Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Jeudi 14 mars 2013 | Mise en ligne à 14h26 | Commenter Commentaires (38)

    Le coût de la bouffe

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    593575-epiciers-souvent-preoccupes-perception-ecartsMario Roy

    Par ordre d’urgence, quels sont les besoins fondamentaux de l’être humain? Respirer, boire, manger, se vêtir, se loger. Viennent ensuite, bien sûr, les soins de santé, la procréation, l’éducation, le travail, la culture, etc.

    Jusqu’à nouvel ordre, respirer est gratuit et non taxable. L’eau potable est accessible à peu près partout –au prix, il est vrai, de gros efforts dans certains pays. Quant à la bouffe, son coût relatif a beaucoup diminué dans le monde au cours du XXe siècle, alors que celui du logement, des soins de santé et du divertissement a augmenté.

    C’est une réalité importante et encourageante.

    Il est bon de se rappeler que l’humanité dans sa totalité a, depuis qu’elle existe, toujours été soumise à des famines cycliques, ce qui n’est plus le cas depuis fort peu de temps. Aujourd’hui, là où persiste la famine, on est à peu près sûr de trouver la cause première dans la malfaisance politique ou dans la guerre sous une forme ou une autre. Que, globalement, le coût relatif des aliments diminue nous éloigne encore davantage de la faim et de la pénurie.

    Au Canada, donc, la famille moyenne ne consacre que 10% de ses revenus aux repas préparés à la maison. Peu de pays font mieux (en tête de liste, se trouvent les États-Unis avec 7%; à l’autre extrémité des pays recensés, l’Égypte, avec 44%).

    Ces chiffres ont été publiés par The Atlantic (lien ici) à partir, notamment, des statistiques compilées par Bloomberg Businessweek.

    Bien sûr, il faut tenir compte du fait que la même famille moyenne mange de plus en plus à l’extérieur de chez elle, un luxe peu courant il y a 50 ans à peine. En fait, chez celles ayant des revenus élevés, on dépense autant au resto qu’au supermarché. Mais, chez les plus pauvres, l’alimentation gruge toujours une plus grande proportion du budget (environ 16% aux États-Unis, sans amélioration depuis 1984).

    Ce qui amène la question: avez-vous déjà eu la curiosité -ou été dans l’obligation- de calculer précisément ce que vous coûte la bouffe, chez vous et au resto? Et la facture vous paraît-elle correcte ou pas?…


    • Je pense qu’il est possible de très bien manger pour presque rien aujourd’hui.

      Ceci dit, je mange au resto presque tous les jours, c’est plus facile ainsi.

      T. Rightman.

    • IL est vrai que la vie n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui. Mes besoins sont tous sauf fondamentaux. Car ceux çi ne représentent qu’une infinitésimale fraction de mon budget. Quand notre demeure est payée et qu’on s’habille et qu’on mange au costco il en reste pas mal. Mon premier poste de dépense est définitivement : impôts et taxes. Je me console en me disant qu’au moins je nourris un peu les autres toute proportion gardée. Le reste je ne compte pas ça.
      simon picotte

    • Une chance qu’il y ait des banques alimentaires parce que de payer 55% de mon revenu juste pour me loger dans un coqueron je crèverais de faim ,malgré que…
      Comprends pas des gens qui ont une auto,une maison avec souvent une piscine et qui magasinent dans des centres d’achats des choses neuves puissent me dire que la bouffe est chères???
      Gilles Ménard

    • M.Roy,
      Ayant, dans le passé, été propriétaire d’une entreprise de distribution dans le secteur alimentaire, force est de constater que les géants de l’alimentation se comportent comme les pétroleuses et les banques : le légal passe avant le moral en autant que ça rapporte !
      À titre d’exemple, on révélait à l’excellente émission l’«Épicerie» de R-C que les grandes chaînes font très peu de spéciaux la première semaine du mois car c’est à ce moment là que les plus démunis de notre société reçoivent leurs chèques et qu’ils n’ont pas le choix de «faire le plein» !
      Autrement dit : au diable les plus faibles, faut les exploiter !
      On y apprenait aussi que les circulaires sont construites pour «confondre» les consommateurs et les manipuler …
      Des psychologues et des spécialistes conseillent d’ailleurs les grandes chaînes sur les formats des emballages, les couleurs, etc…
      Les gens se font manipuler facilement et les grandes chaînes le savent !
      Même si, étant retraité et, par mon expérience passée, j’ai le temps et les connaissances requises pour «maximiser» mes achats, je dois déployer beaucoup d’énergie et d’attention pour ne pas me faire avoir !
      Il m’arrive au moins 10 fois par année de me faire rembourser mes achats à cause d’erreurs sur les prix !
      C’est d’ailleurs la moyenne du nombre de remboursements que les consommateurs recevraient si seulement ils vérifiaient la différence entre les prix annoncés sur les tablettes et les prix à la caisse !
      D’ailleurs, cela vaut pour tous les achats dans quelque type de magasins de grande surface que ce soit !
      Bravo pour le sujet de votre blogue, en espérant que moins de gens se feront arnaquer à l’avenir!
      Robert Alarie

