
Photo Reuter
NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
Les cardinaux de l’Église catholique se réuniront en conclave à compter de mardi afin de choisir le successeur de Benoît XVI. Bien que la religion catholique soit en déclin en Occident, l’événement suscite un intérêt considérable. Chez bon nombre de catholiques, on espère que le prochain pape pourra rapprocher l’Église de la modernité. C’est le cas de beaucoup des 75 millions de catholiques américains (voir ce sondage du New York Times). Certains ont même espoir, comme le curé Pierre Murray et le fidèle Martin Larocque (voir l’entrevue ici), qu’un nouveau pape pourra ramener au bercail les très nombreuses brebis égarées.
J’en doute beaucoup. Je n’entretiens pas à l’égard de l’Église l’hostilité que plusieurs Québécois expriment à son endroit. Dans ma jeunesse, les contacts que j’ai eus avec des religieuses et religieux ont été généralement très positifs. Pas d’abus, beaucoup de dévouement. Autant je trouve que l’Église est déconnectée en ce qui a trait à la morale sexuelle, autant je crois qu’on oublie trop souvent d’autres facettes de son message. Par exemple ses critiques du matérialisme et son appui aux démunis.
Cela dit, qui qu’on élise à Rome, il ne pourra pas moderniser le discours de l’Église sur les questions qui l’ont plus éloignée de nous. Il aura beau être habile avec les médias (qui le fut davantage que Jean-Paul II?), s’il continue de prôner l’abstinence, d’interdire l’avortement en toutes circonstances, d’empêcher les prêtres de se marier et de nier aux femmes l’accès à la prêtrise – et il ne pourra faire autrement – les Occidentaux ne l’écouteront pas. Ni sur ces sujets ni sur les autres. Il faudrait une poussée modernisatrice aussi forte que celle de Vatican II, et même cela ne suffirait sans doute pas.
Les enquêtes du Pew Forum on Religion and Public Life ont montré que parmi les catholiques en Europe, par exemple, la religion occupe une place de moins en moins importante. La pratique religieuse continue de diminuer.
De toute façon, il est loin d’être certain que la renaissance du catholicisme en Occident soit la priorité des 115 cardinaux réunis dans la chapelle Sixtine. Certains voudront un pape capable de conserver les acquis de l’Église en Amérique du Sud et en Afrique, où la religion catholique se porte beaucoup mieux qu’en Amérique du Nord et en Europe. D’autres voudront un pontife capable de remettre de l’ordre dans les affaires du Vatican à la suite de l’affaire des «vatileaks».
Un Jésuite, observateur de longue date des questions vaticanes, a résumé ainsi les exigences du poste: «Il faudrait Jésus Christ avec un MBA»! Autrement dit… un miracle.

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M.Wong
8 mars 2013
18h18
Il y a un Frère religieux qui dîne fréquemment dans mon restaurant vietnamien et selon ses dires le prochain Pape devra maintenir les positions basiques de l’Église Catholiques.
M. Wong
teddybear
8 mars 2013
18h56
” Bien que la religion catholique soit en déclin en Occident, l’événement suscite un intérêt considérable.”
C’est pas la religion catholique, mais l’Occident qui est en déclin.
teddybear
8 mars 2013
18h56
Y.Béchard
denis_blouin
8 mars 2013
19h04
En fait pour résumer simplement on pourrait dire que la forme du message de l’église n’évolue pas assez vite dans un monde qui change trop vite.
Vous rappelez vous monsieur Pratte dans “Le parrain 3″
la scène ou le futur Jean Paul premier dit à Michael Corleone en prenant une pierre dans une vasque et en la cassant pour montrer son centre sec, que bien que baignant dans le Christianisme depuis des siècles notre civilisation ne s’en est pas imprégnée, tout est resté en surface.
Cette scène est à méditer, moi n’étant pas croyant je pense bien qu’en fait le message du Christianisme est un appel à nous élever au dessus de nos iinstincts pour atteindre un idéal de bonté et d’empathie pour nos semblables, le reste ce sont des inventions pour rassembler les superstitieux.
En ce qui concerne les faiblesse des prêtres il ne faut pas oublier que sous la soutane il y a un homme.
