché s’ajuster tout seul” … vous dites ça parceque vous êtes proprio d’une maison et que vous ne voulez pas que les prix s’ajustent à votre désavantage.
Mais les prix des maisons ont atteint (notez le passé composé ici) ces prix ridicule A CAUSE des interventions de … Flaherty (entre autre. il n’est pas responsable de la folie $péculative des wanna be Donald Trump).
En clair, Flaherty manipule le marché immobilier depuis qu’il est en poste. Jusqu’à présent ça fesait votre affaire.
Plus maintenant.
A. Dourbel
g.duquette
23 mars 2013
05h53
Tous ceux ici qui sont en accord avec l’intervention du ministre Flaherty sont les premiers à vouloir négocier le plus bas taux possible. Et si ce taux est inférieur à 3% ils en seront plus que ravi. Il semble qu’où cela les ”frustes” c’est que ces taux minimes soient disponible pour les autres.
Un emprunteur discipliné peut même avec un budget faible profiter de ces bas taux et surtout la flexibilité aujourd’hui offerte avec ces taux pour rembourser son hypothèque (terme de 25 ans) en 10-12 ans. Je le sais moi et ma conjointe sommes ce genre d’emprunteur qui avons pris une hypothèque de 35 ans il y a 4 ans à 5.76 (5 ans fixes) pour renégocier avant terme l’an dernier (avec multi-prêt) pour transférer vers un autre prêteur (hypothèque 25 ans terme 10 ans fixe 3.89%). Nous aurons tout payés en moins de 13 ans et ce sur un seul salaire. Ah oui sans SCHL car étant discipliné nous avons mis un capital de plus de 25% il y a 4 ans.
Mais bon à écouter ceux qui appuient la décision du ministre, nous n’aurions jamais pu renégocier notre hypothèque car entre le premier emprunt et la renégociation ma conjointe a décidé de prendre une retraite anticipée sans pension ni revenu. Pourtant la renégociation nous a permis de libérer un montant mensuel qui va directement sur le capital pour en arriver à la fin du terme à tout payer et ne pas avoir à vivre dans l’incertitude d’une augmentation possible des taux.
G.Duquette
waddle
23 mars 2013
12h25
“La folie immobilièreCcanadienne” c’est connue dans le monde entier aujourd’hui. Les économistes indépendants européens savent que Wall-Street ne marche plus avec le Gouv US et que le Canada va beaucoup plus mal qu’il ne le prétend.
Sinon, encore 200 arrestations hier, vos meilleurs amis les jeunes, manifestation prise en souricière, réquisition d’autobus de la ville. Qu’on soit pour ou contre, avouez que c’est vraiment la honte pour le plus meilleur pays au monde.
Pourquoi il n’y aura pas de 2ème printemps érable -pour reprendre une de vos grandes réflexions-disons que les causes qui donneront raison à votre affirmation (Comme Nastradamus on ne peut pas toujours se tromper) ne sont pas très noble.
Chris Waddle
pbrasseur
25 mars 2013
10h49
@g.duquette
Il ne s’agit pas tant d’appuyer l’intervention du ministre mais plutôt de comprendre ce qui le porte à agir ainsi. Surtout après (comme l’ont bien souligné plusieurs autres blogueurs) que le fédéral eu tant fait depuis des années pour porter à ébulition le marché immobilier.
Pourtant, à part quelques rabats-joie comme moi, je n’en connais pas beaucoup qui dénoncaient alors l’interventionnisme de l’état dans ce marché…
La réalité est que le fédéral essait maintenant de refroidir un marché qui est devenu un danger extrême pour l’économie du pays, une sorte d’éléphant dans un magasin de porcelaine. L’intervention du ministre est maladroite et probablement mal avenue, mais ce qu’il faut surtout en tirer c’est l’information qu’elle nous donne.
En attendant, dans mon coin de pays (Vaudreuil-Soulange) les ventes on chuté de 42% en février par rapport à l’an dernier. Si je me fie aux listing MLS actuel (centris.ca) pour la région comparé aux statistique du 4ième trimestre le nombre de listing actif est en train d’exploser.
Les statistiques de Montréal ne sont guère plus reluisantes…
Difficile de prédire précisément ce qui s’en vient, mais les nuages noirs s’accumulent en maudit…
P Brasseur
pierreallard
30 mars 2013
09h16
@ syl20_65
“Qui aurait dit qu’un ministre de la drette profonde s’élèverait contre la concurrence et ferait en sorte que les citoyens paient plus aux banques ? ”
Tous ceux- et nous sommes nombreux – qui avons compris la totale hypocrisie du Systène et savons qu l’argent ne vaut plus rien sauf ce qu’on réussit encore à nous faire croire qu’il vaut. 3% % ? 2% ? … Avec une inflation qu’on prépare en douce, on ramenera à MOINS (3%) et on ruinera lentement les “petits riches” au profit des grands qui eux ne perdent jamais.
Pierre JC Allard