    • “Avez-vous déjà eu la curiosité -ou été dans l’obligation- de calculer précisément ce que vous coûte la bouffe, chez vous et au resto? ”

      euhh OUI, on appelle ça faire un budget !

      Phil Delorme

    • “Quant à la bouffe, son coût relatif a beaucoup diminué dans le monde au cours du XXe siècle”
      Mais sa qualité a diminué. Trop de sulfites, de sel, de sucre … qui causent trop de maladies coronariennes et de cancer.

      Le cout total (hopitaux, assurances …) est finalement plus élevé. Et on appelle ça le progrès !!

      Alain Lajoie

    • @souverain
      Alphonse Allais a écrit.
      “Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a tant”

      Et sa phrase a été reprise par un ministre en France en 1909 lors de la réforme de l’impot.

      Et il y a de nombreuse études qui disent que les pauvres mangent plus de malbouffe (qui coute plus cher). Achètent des plus petits pots (qui coutent plus cher).

      Alain Lajoie

    • Je me console tout de même car depuis que je suis pauvre je m’alimente mieux c.a.d je n’achète plus de cochonneries et de bouffe toute faites.Je cuisine et récupère plein de trucs ‘’soit disant” passé date!
      Gilles Ménard

    • La facture d’une épicerie saine et responsable n’est pas facile à éponger à la fin du mois. J’ai toujours mangé à ma faim, et beaucoup plus encore, mais pour bien manger, il faut savoir compter ses sous, et trouver le temps non seulement de magasiner à droite et à gauche, mais surtout de… cuisiner; et ça, c’est du luxe.

      Pourtant, entre un sac de chips et une salade d’endives saupoudrée de noix de Grenoble et de bleu danois, il y a un monde. Pour les papilles, certainement, mais pour la santé aussi, et l’environnement, et l’équité planétaire; pour le ventre vide des autres, en fait. Finalement, les statistiques n’en disent pas assez.

      Lucas Roux

    • 90% du budget de notre alimentation est dépensé à l’épicerie
      pour des produits de base et le même % de nos repas sont préparés à la maison.

      Un des avantages d’être travailleur autonome à domicile!

      Ro. Giroux

    • @ gl000001

      Je crois que vous mélangez qualité et quantité. Le sucre c’est bon et le sel aussi, même que c’est vital.
      C’est pas mauvais de manger des biscuits. C’est le 14ième devant la télé le problème! C’est les excès et les “repas” rapides et industrialisés le problème.

      Une assiette typique, faite maison, de 1916, 1929 ou 1942 avait plus de qualité nutritionnelle qu’une assiette de 1986 ou 1995? Sérieusement?!?

      H. Silva
      Montréal

    • On peut bien mange pour un prix raisonnable, mais cela demande de l’organisation et du temps. Sinon, on peut facilement se faire avoir par certaines grosses bannières qui abusent de notre paresse. Surtout en ce qui concerne le prix des fruits et légumes frais. On peut payer la moitié du prix entre 2 endroits (sans tenir compte des rabais). Ça vaut vraiment le coût de magasiner et ne plus c’est agréable.
      Antoine Dallaire

    • Douzaine d’oeufs à 2$, légumes et fruits à 1$ la livre, poulet à 1$ la livre, paquet de pâtes à 1$ pour 750g, techniquement il est possible de manger pour 10$ par semaine