Denis Blouin.
denis_blouin
8 mars 2013
19h07
Brassens a assez bien résumé ma pensée
https://www.youtube.com/watch?v=IRbqQJ4juiA
Denis Blouin
dcsavard
8 mars 2013
19h08
La Presse a publié il y a une semaine ou deux un sondage dans lequel la majorité des Québécois souhaitent un pape progressiste, mais en même temps ils disent pratiquement tous qu’ils ne retourneront pas à l’Eglise pour autant même si le prochain pape était progressiste.
Alors, à quoi cela servirait-il et pourquoi les Québécois tiennent tant à un pape progressiste si ça leur passe mille pieds par-dessus la tête? En Afrique et en Amérique du Sud, ce sont les sectes fondamentalistes qui sont la menace à l’Eglise catholique, faire glisser l’Eglise vers une morale encore plus souple ne ferait qu’affaiblir le catholicisme sur ces deux continents.
Pour les prélats catholique, le choix est plutôt simple. Il vaut mieux préserver les acquis que de les mettre en péril pour des gains inexistants en Occident.
D. Savard
mlebel
8 mars 2013
19h38
Vaste question! Disons simplement qu’aucun pape ne peut faire de miracle ni réinventer ou redéfinir les principes de base du catholicisme! En Occident, la religion n’occupe plus une grande place, celui-ci s’étant grandement sécularisé. Il vit comme si Dieu n’existait pas, ce qui est nouveau par rapport aux siècles passés.
La religion catholique a-t-elle à changer, pour “faire moderne”? Sur l’essentiel, incluant le respect de la vie et la dignité de la personne, elle ne doit pas changer; elle ne le peut, sans se trahir. En Occident, la sécularisation se poursuivra encore sans doute dans plusieurs pays. C’est grandement dommage et triste, selon moi, mais comme l’Homme cherche toujours un sens à sa vie et se demande s’il y a “autre chose”, je ne désespère aucunement. Le message du Christ et de son Église demeure plus actuel que jamais! Et il faut faire pleinement faire confiance à son Dieu. Ce qui relève évidemment de la foi et de choix personnel et libre.
Michel Lebel
legada
8 mars 2013
20h04
C’est malheureux mais l’Église Catholique se comporte comme un commerce. Elle ne se préoccupe pas de sa vieille clientèle mais s’occupe plus de sa nouvelle clientèle.
Les principes de Jésus Christ sont valables mais comme je l’ai déjà dit à un curé qui n’a pas apprécié, le religion n’est pas le problème mais c’est l’administration de l’Église qui est problématique.
Un des mes oncles il y a longtemps était proche d’un prêtre. Il a décroché de l’Église quand il appris que ce prêtre avait une amie. Rétroactivement c’était mieux que tous les scandales de pédophilie que l’on connait actuellement.
Comme l’Église est dirigée par une caste qui nomme des remplaçants qui ont la même idéologie qui ne veulent pas changer on va continuer à s’en détacher.
Daniel Legault
re_re...
8 mars 2013
20h57
Pour moi, tout ces trucs de paperasses, c’est du chinois!
La suprématie de la fable sur la connaissance, tire à sa fin. Du moins pour l’occident et c’est très bien ainsi. Quand ce qui a été utile au développement, ne l’est plus ça devient un fardeau dont il faut se débarrasser. Ma seule crainte est que la faiblesse de l’église catholique en occident ne favorise l’émergence des allahseries ou tout autres combinaisons imaginatives parce que là on recule encore!
Ce que l’esprit scientifique a de plus beau à offrir à l’humanité est de ne pas se faire d’illusions sans se priver de rêver à mieux!
Eric Cire
gordonsawyer
8 mars 2013
20h59
Comment voulez-vous que le pontife procède à des changements majeurs…
Bon sang, c’est le successeur de l’apôtre Pierre, et plus précisément, du gardien en chef du dogme devant l’Éternel, promu à ce titre, il y a 2000 ans, par Joshua Ben Joseph (Jésus de Nazareth) Lui-même !
