Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Lundi 11 mars 2013 | Mise en ligne à 12h34 | Commenter Commentaires (13)

    Savez-vous à quoi vous consentez?

    CAI

    Image tirée du site de la CAI

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    L’Assemblée nationale tiendra bientôt des audiences sur la vie privée et la protection des renseignements personnels dans le contexte des technologies de l’information. Sujet beaucoup plus concret qu’il en a l’air.

    Songez à toutes les fois où vous devez cliquer sur un bouton «J’accepte» pour avoir accès à un logiciel, une application ou un service en ligne. Qu’acceptez-vous au juste? Je serais bien en peine de vous le dire. La plupart du temps, je clique sans lire les détails – que celui qui ne l’a jamais fait lève la main. Et lorsque je m’astreins à lire ces interminables «contrats», j’ai la désagréable impression de ne pas en saisir toute la portée. Et les sociétés les modifient à tout bout de champ, nous obligeant à y consentir à chaque fois.

    La Commission d’accès à l’information (CAI) propose une solution: obliger les entreprises à présenter leurs politiques en termes simples et, même, à les accompagner de pictogrammes. C’est l’une des idées qui sera discutée en commission parlementaire. La CAI fait plusieurs autres suggestions intéressantes, comme obliger les entreprises et organismes gouvernementaux à signaler la présence mécanismes permettant d’identifier ou de localiser leur utilisateur. Elle se demande aussi, puisque la pub est interdite aux moins de 13 ans, s’il ne serait pas temps d’interdire le profilage des jeunes en ligne. Vous pouvez voir toutes les recommandations ici. J’en ai aussi parlé samedi.

    Cela dit, il ne faut pas se recroqueviller dans une attitude défensive. La CAI recommande d’ailleurs à Québec d’aller vers un modèle de gouvernement ouvert, en rendant un maximum de données disponibles.

    Pierre Trudel, titulaire de la Chaire LR Wilson sur le droit des technologies de l’information et du commerce électronique, est pour sa part frappé du peu de transactions qui peuvent être faites en ligne avec l’État québécois. Ce ne sont pourtant pas les technologies qui manquent. «La vie privée a le dos large», souligne M. Trudel.

    Et vous ? L’usage qui est fait de vos renseignements personnels en ligne, ça vous préoccupe un peu ? Beaucoup? Pas du tout?


    • Je suis beaucoup plus préoccupé par le nombre de petites annonces sur le web auxquelles je ne consens pas plutôt qu’autrement. Y. ROY, Mtl

    • C’est certainement une bonne chose que d’améliorer la transparence de ces contrats. Je présume que la plupart des gens ne réalisent pas la quantité d’information sur leur vie privée qui est stockée sur des serveurs, dans un endroit qu’ils ne connaissent pas – par exemple la totalité des conversations électroniques privées qu’ils ou elles ont eu durant leur vie.

      La protection de la vie privée dépend en grande partie de la bonne volonté des entreprises comme Microsoft, Google, Yahoo, etc., mais aussi des fournisseurs de services Internet, qui ont ces données sensibles stockées sur leurs serveurs.

      Le plus important risque demeure que des tiers puissent obtenir ces informations privées, et faire le lien entre l’identité des utilisateurs et le log de toutes leurs activités et conversations. Il serait vain d’améliorer la transparence des contrats, si en contrepartie les gouvernements n’aident pas à imposer une stricte “Muraille de Chine” empêchant les fournisseurs de service Internet et autres entreprises de compromettre ces informations.

      Or, le gouvernment conservateur actuel a récemment ouvert la porte à ce que des tiers puissent exiger des fournisseurs Internet, via les cours de justice, l’identité des utilisateurs. Le gouvernement a d’ailleurs tenté d’aller plus loin, avec un projet de loi qui aurait permis à l’État d’obliger les fournisseurs à briser le rempart qui protège la vie privée des Canadiens, sans mandat, et selon l’humeur des policiers. Cette situation est intolérable.

      Ironiquement, ce sont les entreprises privées qui doivent souvent militer pour empêcher les gouvernments de contrevenir aux ententes de confidentialité qui les lient à leurs utilisateurs, comme ce fut le cas récemment aux États-Unis et sur la scène internationale.

      A. Lafrance-Prudhomme

    • @carbone-14 : NoScript + Firefox ;)

      Bertrand toupin

    • Pour moi le contrat devrait être offert avant qu’ils acceptent de l’argent. Présentement ils te font payer et peuvent ensuite dicter les termes qu’ils voudront bien. Et bonne chance si tu veux ravoir ton argent parceque tu n’est pas d’accord avec le contrat.

      Je serais vraiment curieux de connaitre la vraie valeur légale d’un tel arrangement.