      A. Pierre

    • Quant à la bouffe, son coût relatif a beaucoup diminué dans le monde au cours du XXe
      Je ne suis pas certain de cette affirmation.
      De un la population mondiale est passée majoritairement de la campagne à la Ville et à la campagne (pas seulement en Amérique et Europe mais dans le monde entier) l’accès à la nourriture de base y était beaucoup plus facile et moins chère pour la plupart des gens (jardins, basse-cours, proximité des cultivateurs, etc.,). Le gaspillage était rarissime. Oui la variété des produits était faible mais la nourriture de base accessible, à très faible coût et l’on mangeait selon les saisons. Surtout, le consommateur n’était pas captif du maillage actuel de l’industrie alimentaire.
      De plus, la variété, la disponibilité à l’année d’aujourd’hui à son coût. Une tomate récolté dans le jardin d’hier ne coûtait que la semence (environ 0.00001$/tomate et l’engrais (gracieusement offert par veau, vache, cochon. Aujourd’hui, une tomate hors saison revient à combien la tomate 0.50-1.00$.

      G.Duquette

    • “L’eau potable est accessible à peu près partout –au prix, il est vrai, de gros efforts dans certains pays.”

      Euh …

      “On estime que 894 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable en 20094.

      La proportion de la population mondiale ayant accès à de l’eau salubre est passée de 87 % en 2000 à 83 % en 2008, tandis que l’accès à des systèmes d’assainissement a augmenté de 58 % à 61 %5. La population passant de 6 milliards à 7 milliards de personnes entre-temps.”

      17 % de 7 milliards n’ayant pas accès à de l’eau potable dans le monde (en 2008) (!).
      On est tout de même loin du ‘à peu près tout le monde’ … sauf si vous considérez que
      1 190 000 000 personne ne représente ‘à peu près personne’.

      Accès à l’eau potable

      ET

      “En 2006, presque 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique et la nourriture dont elles disposent n’est même pas suffisante pour répondre aux besoins énergétiques minimum. Environ 200 millions d’enfants de moins de cinq ans présentent des symptômes aigus ou chroniques de malnutrition”

      Sous-alimentation

      Les sources des articles sont en bas de page. Léon Carmel

    • @souverain

      Je suis membre d’une coop depuis plus de 20 ans. Mon bonus annuel équivalait à environ une semaine d’épicerie par année. C’était leur publicité et c’était vrai. Il y a même quelques années où j’ai eu droit à un bonus en décembre et en juin. Mais depuis 3-4 ans, je vois les marges de profits diminuer. Ainsi pour une épicerie moyenne de $230.00 par semaine, j’ai eu un bonus d’environ $195.00 en juin dernier. Le coût de l’épicerie monte mais les marges de profits baissent aussi. On ne peut vraiment pas comparer un épicier à une pétrolière…

      Ceci dit, nous sommes 4 dont 2 ados en pleine croissance. En théorie. En pratique, nous sommes plus une moyenne de 6-8 à table la fin de semaine. 6 ados à table, ça en fait de la bouffe! Je n’achète rien de tout fait à part une boîte de May West (mon péché) une fois de îtemps en temps, en spécial. Je cuisine 7 dîners et 7 soupers par semaine, tous décidés à l’avance. Je ne jette rien. On mange bien, très bien quand même: de la viande, du poisson, de la volaille, beaucoup de légumes et beaucoup de fruits frais. L’été je cultive quelques légumes et fines herbes. Mais j’ai arrêté de calculer et je ne vais qu’à une épicerie et ce une fois par semaine seulement. Mon temps est de l’argent et pour l’avoir essayé plusieurs fois, courrir plusieurs épiceries dans la même semaine ça ne donne rien côté économie. D. Guilbault

    • Jamais le Québec ne sera capable de gérer une problématique aussi importantes que le coût de la nourriture.

      Cela fait deux ans que toute la société Québécoise est bloquée sur une question de quelques centaines de dollars d’augmentation, qui s’applique seulement à des étudiants, dont la plupart font partie de la classe moyenne et aisée.

      Jamais on ne pourra s’attaquer à une question aussi importante que la nourriture.

      Nous sommes otages des Carrés Rouges et leurs alliés: Ce sont des réactionnaires au service de la société de consommation. Dans un tel contexte, il est illusoire de penser que les pauvres et moins pauvres se nourriront mieux dans les prochaines années.

      On voit d’ailleurs l’absence quasi-totale de révolte face aux coupures du PQ chez les assisités sociaux.

      Normal, la Gauche et les Carrés Rouges protègent leurs intérêts, pas celui des pauvres.