Vous croyez réellement qu’un pontife oserait, sous une quelconque pression idéologique, procéder à une reconfiguration du dogme, alors qu’il succède, justement, à celui qui était responsable, suite à la crucifixion du Christ, non seulement de la conservation, mais de la perpétuation de l’idée chrétienne à travers les siècles ?
Y’a pas à dire, le joyeux drille occidental contemporain, grand promoteur obstiné du changement à tout crin, en fume du bon, et pas à peu près !
Gordon Sawyer
Montréal
amonavis
8 mars 2013
22h06
C’est l’Église qui m’a éloigné de la religion, pas l’Évangile.
Et je dois toujours surmonter un traumatisme sévère et permanent, j’en ai peur, pour dissocier les religieux de l’institution.
Il m’arrive même de les prendre en pitié devant le lourd fardeau institutionnel qu’ils ont à porter pour transmettre le message évangélique.
Car en moi, l’institution a tué l’espérance et la foi.
Par son autoritarisme, par son intégrisme, par toutes ses formes d’inquisition.
Le catholicisme en Amérique du Sud et en Afrique, deux continents colonisés par l’Occident, n’aurait pas survécu s’il n’y avait trouvé un terreau propice dans la ferveur hiératique de ces peuples païens.
Merci à Bartolomé de Las Casas si le prochain pape d’Afrique ou d’Amérique du Sud a eu droit à une âme.
Jacques Lambert
souverain
8 mars 2013
22h14
M.Pratte,
Vous écrivez :…«Dans ma jeunesse, les contacts que j’ai eus avec des religieuses et religieux ont été généralement très positifs. Pas d’abus, beaucoup de dévouement.»
Êtes-vous en train de nous dire qu’à «votre» époque, votre entourage vous cachait ce qui se passait des abus (Orphelins de Duplessis, autochtones entre autres ) parce que votre entourage de grands bourgeois (les yeux fermés) comptait parmi ses relations ce «Prince de l’Église ayant pour nom Léger » ?
Décidément, en politique, en finance ou en religion, les Pratte aiment bien côtoyer les plus « petits» des plus «grands»…!
Dormez sur vos deux oreilles : l’Opus Dei veille (sic) sur ses plus nobles contributeurs, qu’ils soient politiques (Claude Ryan, Lise Thibeault (ex-LGV), religieux ou financiers !
Amen et… bonne nuit quand même !
Robert Alarie
amonavis
8 mars 2013
22h21
@ denis_blouin
Merci pour le lien vers Brassens. Je le recommande itou.
Jacques Lambert
souverain
8 mars 2013
22h59
@mlebel 8 mars 2013 19h38
À l’âge où je suis rendu, je remercie ma mère de m’avoir fait réaliser que plus on est spirituel, moins on est religieux !
Et, sondages à l’appui, Dieu merci, notre jeunesse a remplacé la religion par la spiritualité !
Quand vous accusez l’Occident de vivre comme si « Dieu n’existait pas, ce qui est nouveau par rapport aux siècles passés », l’homme instruit que vous êtes (en tant qu’avocat) me déçoit beaucoup puisque je traduis vos propos par «hors de l’Église (catho évidemment) point de salut» !
Si vous faites un tant soit peu preuve d’honnêteté intellectuelle, vous admettrez que la religion catholique est la religion la plus éclectique qui soit puisqu’elle a plagié ce que la spiritualité avait de plus noble et de plus inspirant des siècles précédant sa venue !
D’ailleurs, au risque de vous décevoir et contrairement à l’arnaque des papes des 18 derniers siècles, Jésus n’a PAS fondé la religion catholique !
Jésus a enseigné une PHILOSOPHIE de vie et il n’avait PAS à fonder une religion puisqu’il faisait DÉJÀ partie d’une organisation spirituelle en tant que «Maître Pellerin» de la Fraternité Essénienne, aussi connue à l’époque comme les «Frères en Blanc», précurseurs des Hospitaliers !
Je vous invite à lire : «Le Christ païen » de Tom Harpur (ministre anglican, qui enseigne le grec et le Nouveau testament à l’Université de Toronto) !
Et, comme il le dit si bien : « Depuis des siècles, on a fait la promotion de l’ignorance !»