      Guillaume Bérubé

    • Le problème, c’est qu’il est impossible d’acheter, de s’inscrire ou de s’abonner à quoique ce soit si on coche la case “Je ne suis pas d’accord”.

      Ensuite, c’est bien beau lire le contrat, mais dans 90% des cas:

      - c’est écrit sur 6 pages électroniques (par exemple, lorsque vous faites une mise à jour de votre iPhone)
      - c’est écrit trop petit
      - le texte est trop lourd, trop complexe à déchiffrer
      - c’est mal traduit

      S.Larousse

    • Le web c’est en anglais ici nous disons La Toile.
      Gilles Ménard

    • Un gros enjeu selon moi et la multiplicite des licenses. Prenons les bails de logement par exemple: il en existe un seul modele donc on connait les clauses. On pourrait tres bien avoir 3-4 genres de bail pour accomoder differentes situations, mais au moins il n’y en aurait pas un different pour chaque immeuble (comme aux etats-unis …).

      Les licenses open source fonctionnent un peu comme ca. La plupart des licenses, en plus d’etre courtes, sont communes. Quand j’utilise une librairie open source, 98% du temps ca vient avec une license GPL, BSD ou MIT; je sais a quoi m’en tenir.

      J’imagine qu’on pourrait avoir le meme concept non seulement pour les logiciels, mais pour les hypotheques, les prets, les cartes de credit, les contrats de travail, etc.

      Jean-Michel Tremblay, Maryland

    • Que faire lorsque tu a vraiment besoin de ce logiciel?
      Vous êtes le client, je dicte les règles.

      C’est comme ça partout, vous voules un emprunt, une hypothèque?
      Signez ici, pesez fort, 4 copies.

      Pas de signature, retournez vous en avec votre petit bonheur.
      Même chose ici. Vous vous inscrivez, acceptez les modalités et devez en plus vous identifier.
      Une photo ou biométrie avec ça?
      L. Trépanier
      Montréal

    • Les meilleurs logiciels sont libres et gratuits.Vive LinuxMint,vive la liberté de la Toile.
      Ceux qui paient pour Window$$$$$$ et Apple$$$$$ sont des esclaves de cette économie de marché qui alliène la société.Linux vaincra comme tout autres langages de liberté qui sauvèrent l’humanisme.
      Accrochez vous à vos ”marques” pendant qu’elles sucent vos énergies au lieu de travailler librement.
      Gilles Ménard

    • M. Gilles Ménard, je vous recommande fortement de vous renseigner avant de faire la leçon. L’OQLF (http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=2075076) entérine l’usage de Web (avec majuscule initiale), qui a valeur de nom propre en français. On l’accole à de nombreux substantifs en lui attribuant la fonction d’ajectif (page Web, site Web, concepteur Web, etc.) ou on l’utilise simplement comme substantif (le Web). Rien de plus francais. Voilà, c’était la leçon de Mémère la Virgule.

      Sans rancune,
      Myriam Gagnon

    • Ça a pris Ralph Nader en 1965, son bouquin “Unsafe at any speed” et des années d’activisme et de procès pour mettre l’industrie automobile au pas.

      Avant lui, les automobiles duraient 3 ans, n’étaient pas sécuritaires et les garanties étaient une farce monumentale.

      Où est notre Ralph Nader qui mettra l’industrie des logiciels au pas ?

      Non seulement devons-nous consentir à des conditions d’utilisation totalement abusives et insensées, mais les logiciels que nous achetons ne nous appartiennent pas, on nous en «permet» seulement l’utilisation, sans aucune garantie quelle qu’elle soit une fois l’emballage ouvert, et tous dommages causés par l’utilisation de ces logiciels, pertes de données ou ordinateur «briqué», reste de NOTRE faute.

      Par exemple, toute musique achetée sur iTunes, ne vous appartient pas. En cas de décès, toute votre collection de musique achetée sur ces sites de musique, ne peut être léguée à vos enfants car elle demeure la propriété du vendeur.

      Voilà ce à quoi on consent quand on clique sur «J’accepte»…

      Où es-tu Ralph Nader moderne..?

      D. Lefresne

    • @belettepaslaitte
      Allez-y donc de plus belle comme les Parisien à parler le franglais.
      Ils ont aussi accepter imèl quand nous avons créer courriel.
      Pour moi Web en anglais égale toile en français en parlant de l’araignée(spider’s web).
      Alors que nous avons dit La Toile depuis 1996 pourquoi s’angliciser encore plus et de dire le web ”à la mode” qui fait ”cool”.Cherchons sur le web le shopping center le plus proche pour aller au dugstore faire su shopping???!!!
      Gilles Ménard

    • @ralbol
      Pour la musique il n’y a rien comme le P2P qui ne coûte rien et vous rend libre.
      Vive Linux,vive la liberté.
      Gilles Ménard

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