      Denis Marchand-Lavigne

    • Je n’ai que très rarement les moyens d’aller au resto. Le prix de nombreux aliments a augmenté et sans l’épluchage hebdomadaire des circulaires – et il faut de prime abord bien connaître le prix de base de la plupart des aliments pour ne pas se faire avoir par la pub – je n’arriverais pas à me nourrir adéquatement, même en cuisinant presque tout ce que je mange.

      (Adpi – dites-nous où vous trouvez du poulet à 1$ la livre!)

      Le prix du boeuf a tellement augmenté que je n’en mange presque jamais. Le poulet a augmenté et les spéciaux à 2 pour 10-11$, faut voir que la bête n’a pas épais de viande sur la charpente. Le poisson coûte les yeux de la tête, pour le bon, pas la saloperie qui vient de Chine et de Thaïlande, donc plus de poisson non plus sauf les sardines occasionnellement.

      Des fruits à seulement 1$ la livre, c’est devenu quand même très rare, sauf les bananes, quelques variétés de pommes. Josette Lincourt

    • @ M.Roy et à tous,
      Chacun d’entre vous avez forcément accès à internet puisque nous dialoguons…
      Suggestion : vérifier sur internet les produits du terroir (œufs, fromages, charcuteries, vins, bières, pains et pâtissiers, miels, chocolats, fraises de l’Île d’Orléans, crevettes de Matane, etc…)
      Faites-vous plaisir : par un beau samedi et/ou un beau dimanche, allez vous promener en famille dans notre merveilleux Québec; si ça peut vous «stimuler», imaginez-vous que vous êtes en France et vous allez vous rendre compte qu’on n’a rien à envier à «ailleurs».
      Vous allez rencontrer des gens formidables, chaleureux qui, le cœur sur la main, vont vous faire partager et goûter le fruit d’années d’effort et d’amour d’une terre bénie des Dieux : le Québec !
      Au fil des années, j’ai découvert, tout près de chez mois, des produits du terroir (bières et fromages) qui avaient été classés parmi les 10 MEILLEURS au MONDE !
      Bonne promenade et bonne bouffe…!
      Robert Alarie
      P.S. Ayant voyagé en France à moult reprises et étant amateur de Calvados, je vous défie de goûter au « Brandy de pomme Jodoin )..du Québec qui n’a rien à envier aux grands crus du Calvados de nos ancêtres de Normandie …

    • @outlawanjo
      Je ne parlais que de la qualité des produits. Une soupe lowney’s en poudre ne se comparera jamais avec une soupe-maison.
      Si vous ne mangez que des plats préparés vous aurez ingéré trois fois trop de sel à la fin de la journée. Ils ont cuisiné vos biscuits avec des gras trans pendant trop longtemps. Que vous en mangiez un ou 14, le gras trans est toujours aussi nocif.
      Et “le sucre, c’est bon” .. pardon ? Parlez-en aux hypoglycémiques, aux diabétiques et aux obèses.

      Mon grand-père était fermier. Il mangeait du lard salé et du roti de porc au déjeuner. Mais aucun n’avait de sulfites cancérigènes. Si on prend des bons produits de qualité, on peut toujours faire quelque chose de pas bon pour la santé. Mais les produits d’aujourd’hui plein de cochonneries ne feront jamais des plats-santé.

      Alain Lajoie

    • @DenisSera 14 mars 2013 19h00
      Diantre, vous confondez «carrés rouges» et «carrés aux fraises» !
      Franchement: c’est à cause des «carrés rouges» que le pain a augmenté de 40% depuis 2 ans ? Que les pétroleuses et les banques ont doublé leurs profits ?
      Allons, respirez par le nez et, autant que possible, les deux narines en même temps !
      Ce qu’il faut lire sur les blogues…ouf !
      Robert Alarie

    • @nemo 14 mars 2013 18h57
      Cher madame ou cher monsieur, vous prêchez à un converti: je suis profondément convaincu que les coopératives alimentaires sont LA solution pour contrer le capitalisme sauvage des grandes chaînes alimentaires!
      Le plus bel exemple coopératif dans un secteur vital qui a contré les requins banquiers du dernier siècle ? ? La 4 ième plus GRANDE COOPÉRATIVE FINANCIÈRE AU MONDE ayant pour nom : Desjardins avec 200 MILLIARDS d’actifs !
      Qui dit mieux ?
      À faire crever d’envie RBC, BMO, TD, CIBC et autres requins !!!
      Lâchez-pas …;-)
      Robert Alarie

    • je crois que les gens qui ont fait l étude n ont pas fait l épicerie depuis longtemps

      albert bela

    • Je serais curieux de connaître ce que mangeait la dame de 117 ans parue dans la Presse de ce jour.
      Y. ROY, Mtl

    • @ piedoq; j’abonde totalement dans votre sens.
      Juste quelques exemples: il y a à peine 3 ans, on pouvait trouver du bacon à 2$ la livre. Aujourd’hui, il faut mettre plus de 4$ pour le même produit. Idem pour le poulet. De 0,69$ la livre pour des cuisses de poulet avec dos, il faut souvent compter 1$ de plus la livre maintenant.