Je vous invite aussi à lire : «Les doctrines secrètes de Jésus» ou encore Les Grands Initiés »
Alors, tout en respectant votre choix de «promouvoir» ce en quoi vous croyez, permettez-moi de corriger vos propos : «Le message du Christ est PLUS actuel que jamais, c’est pourquoi votre Église qui a trahi TOUS les enseignements de celui-là même qu’elle prétend représenter (sic) n’en n’a plus pour longtemps !»
Je suis d’accord avec vous : «…il faut faire pleinement confiance à son Dieu » !
En effet, 20 siècles plus tard, les imposteurs vont bientôt être sortis du «temple» à coup de pied au c…. !
Amen !
Robert Alarie
ducalme
8 mars 2013
23h32
@denis_blouin -19h04-
J’aime beaucoup le passage du Parrain III auquel vous faites référence, de même que celui de la confession de Michael Corleone au Cardinal Lamberto, bientôt pape, que voici:
http://www.youtube.com/watch?v=t2QvuZpxmeo
On y sent la miséricorde divine à un très haut point.
Ceci étant dit, l’Église catholique est une église qui a 2000 ans d’histoire.
Elle possède des dogmes et un magistère.
Le prochain pape peut avoir une approche différente, mais le discours sera le même.
L’Église a-t-elle suivi l’enseignement de son fondateur ?
Sûrement pas à toutes les époques.
Plus jeune, étudiant, j’ai entendu cette phrase qui m’a frappé; la voici:
«Si le Christ revenait sur terre, il serait arrêté par la Police provinciale, excommunié par l’archevêque de Québec et condamné à mort aux assises criminelles de Québec par le juge Gérard Lacroix».
P.S. Le juge Gérard Lacroix a présidé plusieurs procès au criminel devant jury, notamment celui de Wilbert Coffin.
A.Gilles
jeanfrancoiscouture
9 mars 2013
00h48
..@AP: «En 1441, au concile de Florence, il est décrété que les païens, les juifs, les hérétiques et les schismatiques n’auront aucune part à la ”vie éternelle” et que tous, à moins de se tourner, avant de mourir, vers la véritable religion, iront droit en enfer.
C’est du temps que l’Église professait de pareilles énormités qu’elle était vraiment l’Église. Une institution n’est vivante et forte que si elle rejette tout ce qui n’est pas elle. Par malheur, il en est de même d’une nation ou d’un régime.» (E.M. Cioran in: De l’inconvénient d’être né)
Alors, ces affirmations du philosophe sont: Crédibles? Exagérées? Prémonitoires? Actuelles?
Aucune de ces réponses? Autres réponses?
J-F. Couture.
chip
9 mars 2013
05h48
Le déclin de l’Église catholique s’est amorcé juste après la deuxième guerre mondiale alors que Pie XII avait pactisé avec Hitler. Depuis, au fil des scandales et de ses prises de position rétrogrades, elle agonise lentement.
Est-ce que l’arrivée d’un nouveau pape y changera quelque chose? Je ne le pense pas car les assises de l’Église mêmes reposent sur une adaptation opportuniste du message du Christ.
Au fil des siècles, elle a imposé des dogmes à cause desquels elle ne peut pas, notamment, accepter de femmes à la prêtrise ni autoriser l’avortement et la contraception. Cela la situe à des années lumière des réalités sociales.
Alors oui, la mission du prochain Pape est impossible.
R. Ducharme
nadagami
9 mars 2013
06h45
« Un Jésuite, observateur de longue date des questions vaticanes, a résumé ainsi les exigences du poste: «Il faudrait Jésus Christ avec un MBA»! Autrement dit… un miracle. »
– — –
Un Jésus Christ réincarnationniste suffirait.
Parce qu’entre résurrection et réincarnation, la différence est pratiquement inexistante.
Pourquoi croyez-vous que la période du carême se déroule à la fin de l’hiver et au début du printemps? Parce qu’il y a passage de la mort hivernale à la vie printanière. Le message est là, pas dans les paroles de ceux qui prétendent parler au nom de dieu.