      Si les gens consacrent moins d’argent à leur budget d’épicerie, c’est tout simplement parce qu’ils mangent plus souvent au restaurant. Mais pour ça, il faut faire un très bon salaire parce que le prix des repas au resto, même dans les “fast food” ça revient très cher. Pas étonnant que l’épargne des Canadiens soit si faible.

      Pendant 3 mois, mon conjoint et moi avons tenté l’expérience de vivre avec un budget d’alimentation de 160$ par mois, ce qui est à peu près ce qu’un couple bénéficiant de l’aide sociale peut y consacrer. Laissez-moi vous dire que nous en avons épluché des circulaires pour y arriver. Nous avons dû aussi modifier largement nos menus et nos pratiques en cuisine. Pas un seul os n’était jeté sans qu’il ait auparavant livré tous ses sucs dans des bouillons pour la soupe ou les sauces. Conclusion: c’est très possible d’y arriver et de manger à sa faim si on y met beaucoup de temps et que rien n’est jeté.
      C.Tassé.

    • @piedoq
      L’article parle surtout du prix relatif qui a baissé au cours du siècle dernier. Regardez la courbe des prix et vous verrez que les prix ont recommencé à monter depuis 2010. Et il ne montre pas 2012 ou l’augmentation a été encore plus grande.
      J’avais de la misère à comprendre comment les prix relatifs pouvaient être plus élevés en 1900. Mais en y pensant bien, beaucoup plus de gens avaient leur propre jardin. Le cout d’un jardin est faible mais il faut l’entretenir, récolter, cuire, “canner” les légumes. Ca prend du temps et le temps, c’est de l’argent. Alain Lajoie

    • @denissera

      Ho boy…il faut le faire. Réussir à intégrer votre fiel anti-Québec dans un débat sur la nourriture. Misère…Comme si les autres provinces ou pays pouvaient jouer un rôle dans le prix des aliments. Pour un partisan de la drette gnan-gnan, vous devriez savoir que la spéculation sur les denrées alimentaires est un cancer encouragé par le rien-faire et le laisser-aller qu’on appelle pompeusement lois dites du marché.

      ”Nous sommes otages des Carrés Rouges et leurs alliés”

      Décidément, il existe de bonne psychothérapie pour vous libérer de vos fabulations paranoïdes. Misère…

      Sylvain Pelletier

    • @denis sera

      Si nous sommes pris en otage, c’est bien plus par les requins de la spéculation agro-alimentaire qui font des fortunes en spéculant sur un besoin fondamental qu’est celui de se nourrir.

      Sylvain Pelletier

    • @syl20_65

      “Réussir à intégrer votre fiel anti-Québec dans un débat sur la nourriture.”

      Mon commentaire ne contient aucune critique du Québec. À ce que je sache, les Carrés Rouges ne représentent ni le Québec, ni les Québécois, ni les Indépendantistes, ni les Francophones. Mais ils font du tort à tous ces groupes.

      “Si nous sommes pris en otage, c’est bien plus par les requins de la spéculation agro-alimentaire ”

      Malheureusement, tout le discours social est monopolisé par le prix des études universitaires. On ne parle justement pas des requins de la spéculation, qui sont bien plus dangereux. Dans ce contexte, pour les gros capitalistes, la révolte des Carrés Rouges est une occasion merveilleuse de passer sous silence, de détourner l’attention des gens.

      Denis Marchand-Lavigne

    • Il faudrait peut-être aussi considérer les effets de faramineuses subventions que les gouvernements de tous les pays développés versent aux agriculteurs (enfin le gros va à une petite minorité de méga producteur) pour ’soutenir’ la production.
      Et surtout de l’effet de ces subventions sur les petits producteurs et l’agriculture des pays moins nantis.
      Ainsi, en moyenne (dans les pays ‘riches’) , nous payons indirectement rien de moins que 30% des couts de productions de plusieurs denrées de base, via les taxes et impôts que nous versons à nos gouvernements. Cela est à prendre en considération …

      Mais cela a aussi des effets rien de moins que dévastateurs pour les petits producteurs et l’agriculture des pays moins nantis, en raison de l’intense ‘dumping’ pratiqué systématiquement par les pays riches, qui obligent des millions d’agriculteurs à délaisser leur terres dont ils ne plus tirer leur maigre pitance pour aller (très souvent) grossir le rang des chômeurs dans les mégalopoles. Léon Carmel

    • En passant, la hausse vertigineuse de certaines denrées de base, de 30% à 80% de certaines denrées de base (le blé ici) a fort probablement eu un rôle non négligeable dans les soulèvements observés dans de nombreux pays lors du dit printemps arabe. Ces hausses brusques et sauvages causés entre autre par la pression sur les terres à cause de leur utilisation pour produire de l’éthanol, par plusieurs des grands producteurs de la planète, et bien sur, l’intense spéculation des denrées de base, pratiqué par des gens qui ne reculent devant rien pour ‘faire une piasse’.

      Léon Carmel

    • C’est vrai que le prix des aliments n’a pas suivi l’inflation. Cependant, la qualité a baissé d’autant !!!

      Les tomates sont en carton, les fruits immangeables, le sel, le sucre et le gras sont ajoutés à tant d’aliments préparés… !!! Et la viande… allez voir ce que ça coute du boeuf qui a mangé du vrai foin dans un vrai champs… pas du boeuf élevé avec du maïs !!!

      Suis-je le seul à me rappeler à quel point les pêches et les prunes étaient juteuses auparavant !!!

      La bouffe d’aujourd’hui ne goute plus rien (sauf lorsqu’on lui rajoute sel, sucre et gras) et elle nous rend malade !!!

      On n’est même plus capable de nous autosuffire au Qc… faut de l’ail de Chine, des tomates du mexiques, de la laitue de la californie… on bouffe notre salade grâce au pétrole !!! … et à l’eau des autres !!!

      Bah… c’est pas cher, mais ça vaut pas cher.

      Oh oui… ça prend 10 calories d’énergie fossile pour produire et nous livrer 1 calorie de bouffe. Pensez-y… c’est même pas proche d’avoir du bon sens !!!

      Pour ceux que ça intéresse, la BBC a fait un excellent documentaire: The future of food. À voir !!! Richard Dufour

    • Les commentaires sont intéressants pour la plupart mais je vais répondre à la question posée, c’est à dire si j’ai déjà été dans l’obligation de calculer précisément ce que me coûte la nourriture et la réponse est oui.

      Du moment où j’ai quitté la maison familiale pour aller étudier jusqu’au moment où j’ai occupé un emploi qui me permet de subvenir assez bien à mes besoins, c’est à dire de 19 ans à 27 ans, j’ai mangé très peu de viande et de fromage et j’ai couru la distribution de pain et autres produits boulangers sur le campus.

      Aujourd’hui, je calcule beaucoup moins mes dépenses d’épicerie, je peux me laisser aller à une envie de canard de temps en temps mais le budget me ramène à la réalité économique des choses.

      Ainsi, pour une famille de 4 personnes (2 adultes et 2 enfants), nous avons dépensé 14 000 $ en 2012, soit une moyenne de 270$ par semaine et 11 % de notre revenu familial brut.

      Nous favorisons le bio autant que possible.

      Nous avons un “fermier de famille” avec les paniers bios d’Équiterre.

      Les sorties au resto sont pratiquement inexistantes, c’est à dire 3 à 4 fois par année.

      Nos dîners en semaine sont des repas de la maison.

      J’ai arrêté de faire mon propre yogourt: le bon yogourt style balkan nature revient moins cher.

      Mon potager l’été me fournit radis, tomates, fines herbes et autres.

      Pour certains, nous dépensons beaucoup en nourriture, pour d’autres très peu. Comme quoi!