Daniel Verret Nadagami
ludovico
9 mars 2013
08h00
Revu et corrigé, mon commentaire sur le blogue de Richard Hêtu, sur ce qu’idéalement devrait dire et faire le prochain pape. e nouveau pape fraîchement élu, lors de sa première adresse au monde: ”Désolé si cela vous blesse mes frères et soeurs, je suis athée. Ce qui n’est pas une nouvelle, il y a eu pleins de papes qui l’ont été, mais moi je le dis haut et fort. Je sors du placard parce que ces crétins séniles qui m’ont élu étaient trop cons ou pas assez inspiré par ce Dieu sans doute inexistant pour ne pas m’élire. Désormais, en tant que pape infaillible d’une Église qui a failli trop souvent et parce que je suis investi de pouvoirs que même les crétins ensoutanés séniles ne peuvent m’enlever, je déclare l’abolition de l’Église telle qu’on la connaît. Maintenant, nos ressources financières immenses et ce qui reste de nos ressources humaines vont servir à préserver le patrimoine artistique des églises et monastères encore sous notre autorité. Surtout la Chapelle Sixtine, œuvre de l’homosexuel Michel-Angle, pourtant grand artiste devant l’Éternel (et en fait plus grand que lui, puisque Dieu n’est qu’un fable). Ensuite, nous investirons les sommes nécessaires à la construction d’hôpitaux dans le Tiers Monde et dans la prévention des MTS et des grossesses non désirées. Nous ne ferons plus la guerre aux capotes, aux femmes ou aux gais. Dans les pays ou l’homosexualité est souvent passible de mort et ou nous avons encore de l’influence, nous protèegerons les gais et lesbiennes persécutés. Il est absurde que des puceaux du troisième âge, dont certains ont des crimes sexuels ignobles sur la conscience, fassent la morale sur une sexualité saine. Et les crimes des prêtres pédophiles ne seront plus protégés ou absouts en silence, nous les condamnerons vertement et sans ambiguïté aucune, en remettant les criminels à la justice des hommes. Vous êtes tous responsables de votre vie, ne craignez plus l’Enfer, mais n’espérez plus de vie éternelle pour une servilité de sycophante. Travaillez tous pour un monde meilleur.” Mais bien entendu, je rêve. Aucun pape ne peut être aussi lucide et humaniste que ça. Et c’est pourquoi l’Église va sombrer encore plus dans l’insignifiance et une stupidité que l’on peut qualifier de démence sénile.
Guillaume Bergeron
sim01
9 mars 2013
08h11
Je partage l’idée de la mission impossible en ce sens que l’idéologie même de l’église ne tient plus la route à une époque de modernité et de science.
Les gens n’essaient plus de gagner leur ciel comme le faisaient nos grand-parents et les femmes ne se font plus dire de faire plus d’enfant par peur de se faire sermonner. Les religions ont toujours tiré leur pouvoir des peurs de la mort et de l’inconnu mais aujourd’hui nous avons la science pour nous éclairer sur les mystères de la vie avec des faits et non des vagues croyances millénaires.
De toute façon il est évident que les membres du clergé ne tentaient pas vraiment de gagner leur ciel mais bien le pouvoir politique sur les nations catholiques au fil des siècles. On n’a qu’à penser Rodrigo Borgia (alexandre VI) par exemple.
Simon Gagné
re_re...
9 mars 2013
08h37
La suprématie de la fable sur la connaissance, tire à sa fin.
Du moins pour l’occident et c’est très bien ainsi. Quand ce qui a été utile au développement, ne l’est plus ça devient un fardeau dont il faut se débarrasser. Ma seule crainte est que la faiblesse de l’église catholique en occident ne favorise l’émergence de d’autres croyances.
Eric Cire
julien117
9 mars 2013
09h11
Ce qu’on demande au nouveau pape, avortement à volonté, femmes prêtres et évêques, divorce, cela existe dans les églises chrétiennes protestantes. Rien n’empêche les mécontents de se joindre à ces églises. Pour utiliser une comparaison triviale, ce serait comme demander à un restaurant d’avoir le même menu que celui d’en face. Vous n’aimez pas la nourriture ? Changez de restaurant. Quant à l’Église catholique elle a plus de 2000 ans d’existence, elle en a vu d’autres. Je ne me fais pas de souci, le Christ est avec elle.