      M. Filion

    • Si nous sommes pris en otage, c’est bien plus par les requins de la spéculation agro-alimentaire qui font des fortunes en spéculant sur un besoin fondamental qu’est celui de se nourrir.

      c est bien plus tous les colons avec leurs cartes air miles qui indiquent aux compagnies combien ils sont prêts à payer pour leurs produits et le prix de l’essence , cessez d acheter un produit au prix qu ils le vendent et vous verrez le prix descendre

      albert bela

    • je suis franchement en desaccord avec vous , la nouriture est une ressource limite sur cette planete , des millions en manque ,certains au point d’en mourrir , l’economie de marche fait que les producteurs veulent naturellement la vendre a ceux qui sont capable d’offrir plus que les autres , avec les consequences que l’on voit , des populations decharnes d’un cote et des obeses de l’autre , et cette situation est tout simplement indecente. je suis a la base libertaire , fervent defenseur de l’economie de marche , mais si il y a un marche qui devrais etre reglemente de facon draconniene c’est bien celui de la bouffe , je suis rendu a voir ces Kg superflus comme un crime contre l’humanite , ces milliards de calories accumules en graisse auraient pu sauver des villages entiers , , les “big and beautiful ” ne sont que des meurtriers , quel difference entre outre manger et interdire a ceux qui en ont vraiment besoin un minimum alimentaire , et bombarder ces memes population ? ills ne font qu’executer des populations humaines avec une arme economique totu aussi mortelle que les missiles de l’armee . Tom Bombal

    • @adpi

      “Douzaine d’oeufs à 2$, légumes et fruits à 1$ la livre, poulet à 1$ la livre, paquet de pâtes à 1$ pour 750g, techniquement il est possible de manger pour 10$ par semaine”…

      Coudonc, copain….sur quelle planète tu vis? Je suis cuisinier professionnel de métier. J’ai même fréquenter l’ITHQ (L’institut du tourisme et de l’hôtellerie du Québec) dans les années 80. Six (6) années d’apprentissage théorique, technique, et pratique avant d’entrer sur le marché du travail. Que voulez-vous, je ne voulais pas faire la vaisselle. J’y ai appris, entre autres choses, à calculer un “cost”, (le prix de revient), de chaque assiette produite dans un établissement. Je cuisine à la maison pour ma femme et mes 2 grands garçons adultes, avec autant d’amour et de passion pour l’art culinaire qu’à mes tout débuts. J’ai 48 ans. J’ai vu, comme tout le monde, évoluer les prix dans les épiceries. je suis obligé de vous dire, monsieur, que vous faites de la désinformation, en affirmant ce que vous dites. De deux choses l’une: ou bien vous regardez votre facture à l’envers, ou bien vous faites votre épicerie dans les dépôts alimentaire résiduels (cueillette de denrées populaires). Sincèrement désolé de “péter” vot’baloune, Monsieur. Mario, de Ville Saguenay.

    • La bouffe pour les animaux,

      la nourriture pour les humains.

      Chris Waddle

    • @jacktheripper: J’appuie les dire d’adpi.

      J’achète régulièrement 12 oeufs pour 2$, j’en achète alors 3-5 douzaines que je garde pour les semaines à venir. J’achète les fruits et les légumes de saison, souvent à 1$ pièce ou à 1$/lb. J’ai déjà acheté des boîtes de céréales format régulièr pour 1$. Je congèle en saison et j’utilise pendant les mois suivants. Mon poulet entier cru, je le paie 5$ et j’en achète 6-8 à la fois, que je congèle puis fais cuire 1 à 2 par mois. En fait, depuis que je fais attention au spéciaux des circulaires et que j’achète essentiellement en spécial, je peux cuisiner très régulièrement pour moins de 1$ par portion (nous sommes 6) et ma facture d’épicerie a diminué de 30%. Une grande quantité de ce que j’achète est à 30-50% du prix de base, et mon sous-sol n’a pas l’air d’un repaire de “hoarder”. Mon épicerie nous coûte 800$ par mois et je pourrais encore la réduire car je consomme régulièrement des produits “de luxe”: poisson frais, saumon fumé, fromages, fruits exotiques, chocolat noir, noix, coeurs de palmiers et d’artichaut, olives fraiches, etc.

      Il est possible de manger pour pas cher, encore de nos jours. Pour cela, il faut manger à la maison, cuisiner à partir d’éléments de base, acheter les produits en spéciaux et faire des provisions et planifier ses repas, sans avoir peur de manger un peu moins varié ou des restants.

      Sérieux, si vous ne cuisinez pas, que vous mangez au resto régulièrement et que vous n’achetez que ce qui vous fait envie sans regarder le prix des aliments, ne soyez pas surpris que votre facture d’épicerie soit élevée.

      G. Lavoie

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