Julien Dalcourt
carbone-14
9 mars 2013
09h55
Comme expliqué dans Les Rois Maudits, Jean XXII fut élu pape d’Avignon après deux années d’interrègne après avoir fait semblant d’être très malade. Trop heureux d’avoir enfin un pape transitoire, les cardinaux s’empressèrent de l’élire avant son règne de 18 ans à peine.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%C3%A9taill%C3%A9e_des_papes#.C3.89lus_au_XIIe.C2.A0si.C3.A8cle
Y. ROY, Mtl
Raymond_L.
9 mars 2013
09h57
A Monsieur Robert Alarie (souverain), Vous semblez sceptique lorsque M. Pratte écrit::…«Dans ma jeunesse, les contacts que j’ai eus avec des religieuses et religieux ont été généralement très positifs. Pas d’abus, beaucoup de dévouement.» Et pourtant, c’est possible. J’ai fait un cours classique complet pensionnaire avec des frères du Sacré-Coeur et des Clercs St-Viateur. Jamais je n’ai vu de gestes ou de paroles répréhensibles. Et on se parlait entre nous. Jamais qui que ce soit n’a mentionné quoique ce soit de répréhensible. La grande majorité des religieux qui nous ont enseigné ont fait un travail remarquable. Ils ont eu un comportement impeccable. Il faut cesser de croire que tout ce qui est religieux est pourri.
Raymond Larivière
gren
9 mars 2013
11h07
Le futur pape a a faire face a une business qui s,effrite par le décrochage des pays les plus riches. Il devra diminuer les dépenses du Vatican car leur fortune étant encore des plus enviable,elle ne sera pas éternelle. Je peux vous assurer toutefois que leur fortune est phénoménale j’en ai la preuve. Le vatican par ses clergés doit maintenant gérer les actifs en leur possession,de façon ordonnée pour continuer de fournir la richesse au vatican. Il devra gérer aussi les problêmes de certains de leur représentants qui ne se gêment pas pour créer des scandales un peu partout sur la planette.
n.y.grenier
n.y.grenier
souverain
9 mars 2013
13h21
@Raymond_L. 9 mars 2013 09h57
Cher monsieur,
Je vais vous dire pourquoi je suis sceptique :
Primo : c’est à peu près à cette époque où l’on retrace la période la plus noire et la plus dégoûtantes d’abus auprès d’enfants (non autochtones et autochtones)…et la bourgeoisie d’alors, proches du pouvoir religieux et politique (comme c’est encore le cas aujourd’hui), en savait beaucoup plus que les pauvres bougres analphabètes, particulièrement ces pauvres mères à qui on a arraché leurs enfants pour les mettre en «crèches» !!
Secundo : à la lumière des enquêtes d’aujourd’hui, je suis révolté de voir la complicité des religieux qui fermaient les yeux devant tant de pourriture, ce qui faisait et fait toujours d’eux des COMPLICES par OMISSION !!
Tertio : vous devez admettre que ce n’est pas parce que VOUS n’avez jamais vu de gestes ou de paroles répréhensibles que ça ne se produisait pas ! Ayant moi-même été pensionnaire, j’ai constaté que des frères me «rôdaient» un peu trop «autour»; c’est pourquoi j’ai demandé à mes parents de me sortir de là…
Bien sûr, comme des milliers d’enfants, je n’ai pas dévoilé à mes parents les vraies raisons motivant mon désir de quitter le pensionnat (mon père aurait foutu une raclé aux religieux) ! Je tiens à préciser que les religieux ne m’ont JAMAIS touché, mais je sentais que ce ne serait qu’une question de temps avant que l’un d’eux s’«essaye» !
En terminant, je suis d’accord quand vous dites que : « La grande majorité des religieux qui nous ont enseignés ont fait un travail remarquable.»…
Pour le «comportement impeccable», vous repasserez : je suis convaincu que cette même «majorité» et leurs supérieurs SAVAIENT, mais que ladite majorité fermait les yeux sur ces abominations qui ont brisé des vies entières où l’on ne compte plus le nombre de suicides !
Non, tout ce qui est religieux n’est pas pourri : c’est une tare où domine l’abus de pouvoir auprès des gens naïf que l’on manipule à coup de superstition et de culpabilité !
Vous qui avez suivi votre cours classique, dois-je vous rappeler que, de l’Ancienne Égypte (creuset philosophique de toutes les religions) jusqu’à Rome ( «auge» de scandales, de tortures et d’obscènes enrichissement), les «papes» ont toujours tenté d’éliminer ceux qui défiaient leur «autorité» (sic) ou qui voulaient répandre la lumière pour sortir le peuple de la noirceur !
Akhenaton, Giordano Bruno, Galilée ou Voltaire, ça vous dit quelque chose ?
Bonne fin de journée monsieur !
Robert Alarie
sim01
9 mars 2013
14h49
@julien117
Pour ma part ce que je demande à l’église c’est de se contenter de rester dans son coin et de prêcher sa parole à l’église auprès de ses fidèles qui s’y présentent seulement.
Pour le reste, laissez le monde laïque gérer pour les questions qui concernent l’ensemble des citoyens. Il peuvent bien élire youpi comme prochain pape ou le bonhomme carnaval pour autant que personne ne viennent essayer d’influencer la population sur des sujets comme l’avortement, l’homosexualité ou autre. Cela ne regarde que les personnes concernées et l’église n’a pas son mot à dire là dessus étant seulement une croyance comme une autre sans pouvoir politique ni légale.
Simple non? Si on s’en tenait à ça pour le bien de tous. Qu’en pensez-vous?
Simon Gagné
paulbeliard
9 mars 2013
14h56
«Et les fidèles s’en foutent.»
Brassens et la religion …
http://www.youtube.com/watch?v=FJM-qejVkLc
On remarquera la présence du très catho Lech Walesa, et sa célèbre moustache !
Et la totale :
http://www.youtube.com/watch?v=CNEeuRYBLLo
Une chanson prophétique, en somme !
Ils ne savent pas ce qu’ils perdent,
Tous ces fichus calotins,
Sans le latin, sans le latin,
La messe nous emmerde.
A la fête liturgique,
Plus de grandes pompes, soudain,
Sans le latin, sans le latin,
Plus de mystère magique.
Le rite qui nous envoûte
S’avère alors anodin,
Sans le latin, sans le latin,
Et les fidèles s’en foutent.
O très Sainte Marie mère de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu’ils nous emmerdent
Sans le latin.
Je ne suis pas le seul, morbleu!
Depuis que ces règles sévissent,
A ne plus me rendre à l’office
Dominical que quand il pleut.
Les églises deviendront des condos. Dans vingt ans, le catholicisme n’existera plus au Québec. Les quelques fidèles qui ont 80 ans et plus seront morts …
Nous serons tous boudhistes ! Ou adepte des médecine douces en comptant et recomptant nos chakras !
Paul Béliard
rllemieux
9 mars 2013
17h52
@sim01
« Pour ma part ce que je demande à l’église c’est de se contenter de rester dans son coin et de prêcher sa parole à l’église auprès de ses fidèles qui s’y présentent seulement »
Au pays, chacun jouit du « droit de manifester ses croyances religieuses par leur mise en pratique et par le culte ou par leur enseignement et leur propagation ».
C’est la loi. C’est comme ça.
Il faut le rappeler aux intégristes laïcs qui veulent déterminer à l’avance qui peut et qui ne peut pas prendre part aux débats.
- Robert Lemieux
sim01
9 mars 2013
18h22
@rllemieux
Ce que vous semblez mal comprendre dans mes propos est que je respecte parfaitement ce droit dont vous faites mention.
Tout ce que je refuse c’est que ces croyances viennent s’immiscer dans les décisions communes pour l’ensemble de la population, donc la politique et les lois.
Qu’on prenne une décision sur le droit à l’avortement basée sur l’avis de spécialistes et sur la science médicale va de soi. Qu’on veulent changer une loi pour être en accord avec les croyances d’une religion subjective quelconque me cause un grave problème.
Vous comprenez la nuance je l’espère. Aucune guerre de clocher ou démagogie ici, que de la simple logique moderne du 21e siècle.
Simon Gagné